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deux revues théologiques : la Revue Orthodoxe et la Voix de la religion. Il a traduit les Méditations sur le Christianisme de Guizot. Ses œuvres originales sont : « Histoire ecclésiastique », en deux vol.; « Essai d’histoire ecclésiastique », 1 vol.; « Mes Méditations », et plusieurs autres opuscules sur la science théologique. Vient de paraître : « Méditations, comprenant: Julien l’apostat, Augustin, Synesius, Photius »; « De la Conversion des Slaves et des Russes au Christianisme » ; « Socrate par Gustave Eichthal », etc., etc. Ce livre est dédié à Charles Haxe, théologien allemand. Dans tous ses écrits, il se montre très libéral et cherche à reconcilier la religion avec la science, le christianisme avec la civilisation. Il a été membre actif de plusieurs sociétés politiques, dont le but était l’annexion à la Grèce de la Thessalie et de l’Épire.

Lach-Szyrma (le Rév. N -S.), folk-loriste et antiquaire anglais, né, à Devonport, le 25 décembre 1841. Il entra au Saint-Ministère en 1865, et a couvert la place de chapelain anglais dans plusieurs villes du continent. Nous avons de lui des articles dans les journaux suivants; Notes and queries , Antiquary , Western Antiquary ? Church Review , Church Times et Church in the West.

Lagnerre (Georges), publiciste et homme politique français, actuellement rédacteur en chef de La Presse, journal politique quotidien, et député de Vaucluse, est né, à Paris, le 24 juin 1858. Reçu licencié en droit, il fut secrétaire de la Conférence des avocats et collabora au journal La Justice. Mais c’est surtout comme avocat à la Cour d’appel, qu’il appela l’attention sur lui et s’est fait une situation très en relief dans le parti radical. Après avoir plaidé pour les manifestants sur la tombe de Blanqui, pour Louise Michel, pour les principaux accusés de la grève de Decazeville et de Montceau-les- Mines, il a défendu en cour d’assises le mystérieux Campi, Euphrasie Mercier, Pel et d’autres criminels dans des procès retentissants. Peu après le procès des grévistes de Montceaules-Mines, une vacance s’étant produite dans le département de Vaucluse, la candidature y fut offerte à M. L. qui l’accepta et fut élu. Il prit place à l’extrême gauche. Porté au scrutin du 4 octobre 1885 sur la liste intransigeante, il a été élu, au second tour, par 33,202 voix sur 62,052 votants. Il a repris sa place à l’extrême gauche. Récemment (juillet 1888), M. L. a fondé un organe politique quotidien La Presse , avec MM. Naquet sénateur, Le Hérissé, Saint-Martin, Laporte et Laur, députés: ce journal a défendu la politique du général Boulanger, pour lequel

M. L. est monté deux fois à la tribune de la Chambre et dont il est resté l’ami dévoué dans la bonne comme dans la mauvaise fortûne.

Lambert (Eutrope), poète français, né, à Jarnac (Charente), le 1er juillet 1842, a publié des premiers vers, en 1862, dans la Tribune Lyrique de Mâcon ; depuis, il a semé dans d’innombrables journaux des vers et des articles bibliographiques. Bien que comptable dans une maison de commerce, M. L. est rédacteur en chef de VÉcho de Jarnac. Il a publié : « Feuilles de rose », poésies, 1864; « Marie de Valsayre », étude biographique, 1865 (Madame Astre de Valsayre, qui écrit dans le journal L'Hygiène, est cette dame qui insistait auprès de M. Pasteur pour qu’il lui inoculât la rage. Madame de Valsayre s’est maintes fois battue en duel) ; « Les Etapes du cœur », poésies, avec une préface de Laurent-Pichat, 1866; « Les Enfantines », poésies, 1876; « Dernière jonchée », poésies, 1880 ; « Douze sonnets », avec lettres-préfaces de François Coppée et de Sully Prudhomme, 1885 ; « Maria Mia », poésie sur la mort de la fille de l’auteur, 1887. M. L. fait partie de la Société des auteurs et compositeurs de musique.

Lamp (E.), astronome allemand, docteur en philosophie , privat-Docent à l’ Université de Kiel et employé à l’observatoire astronomique de cette ville, est né, le 4 avril 1850, à Kopperpahl près de Kiel, a fait ses études aux Universités de Kiel et de Berlin ; a été, de 1874 à 1877, assistant à l’Institut géodétique de Berlin; de 1877 à 1888, second observateur à l’observatoire astronomique de Kiel, où en 1883 il reçut la nomination de premier observateur. Comme privat-Docent , il enseigne depuis 1881 à l’Université de Kiel, et ses ouvra-

ges principaux sont les suivants : « Der scheinbare Ort des Polarsterns », Kiel, 1874 ; « Die geodâtischen Hauptpunkte und ihre Coordinaten » (version du danois « De geodaetiske Hovedpunktes og deres Koordinater », publication de G. Zachariae), Berlin, 1879; « Das æquinoctium für 1860 d », Kiel, 1882.

Lancaster (Albert-Benoît-Marie), savant belge, né, à Mons, le 24 mai 1849. Attaché en qualité de météorologiste à l’Observatoire royal de Bruxelles, il fut l’un des plus précieux collaborateurs de l’ancien directeur de cet établissement, J.-C. Houzeau, dont il a écrit la biographie ; et il continue seul aujourd’hui une œuvre gigantesque entreprise en commun, la « Bibliographie générale de l’astronomie, ou catalogue méthodique des ouvrages, des mémoires et des observations astronomiques publiées depuis l’origine de l’imprimerie jusqu’en 1880 ». Sans entrer dans le détail des publications scientifiques de M. L., pour la plupart assez spéciales et éparses dans le Bulletin de V Académie royale de Belgique, dans V Annuaire de V Observatoire, dans Ciel et Terre , etc., nous citerons encore de lui un livre fort intéressant : « Quatre mois au Texas ; de la Nouvelle-Oidéans à la Havane », Bruxelles, 1886 et Mons, 1887.

Lang (Louis), économiste hongrois, né, le 19 octobre 1844, à Budapest. Pour compléter ses études préliminaires, il séjourna plusieurs années à Paris et à Berlin, où il traduisit l’œuvre de Buchner : « Kraft und Stoff », en hongrois, et écrivit plusieurs essais littéraires. Après avoir achevé ses études, il fut nommé agrégé d’économie politique à l’Université de Budapest, et en même temps rédacteur de la partie financière du journal Ellenor. En 1878, il fut élu député, puis, en 1880, rédacteur en chef de ladite gazette. En attendant, il fit paraître plusieurs essais sur les questions agricoles agitées alors (déficit de la Société, Minimum, Homestead). En 1882, parut la lre partie de son « Economie politique », et à la fin de la même année, il fut nommé rédacteur en chef de la gazette Nemzel, organe du parti libéral, formé par la fusion des deux journaux Hon et Ellenor, mais il n’y resta pas longtemps, car il fut nommé professeur de statistique à l’Université.

Lange (Ernest-Philippe-Charles), écrivain allemand, docteur en médecine, né, le 21 décembre 1813, à Potsdam, a fait ses études au gymnase de sa ville natale et à l’Université de Berlin. Pour obéir à la volonté de son père, un des plus distingués médecins allemands, il se dédia à la médecine, sans renoncer pourtant aux études philosophiques et littéraires qu’il cultiva contemporainement avec le plus grand amour. Promu docteur en 1839, il devint peu de temps après chirurgien à la Charité de Berlin et ensuite chirurgien dans l’armée. En 1845, il fut nommé premier médecin au Collège des Cadets

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