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et enfin (1884) il fonde le Polichinelle , dont il est à la fois le rédacteur en chef et le dessinateur. Il est à Bordeaux le correspondant du Figaro depuis 1880. Ajoutons encore qu’il publie aussi le Tout Bordeaux et Arcachon Saison.

Bérard-Yaragnac (Arsène-Émile), né, à Paris, le 7 avril 1849. Sous la direction d’une mère distinguée, qui a exercé sur son esprit et sur ses travaux une profonde influence, M. B.-Y. fit de fortes études classiques au lycée Bonaparte , obtint de nombreux succès aux concours généraux de la Sorbonne et fut reçu premier au concours de la licence ès-lettres à la Faculté de Paris (session d’octobre 1869). A cette époque, il avait commencé d’écrire dans une revue de l’Université, l’ancienne Revue de l'instruction publique: le recueil ayant cessé de paraître en 1871, il entra, dans la même année, au Journal des Débats , dont il ne cessa depuis lors d’être un des principaux rédacteurs. Au cours de cette longue collaboration, M. B.-V. a traité des sujets très-divers : récits de voyages, études économiques, administratives, de politique étrangère, mais surtout de politique intérieure et de critique des livres nouveaux de la France et de l’étranger. De 1876 à 1879, en remplacement de MM. Francis Charmes et Henry Aron, il fut chargé, dans le même journal, du compte-rendu presque quotidien des débats parlementaires. M. B.-V. y a donné, d’autre part, un grand nombre de Variétés* Il en a recueilli quelques unes, relatives à des écrivains français du XIXe siècle, et, les remaniant, les a réunies dans une première série sous le titre de « Portraits littéraires », en un volume auquel l’Académie française a décerné un prix (fondation Bordin, novembre 1887), Calmann- Lévy éditeur, mis en vente le 1er juin 1887. Dans ce livre, où il étudie George Sand, Balzac, Victor Hugo, Stendhal, Daniel Stern, et des auteurs plus contemporains tels que Pierre Loti, M. Mézières, M. Scherer, M. Marc-Monnier, M. de Laprade, M. D. Nisard etc., M. B.-V. se montre un critique libre de parti pris, admirateur de tout talent supérieur et vraiment littéraire, de quelque côté qu’il vienne ; avec cela très classique d’éducation et de goûts, et hostile aux tendances anti-littéraires et antifrançaises de certaines écoles nouvelles. En outre de ses travaux dans les Débats , M. B.-V. a collaboré à la Revue des Deux Mondes , à la Revue bleue , à V Economiste français, au Journal des Économistes , à la Revue générale d'administration, etc. En 1872-73, sous la présidence de M. Thiers, il avait été le secrétaire particulier de M. de Goulard aux ministères du commerce, des finances, puis de l’intérieur. Nommé, en octobre 1879, maître des requêtes au Conseil d’État, il a été attaché à la section des travaux publics, de l’agriculture et du commerce. M. B.-V. a été élu en 1884, membre de

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