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nation », 1885; « Documents statistiques sur les conditions pathogéniques de la paralysie générale », 1884; « La folie doit-elle être considérée comme une cause de divorce ?» ; « De la locomobilité ou des changements de position du cerveau suivant les différentes attitudes de la tête », 1884; « Nouvelles recherches sur la structure du cerveau » ( Bibliothèque internationale, 6e éd.) ; « Des obsessions pathologiques dans leurs rapports avec l’activité automatique • des éléments nerveux », 1883; « Les projets de réforme relatifs à la législation des aliénés », discours prononcé à l’Académie de médecine, in-8°, Baillière, 1884; « Traité clinique et pratique des maladies mentales », 1885 ; « Recherches anatomiques, physiologiques et pathologiques sur la structure du système nerveux », Paris, 1865; « Iconographie photographique des centres nerveux », 1874; « Petit atlas photographique du centre nerveux », Paris, 1888; « De la sollicitation expérimentale des émotions chez les sujets hj^pnotisés », id., 1888; « Leçons faites à la Charité sur les phénomènes physiologiques de l’hypnotisme dans leurs rapports avec la pathologie mentale ».
Luzel (François-Marie) , écrivain français, archiviste du département du Finistère à Quimper depuis 1881, ancien professeur aux collèges de Dinan, Pontoise, Quimper et Lorient, ancien directeur d’un journal politique à Morlaix, ancien-juge de paix, né, le 22 juin 1821, à Plouaret; on lui doit: « Sainte-Triphine et le Roi Arthur », mystère breton en deux journées et huit actes, avec prologues et épilogues, texte breton et traduction française en regard, Quimperlé, 1863 ; « Bepred Breizad » (toujours breton), poésies personnelles, texte breton et traduction française, Morlaix, 1865; « Chants populaires de la Basse-Bretagne », textes bretons et traduction française, 2 vol., Lorient, 1868-
74, 2me éd. en trois vol. 1889 ; « Mémoire sur l’authenticité des Chants du Barzaz-Breiz, de M. De Villemarqué », Saint-Brieuc, 1872; « Veillées Bretonnes », Morlaix, 1879 ; « Légendes Chrétiennes de la Basse-Bretagne », 2 vol., Paris, 1881; « Contes populaires de la Basse- Bretagne », trois vol., Paris, 1877; des rapports, des articles, etc.
Luzzatfi (Israël-Hippolyte), jurisconsulte italien, né, à Moncalvo (Monferrat), le 29 mars 1847, reçu docteur en droit à Turin en 1868, a publié : « Délia trascrizione », deux vol., 1874-
75, 2me éd., 1878; « Dei privilegi e delle ipoteche, commento teorico-pratico », 1er vol., Turin, 1884; « Il progetto per la perequazione fondiaria », id., 1886 ; « Sugli effetti giuridici del catasto, considerazioni e proposte », 1889.
Luzzatti (Louis)’, illustre économiste italien, professeur à l’Université de Padoue, député au Parlement, ancien sous-secrétaire d’État au Ministère d’agriculture, industrie et commerce, col-
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laborateur de la Nuova Antologia , né en 1842, a publié, entr’aùtres : « Lo Stato e la Cbiesa nel Belgio », deux leçons d’ouverture à son Cours de Droit constitutionnel à l’Université do Padoue (1867-1877); « Nella diseussione del trattato di commercio colla Francia, discorsi », Roma, 1882; « Cronaca délia previdenza e délia cooperazione », 1888; « Cronaca délia cooperazione », 1888; « Le diverse tendenze sociali degli opérai italiani », 1888; « I martiri ebrei nel medio-evo e S. Bernardo di Chiaravalle », 1888; « L’abuso del credito e la finanza italiana », 1889 ; « La finanza italiana alla Caméra e al Senato », 1889; « La cassa nazionale d’assicurazione per gl’infortunî degli opérai sul lavoro », 1889; « La finanza italiana giudicata all’estero », 1889; « Il risorgimento dell’intei*nazionale », 1888; « Il nuovo progetto di legge sulle associazioni cooperative », Milan, 1888; « Assestamento del bilancio di previsione per l’esercizio finanziario dal 1° luglio 1888 al 30 giugno 1889 », Rome, 1889 ; « Relazione e proposte sul modo di eseguire il lascito Albergbetti, lettera al Sindaco d’Iraola », Imola, 1880; « La pace sociale all’Esposizione di Parigi », 1890; « In memoria di Q. Sella : 23 aprile 1884 », Bielle, 1884; « I doveri del Governo e délia Nazione dopo l’abolizione del corso forzoso », 1883; « Le delusioni dei valichi alpini », 1882; « I nuovi trattati di commercio délia Francia e il trattato di commercio italo-francese », 1882; « Le controversie monetarie e l’Italia », 1881; « Delle attinenze dei biglietti di banca col bimetallismo. Investigazioni negli Stati d’Europa», 1883; « Il socialismo e le questioni sociali dinanzi ai Parlamenti d’Europa », 1883; « Convertire ed ammortizzare. A proposito di un progetto di conversione del 5 in 3 per 100 », 1885; « L’inchiesta agraria Badese », 1885; « Commemorazione di Marco Minghetti », 1887; « Un precursore délia libertà di coscienza dimenticato (Themistio) », Venise, 1885; « Le proposte del sig. Gladstone e il dazio del vino italiano in lughilterra », 1880; « Schultze-Delitzsch », 1883; « Emulazione e progressi delle Banclie di emissione in Italia », 1886 ; « I recenti scioperi del Belgio », 1886.
Lytlen (Emile-Ferdinand-Mugnot Vicomte de), èurivain français, issu d’une famille hollandaise qui s’éteint avec lui, ancien professeur de mathématiques, ancien rédacteur en chef de plusieurs journaux de province, rédacteur politique au Pays et à la Patrie, critique d’art, directeur de la Correspondance Politique , chevalier do l’ordre de Charles III, né, à Paris, en 1815, a souvent écrit sous le pseudonyme Paul Max. En dehors des articles, variétés, nouvelles insérées dans plusieurs journaux et recueils de Paris et de la province; citons: Ruche Parisienne, Bulletin de la Société des gens de lettres , Journal du Cher , Monde Littéraire, Figaro, Illustra-
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teur des Dames, Nouvelles , L'Yonne , Journal d'Yvetot , La Mode, Figaro , Mousquetaire, Revue Boxer gui gnonne, Revue Picarde, Revue Parisienne, Monde illustré , Derby, Constitutionnel, Le Pays, La Liberté, La Patrie , Le Ménestrel, L'Univers Illustré , La Petite Presse, Journal pour tous , La Garde Nationale , Public , Etincelle, Le Senonais , Nouvelliste de Rouen, Paris le Soir, Orphéon, Paris- Caprice, L'Art et la, Mode, il a publié séparément : « Etudes administratives », Auxerre; « La famille maudite », roman en deux vol., Marseille; « Le Frotteur de Louis XV », roman ; « La Grande et la petite propriété », Rouen; « Un cœur pour deux amours, étude de femme », Bourges, 1867 ; « Les Amoureuses de Paris », en collab. avec Emile Richebourg, deux vol., chez Dentu; « Hier, aujourd’hui, demain », roman en trois vol., Auxerre; « Histoire de cinq étages », roman en trois vol.; « Histoire de trois épingles », roman, un vol.; « J’arriverai », roman, Abbeville; « Justine la dormeuse », roman en deux vol. ; « Madame Parchemin », roman ; « Marie Pillard », roman; « Le Marquis de l’Arrogance », roman; « Le Portefaix », roman; « Questions théâtrales », brochure, Rouen; « Récits épisodiques » ; « L’article 378 », roman de mœurs contemporaines; « Le roman d’une borgne »; « Le Roman d’Octavien » ; « Le théâtre d’autrefois et d’aujourd’hui »; « Le Trésor de la Gloire-Dieu »; « Nos 144 régiments de ligne »; « Le secret professionnel », etc.
Lyne (le rév. Joseph-Leycester, dit Father Ignatius, ou Ignatius of Jésus), écrivain anglais, prieur d’un monastère à cinq milles de l’ancienne Prieurie ruinée de Llanthony, né, à Londres, le 23 novembre 1837. On lui doit: « Taies of Llanthony » ; « Brother Placidus » ; « Leonard Morris » ; « Taies of the Monastery ».
Lyon (Clément), publiciste belge, né, à Charleroi, le 18 mars 1841. Ancien officier à l’armée belge, il est aujourd’hui secrétaire de la Chambre de Commerce de Charleroi. Il a publié un travail en faveur de « L’instruction obligatoire dans l’armée », des poésies intitulées : « Humbles fleurs », et des études très-nombreuses et très-variées sur l’histoire des industries du pays de Charleroi (métallurgie, verrerie, poterie, etc.), sur les personnages célèbres de cette contrée, etc. etc. Avant d’être publiées en brochures, la plupart de ces études ont paru soit dans V Education populaire, un bon petit journal que dirige depuis longtemps M. L., soit dans d’autres journaux tels que le Journal Franklin, La Meuse, le Joxirnal de Charleroi , la Revue industrielle, le Moniteur industriel de Charleroi. Notre auteur a collaboré encore à un grand ouvrage collectif: « La Belgique illustrée », pour lequel il a écrit le chapitre: « Charleroi et la Sambre ». Enfin, nous connaissons de lui
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deux volumes populaires arrivés chachun à une seconde édition: « L’homme de verre », Verviers, 1879, et « La houille », id., 1880. M. L. a dû à ses recherches sur l’histoire de sa ville natale et des environs le titre de membre de la Société archéologique et paléontologique de Charleroi. C’est aussi un conférencier estimé.
Lyon Caen (Charles), jurisconsulte français, professeur à l’Ecole des sciences politiques de Paris depuis 1874, et à la Faculté de Droit de Paris depuis 1881. On lui doit, entr’autres : « Précis de Droit commercial », 2 vol., 1883- 85, en collab. avec M. Louis Renault ; « De la condition légale des sociétés étrangères en France », 1870; « Tableau des lois commerciales des principaux États de l’Europe et de l’Amérique », 1877, 2e éd. 4881, traductions anglaise et espagnole; « Etudes de Droit international privé maritime », 1882; « Étude sur la loi allemande du 25 mai 1877 sur les brevets d’invention », 1878; « Les Facultés de Droit et des sciences politiques dans les Universités autrichiennes », 1879; « La propriété artistique d’après les nouveaux projets de loi français, belge et suisse », 1881; « De l’unification des lois relatives aux lettres de change »; « Compte-rendu du Congrès international de Droit commercial tenu à Anvers en 1855 »; « Des différents systèmes législatifs concernant la condition des sociétés étrangères par actions et des modifications apportées eu cette matière, à la législation française »; « Étude sur le divorce en Autriche » , 1887 ; « Étude sur le projet de loi autrichien relatif aux sociétés par actions » ; « La convention littéraire et artistique de 1885 entre la France et l’Allemagne », 1884; « De la jurisdiction commerciale en France et dans les principaux États » , 1886 ; « Du mouvement législatif concernant les Sociétés par actions en France et dans les principaux Etats », 1887 ; « De l’agrégation des Facultés de Droit », 1887 ; « Code d’instruction criminelle autrichien de 1873, traduit et annoté avec M. Edmond Bertrand », 1874; « Code de commerce allemand et loi allemande sur le change, traduit et annoté, avec MM. Gide, Flach et Diez », 1880. M. L. C. est membre de l’Institut de Droit international depuis 1881.
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Lyonnais (André), publiciste et homme politique français, actuellement député de la Seine- Inférieure, est né, au Creuzot (Saône-et-Loire), le 30 avril 1842. Depuis son entrée à la Chambre, il a pris part à tous les travaux et à toutes les discussions concernant les questions sociales. De plus, il a entrepris une campagne de conférences ouvrières sur tous les points de la France, notamment à Bourges, Châlons, Lyon, Nantes, Saint-Dié, etc. Partout il a préconisé l’association légale des ouvriers comme moyen d’émancipation sociale. Ses principales brochures sont: « De l’assistence publique », 1877; « Organisation ouvrière et conférence internationale », 1883.
Lysander (Albert-Théodore) , philologue et historien de la littérature suédoise, né en 1822, a fait ses études à l’Université de Lund, où il est professeur. On lui doit : « Tre fôredrag », 1855 ; « Romerska litteraturens historia, med sârskildt afscende pâ stilens utveckling », 1858; « Afventy », 1872 ; « Faust », 1875 ; « Sôren Kierkegaard », 1851 ; « Om sagospelet Lycksalghetens », 1857; « Album for svensk lyrik », 1852 ; « Lunds studenkalender », 1863. Il a traduit V Evangelina de Longfellow, et publié une Schwedische Grammatik, 1850, 2me éd., 1862.
Lytton ( Robert - Édouard - Bulwer - Lytton comte de), poète et homme d’état anglais, fils du célèbre romancier du même nom, est né le 18 novembre 1831. Il a fait son éducation à Harrow et ensuite à Bonn; il entra à 19 ans au service diplomatique anglais, et après avoir occupé plusieurs places importantes, fut nommé Vice- Roi des Indes (1876) et ambassadeur à Paris (1887). Il a écrit plusieurs pièces de vers sous le pseudonyme d 'Owen Meredith : « Clytemnestra and others poems », 1855; « Lucile », 1860; « Tannhauser, or the Battle of the Bards », 1861; « The Ring of Amasis », 1863; « Speeches of Edward Lord Lytton, with some of his Political Writings, hitherto unpublished, and a Prefatory memoir by his son », 1874 ; « The Life, Letters, and Literary Remains of Edward Bulwer, Lord Lytton », 1883; « Grenaveril »,
Maas (Ernest), philologue allemand, professeur de philologie classique à l’Université de Greifswald, né en 1856, a publié : « De Sibillarum indicibus », Berlin, 1879; « Anacleta Eratosthenica », 1883.
Maassen (Frédéric), jurisconsulte allemand, professeur de droit romain et canonique à l’Université de Vienne, né en 1823, a publié, entr’autres : « Die alten Stânde und die neue
Versammlung der Abgeordneten », Schwerein, 1849 ; « Der Primat des Bischofs von Rom und die alten Patriarchalkirchen », Bonn, 1853; « Civilistische Erôrterungen », id., 1854 ; « Zwei Synoden unter Kônig Childerich II », Gfratz, 1867 ; « Geschichte der Quellen und der Literatur des canonischen Rechts in Aberlande bis zum Ausgange des Mittelalters », Gratz, 1870- 71 ; « Die Stellung der Staaten gegenüber dem
vatikan. Dogma », Leipzig, 1873; « Neun Capitel über freie Kirche une! Gewissenfreiheit », Gratz, 1876 ; « Unser Ekerecht und das Staatsgrundgesetz », id., 1878; « Die rom. Staatsstrasse von Trier über Belgica bis Wesselinga », Bonn, 1881 ; « Ueber die Gründe des Kampfes zwischen dem beidnisch- rom. Staat und dem Christenthuin, Inangurationsrede » , Vienne, 1882.
Habille (Alfred-Léon-Aimable), fonctionnaire et publiciste belge, né, à Bruxelles, en 1851. Chef de la division de l’instruction publique et des beaux-arts à l’administration communale de sa ville natale, il dirige un important organe spécial, la Revue pédagogique belge. Nous citerons surtout de lui deux beaux volumes luxueusement illustrés : « Bruxelles communal et pittoresque », Bruxelles, 1887 ; et « Les environs de Bruxelles », id., 1888.
Macari (François), médecin-accoucheur italien, né, à San Biagio près de San Remo, le 12 avril 1826, reçu docteur ès-sciences médicales le 10 iuillet 1852 à l’Université de Turin; collaborateur en 1854 de la Gazzetta delV Associazione medica ; professeur libre de gynécologie au mois de décembre 1869; professeur ordinaire à l’Université de Gênes depuis 1879. Nous avons de lui, en dehors de plusieurs mémoires dans les revues spéciales, un « Compendio di ostetricia, ginecologia e pediatria », réimprimé trois fois en dix ans et traduit en allemand et en français.
Maccanti (Egiste), romancier toscan, employé aux Chemins de fer, né, à Livourne, le 27 octobre 1818. Cet écrivain très populaire a donné à la scène les ouvrages suivants, drames et comédies : « Lioniero Malatesta » ; « Una vedova a camere mobiliate » ; « Quanto strepito per una croce » ; « L’abbadessa di Santa Chiara » ; « Sforza Almeni » ; « Michèle di Lando » ; « Nella di Lapo » ; « Spensieratezza e disinganno » ; « Valentina » ; « Amor senza interesse » ; « Pietro Leopoldo » ; « Uno scherzo di Pietro Leopoldo alla nobiltà di Pietrasanta »; « Il poeta G. B. Fagiuoli » ; « Le Schiave del Madagascar » ; « Il Viaggio in China » ; « Un banchetto elettorale » ; « Il vecchio innamorato vien sovente burlato ». Il a publié les romans suivants chez l’éditeur Salani de Florence: « Luisa Strozzi » ; « Annalena » ; « Il bravo di Fireuze »; « Maria de’Medici »; « I Misteri di Firenze » ; « Lucrezia Borgia » ; « Michèle di Lando » ; « La legge del cuore »; « Un arnore sui tetti »; « Album di virtuosi » ; « La donna »; « Giulia di Monvillard (Ducci) » ; « Patria e famiglia » ; « Povero e Ricco » ; « Il furto ».
Mac Carty (Justin), écrivain britannique, membre du Parlement, né, à Cork, en novembre 1830. Après avoir reçu une brillante éducation dans son pays natal, il entra en 1853 à la rédaction d’un journal de Liverpool; reporter parlementaire au Morning Star en 1860, rédac-
teur pour l’étranger en 1861, rédacteur en chef en 1864, il quitta la presse en 1868 pour voyager pendant trois ans aux Etats-Unis, en envoyant des articles aux Revues suivantes : London Review , Westminster Review , Fortnightly Review, Nineteenth Century, Contemporary Review et à plusieurs Magazines d’Angleterre et des Etats-Unis. Elu député de Longford en Irlande en 1879, réélu en 1880, en 1885, en 1886, il appartient au parti du Home-Rule. Nous avons de lui en librairie : « The Waterdale Neighbours », 1867; « My Enemy’s Daughter », 1869; « Lady Judith », 1871; « A Fair Saxon », 1873; « Linley Rochford », 1874; « Dear Lady », « Disdain », 1875; « Miss Misanthrope », 1877 ; « Donna Quixote », 1879 ; « The Cornet of a Season », 1881 ; « Maid of Athens », 1883; « Camiola », 1885; « Con Amore »; « Prohibitory Législation in the United States », cet ouvrage est une étude sur les lois américaines contre l’abus de la vente des boissons alcooliques; « A History of Our Own Times (1878- 80); « History of the Four Georges »; « The Epoch of Reform », 1882.
Mac Clintock (Sir François-Léopold), amiral anglais, connu pour ses navigations au Pôle Nord et pour la découverte du passage Nord- Ouest, né, en 1819, à Dundalk. Entré dans la marine en 1831, lieutenant en 1845, second de Sir James Clarke Ross à bord de Y Enterprise dans l’expédition polaire de 1848 ; lieutenant du capitaine Erasmus Ommanney à bord de l’vlssZstance en 1850; promu capitaine de frégate en 1851, il reçut le commandement de V Intrepid, et après une série d’incidents fort dramatiques et d’importantes découvertes, revint en Angleterre en octobre 1854 sur des navires envoyés à son assistance et commandés par l’amiral Inglefield. Promu capitaine à son retour, il commanda le yacht Fox , frété par Lady Franklin pour une dernière tentative à la recherche des traces de son mari ; parti d’Aberdeen le 1er juillet 1857, il parcourut la mer polaire dans tous les sens, et acquit la preuve en mai 1859 de la fin tragique de Franklin et de ses compagnons au Cap Victoria. De retour en Angleterre en 1860, il reçut le titre de docteur des Universités d’Oxford, de Cambridge et de Dublin. Présentement Sir F. L. M.-C. est amiral. Nous avons de lui en librairie: « The Voyage of the Fox in the Arctic Seas », cinq éd.
Mac Coll (le Rév. Malcolm), littérateur anglais, né, le 27 mars 1838, à Glenfinan en Ecosse; après des études à l’Université de Trinity College et à celle de Naples, il entra dans les ordres. Curé de Saint-Paul (Knightsbridge) en 1864-67. Il voyagea dans l’Italie méridionale de 1867 à 1869. Nous avons de lui: « M. Gladstone and Oxford by Scrutator » , 2me éd. , 1865 ; « Science and Prayer », 1866; « Is there not a Cause? a Letter to Col. Greville Nugent M,
P. (now Lord Greville) on the Disestablishment of the Irish Church », 1868 ; « The déformation in England », 1869 ; « The Ober- Ammergau Passion Play », 1870; « Is Liberal Policy a Failure? by Expertus », 1870; « Who is Responsable for the (Franco-German) War? by Scrutator », 1871 ; « The Damnatory Clauses of the Athanasian Creed rationally oxplained », 1872; « Lawlessness, Sacerdotalism and Ritualism », 1875; « The Easter Question; its Facts and Fallacies », 1877; « Three Years of the Eastern Question », 1878. Il est l’auteur d’un pamphlet sur la Question Irlandaise (1886).
Mae Cormac (Sir Guillaume), écrivain niédi cal anglais, né, le 17 janvier 1836, à Belfast en Irlande ; il étudia à Dublin et à Paris ; docteur honoris caxisa de l’Université de la Reine, ensuite examinateur en chirurgie de la même Université; chirurgien en chef de l’ambulance anglo-américaine à Metz et à Sédan en 1870 ; nommé chevalier par la Reine en 1881. En dehors de plusieurs contributions aux Revues de Chirurgie, nous avons de lui: « Work under the Red Cross » et « On Antiseptie Surgery »
« Surgical Operations ».
Mac Donald (Georges) poète et romancier anglais, né, en 1824, à Huntly, comté d’Aberdeen, entra dans la vie littéraire après un passage très court au ministère ecclésiastique. Nous avons de lui: « Within and Without, a dramatic Poem », 1856; « Poems », 1857; « Phantastes a faërie Romance », 1858; « David Elginbrod », 1862; « Adela Cathcart », 1864; « The Portent, a story of second Sight », 1864; « Alec Forbes of Howglen », 1865; « Annals of a Quiet Neigthbourhood », 1866; « Guild Court », 18b7 ; « The Disciple, and other Poems », 1868; « The Seaboard Parish », id. ; « Robert Falconer », id. ; « Wilfrid Cumbermede », 1871; « The Yicar’s Daughter »; « Malcolm », 1874; « St. George and St. Michael », 1875; « Thomas Wingfield, Curate », 1876; « The marquis of Lossie »; 1877; « Dealings with the Fairies », 1867 ; « Ronald Bannermann’s Boyhood », 1869; « The Princess and the Goblin », 1871; « At the Back of the North Wind », 1870; « Unspoken Sermons », 1866; « Miracles of our Lord », 1870; « The chifts of the Child Christ and other poems », 1882; « Castle Warlock », 1882; « The Princess and Curdie », a fairy romance, 1882; « Weighed and Wanting », 1882; « The Wise Woman, a parable », 1883.
Macé (Gustave), publiciste français, ancien chef de la Sûreté, né, à Paris, en 1835 ; entra à 17 ans à la préfecture de police. A 26 ans, il était officier de paix ; à 32, commissaire de police au quartier des Ecoles ; à 38 ans, il était nommé aux délégations judiciaires, et enfin, à 44 ans, chef de la Sûreté. Après trente années de service, il demanda sa mise à la retraite pour se retirer à la campagne, à Champigny
(Seine). Il a publié: « Service de Sûreté », 1885, volume dans lequel il réclame des réformes et signale des abus ; « Mon premier crime », 1886, volume dans lequel il fait voir la lutte fâcheuse qui existe entre les deux services politique et judiciaire; « Un joli monde », 1887, qui présente un tableau des bas-fonds du Paris actuel, les malfaiteurs en liberté ; « Gibier de Saint-Lazare », 1888, montre la prostitution sous toutes les formes qu’elle revêt dans une grande capitale. Blessé grièvement dans plusieurs incendies, M. G. M. a obtenu pour actes de sauvetage des médailles ; il a aussi reçu beaucoup de décorations étrangères.
Macé (Jean), illustre écrivain, pédagogiste et homme politique français, sénateur de la République, né, le 22 avril 1815, à Paris. Élevé au collège Stanislas, de 1825 à 1835, et chargé l’année suivante d’un cours d’histoire à ce Collège. Après avoir été peu de temps répétiteur à Louis-le-Grand et maître de conférences à Henri IV, il fut soldat, servit dans le 1er léger, de 1842 à 1845, et fut caporal pendant trois ans. Il fut racheté du service militaire par Théodore Barette, son ancien professeur d’histoire, dont il resta secrétaire jusqu’à la mort de cet homme distingué en 1847. Rédacteur du Journal la République en 1848, il quitta Paris après le coup d’État du 2 décembre, et se retira au pensionnat du petit Château à Beblenheim (Alsace), et resta dix ans sans donner signe de vie. Il organisa en 1863 la Société des Bibliothèques Communales du Haut-Rhin. En 1866, il prit l’initiative de la Ligue de l’Enseignement. On lui doit : « Histoire d’une Bouchée de pain », lettres à une petite fille sur nos organes et leurs fonctions, Paris, Hetzel, nombreuses éditions, 1861 ; « Contes du Petit-Château », 1862; « Théâtre du Petit- Château », id. ; « Arithmétique du grand-papa », 1863; « Les serviteurs de l’Estomac », 1866; « Morale en action », 1865; « Lettres d’un Paysan d’Alsace sur l’instruction obligatoire » ; « Le génie et la petite ville » ; « Anniversaire de Waterloo » ; « Une carte de France — Le Gulf Stream » ; « La Ligue de l’Enseignement ». Il a fondé, avec Stahl et J. Verne, le Magazin d'éducation et de récréation , dont il est toujours un des trois directeurs.
Macedo (Joachim-Manuel de), poète brésilien, né, à Saint-Jean d’Itaborahi, dans la province de Rio-Janeiro, le 24 juin 1820, étudia la médecine à Rio et y prit le diplôme de docteur. Plus tard il y devint professeur d’histoire nationale. En 1854, il entra dans la carrière politique et fut élu à Rio député à la Chambre. M. M. s’est fait un nom distingué dans la littérature contemporaine de son pays, en abordant des genres différents. Il a réussi également comme romancier, comme poète lyrique et comme auteur dramatique. Dans le roman il a donné
deux études de mœurs qui eurent grand succès:
« Moreninha », 1844, et « O Moçolauro », 1845; sans compter un essai de jeunesse: « O Forasteiro », 1855. Outre un grand nombre de poésies lyriques détachées qui parurent dans les journaux, on cite de lui un poème épique et lyrique en six chants et un épilogue: « A Nebulosa », 1877, que les brésiliens estiment comme une de leurs meilleures œuvres originales, tant pour la richesse des descriptions de leur pays que pour le sentiment patriotique. Au théâtre, M. M. a donné plusieurs comédies; il a surtout fait jouer un drame national, « Cobé », qui a été applaudi comme une heureuse tentative dramatique ; les comédies : « Fantasma branco », 1856, et « Luxo Vaitade », 1859, obtinrent également un succès durable. Dans un autre ordre de travaux, on a de lui: « Notions de Chorographie du Brésil », 1878, in-8°, traduit en français par M. Halbout.
Mac Gregor (Jean), écrivain et voyageur anglais, né, à Gravesend, le 24 janvier 1825. Elevé d’abord à Canterbury, il passa à l’Université de Cambridge ; après de nombreux voyages, il commença en 1865 un tour en canot sur les fleuves et les lacs d’Europe. Nous avons de lui : « A Thousand Miles in the Rob Roy Canoë on Rivers and Lakes of Europe », treize éditions.
Macli (Ernest), physicien allemand, professeur de physique à l’Université de Prague , membre de l’Académie des Sciences de Vienne, né en 1838; en dehors d’une foule de mémoires insérés aux Actes de V Académie de Vienne et d’essais insérés aux Revues, il a publié séparément: « Compendium der Physik fur Mediciner », Vienne, 1863; « Zwei populàre Vorlesungen über musikal. Akustik », Gratz, 1865 ; « Einleitung in die Helmholtz’sche Musiktheorie », id., 1866; « Zwei populàre Vortrâge über Optik », id., 1867; « Die Geschichte und die Wurzel des Satzes von der Erhaltung der Arbeit », Prague, 1872 ; « Die Gestalten der Flüssigkeit. Die Symmetrie », deux conférences, Prague, id. ; « Optisch- akustische Versuche », id., 1873 ; « Beitrâge zur Doppler’schen Théorie der Ton- und Farbenànderung durch Bewegung », id., 1874 ; « Grundlinien der Lehre von den Bewegungsempfindungen », Leipzig, 1875 ; « Die ôkonom. Natur der physikalischen Forschung », Vienne, 1882; « Die Mechanik in ihrer Entwicklung », Leipzig, 1883 ; 2rae éd. en 1889 ; « Analyse der Empfindungen », Jena, 1885; et des articles et essais épars.
Machado (le Assis, poète brésilien, né, en 1839, à Rio de Janeiro, a publié un roman « Memorias Posthumas de Brar Cubas », Rio de Janeiro, 1881, éditeur B. L. Garnier; une comédie € Tu sô, tu, puro amar.... », id., édition do 100 ex. numérotés; « Papeis avulsos », recueil de nouvelles, id., 1882; « Historias sem data », id., id., 1884. « Phalenas americanas », est le titre
du volume de vers qui fit connaître M. M. au public brésilien et portugais.
Mackay (Charles), littérateur écossais, né, à Perth, en 1814, fit ses études en Angleterre et en Belgique; en 1834 il publia des pièces de vers qui appelèrent sur lui l’attention du directeur du Morning Chronicle et lui firent une place à la direction de ce journal. Après neuf ans il devint directeur de Glasgow Argus et en 1846 entra à la rédaction du Daily News. Nous avons de lui en librairie les œuvres suivantes en vers :
« The Hope of the World »; « Voices from the Crowd » ; « The Salamandrine, or Love and Immortality », 1842; « Legends of the Isles, and other poems », 1845; « Voices from the Mountains », 1846; « Town Lyrics », 1847 ;
« Egerina », 1850; « The Lump of Gold », 1855;
« Under Green Leaves », 1857; « A Man’s Heart », 1860; « Studies from the Antique and Sketches from Nature », 1864. Ses œuvres en prose sont: « Life and Liberty in America »;
« Memoirs of Extraordinary Popular Delusions », 1841; « Unter the Blue Sky », 1871; « Lost Beauties of the English Language, an appeal to Authors, Poets, Clergymen and Public Speakers », 1874; « The Poetry and Humour of the Scottish Language » ; « Baron Grimbosh Governor of Barataria »; « Gaelic and celtic Etymology of the Languages of Western Europe » ; « The Founders of the American Republic », 1885. En dehors de ses ouvrages, M. M. a écrit plusieurs articles à V Illustrated London News, à Y AU the Year Round , au Robin Goodfellow, au BlacJcwood’s Magazine, au Nineteenth Century ; il a été correspondant du Times pendant la guerre de Sécession en Amérique et il a fondé la London Review.
Mackeuzie (Sir Morrell), célèbre chirurgien anglais, né, à Leytonstone dans la Comtée d’Essex, en 1837 ; étudiant tour-à-tour au Collège Médical de Londres et aux Universités de Paris et de Vienne, il s’adonna spécialement aux maladies du larynx. Il y acquit bientôt une célébrité méritée; en dehors de plusieurs opuscules, il publia son œuvre essentielle en deux volumes intitulée: « Diseases of the Throat and Nose », qui lui fit une célébrité universelle. Suivirent des monographies sur la diphtérie et sur les fièvres qui l’accompagnent et l’article du mois de juin 1885 de la Fortwightl Review qui fut un évènement et qui porte pour titre: « Specialism in medicine ». La maladie à laquelle l’Empereur Frédéric III succomba malgré les soins apportés à l’illustre malade par Sir M. M. attira sur ce dernier les foudres de ses rivaux d’Allemagne. Le chirurgien anglais se défendit par une série de pamphlets et d’articles publiés dans les Revues spéciales et dans les Revues politiques, qui resteront à l’histoire contemporaine comme des documents d’un haut intérêt.
Macou (Louis), publiciste suisse, né, à Lancy,
canton de Genève (Suisse), le 4 décembre 1836. Il lit ses premières études classiques au Collège de Carouge, et il les continua au collège et au gymnase de Genève. En 1854, il se rendit en Allemagne, où il fréquenta successivement les Universités de Heidelberg, de Leipzig et de Munich. Il était parti pour ce pays en compagnie d’un poète gènevois, M. Benjamin Dufernex, l’auteur des Voix de ma jeunesse, avec lequel il était intimement lié depuis son enfance et qui faisait alors ses études de droit. Pendant les vacances, tous deux parcouraient tantôt l’Allemagne, tantôt le Danemark, l’Autriche, ou la Hongrie, d’où ils envoyaient leurs impressions de voyage à divers journaux suisses, l’un en prose et l’autre en vers. M. Maçon acheva ses études à Paris. Là, il se lia avec un grand nombre de journalistes, d’hommes de lettres et de peintres. Rentré dans sa patrie, il y fonda, avec Benjamin Dufernex, la Suisse, revue illustrée qui avait une édition française et une édition allemande, et qui, sous l’habile administration de M. R. F. Haller de Berne, parvint rapidement à un grand succès. En même temps, il collaborait à divers journaux politiques de Genève, de Lausanne ou de Neuchâtel, et devint le correspondant suisse du Temps de Paris et du Progrès de Lyon. Doué d’une très grande activité, il a fourni une foule de nouvelles: « Les deux Mansardes, Noëmi, Voyage autour de mes poches », etc. ; d’articles littéraires et de chroniques artistiques à la Revue internationale, à la Revue Savoisienne , dirigée par son ami Louis Revon, et à l’ Europe . Une de ses chroniques faillit faire supprimer la Revue Savoisienne par le Gouvernement impérial. En 1865, il quitta Genève et se rendit à Paris, où il fit la connaissance de Vermorel, et, deux ans plus tard, il fonda avec lui le Courrier français, qui fit une guerre si acharnée au second empire. Quand ce journal eut succombé sous le poids de procès incessants et de fortes amendes, M. Maçon entreprit la publication du Courrier de Paris, hebdomadaire, qu’il abandonna pour fonder le Citoyen avec Pascal Duprat. En 1878, il fit paraître la Question, journal illustré dont Adrien Tournachon, Paul Maurou et G. Fraipont étaient les dessinateurs habituels et où écrivaient Hippolyte Babou et Fernand Xau, sous les pseudonymes de Verax et de Pourquoi. Dès 1871, alors que l’Assemblée Nationale siégeait à Bordeaux, M. Maçon avait lancé les premiers numéros de sa Correspondance helvétique, correspondance quotidienne, politique, littéraire et artistique, qui existe encore actuellement et qui est plus spécialement destinée aux journaux de la Suisse. C’est à Bordeaux également qu’il avait jeté, avec M. Crawford, le correspondant parisien du Daily News de Londres, les bases de V Association de la Presse étrangère de Paris, dont il fut l’actif secrétaire pendant quinze ans.
Quand M. Maçon quitta ses fonctions de secrétaire, cette Association se divisa en trois Associations rivales ayant chacune son président et son bureau. M. L. Maçon est officier d’Académie de France, commandeur de l’Ordre royal de Portugal, secrétaire de la Ligue internationale de l’ Enseignement, membre de l’Institut genevois et de plusieurs autres Sociétés littéraires ou scientifiques de la Suisse, de la Savoie et du Dauphiné.
Macry (Jacques), jurisconsulte sicilien, avocat, professeur de droit administratif et constitutionnel à l’Université de Messine, ancien député, né, en septembre 1831, à Messine. Après des études classiques sous Bisazza, Mitchell, Saccano e Catarra-Lettieri, il obtint son doctorat à Messine en 1853. Nous avons de lui: « Principii metafisici délia morale » ; « Stato e Religione » ; « Délia sovranità e dei rivolgimenti politici nella loro indole morale » ; « Corso di diritto pubblico amministrativo ». Récemment (1883) il a publié : « La teorica del diritto internazionale », deux vol. M. M. est membre de la Société parisienne de législation comparée, et la Faculté de droit de l’Université de Lima (Pérou) l’a nommé professeur honoraire, honneur très rarement conféré.
Macry-Correale (Dominique), poète et publiciste italien, né, le 5 janvier 1859, à Siderno près de Reggio (Calabre), fit ses études dans cette dernière ville. En 1882, il publia : « Echi dell’anima », choix de poésies lyriques, Rome, Befani. En 1886, la traduction en octaves italiennes du poème latin du commandeur Vitrioli, intitulé : « Xiphia », Sienne, Mucci. La même année : « Fiori e lacritne », Rome, Befani ; en 1876, le père Mauro Ricci l’appela au Collège des Scolopi d'Empoli pour y enseigner les littératures italienne, latine et grecque. Nous avons encore de lui une préface (1887) aux « Carmi del prof. Augusto Conti »; puis « Su l’Arno », recueil de vers, inséré d’abord à la Firenze Iptteraria, revue fondée par lui et qui s’appelle maintenant Rivista Contemporanea ; « Crisantemi », Sienne, Mucci, 1887 ; dans ce volume, une des pièces de M. M. est imprimée dans ses différentes traductions, c’est-à-dire: en grec moderne, latin, français, provençal, espagnol, portugais, catalan, hongrois, allemand, serbe, hollandais, norvégien, suédois, polonais, albanais, et en plusieurs dialectes. Ce volume est orné des noms de Paul Heyse, Frédéric Mistral, Auguste Dorchain, Théophile Lenartowicz, Guy Gezelle, Jérôme De Rada, Vriliscky et des femmes-auteurs : Marie Chitin, Joséphine Arntzen, Bu Swift, Berthe Nordez et autres. Il travaille maintenant à la traduction pour la maison Sonzogno des « Chants » de Louis Uhland, et la maison Mucci de Sienne va publier bientôt : « Studii critici psicologici » et « Poesie civili », deux vol.
Madan (Falconer), érudit anglais, sous-bibliothécaire de la Bodléïenne à Oxford, felloiv du Brasenose College, né, en 1851, à Caïn (Gloucestershire), a fait ses études à Oxford, et publié : « The Fight at Dame Europa’s School and the literature connected with it », Londres, 1881 ; « A Bibliography of D1' Henry Sacheverell », id., 1884; « Manuscript materials relating to the history of Oxford », Oxford, 1887; « What to aim at in Local Bibliography », Londres, id.; « Oxford. A Subject and alphabetical index », Oxford, id. ; « A century of the Phoenix common Boom, Brasenose College, Oxford, 1786-86 », Oxford, 1888; « Bodleian Lending to spécial persons in University Institutions », id., id.; « Oxford City Records », id., 1887.
Madeleine (Jacques), poète français, né, le 16 mai 1859 à Paris, a publié : « La Richesse de la Muse », poème, Léon Vanier, 1882; « Idylle éternelle », poésies, avec une préface de Catulle Mendès, Paul Ollendorff, 1884; « Livret de vers anciens », MDCXXXVIII, A.
Quantin, 1885; « Pierrot divin », comédie en un acte en vers, P. Ollendorff, 1887 ; « Brunettes, ou Petits airs tendres » ; « Deux Chérubins », dans le Grande Revue du 15 août 1888; « Un Couple », roman, dans l 'Echo de Paris , à partir du 30 octobre 1888. M. J. M. a collaboré au Gil Blas : « Cause célèbre » ; « La Conque » ; « La Maison qui pousse » ; « Le Marchand de table » ; « La Charité impossible », etc., nouvelles ; au supplément du Figaro « Le Fidèle Caleb » ; « Bain de mer » ; « Sur le terrain »; à La Vie pour rire: « Fraises au Champagne »; « Le déjeuner »; « Conjugal, ou l’exigeant quiproquo », nouvelles; à la Nouvelle Revue : « L’ Académie française au XVIe siècle », étude; au Monde poétique: « Les Poètes de la messe », étude, etc.; pour paraître en 1889 : « Un Couple », roman ; « Lune de Miel », nouvelles.
Maeder (Daniel), écrivain suisse, né, à Baden en Argovie, le 29 juin 1838, est aujourd’hui fixé à Zurich, où il enseigne la chimie et la géographie dans divers établissements d’instruction. Nous possédons de lui: « Dictionnaire sur les noms de lieux argoviens », 1867 ; « Witznau et le Righi », 1871; « Le principe du mouvement », 1876 ; « La foret et son rôle dans la nature, l’histoire, la civilisation », 1886.
Maeterlevick (Maurice), poète belge, collaborateur de la Jeune Belgique , résidant à Gand. Il débuta à Paris dans la Pléiade. Il est l’auteur d’un volume de vers: « Serres chaudes », très remarqué dans le monde artiste, et un drame puissant: « La Princesse Mélanie ».
Magarinos Cervantes (Alexandre), poète et homme de lettres de l’Uruguay, né, à Montevideo, le 3 octobre 1825. Il fut successivement juge, avocat fiscal, sénateur, agent diplomatique à l’étranger, ministre des affaires étrangères,
recteur de l’Université et professeur de droit ; dans ses nombreuses publications nous choisissons les suivantes: « Las brisas del Plata » ;
« Las Horas de melancolia » ; « Album de Poesias uruguayas » ; « Amor y patria » ; « Percances matrimoniales » ; « Suicidios y desafios » ;
« El rey de los Azotes » ; « Caramurû » ; « Estrella del Sud » ; « No hay mal que por bien no venga, farsa y contrafarsa »; « Velladas de Invierno », nouvelles ; « La Iglesia y el Estado », traité politique ; collaboration à plusieurs journaux d’Espagne et d’Amérique.
Magenta (Charles), historien lombard, professeur d’histoire moderne à l’Université de Pavie, né en cette ville le 1er mars 1834. Après de très fortes études classiques, il fut nommé, à peine âgé de 21 ans, professeur au Lycée de Monteleone, et plus tard à celui de Massa. Il publia alors l’« Industria dei marmi apuani », Florence, 1871. Nommé par concours professeur à Pavie, il y publia: « Discorso su Cesare Balbo », Florence, 1873; « Monsignore Luigi Tosi e Alessandro Manzoni », Pavie, 1876. Mais son ouvrage essentiel et qui l’éleva bien haut pai’mi les historiens de l’Italie, est: « I Visconti e gli Sforza nel Castello di Pavia e loro attinenze con la Cert'osa e la storia cittadina », Milan, Hoepli, 1883. Il refondit, en y ajoutant des documents, son ouvrage sur monseigneur Tosi: « Monsignor Luigi Tosi e Alessandro Manzoni, notizie e documenti iuediti », Milan, Vallardi; et publia plus tard: « L’Insurrezione di Pavia (1786) », Turin, Bocca, 1884. Nous avons de lui plusieurs discours d’inauguration et des insertions nombreuses à la Perseveranza , journal politique milanais.
Mager (Henri), géographe français, né, à Paris, le 17 mai 1859, de père Alsacien-Lorrain, fit ses études au Lycée de Vanves, puis au Lycée Henri IV et à la Faculté de droit de Paris. Très actif, il a été tout à la fois avocat, négociant et géographe. Il a collaboré aux journaux géographiques (entr’autres V Exploration, la Géographie ) et aux revues coloniales; il a été rédacteur en chef de V Avenir du TonJcin (revue coloniale illustrée) ; et rédigé la partie coloniale dans différents journaux politiques, entr’autres dans le National (1887), dans le Soir et le Télégraphe (1888-89), dans le Siècle (1888- 89). Son Atlas Colonial — dont la première édition a paru en décembre 1885 et dont chaque carte est accompagnée de notices signées par des hommes de la plus haute valeur — a eu un grand retentissement ; publié au moment même où la question du Tonkin et la politique coloniale du Gouvernement étaient si âprement attaquées, V Atlas Colonial fut une manifestation puissante de la part d’hommes qui comme M. H. M., M. le général Faidherbe, M. le docteur Harmand, M. Levasseur, M. de Lesseps pensent que les colonies sont une nécessité inéluctable
pour une grande nation. L 'Atlas Colonial de M. H. M. a déjà eu plusieurs éditions : il en a été tiré une édition populaire et classique qui n’en contient que les cartes. Outre ses cartes de Y Atlas Colonial , M. H. M. a publié un grand nombre de cartes, qu’il a non seulement dressées, mais lui-même dessinées. Citons, entr’autres: la « Carte des Antilles et de la Trinité »; la « Carte de l’île Maurice », etc.
Maggetti (Mathieu), économiste italien, professeur d’économie politique à l’Institut Technique de Ravenne, né le 13 mai 1853, a publié : « La questione ferroviaria in Italia », Ravenne, 1883.
Maggi (Léopold), médecin, physiologiste et naturaliste italien, de famille milanaise, professeur d’anatomie et de physiologie comparée à l’Université de Pavie, né, en 1840, à Rancio, arrondissement de Varese ; fit ses études à Milan et à Pavie, et entra en 1861 dans l’enseignement en qualité d’aide du célèbre Pancieri qui occupait la chaire d’anatomie comparée à l’Université de Pavie ; fut ensuite assistant de l’illustre prof. Joseph Balsamo- Crivelli. En 1863, il commença à enseigner la minéralogie et la géologie, puis la zoologie, l’anatomie et la physiologie comparée à l’Université de Pavie. M. M. qui s’occupe d’histoire naturelle générale, de géologie et préhistoire, de morphologie, de tératologie, de zoologie, d’anatomie, de physiologie comparée et de protistologie appliquée à la médecine, a écrit plusieurs opuscules. C’est un de nos savants le plus modernes, et il a eu l’honneur de voir plusieurs de ses élèves occuper avec distinction des chaires universitaires. Ses ouvrages, dont nous ne pouvons donner la liste complète, se trouvent dans les Memorie e Rendiconti del regio Istituto Lombardo, dans les Memorie o Atti délia Socieih italiana di Scienze naturali de Milan, dans la Gazzetta medica lombarda , dans le Bollettino Scientifico et dans les Catalogues des éditeurs Albicini de Varese, Lombardi et Bernardoni, Hoepli, Dumolard de Milan, Grossi e Bizzoni de Pavie. Us intéressent sous tous les égards les naturalistes contemporains. Citons les principaux: « Geologia délia Valcuvia e territorio Varesino » ; « Plasmogenia dei microbi » ; « Influenza d’alte température sullo sviluppo dei microbi » ; « Storia naturale degli esseri inferiori (infusorii), con tavole » ; « Protozoi dell’Italia, con tavole » ; « Protistologia, con figure nel testo » ; « Protozoi viventi sui muschi delle piante » ; « Protisti nello stomaco del cane durante la digestione di speciali aliment! » ; « Analisi microscopica dell’acqua potabile » ; « La priorità délia bacterioterapia » ; « I piccoli benefattori dell’umanità » ; « Intorno al genere Aelosorna »; « Rotiferi délia Valcuvia » ; « Sui nidi delle formiche » ; « Organi délia riproduzione delle anguille, particolarità anatomiche del loro apparecchio secretore ge-
nito-urinario e forme delle loro intestina » ;
« Corpi frangiati délia rana » ; « Sbocco delle vene polmonari délia rana » ; « Apparecchio biliare de\V Alictus Albicilla. » ; « Foro del Botallo pervio nel cuore di uccelli adulti »; « Due fatti craniologici trovati in alcuni mammiferi » ; « Teschi umani preistorici ed antichi » ; « Mostruosità di un gambero di acqua dolce » ; « Anomalie in un pappagallo » ; « Emiterie aritmetiche » ; « Antichità delle sinostosi » ; « Distinzione morfologica degli organi negli animali » ; « Di alcune funzioni degli esseri inferiori a contribuzione délia morfologia dei Metozoi » ; « Alcune condizioni patologiche negli organismi superiori, analoghe a condizioni fisiologiche negli organismi inferiori ».
Maggio (Joseph), poète et historien toscan, né, à Florence, en 1822. Il fit les études classiques et mathématiques sous les Pères Scolopii. Nous avons de lui: « Tommaso Moro », tragédie, Florence, 1852 ; « I Maccabei », drame lyrique ; « Il Marchese d’Argyle », tragédie, 1857 ; « Il Conte di Sarno », id., 1860. Son oeuvre historique se compose de « San Vincenzo de’Paoli e il suo tempo », 3 vol., 1863; « I prolegomeni alla vifca di Gregorio il Grande », 1879, ouvrages très favorablement accueillis ; le « Tommaso Moro » et le « Vincenzo de Paoli », ont été réimprimés en 1887-88. Son drame : « I Maccabei » a été mis en musique par le maestro Alexandre Biagi.
Maggiolo (Jean-Louis-Adrien, vicomte), publiciste français, ancien rédacteur de V Union, ancien directeur de la France Nouvelle, ancien élève de l’Ecole normale supérieure, né, à Lunéville, le 1er septembre 1843. Il a fait ses études au collège Henri IV. Après avoir été longtemps rédacteur au journal L'Union , il a été directeur de la France Nouvelle. Il a publié : « A Goritz, le 3 septembre 1883 », Oudin, 1883; « Rose-Agathe », Calmann-Lévy, 1877 ; « Voltaire », Palmé, 1878 ; et plusieurs brochures politiques et diplomatiques non signées. M. le Vicomte A. M. fait partié de la Société d’Histoire diplomatique et du Conseil héraldique de France; il est capitaine de cavalerie territoriale au service d’Etat-major.
Maggiolo (Louis), universitaire français, recteur honoraire de l’Académie de Nancy, membre de l’Académie de Stanislas, né, à Nancy, le 21 mars 1811. Il a publié : « Télémaque », italienfrançais (1er livre) ; « Instructions morales, lectures pour les écoles primaires » ; « Récréations morales à l’usage des écoles primaires », 2 vol., « Livret des écoles ou abécédaire moral » ; « Fablier moral » ; « Leçons de littérature et de morale, à l’usage des écoles primaires supérieures »; « Anthologie poétique italienne »; « Dante, trois livres de la Divine Comédie » ; « Don Calmet abbé de Senones, sa vie et ses œuvres », couronné par l’Académie de Stanislas ; « François
Pétrarque » ; « De Senatu romano » (thèse latine) ; «Dante, De Vulgari eloquio ». De 1846 à 1870 : « Recueil d’allocutions et discours prononcés aux distributions de prix, des écoles primaires, des collèges, des lycées, à la rentrée des facultés de l’Académie de Nancy », 2 vol.; de 1856 à 1870, direction d’un bulletin mensuel dans la Meuse et dans la Meurthe, conférences, réglements, instructions, statistique scolaire, circulaires aux instituteurs et aux délégués; de 1861 à 1869, rapports et tableaux récapitulatifs et comparatifs sur la situation de l’instruction primaire dans le département de la Meurthe; « Pétrarque, étude sur le traité De contemptu mundi » ; « Don Calmet, sa correspondance inédite » ; « L’Université de Pontà-Mousson, pièces d’archives et documents inédits », quatre vol. ; « Conférences pédagogiques faites aux instituteurs réunis en Sorbonne », quatre vol. ; « De la condition du maître d’école en Lorraine avant 1789 » ; « La vie et les œuvres de l’abbé Grégoire, évêque constitutionnel de Blois » ; « Pièces d’archives pour servir à l’histoire de l’instruction publique en Lorraine »; « L’Instruction publique dans le district de Lunéville (1789-1802) »; « Les archives scolaires de la Beauce et du Gatinais » ; « Du droit public et de la législation des petites écoles de 1789 à 1808 »; « Statistique rétrospective. Etat comparatif indiquant, par département, le nombre des conjoints qui ont signé l’acte de leur mariage au XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles »; « De l’enseignement primaire dans les Hautes- Cévennes, avant et après 1789 »; « Pouillé scolaire ou inventaire de§. écoles dans les paroisses et annexes du diocèse de Toul avant 1789, et de 1789 à 1838 » ; « La vie et les œuvres de l’abbé Grégoire, de 1789 à 1831 », deux vol.; « Pouillé scolaire de l’ancien diocèse de Verdun » ; « Pouillé scolaire de l’ancien diocèse de Metz » ; « Les monastères des Chanoines réguliers en Lorraine » ; « Les monastères de l’ordre de Saint-Benoît en Lorraine ». Sous presse, à l’occasion du centenaire: « l’Instruction publique avant et après 1789 dans les départements qui formaient en 1870 l’Académie de Nancy, cruellement mutilée par la guerre »; « Les fêtes révolutionnaires (surtout en Lorraine) »; « Histoire de la cartographie en Lorraine du XVIe au XIXe siècle.
Maggiore-Perni (François), économiste, né à Palerme, le 11 novembre 1836, étudia les éléments au Collège des Jésuites de Palerme, le Droit à l’Université et reçut son doctorat en 1859. Après quelques années de barreau, il fut (1866) nommé professeur de statistique à l’Université de Palerme. Nous avons de lui: « Applicazione delle leggi economiche alla sicilianaEsposizione delle opéré d’industria nel 1857 », Palerme; « Sul Credito territoriale ed agrario », 1858; « Délia compilazione e délia materia statistica »,
id.; « Materie prime e prodotti », 1859 ; « Progetto di un nuovo ordinamento délia statistica », 1860 ; « Le strade ferrate in Sicilia », 1861 ; « Lo stato italiano e i béni di manomorta siciciliani » ; « Sui censimenti délia popolazione e su quello délia città di Palermo », 1865. Plusieurs publications en 1866-67-68, parmi lesquelles : « Mac-Culloch, la sua vita e le sue opéré » ; « Sull’ordinamento finanziario ed amministrativo d’Italia » ; « L’accentramento e i lavori pubblici in Sicilia » ; « Notizie statisticlie délia città di Patermo », 1867-68 ; « Di Emerico Amari e delle sue opéré », 1871; « L’imposta fondiaria e il progetto délia perequazione », 1875; « L’economia politica in Sicilia nel secolo XIX »; « La statistica nel concetto, nell’ufficio e nella dignité di scienza », 1868; « Sulla nécessita che l’ospedale civico di Palermo ritorni sotto l’amministrazione del comune », histoire et critique, Palerme, 1880; « Movimenti complessivi délia città di Palermo nell’anno 1879 in raffronto degli anni 1872 al 1878 », id., id. ; « La statistica nel concetto, nell’ufficio e nella dignité di scienza », id., 1883; « Importanza délia statistica », id., 1888; « Del grado di certezza délia statistica dei numeri e nella induzione e degli errori che ne alterano il risultato », 1887-88; « Sul caro prezzo del pane in Palermo », id., 1880; « Il libero cambio e la protezione », id., 1885; « Dell’unità ed indipendenza délia scienza statistica nei suoi indirizzi e nel suo metodo », id., 1885; « La salute pubblica e la fognatura », 1882 ; « Tentativo di una definizione délia scienza statistica »,* etc., 1884, et autres publications.
Maggiullo (Louis), historien italien, né, à Muro Leccese, le 9 octobre 1828, fit ses études sous les Pères Jésuites, et dès sa jeunesse s’occupa avec une louable assiduité de l’histoire et de l’archéologie de sa province natale. Nous avons de lui: « Necrologia di Giuseppe Ferramosca da Muro Leccese », 1867 ; « Monografia numismatica délia provincia di Terra d’Otranto », 1871; « Le iscrizioni Messapiche », id. ; « Monografia di Muro Leccese », id.; « Documenti storico-municipali che riguardano Maglie», 1876; « Sulle antichità délia provincia Leccese », inséré dans le Cittadino Leccese , 1867 ; « Le Caverne del Capo di Leuca », insertion au Cittadino Leccese , 1870; « Pompea delli monti », mémoire inséré dans la Cultura Basentina, 1877 ; « Bonafede Girunda o la provincia di Lecce nel 1799 », 1888. M. M. a beaucoup d’œuvres inédites dont nous souhaitons la publication.
Magliani (le baron Augustin), économiste et homme d’État italien, ex-ministre des finances du Royaume d’Italie, sénateur, né, en septembre 1824, à Lanzino (Principato Citeriore), fit ses études à Naples, d’où il passa comme conseiller de la Cour des comptes à Turin, à Florence et à Rome. Son activité littéraire commença à Na-
pies en 1848 par divers pamphlets politiques, ainsi que par un essai sur l’Histoire de la Philosophie du droit. Il appartint toujours à l’école libre-échangiste, et fut un des fondateurs de la Société florentine Adam Smith. En 1874, à son retour de la conférence monétaire de Paris, il publia: « La questione monetaria », Florence, Le Monnier ; à la Nuova Antologia , il inséra plusieurs monographies ; voici les principales : « La sistemazione delle imposte dirette » ; « L’azione economica dello Stato » ; « La finanza e la libertà politica » ; « Il deprezzamento dell’argento » ; « Le imposte locali e i comuni ». M. le baron M. se distingue entre les financiers italiens par une clarté de vues tout-à-fait remarquable qui fait de lui un orateur de la bonne école. Ses discours, dont nous donnons les détails de librairie, sont un modèle du genre; « Abolizione graduale délia tassa di macinazione del grano », discours prononcés au Sénat du Royaume, Rome, Eredi Botta, 1880; « Provvedimenti finanziarii », discours prononcés à la Chambre des Députés, id., 1882; « Esposizione finanziaria fatta alla Caméra dei Deputati il 25 marzo 1882 », id., 1882 ; « Esposizionq finanziaria fatta alla Caméra dei Deputati nell’aprile 1883 », id., 1883 ; « Esposizione finanziaria ecc., nell’anno 1888 », id., 1888; « Discorso fatto in Senato in risposta all’onorevole senatore Saracco », id., 1882.
Magliani (Édouard), écrivain italien, professeur de littérature italienne à l’Institut Technique de Caserte, collaborateur de plusieurs journaux littéraires, né, en 1863, à Laurino ; il est neveu du précédent. Il débuta à 19 ans par le drame: « Maddalena ». Suivirent: « Introduzione allô studio délia letteratura », Naples; « Prosa », essais critique, Rome; « Storia letteraria delle donne italiane », deux vol., deux éd., Naples, Morano ; « Letteratura femminile nel mezzogiorno d’Italia », Naples.
Magnaghi (Jean-Baptiste), contre-amiral et cartographe italien, né, à Tromello (province de Pavie), fit ses études à l’École Royale de Marine à Gênes, de 1852 à 1857 ; prit part comme officier de marine aux guerres de 1860-61 et gagna au feu la croix de l’Ordre de Savoie ainsi que la médaille militaire ; fut nommé en 1874 directeur du bureau d’hydrographie à Gênes auquel on doit les cartes et plans de la côte italienne, publiés par le Ministère de la Marine. Nous avons de lui: « L’istrumento a riflessione per misurare angoli », Milan, Hoepli, ouvrage couronné au Congrès géographique de Paris en 1875 ; « Tavole e formule nautiche », id., id. ; « Elenco dei fari e fanali sulle coste del Mar Mediterraneo, del Mar Nero e del Mar d’Azof », Gênes, 1881. Le contre-amiral M. a presque achevé la Cartographie côtière italienne, et le monde scientifique lui doit aussi les rélevés sous-marins du bassin de la mer Thyrrénnienne
ainsi que des sondages très importants sur la côte d’Espagne.
Magnard (Francis), journaliste français, rédacteur en chef du Figaro , né, à Bruxelles, le 11 février 1837, de parents français. Après de fortes études il fut obligé pour vivre d’entrer dans l’administration des contributions directes, débutant, en même temps, dans les petits journaux qui florissaient vers 1859-60 : le Gaulois , le Diogène, la Causerie. En 1863, il entra au Figaro. Lors de la création du Grand Journal , en 1864, il y inaugura la rubrique: « Revue des Journaux », qu’il a continuée depuis à l’Évènement et au Figaro quotidien, imitée depuis par tous les autres journaux. Sous divers pseudonymes il a collaboré au Paris Magazine , à la Vogue Parisienne, au Journal de Paris, à l’Opinion Nationale, au Temps. A partir de 1874, il prit la direction politique du Figaro; en 1879, à la mort de M. De Villemessant, M. M. continua les fonctions de rédacteur en chef qu’il exerçait depuis quatre ans. Nous avons de lui : « L’Abbe Jerôme », 1869 ; « Vie et aventures d’un positiviste », 1877.
Magne (Lucien), architecte français, né, à Paris, le 7 décembre 1849. Il fit ses études à l’École des Beaux-Arts, et nommé inspecteur des travaux de la ville de Paris, il dirigea les constructions publiques et privées a Paris et en province. En 1878, il commença ses etudes sur le vitrail, et en 1884 organisa dans la 8e exposition des arts décoratifs une galerie très admirée de vitraux anciens. En 1889, il était membre de la Commission des Beaux-Arts du jury d’admission et du jury des récompenses à l’Exposition universelle, où il exposa des aquarelles d’après des anciens vitraux. Les travaux de M. M. sont d’importantes reconstructions et restaurations d’anciens monuments. Son œuvre littéraire est importante; outre de nombreux articles de critique artistique publiés dans la Revue d'architecture , d' Encyclopédie, d’ Architecture, la Gazette des Beaux-Arts, la Revue des Arts décoratifs, les Mémoires du Comité des Arts et Antiquités de Seine-et-Oise , la Construction moderne, le Journal Officiel et les Mémoires de V Académie des Sciences, nous avons de lui en librairie : « Projet de restauration et d’achêvemeot de l’église de Montmorency », 1876 ; « L’Œuvre des peintres verriers français », 1885 ; « L’Art dans l’habitation moderne », 1887 ; « Exposition publique des œuvres de A. J. Magne », 1886; « Les Vitraux de Montmorency et d’Écouen », 1888 ; « L’Architecture française du siècle », 1889.
Magnier (Edmond), publiciste et homme politique français, né, à Boulogne-sur-Mer, en 1841. Il avait publié une étude sur « Dante et le moyen-âge », 1860, collabore aux journaux de sa ville natale, notamment à La France du . Nord, et dirigé à Amiens le journal La Somme,
lorsqu’il vint à Paris en 1870. Il entra à la rédaction du Figaro qu’il dirigea quelque temps à l’époque du siège de Paris. Il le quitta, peu après le 4 septembre, devint sous le Gouvernement de la Défense Nationale l’un des collaborateurs les plus actifs de Gambetta, et fut chargé' de la création et de la rédaction du Bulletin officiel de la République. Plus tard, le 6 avril 1872, il fondait en compagnie d’Auguste Dumont V Événement, concurrence au Figaro , avec la nuance républicaine pour caractère distinctif. Quelque temps après, Auguste Dumont quitta l’Événement pour fonder le Gil Blas. Candidat dans la deuxième circonscription de Nice, le 14 octobre 1877, M. Ed. M. obtint près de 6000 voix contre le candidat officiel du Gouvernement du Seize Mai, le baron Poissard de Bellet, que la Chambre ne valida qu’à une majorité de 12 voix. En 1880, il fut élu conseillergénéral du Var, pour le Canton de Saint-Tropez, et réélu au même titre en 1866 contre Emile Ollivier. Le Conseil général du Var l’a nommé vice-président. Outre l’ouvrage cité plus haut, on doit à M. Ed. M. un travail historique sur sa ville natale, intitulé: « Histoire d’une Commune de France au XVIIIe Siècle », 1875, et de nombreux articles sur des sujets très variés dans son journal.
Magni-Griffl (François), naturaliste italien, professeur de lycée, né, à Sarzana, en 1883. En librairie: « Una visita aile rovine dell’antica Luni e ai principali Studii di Carrara assieme ai Principi Umberto, Amedeo e Oddone di Savoia nell’agosto 1853 », Gênes, 1853; « Délié ligniti di Val di Magra », id., 1854; « Monografie di alcuni uccelli più rari délia riviera Ligure orientale », 1860; « Di una specie di Hippolais nuova per l’Italia », Milan, 1865; « Memorie sull’antica fortezza di Lucera », 1866; « Minerali del Gargano », id.; « Redi e i suoi tempi », 1872; « Notizie intorno al Berberi comune, Berberis Vulgaris, dell'agro Pistoiese »,
Magnus (Hugo), oculiste allemand, professeur d’ophtalmologie à l’Université de Breslau, né en 1842. On lui doit: « Ophtalmoscopischer Atlas », Leipzig, 1872; « Die inakroskopischen Gefasse der menschlichen Netzhaut », id., 1873; « Die Albuminurie », id., 1874 ; « Die Sehnerven- Blutungen », id. ; « Die Bedeutung des farbigen Lichtes fur das gesunde und krange Auge », 1875 ; « Das Auge in seinen àsthetischen und culturgesch. Beziehungen », Breslau, 1876; « Geschichte des grauen Staares », id. ; « Die Entwicklung des Farbensinnes », 1877 (traduction française, 1878) ; « Die geschichtliche Entwickelung des Farbensinnes », 1877 ; « Die Anatomie des Auges bei den Griechen und Bornera », 1878; « Die Farbenblindheit, ihr Wesen und ihre Bedeutung », Breslau, id.; « Die methodische Erziehung des Farbensinnes », id.,
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1879; « Untersuchungen über den Farbensinn der Naturvolker », 1880; « Farben und Schôpfung », huit leçons, 1881 ; « Die Blindheit, ihre Verhütung », Breslau, 1883 ; « Ueber ethnologische Untersuchungen des Farbensinns », 1883; « Die Blindheit und ihre Verhütung », 1885; « Die Jugend- Blindheit », Wiesbaden, 1886.
Magnus (Paul-Guillaume), botaniste allemand, professeur de botanique à l’Université de Bei’lin, né en 1844, a publié une foule d’essais dans la Botanische Zeitung depuis 1869, dans les Actes de la Gesellschaft naturforsch. Freunde de Berlin et de la Société de la Province de Brandeburg, et, en outre: « Botanische Untersuchungen der Pommerania- Expédition vom 3 bis 24 August », Kiel, 1874, etc.
Maguier (Edmond), né à Rions (Charente- Inférieure), eut de bonne heure un goût trèsvif pour la littérature et collabora soit pour la prose, soit pour la poésie à un grand nombre de journaux, notamment à V Indépendance de la Charente-Inférieure , à V Union républicaine de Saintes, à la Chronique Charentaise , au Phare littéraire , à la Gazette des Bains de mer , etc. Il collabore actuellement au Rappel Charentois , à la Constitution de Cognac et au Républicain des Charentes. M. M. a écrit longtemps sous le pseudonyme féminin à’Edmée, des articles qui ont eu beaucoup de succès. Ses œuvres poétiques lui ont valu de nombreuses félicitations, notamment de Victor Hugo. Plusieurs de ses poésies figurent dans des ouvrages collectifs tels que: les Chants de guerre de France, Y Almanach du Sonnet , le Bulletin de V Académie des muses santones, les Olympiades de V Académie des poètes, etc. M. M. a obtenu dans divers concours littéraires un grand nombre de médailles et diplômes pour des premiers prix. Il est officier d’Académie.
Mahaffy (le rév. Jean-Pentland), né, le 26 février 1839, à Chaponnère près de Vevey en Suisse; entra au Trinity Collège de Dublin en 1856, et après une série de triomphes scolaires fut nommé en 1871 professeur d’histoire ancienne. Nous avons de lui en librairie une traduction du « Commentaire sur Kant », de Kuno Fischer, 1866; « Twelve Lectures on Primitive Civilisation », 1868; « Prolegomena to Ancient Histury », 1871; « Kant’s Critical Philosophy for English Readers », 1871; « Greek Social Life from Homer to Menander », 1874; « Rambles and Studies in Greece », 1876; « Euripides in M. J. R. Green’s Sériés of Classical Authors » ; « History of Greek Classical Literature », 1880; « Descartes, an Essay », 1880; « The Hippolytus of Euripides », 1881; « A report on the Grammar Schools of Ireland », 1881 ; « Greek Education », Kegan Paul, 1881 ; « The Decay of Modem Preaching », 1882; « History of the Romans », (traduction de l’ouvrage de M. Duruy), 1883-1886; « Alexander’s
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Empire », 1886; « Greek life and Thought, from Alexander’s to the Roman Conquest », 1887 ;
« The Principles of the Art of Conversation », 1887. M. M. a publié des articles au Macmillan Magazine , à la Fortnightly Review et à la Princeton Review. C’est un des héllénistes les plus appréciés du monde littéraire britannique.
Miihly (Jacques), érudit et poète suisse, né, à Bâle, le 24 décembre 1828, entreprit des études littéraires, se rendit à Gôttingue pour y suivre les cours de Ch. Ered. Hermann, choisit la carrière académique et n’a pas cesse depuis son retour en Suisse d’être attaché à l’université de sa ville d’origine en qualité d’abord de privât Docent (1852), puis de professeur extraordinaire (1863) et enfin de professeur ordinaire (1875) pour la philologie classique. Parmi les productions, tantôt gaies, tantôt sérieuses, mais toujours goûtées de sa muse, nous indiquerons : « L’École centrale », comédie, 1854 ;
« Mathilde », poème épique, 1855, 2rae éd., 1862;
« Le tremblement de terre bâlois », id., 1856;
« La course des chanteurs », nouvelle, id.; « Rhigmurmel » (une série de croquis satiriques des mieux réussis empruntés à la vie bourgeoise, en dialecte bâlois), 1857 ; « La paix », idylle, 1862 ; « Chants de deuil », 1863 ; « Chant et souffrance » (Leid und Lied), poésies lyriques, 1865 ; « Entre la vallée et le glacier », poésies humoristiques, 1869 ; « Mosaïque en prose et en vers », discours adressé à là jeunesse, 1875;
« Poésies de l’époque actuelle », 1874 ; « Byrsopolis », poème humoristique, 1875; « Le siège à Bâle », drame. La virtuosité déployée par M. M. dans la sphère de l’imagination n’a aucunement nui à l’exactitude et à la saine méthode de ses travaux dans le domaine philologique et historique. En voici la liste d’après l’ordre des dates : « Les femmes dans l’antiquité grecque », Bâle, 1853 ; « Beatus Rhenanus de Schlettstadt », Mulhouse, 1857 ; « Sebastien Castalion », Bâle, 1862 ; « La comédie, ses caractères distinctifs et son histoire », Leipzig, id. ; « Ange Politien, un savant de la Renaissance », id., 1864; « Varzoniana », Bâle, 1865 ; « Le serpent dans les mythes et le culte des peuples classiques », Leipzig, 1867 ; « Richard Bentley », étude biographique », id., 1868; « Le roman au XIXe siècle », id., 1872 ; « La 30rae idylle de Théocrite », id., id. ; « Observationes de Drusi atque Mæcenatis Epicediis deque Taciteo dialogo crit. », id., 1874; « Histoire de la littérature ancienne », 2 vol., Leipzig, 1880 ; « De la mythologie comparée », Bâle, 1885 ; « La critique des textes latins », id., 1886. M. M. jouit enfin d’une réputation méritée dans les cercles philosophiques pour ses excellentes traductions d 'Euripide, 2 vol., 1882 ; « Des lyriques grecs, des lyriques romains, d’Eschyle (2 vol.), de Plutarque » (œuvres morales choisies). La rédaction de la Revue suis-
se illustrée lui fut confiée en 1860 et pendant les années qui suivirent, il n’a pas cessé jusqu’à présent sa collaboration assidue à la Bibliothèque pour le jeunesse suisse de Klettiger, dans laquelle il a inséré entr’autres : « Pendragon », un recueil historique de l’époque d’Alexandre le Grand, traduit du français d’Alfred Assolant.
Malm (Anna, née Ann Y Wothe), femme de lettres allemande, mariée avec l’éditeur Adolf Mahn de Leipzig, née, à Berlin, le 30 janvier 1858. Elle a fondé et dirigé jusqu’en 1885 la Deutsche Frauenzeitung , et publié entr’autres :
« Frauenliebe und Leben, Sommertràume », nouvelles et esquisses; « Ein Rosenstrauss », nouvelles; « Der Hausschatz; Yersunkene Sterne », nouvelle et esquisses; « Das Gift unserer Zeit »,
« Wie lebt man glücklich » ; « Lenzesblüten », nouvelles et esquisses ; « Herzenstimmen » ;
« Anthologie » ; « Des Weibes Glück ».
Mahutte (Franz), écrivain belge, d’un talent très distingué et très sympathique, mais au sujet duquel nous manquons de renseignements précis, l’auteur ayant mis jusqu’ici une sorte de coquetterie à dérober ces renseignements au public. M. M., qui ne doit pas avoir beaucoup plus d’une trentaine d’années, débuta dans les journaux bruxellois, passant sans effort d’un simple reportage à la critique musicale la plus savante et la plus consciencieuse. Il voulut ensuite aborder la carrière de l’enseignement public, et il devint professeur à l’Athénée Royal de Dinant, ville où il fut élu conseiller communal. Mais ce ne devait être là qu’un intermède dans sa vie d’écrivain : il abandonna bientôt le professorat et revint à Bruxelles, où il entra définitivement à L’ Indépendance belge. Parmi les articles qu’il a donnés au supplément littéraire du dimanche de ce journal, il faut mettre hors de pair ceux que réunit le titre général : « Bruxelles vivant », fort belle série d’études qu’il serait désirable de voir publier en librairie. M. M. a écrit en outre un charmant volume intitulé: « Contes microscopiques », Verviers,
Maier (Adalbert), théologien allemand, professeur de la littérature du Nouveau Testament à l’Université de Fribourg, né en 1871; on lui doit : « Commentar zur Evangelium des Johannes », deux parties, Fribourg, 1843-45 ; « Commentar zum Briefe an die Rômer », id., 1847 ; « Einleitung in die Schriften des neuen Testaments », id., 1852 ; « Commentar zu den Briefen an die Korinther », 1857, 2e éd., 1865; « Commentar zu d. Briefe an die Hebràer », 1861 ; « Die Glossalie des apostolischen Zeitalters », id., 1855 ; « Exegetisch- kritische Untersuchungen über die Christologie », id., 1871, et différents essais dans les Revues.
Maier (le père Gabriel), ecclésiastique et historien suisse, né, le 27 novembre 1845, à
Baden en Argovie, reçut son éducation scientifique à l’abbaye d’Einsiedeln, y fut consacré en 1870 à la prêtrise et demeura comme maître à l’école dont il avait été quelques années auparavant l’élève, y enseignant depuis 1870 les mathématiques et les sciences naturelles, depuis 1886 l’histoire, se chargeant en 1880 des fonctions de bibliothécaire. Parmi les ouvrages dus à la plume diligente du père H., nous mentionnerons les suivants : « Saint-Vincent de Paul, sa vie et son œuvre », 1879; « Saint-Antoine de Padoue », 1881; « Description du cloître et du pèlerinage de Notre-Dame des Ermites », 1881 ; « Saint-Meinrad et le pèlerinage d’Einsiedeln », 1885; « Histoire de l’école de Saint-Gall au moyen-âge », 1884 ( Annuaire pour l’histoire Suisse , t. X) ; « Les sept arts libéraux du moyen-âge », 1887.
Maierotti (Jean-Baptiste), pédagogiste italien, proviseur aux études de la province d’Arezzo, né, à Trévise, le 15 avril 1844, étudia au Lycée de Venise; interrompit ses études pour s’enrôler volontaire de Gfaribaldi; blessé au Volturno, fut par la suite employé à la Bibliothèque Nationale de Naples qu’il quitta pour achever ses études de mathématiques à l’Université de Padoue; fonda un journal de pédagogie Il Maestro educatore (1872-77). Patriote en littérature et sur les champs de bataille, nous donnons la liste complète des œuvres de M. M. et nous n’oublions pas qu’il suivit le général Garibaldi dans la Campagne du Tyrol et dans celle de Mentana : « Soldato e cittadino », drame, 1864; « Chi espia la colpa », comédie, 1868; « Dopo la guerra », id., id. ; « Il nove gennaio », chanson, 1878; « Le scuole italiane d’istruzione primaria all’Esposizione Universale di Parigi », rapport, id. ; « Il fanciullo dabbene», livre de lecture pour les écoles populaires, Eoligno, 1880, et Turin, Paravia, 1881 ; « Délia educazione del bambino dal 1° al 8° anno di età », dans le journal La scienza delV educazione ; « In alto », 1888; « Le conferenze pedagogiche di Lanciano e la mostra didattica provinciale di Chieti » ; « Délia istruzione professionale negli Abruzzi » ; « Il lavoro manuale nella provincia di Chieti », rapports, 1884; « In cerca délia scuola popolare », conférences pédagogiques, 1887 ; « L’Albo dei miei figli », Turin, Paravia, id.; « Il lavoro manuale nelle scuole », conférences, 1888.
Maigneu (Edmond-Auguste), homme de lettres français, né, à Lyon, le 5 novembre 1847, bibliothécaire de la ville de Grenoble depuis 1880, correspondant du Ministère de l’Instruction publique. Nous avons de lui une foule de notices historiques et biographiques intéressantes l’histoire du Dauphiné, et une « Bibliographie pour historique du Dauphiné pendant la Révolution française », deux forts volumes dont le tirage est fixé à 200 exemplaires numérotés.
Maïkoff (Apollon-Nicolaévitch), illustre poète russe, auteur de « Les trois mortalités » ; « Les deux mondes » ; « Savonarola » ; « La Pêche des poissons » ; « Les derniers païens » ; « Le cloître anéanti » ; « Le jugement », etc. Né, le 23 mai 1821, à Moscou, il termina son éducation à l’Université de Saint-Pétersbourg. Comme étudiant, il s’est beaucoup occupé do peinture, pour laquelle il avait dès son enfance un goût prononcé. Encouragé par le succès d’un de ses tableaux représentant Le Crucifix, qu’on acheta pour la chapelle catholique de St.-Pétersbourg, M. M. voulait consacrer sa vie à la peinture ; mais sa vue basse et une faiblesse des yeux l’en empêcha. Ayant eu du succès dans ses premières œuvres, il se livra entièrement à la littérature. En 1842, il entreprit un voyage à l’étranger. Dans son séjour d’une année en Italie, il s’occupa de l’art classique et étudia les antiquités grecques et romaines. Il suivit à Paris les cours publics de la Sorbonne et du Collège de Erance. Revenu à Saint- Pétersbourg, il s’adonna à la philosophie. Ses œuvres ont été publiées dans les années 1840, 1842, 1845, 1847 et 1854. Il a servi au département du trésor de l’Empire à St.-Pétersbourg, puis comme bibliothécaire du musée Roumianzow. A présent, il occupe une place au comité de la censure étrangère. Le 30 avril 1888, on a célébré en Russie, avec éclat, le jubilé de 50 ans de son activité littéraire.
Maïkof ( Léonildas-Nicolaevitch ) , écrivain russe, frère puîné du précédent, vice-directeur de la Bibliothèque publique Impériale de Saint- Pétersbourg, conseiller d’État actuel, membre correspondant de l’Académie Impériale des Sciences, membre de la Commission archéographique et de différentes sociétés savantes, appartient à une ancienne famille russe, dont plusieurs représentants se sont distingués dans la littérature et les beaux-arts. Son père Nicolas Maïkof (1796-1873), a été un peintre de grand talent. M. L. M. naquit, en 1839, à Saint-Pétérsbourg, où il a fait ses humanités au second gymnase et suivi les cours de philologie et d’histoire à l’Université de Saint-Pétérsbourg. Ayant terminé ses études en 1860, il est entré, l’année suivante, au service civil. Pendant 18 ans il a été employé au Comité central de Statistique, qu’il n’a quitté qu’en 1882 pour être nommé vice-directeur de la Bibliothèque Impériale. Il a été, en outre, pendant 13 ans (1873-1886), président de la section d’ethnographie à la Société Impériale russe de Géographie, et depuis 1867, il a pris une part active à la rédaction du journal de l’Instruction publique; depuis 1883 il est rédacteur en chef de cette revue scientifique. Les travaux littéraires de M. M. se rapportent à l’histoire littéraire et au folk-lore russe. En 1863, il a présenté à l’Université de Saint-Pétersbourg comme thèse ses recherches
sur les anciennes épopées Russes, et cet ouvrage lui valut le grade de licencié ès-lettres. Depuis il a continué ses travaux sur la poésie nationale, en publiant, dans les Mémoires de la Société de Géographie , et le Journal de l'Instruction publique , des recueils, des cbants populaires et des études sur différents sujets de ce genre. A ces essais dans le domaine du folklore se rattachent encore un mémoire sur la géographie de l’ancienne Russie (1873), et ma autre sur la civilisation primitive des Finnois occidentaux (1877) ; cette dernière étude présente une analyse détaillée d’un ouvrage publié sur le même sujet par M. Ahlquist; M. M. s’est attaché à mettre en comparaison les inductions philologiques du savant professeur de l’Université de Helsingfors avec les notions communiquées par les écrivains russes sur les moeurs et usages des peuplades finnoises qui habitent encore quelques provinces orientales de la Russie et qui sont restées à peu près dans l’état sauvage des anciens Finnois occidentaux. Dans le domaine de l’histoire littéraire on doit à M. M. plusieurs études sur la littérature russe du XVIIe et XVIIIe siècles, notamment sur le commencement du roman russe, sur l’histoire de la presse périodique en Russie, sur Siméon Polotyki, Lomonosof, Von-Vizine, Basile Maïcof, etc.; tous ces ai'ticles ont été publiés dans des périodiques russes. Sa dernière publication est une grande édition des œuvres complètes de Const. Batuschkof, en trois volumes (1885-1887), avec des notes explicatives et une étude approfondie sur la vie et les écrits de ce célèbre poète, qui est considéré comme prédécesseur de Pouschkine ; cette étude qui présente à elle seule un ouvrage considérable, a été aussi tirée à part. La dernière publication de M. M. lui valut les éloges unanimes de la critique russe.
Mailly (Nicolas-Edouard), savant belge, né, à Bruxelles, le 17 juin 1810. Docteur ès-sciences physiques et mathématiques, ancien aide à l’Observatoire de Bruxelles, professeur honoraire à l’école militaire, il fait partie de l’Académie Royale de Belgique. Ses livres principaux sont: « Principes de la science du calcul », Bruxelles, 1850; « Essai sur les institutions scientifiques de la Grande-Bretagne et de l’Irlande », id., 1867 ; « Les origines du Conseï'vatoire Royal de musique de Bruxelles », id., 1878; « Histoire de l’Académie Impéi’iale et Royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles », id., 1882. Il a fourni un grand nombre de communications et de notices, souvent traduites à l’étranger, aux Annales, à V Annuaire et à V Almanach séculaire de l’Observatoire (de 1833 à 1870), à la Correspondance mathématique et physique publié par Quételet, aux Mémoires, au Bulletin et aux autres publications de 1 Académie; V Annuaire de la Compagnie pour
1875 renferme notamment une excellente notice de lui s.ur Adolphe Quételet.
Maimlron (Charles-Ernest), collectionneui’, homme de lettres, secrétaire-arahiviste de l’Académie des Sciences, né, à Paris, le 9 décembre 1838. M. M. est attaché au Secrétariat de l’Institut depuis plus de vingt ans. L’Académie des Sciences lui doit la reconstitution de ses archives et la publication de nombreux documents se rapportant à ses réglements et à son histoire. M. M. est un collectionneur émérite. Fanatique de Daumier, il en possède l’œuvre au complet et en prépare le Catalogue. Passionné pour tous les documents de l’art moderne, M. M. a fait des collections des charges du siège et de la Commune, des portraits et charges de Gambetta. Il a publié en 1874 chez Le Chevalier, les « Murailles politiques », excellent recueil des affiches françaises et allemandes, apposées à Paris ou en province depuis le 4 septembre 1870 jusqu’à la fin du mois de mai 1871. En 1886, il a donné: « Les Affiches illustrées », H. Launette, éd. ; la Revue Scientifique a publié de M. M. des études sérieuses et pleine d’intérêt sur « L’Académie des Sciences, ses réglements, ses installations successives et la biographie » ; sur la « Fondation de l’Institut national » ; sur « Bonaparte membre de l’Institut ». Ces études forment aujourd’hui un ouvrage in-8° publié par Félix Alcan, sous le titre: « L’Académie des Sciences. Histoire de l’Académie, fondation de l’Institut National. Bonaparte membre de l’Institut National », avec 8 planches hors texte et 53 gravures, portraits, plane, et autographes, 1888. L’édi,teur Gauthiei- Villars a aussi publié un beau vol. in-4°, du même auteur, intitulé : « Les Fondations de prix à l’Académie des Sciences » ; « Les Lauréats de l’Académie (1714-1880) ». Le Bulletin de la Société Chimique a inséré sous le titre: « Jean- Baptiste Dumas et son œuvre », l’indication biographique des travaux scientifiques et littéraires de l’illustre chimiste, 1 vol. in-8°, chez Georges Masson. M. M. a commencé l’impression d’un ouvrage intitulé: « Le Champ de Mars (1751-1889) ». Cet ouvrage va paraître en mars prochain en 1 vol. in-8° jésus avec un nombre considérable (150 environ) de planches reproduites d’après les estampes oi’iginales. Dans ce livre l’auteur retrace tous les évènements qui se sont accomplis un Champ de Mars depuis sa fondation en 1751.
Maine (Sir Henri- Jacques-Sumner), publiciste, jurisconsulte, homme d’Etat anglais, né en 1822; suivit le cours universitaire à Cambridge; en 1847 professeur de droit jusqu’à 1854; entra dans la Magistrature en 1862 et après 7 ans do séjour aux Indes en qualité de membre du Conseil Suprême revint en Angleterre pour être nommé (1870) professeur de jui'isprudence à l’Université d’Oxford. Il refusa (1885) d’être sous-
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secrétaire d’Etat à l’Intérieur. Nous avons de lui: « Modem Théories of succession to property after death, and the corrections of them suggested by recent researches » ; « Roman Law and Legal Education »; « Ancient Law , its connection with the Early History of Society, and its relation to Modem Ideas » ; « Village Communities in the East and West »;
« Lectures in the Early History of Institutions » ; « Dissertations on Early Law and Custom » , 1883 ; « Popular Government » , 1885. Sir H.-J. M. est membre de l’Institut de France.
Maineri (Baccio-Emmanuel) , romancier et journaliste italien, né, le 21 août 1881, à Toirano (Lygurie-Occidentale), lit ses premières études sous les pères Barnabites de Finale. Il les acheva à l’institution Oddi d’Albenga. C’était en 1848; M. M. s’enrôla volontaire au 8e de ligne, mais il dut bientôt quitter le service militaire pour cause de santé. Tout-à-tour maître d’école, élève télégraphiste et journaliste, cet écrivain, doué d’un talent fécond et bizarre, a touché à une foule de sujets; roman fantastique, roman intime, légendes, contes moraux, essais critiques, essais historiques, il a tout tenté. A son début l’œuvre de M. M. est une dérivation de Guerrazzi : « Ubaldo » ; « Lionello » ; « Evangolina Guerri » et « La solitudine » sont des nouvelles calquées sur le genre que l’écrivain livournais avait mis à la mode. Mais bientôt M. M. tourne à l’imitation d’Edgard Poë, et nous donne: « L’Ultimo Boia » ; « L’Abbazia di San Lao » ; « In una valle, o Ermanno Lysch »; « Ser Lampo »: « Nero e Azzurro » ; « Abbondio Sangiorgio » ; « Soresina » ; « Fra Galdino » ; « Santa Filoména » ; « L’ultimo veglione » ; « Manama ce n’è una sola »; « Voci del cuore » ; « Sereno, o famiglia Onorati » ; « Arundello » ; « Il viaggio délia vita » ; « Est! Est! Est! ». Ses ouvrages scientifiques consistent en « Storia militare di Prussia avanti il 1756 », version de Duparcq; « L’Europa e la Polonia » ; « Storia dell’insurrezione di Roma nel 1867 » ; « Storia délia Comune e del Comunismo in Francia »; « Il Piemonte nel 1850, 1851, 1852 » ; « Epistolario Manin e Pallavicino » ; « Epistolario Gioberti-Pallavicino » ; « La spedizione dei Monti Parioli di G. Cairoli » ; « Il Giardino d’Italia » ; « L’Astronomo Giuseppe Piazzi » ; « Ai giovani del Circolo Alessandro Manzoni », discours, 1883; « A proposito di Stefano il Grande e di Michèle il Bravo », id. ; « Il sacro drappello di villa Glori, con documenti e appendici », 1881 ; « L’associazione letteraria internazionale », 1882; « Ingaunia », 1884; « Fior di racconti e Novelle », 1880; « Giorgio Pallavicino » ; « La Polonia e l’Europa dinanzi alla coscienza e alla storia »; « Il Giobbe di M. Rapisardi »; « Giuseppe Rovani » ; « Charitas » ; « Fra Pantaleo »; et plusieurs autres écrits et pamphlets.