‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 38 sur 496 · LU D · texte numérisé non relu

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fragmentis », Kônigsberg, 2 parties, 1866-68; « Varietas lectionis et scholia ad Batrachomyomachiam », 1871; « Scliolia ad Odysseæ », 1871; « Beitrâge zur Kritik des Nonnos von Panopolis », 1873; « Aristarch’s homer. Textkritik nacli den Fragmenten des Didymos dargestellt nnd beurtheilt », deux parties, Leipzig, 1884- 85; « Ein neues metr. Gesetz des Nonnos », 1873, et autres essais dans les revues.

Ludwig (Alfred), éminent indianiste, professeur de philologie comparée à l’Université de Prague, disciple des célèbres professeurs Weber et Roth, né en 1832, a fait ses études aux Universités de Berlin et de Tubingue. Il est surtout connu pour une nouvelle traduction allemande du Rigveda, avec des commentaires, .ouvrage indépendant dont la partie critique témoigne une profonde éi'udition. Citons en outre : « Der Infinitiv im Veda », Prague, 1871; « Agglutination oder Adaptation ? », id., 1873 ; « Die philosophischen and religiosen Anschaungen des Veda in ihrer Entwickelung », id., 1875; « Die Mantraliteratur und das alte Indien », id., 1878; « Zur Kritik des Æschylos », dans les Actes de l’Académie de Vienne où il a aussi inséré un autre essai : « Die Entstehung der A- Déclination », 1867; « Ueber das Verhaltniss des mythischen Eléments zu der kistor. Grundlage das Mahâbhârata », dans les Abhandlungen der Kdn. bohm. Gesellschaft d. Wissensch ., 1884. Il a pris part aux Congrès des Orientalistes de Berlin, de Vienne et de Stockolm.

Ludwig (Charles), illustre physiologue allemand, professeur à l’Université de Leipzig' né, à Wissenhaufen dans la Hesse, le 29 octobre 1816, reçu docteur à l’Université de Marbourg en 1840, a enseigné tour-à-tour à Marbourg, Zurich, Vienne et depuis 1861 à Leipzig; en dehors de nombreux mémoires et essais dans les revues, on lui doit un célèbre « Lehrbuch der Physiologie », et depuis 1866 un annuaire intitulé: « Gesammelte Arbeit des Leipziger physiologischen Instituts ».

Ludwig (Hubert), zoologue allemand, professeur de zoologie et d’anatomie comparée à l’Université de Bonn, né en 1852, a publié: « Ueber die Eibildung im Tkierreiche », Wurzbourg, 1874; « Morphologische Studien an Echinodermen », deux vol., Leipzig, 1877-82; « Verzeickniss der von Prof, van Beneden an der Küste von Brasilien gesammelten Ecliinodermen », Bruxelles, 1882 ; « Die Wirbeltkiere Deutschlands », Hannover, 1884.

Ludwig (S. A. R. I. l’Archiduc Salvator d’Autriche) ancien lieutenant maréchal à l’armée austro-hongroise et qui vient de renoncer à son grade et à son rang par esprit d’indépendance; fils du Grand-Duc Léopold de Toscane, il e?t né le 4 août 1847. Il a entrepris plusieurs voyages, qu’il a décrits dans différents ouvrages : « Die Balearen », 1880-84,

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ouvrage couronné avec une médaille d’or à l’Exposition de Paris ; « Tunis », 1870; « Der Golf von Buccari-Porto-Re », 1871 ; « Yacktreise in die Syrten », 1874; « Eine Zpazierfahrt im Golf von Corinth », 1876 ; « Eine Blume aus dem goldenen Lande oder Los Angeles », 1878 ; « Die Serben an der Adria, ihre Typen und Trachten », 1879; « Die Karavanenstrasse von Ægypten nach Syrien », id. ; « Bizerta und seine Zukunft », 1881; « Um die Welt ohne zu wollen », 1883; « Lose Blâtter aus Abazia », 1886; « Paxos und Antipaxos »,

Luebbert (Edouard), philologue allemand, professeur d’éloquence à l’Université de Bonn, né en 1830 ; on lui doit : « De elocutione Pindari », Halle, 1853; « Commentationes pontificales », Berlin, 1859 ; « Der Conjunctio Perfecti und das Euturum exactum im alteren Latein », 1867; « Die Syntax von Quom und die Entwickelung derrelativen Tempora im alteren Latein », 1870; « Commentationes syntacticæ », Giessen, 1871; « Pindar’s Leben und Dichtungen », Bonn, 1882 ; « Syrakus zur Zeit des Gelon und Hieron », Kiel, 1875 ; « Alexandria unter Ptolemaeus Pkiladelphus und Euergetes », Kiel, 1880; « De Pindari carminé Olympico decimo », id., 1881.

Lugiubülil (Rodolphe), historien suisse, né, le 22 octobre 1854, à Bieglen dans la Haute- Argovie. Il suivit les cours du Séminaire de Munchenbucksee et fat appelé à la direction de diverses écoles soit rurales soit urbaines. Un séjour prolongé à Berne lui permit de profiter des leçons de l’Université, celles, entr’autres, sur l’histoire données par le prof. Alfred Stern. M. L. s’est transporté en 1883 à Bâle où il enseigne l’histoire dans plusieurs établissements d’instruction secondaire. Nous possédons de lui un ouvrage biographique des plus remarquables : « Philippe- Albert Stapfer », 1886 (traduction française de 1888), sans parler de mémoires moins considérables : « L’Université de Bâle pendant la période de l’Helvétique », 1887; « Préface et notes pour la correspondance de Ph. A. Stapfer »; « Publications de la Société d’Histoire Suisse », t. XI; « Traité conclu entre Napoléon et l’Etat'de Bâle pour la rectification de la frontière » ; « Annuaire Bâlois », 1885. M. L. prépare en ce moment une biographie de Bonstetten.

Lugol (Julien), écrivain français, poète et traducteur, né, à Montauban (où il demeure), le 5 janvier 1837. Homme d’une rare énergie, sans aucune fortune et sans éducation première, il s’est formé lui-même ; il a appris, seul, plusieurs langues. Il a traduit de l’italien : « Une visite aux Ossuaires de San Martino et de Solferino », de Mme Cesira Pozzolini Siciliani, Paris, 1882, Alphonse Lemerre éditeur; « Pierre Siciliani », souvenirs intimes, Turin, 1887;

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« Odes Barbares », traduites de Giosuè Carducci, Paris, 1888, Alphonse Lemerre éditeur.

Il a traduit de l’espagnol: « L’Ami Manso », roman de B. Perez Goldos, 1 vol. de la Bibliothèque des meilleurs romans étrangers , Hachette; « Marianela », roman de B. Perez Goldos, 2 vol. dans la Petite Bibliothèque universelle. M. J. L. vient d’achever une traduction de « Keramos », poème américain de H. W. Longfellow ; et de « Savitri », idylle dramatique indienne d’Angelo De Gubernatis, avec préfacé, Paris, Lemerre, 1889. Sous le titre: ,« En Wagon », M. J. L., qui a beaucoup voyagé, a résumé ses impressions, souvenirs et notes de voyage. Sous le titre : « Les Eians de 1 âme », il va faire paraître, en volume, un choix des vers publiés par lui dans la Revue internationale de Rome, la Vie Littéraire de Paris, la Renaissance , les Olympiades , le Bulletin de V Académie des Musées Santones , le Concours des Musées , la Rivista Europea, la Revue des Poètes, le Tournoi poétique , Y Almanach du Sonnet, la Libre Conscience, la Muse Républicaine, le Livre d'or du Parnasse , La Chanson , V Almanach de la Lauseto , la Marseillaise , le Recueil des Jeux Floraux, le Nouveau Parnasse français, les Poètes contemporains , la Semeur, la Revue littéraire et artistique. « Julien Lugol, (a écrit M. Garcia Ramon dans la revue Europa y America du 1er juin 1886), est un poète « moral et délicat; il appartient au groupe des « poètes philosophes, rares aujourd’hui. Sa phi- <x losophie n’est point le pessimisme à la mode.

« Comme les bardes primitifs, M. L. chante « l’activité et les nobles actions ». L’Italie et l’Espagne le comptent au nombre de leurs plus

nobles et fidèles amis.

Lukiics (Bêla de), publiciste et économiste hongrois, membre du Parlement et de l’ Academie des Sciences ; on lui doit : « Le chemin de fer d’Orient hongrois », 1870; « Les finances et les impôts de l’Autriche et de la Hongrie », 1876; « Les finances et les impôts d’Angleterre », 1884 ; « Les finances et les impôts de la Erance », 1885, etc.

Lukis (le rév. William-Collings), archéologue, et écrivain anglais, recteur de W ath— juxta— Ripon dans le Yorkshire, membre de la Société Royale des Antiquaires du Nord de Copenhague, a publié: « Specimens of Ancient Church Plate », 1845; « An Account of Church Bells and Bell Eoundries », 1857; « Danish Cromlechs and Burial Customs compared with those of Brittany » ; « On Flint Implements and Tumuli in the neighbourhood of Wath »; « Notes on Barrow Digging in AVilts » ; « Sur la Dénomination des Dolmens ou Cromlechs » ; « Rapport sur un Tumulus de l’Age de Bronze au Rocher Plougoumelen » ; « The Stone Avenues of Carnac »; « Brittany Sepulchral Chambers »; « Rude Stone Monuments and the errors com-

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monly entertained respecting their construction », 1875, etc.

Lullier (Charles-Ernest), officier de marine et écrivain français, l’un des chefs du mouvevement du 18 mars, né, à Mirecourt (Vosges), le 27 avril 1838, entra à l’École navale en 1854, devint aspirant en 1856 et enseigne en 1860. A deux reprises différentes, il fut mis en retrait d’emploi: pour avoir refusé de mettre sa signature au bas d’une protestation contre la tentative d’Orsini, et pour avoir refusé de pousser le cri de Vive V Empereur, le 15 août 1865. Toutefois, le 6 juillet 1867, il obtint d’être rappelé en activité, et fut envoyé en Cochinchine, à bord du Fleurus. Nommé lieutenant de vaisseau le 7 mars 1868, il fut mis en réforme le 16 août de la même année. Il déféra le décret de réforme au Conseil d’État, mais son pourvoi fut rejété. Pendant qu’il suivait cette affaire à Paris, diverses querelles lui amenèrent des duels, dont il sortit avec une grande réputation d’habileté comme homme d’épée. C’est alors qu’il provoqua, avec éclat et voies de fait, dans lés bureaux du journal Le Pays , M. Paul Granier de Cassagnac qui refusa son cartel, « sous prétexte, dit M. Lullier, que j’avais été accusé d’immoralité sur la flotte » (septembre 1868). Après la révolution du 4 septembre, M. L. devint chef de deux bataillons de Belleville, colonel et délégué du Comité de la défense de Paris (9 septembre). Après le 18 mars, il fut nommé, par le Comité central, général en chef de la Garde nationale. Il s’empara de tous les forts, excepté le Mont-Valérien. — Destitué le 25 mars, il fut mis en prison par ordre du Comité central qui craignait, avec raison, ses allures dictatoriales. En effet, croyant voir apparaître, sous la Commune, le règne de la terreur, M. C. L. s’apprêtait à marcher contre elle. Il voulait alors renverser la Commune, prendre la dictature, traiter avec le gouvernement de Versailles, et — par une amnistie générale — épargner à Paris la Semaine sanglante. Condamné à mort par le 3e Conseil de guerre, la Commission des grâces commua sa peine en celle des travaux forcés à perpétuité. Dirigé sur la Nouvelle-Caledonie, il y demeura jusqu’au moment, où l’amnistie de 1881 lui rouvrit les portes de la France. M. C. L. a publié: « Mes Cachots », 1881; « Mission politique et maritime de la France au XIXe siècle », 1865 ; « Histoire de la tactique navale et des évolutions en mer », 1867; « La Vérité sur la campagne de la Bohême en 1866 », 1867; plusieurs brochures ou articles dans les revues contemporaines sur des sujets militaires ou maritimes. Annoncé, comme devant paraître un ouvrage considérable intitulé: «Bases et objectifs de la nouvelle stratégie navale ».

Lullies (Frédéric-Hans), géographe allemand, professeur depuis 1880 au Wilhelms-Gymnasium de Kônigsberg, né le 18 octobre 1858, se-

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