KAL
1839. Nous avons de lui: « Recherches sur les dérivés chlorés de la benzine », thèse pour le doctorat ès-sciences , Gauthier-Villars ; « Recherches sur les anilines chlorées », thèse de l’Ecole de pharmacie, Cusset et Cie; « Des alcools monoatomiques et polyatomiques », thèse pour le concours d’agrégation à l’Ecole de pharmacie, id. ; « Sur les poudres nouvelles », conférences faites en 1870 ( Journal de pharmacie et de chimie ) ; « Produits scientifiques et alcaloïdes », rapport partiel de l’Exposition universelle de 1878, Classe XLVII, Produits chimiques, impr. Nationale, 1881; « Traité élémentaire de chimie organique » , en commun avec M. Berthelot, 2rae éd., 2 vol., Dunod, 1881; « Sur la reproduction artificielle des matières organiques d’origine végétale et d’oidgine animale », conférence faite devant la Société d’encouragement pour l’industrie nationale le 25 janvier 1883; « Traité élémentaire de chimie organique », en commun avec M. Berthelot, 3rae éd., 2 vol., Dunod, 1886; « Manipulations de chimie. Guide pour les travaux pratiques de chimie », 1 vol. in-8°, 1240 pages et 372 figures, J.-B. Baillière 6t fils, 1886. Cet ouvrage a été traduit en espagnol, en 1888, par M. Francisco Angulo y Suero. Depuis 1869, M. J. rédige la Revue des travaux de chimie publiés à l'étranger dans le Journal de pharmacie et de chimie. Depuis cette époque, ce journal contient ainsi, d’une manière régulière, des articles de l’auteur sur des sujets divers. Cette revue est faite à un point de vue spécial : on s’efforce beaucoup moins d’y rendre compte, aussitôt après leur apparition, des travaux publiés à l’étranger, que de grouper ces travaux, de rapprocher les opinions contradictoires qui ont été émises et de les discuter.
Kaîina (Antoine), écrivain polonais, professeur de la philologie slave à l’Université de Lemberg, né, le 23 mai 1846, dans la Principauté de Posen. Après avoir fait ses études au gymnase de Sremo il se rendit à l’Université de Breslau, où il fréquenta pendant trois sémestres les leçons d’histoire, de philologie classique et de grammaire et littérature polonaises. 11 obtint son diplôme de docteur en 1872 et finit ses études à Berlin en 1873, en faisant son examen d’histoire pro facultate docendi. Ensuite il continua ses études à Prague, parcourut la Bohème, la Moravie et la Haute-Hongrie, s’occupant toujours à examiner les différents dialectes bohémiens et esclavoniens. En 1875, il assista aux leçons du célèbre Daniczic à Biatoyrod et entreprit l’été de la même année des voyages à travers la Serbie, la Bosnie, l’Herzégovine,
pour s’approprier la connaissance des dialectes slaves méridionaux. Après avoir travaillé quelque temps aux Archives de St.-Pétersbourg, M. K. vint se fixer comme professeur de grammaire comparée des langues slaves à Lemberg. Suivant toujours des buts scientifiques, il parcourut encore en 1883 la Bulgarie, la Roumélie et la Turquie. En 1888, il fut nommé professeur de philologie slave à l’Université de Lemberg. Ses articles épars, en nombre de 30, furent publiés dans tous les journaux et toutes les revues scientifiques de Varsovie, de Posen, de Cracovie et de Berlin. Parmi ses ouvrages, nous citons les principaux: « Les articles de la loi de Magdebourg d’après un manuscrit vers l’année 1500 » ; « La langue des tsiganes slovaques », (en français) ; « Histoire de la langue polonaise », etc.
KHO
Kasprowïcz (Jean), jeune poète polonais, [ plein de talent et d’inspiration, né le 12 décembre 1860, fit ses études aux Universités de Leipzig et de Breslau. Il est connu comme excellent traducteur de Shelley.
Kaszewski (Casimir’), critique polonais, né, à Varsovie, en 1825. Après avoir fréquenté plusieurs Universités de l’étranger, il revint se fixer à Varsovie, où il fonctionna comme secrétaire auprès de l’Ecole Centrale. Voilà les titres de ses monographies principales: « Sénèque »; « Salomon »; « Majmon »; « Abélard et Héloïse » ; « Voltaire » ; « Rousseau » ;
« Caldéron » ; « Spinoza ». En outre il publia une multitude de récensions de théâtre et beaucoup de critiques littéraires. Traductions: « Sophocle ; sept tragédies avec introductions et nombreuses annotations »; « Eschyle; deux tragédies »; « Jordan, La veuve d’Agis », etc.
Kecliaya (A. Calliope), femme-auteur hellène, née, à Brousse en Bythynie, en 1845, fit ses premières études à Athènes, les poursuivit à Londres, et en 1861 revint à Athènes pour y passer de brillants examens et obtenir un brevet supérieur délivré par le ministre de l’instruction publique. Fondatrice de la Société littéraire des dames grecques et de l’atelier des femmes pauvres, membre de plusieurs sociétés savantes , actuellement elle est directrice de l’École normale de Constantinople, organisée par ses soins. Nous avons parmi ses ouvrages:
« Méditations philosophiques sur l’instruction et l’éducation » ; « Études pédagogiques sur le Prométhée d’Eschyle », 1875 ; « Essais sur l’hellénisme dans la pédagogie » ; « Étude sur le rôle de la femme dans le drame de la vie », 1878 ; « Discours sur le développement et le progrès des nations dans le programme de l’instruction », 1879 ; « Discours sur la pédagogie d’après l’Évangile et d’après Platon », 1880;
« Manuel pédagogique, ou conseils à mes élèves » ; « Réfutations sur la philosophie de Lefèvre, concernant Socrate et Platon », 1887;
« Position de la femme dans le monde social »;
« Étude sur l’instruction en général chez les peuples anciens et modernes » ; « Conférence . — Le Songe — ou analyse du mythe de Cérès au point de vue de l’art et de la philosophie », 1887 ; « Analyse philosophique de l’Antigone de Sophocle », 1883.
Kliodine (André), écrivain médical et oculiste russe, né, en 1847, à Novotcherkask, où il fit ses études gymnasiales. Il suivit les cours universitaires à Charkov et Saint-Pétersbourg, où en 1873 il fut licencié docteur en médecine, et en 1878 nommé professeur libre d’ophtalmologie à l’Académie de Saint-Pétersbourg, et en 1881 professeur à l’Université de Kiew. M. K. fonda en 1884 le Messager d’ Ophtalmologie de Kiew, et collabora à la Revue générale d' Ophtalmologie de Paris. Nous avons de lui : « Con-