‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 439 sur 496 · LEB · texte numérisé non relu

LEB

Il fit ses études au gymnase et au lycée de Pérouse, suivit la faculté de mathématiques à l’Université de la même ville et les acheva à l’Ecole des Ingénieurs à Pise (1871): nous le trouvons professeur de mathématiques à l’École Reale fondée vers cette époque à Città di Castello et supprimée depuis. Il est maintenant professeur de mathématiques à l’école technique de la ville. Mais ce ne sont ni ses ouvrages comme ingénieur ni ses leçons de chaire que nous devons considérer ici. Disons plutôt que M. L., ayant débuté en 1872 comme imprimeur par une petite presse lithographique, possède aujourd’hui un établissement complet qui contient l’imprimerie, la lithographie, la stéréotipie, enfin toutes les inventions et les améliorations les plus modernes. Ajoutons aussi que M. L. compte maintenant parmi ses ouvriers une notable majorité de femmes, auxquelles il a confié la composition. Nous ne pouvons pas donner ici la liste complète des livres sortis de ses ateliers, mais nous ne pouvons taire non plus les noms des auteurs principaux dont il a été l’éditeur : Ce sont MM. Louis Morandi, Jacques Zanella, Camille Antona-Traversi, A. Ademollo, Olindo Guerrini, D’Ovidio, B. Bonghi, C. Lombroso, E. Monaci, A. Franchetti, etc.

Laurie (Simon Somerville) , pédagogiste écossais, professeur d’histoire, théorie et pratique de l’éducation à l’Université d’Edimbourg, né, dans cette ville, le 13 novembre 1829. Parmi ses ouvrages, citons la traduction de l’allemand des contes flamands d’Henri Conscience; « The Fundamental Doctrine of Latin Syntax », 1860; « Essay on the Philosophy of Ethics », 1866; « Notes on British Théories of Morals », 1868; « The Training of the Teacher, and other Educational Papers », 1882 ; « Handbook to Lectures on Education », 1883.

Lebou (Désiré-Ernest), né, à Audigny, Aisne, le 25 août 1846 ; professeur agrégé au Lycée Charlemagne à Paris, ancien professeur remplaçant au Conservatoire des arts et métiers, rédacteur du Bulletin scientifique. Nous avons de lui les publications suivantes: « Traité de géométrie descriptive », en 2 vol. et un atlas, avec figures dans le texte, chez Delalain, à Paris ; « Géométrie appliquée et perspective », id. Mémoires sur 1’ « Épaisseur des berceaux »; « Théorie et applications des sections romothétiques de deux quadriques » ; « Théorie et constructions de l’appareil hélicoïdal des arches biaises » ; « Arrêté de rembroussement d’une développable » ; « Intersection d’une droite et d’une quadrique » ; « Les lits de la vis Saint- Gilles » ; « Intégrations des équations différentielles de la forme F (p, px — y) — o », etc. « Sur les démonstrations de quelques propriétés métriques du triangle », 1889; enfin, en italien: « Sulla determinazione degli ombelichi delle superfici tetraedriche », id.

Lecoy de la Marche (Albert), historien français, archiviste aux Archives nationales depuis 1864; ancien archiviste du département de la Haute-Savoie ; professeur honoraire d’histoire à l’Institut catholique de Paris ; membre de la Société de l’École des Chartes, de la Société des Antiquaires de France, etc.; lauréat de l’Institut. Il est né, à Nemours (Seine-et-Marne), le 21 novembre 1840. Élève de l’École des Chartes en 1858, pensionné les années suivantes. Archiviste à Annecy (Haute-Savoie) de 1861 à 1864. Nommé à Paris, à cette date, à la section administrative des Archives nationales, puis à la section historique. Il a obtenu en 1867 le prix de l’Institut à l’Académie des inscriptions et belles-lettres ; en 1875, le grand prix Gobert à la même Académie ; a été présenté de nouveau pour le même prix par la commission de l’Académie en 1881. Il a fondé en 1884 des conférences pour l’enseignement supérieur des jeunes filles à la salle Albert-le- Grand, puis à l’Hôtel de la Société de géographie, et a fait lui-même de nombreuses conférences historiques et littéraires, là et ailleurs. Il a collaboré à divers journaux et revues, entr’autres, la Défense , le Français , le Correspondant, la Gazette des Beaux-Arts, la Bibliothèque de l’École des Chartes , les Mémoires des Antiquaires de France , la Revue des questions historiques , etc. M. L. de la M. a rempli deux missions scientifiques en Italie et en Espagne, a enseigné l’histoire de France à l’Université catholique de Paris de 1877 à 1880 et a été élu membre de la Société des Antiquaires en 1885. Voici les titres de ses publications principales : « La Chaire française au moyen-âge », Paris, 1868 et 1886 (couronné par l’Institut) ; « Œuvres complètes de Suger », Paris, 1867 ; « Comptes et mémoriaux du roi René », id., 1873 ; « Le roi René, sa vie, son administration, ses travaux artistiques et littéraires », 2 vol., id., 1875 (grand-prix Gobert) ; « L’Académie de France à Rome », id., 1874; « Anecdotes historiques d’Étienne de Bourbon », id., 1877 ; « Saint-Martin », histoire et archéologie, Tours-Paris, 1881, grand in-8°, illustré ; « Les manuscrits et la miniature » (collection de l’Enseignement des Beaux-Arts), Paris, 1885-86, illustré; « Saint-Louis, son gouvernement et sa politique », Tours-Paris, 1887, illustré ; « Le treizième siècle littéraire et scientifique », Lille-Tournai, id. ; « L’Art d’enluminer », Paris, id. ; « La Société au treizième siècle », id., 1880; « Inventaire des titres de la maison de Bourbon » (pour les Archives Nationales), id., 2 vol., 1874; « Vie de Jésus- Christ du XVe siècle », avec miniature, id., 1870, etc., etc.

Lefèvre (Charles), publiciste et paléographe français, né, à Gand (Belgique), le 16 décembre 1814, de parents français et sur un territoire français, la Belgique, en 1814, faisant partie de l’empire français. Reçu licencié en droit,

à la Faculté de Paris, le 31 juillet 1838, M. L. collabora d’abord à V Encyclopédie du droit de MM. Sebire et Carteret (1841-42). Le 14 avril 1842, il fut attaché à la Commission royale d’histoire de la Belgique et chargé de concourir à la rédaction de la table analytique des chartes et diplômes. Employé, de 1845 à 1849, aux archives du royaume, à Bruxelles, il collabora au recueil des actes des Etats généraux de 1600, déchiffra, transcrivit la plupart des pièces, et rédigea la table analytique qui forme plus de cent pages. Dans la préface de ce recueil de documents publiés sous les auspices de la Chambre des représentants, M. Gachard, archivistegénéral, rend témoignage des aptitudes paléographiques de M. L. qui avait été pour lui un auxiliaire laborieux et dévoué. En 1851, M. L. entra à la rédaction de la Patrie , qu’il quitta en 1866, avec M. Cucheval-Clarigny, pour accepter les fonctions de secrétaire de rédaction à la Presse. Dans la dernière période de la Commune, après le départ de M. J. J. Weiss, il resta, sous la direction de M. Heilbronn, seul chargé de la composition du journal. Un article sur la fameuse déclaration de Jules Favre: « pas un pouce de notre territoire, pas un mur de nos forteresses », lui valut d’être violemment pris à partie et brutalisé par un fédéré. C’est peu de temps après que la Presse , dont le directeur M. Jules Mirés était à Marseille, fut supprimée. En 1871, Henri Vrigüault appela M. L. au Bien Public , où il remplit, pendant trois ans, les fonctions de secrétaire de rédaction. Il suivit M. Vrignault dans sa retraite, et entra, peu après, comme secrétaire de rédaction, au Constitutionnel. A la mort de son directeur, M. Gibiat, il passa au Pays, où il ne resta qu’un an, pour rentrer, une dernière fois, au Constitutionnel dont la propriété venait d’être cédée à M. Henri de Houx. M. L. est officier d’ Académie, commandeur de l’ordre d’Isabelle la Catholique, chevalier de Saint-Stanislas, officier du Medjidié, etc.

Leffler (Anne-Charlotte), connue aussi sous le pseudonyme de Edgren, femme-auteur suédoise, née, le 1er octobre 1849, à Stokholm. Nous avons de cet auteur en librairie: « Ur Lifvet Ier », 1882; « Ur Lifvet IIe », 1883; « Sanna Kvinnor », comédie, id. ; « Ur Lifvet IIIe », id. ; 2rae éd., 1889; « Hur man gôr godt », comédie; 1885; « Ur Lifvet IVe »; « Sommars-aga », roman, 1886 ; « Kampen for Lyckan », drame,

Léontias (Sapho), femme-auteur hellène, née, à Smyrne, en 1833, où actuellement elle dirige un pensionnat. Mrae L. est la seule femme en Grèce qui connaisse à fond le grec antique. Nous avons d’elle : « La femme dans l’ancienne tragédie » ; « Histoire de l’empereur Constantin le grand » ; « L’Economie domestique » ; et une collaboration suivie au Journal des Dames d’Athènes.

Lepage (Auguste), journaliste et romancier français, né, à Mauvages, dans le département de la Meuse. Fils de cultivateurs, il fréquenta l’Ecole communale, reçut du curé du village des leçons de latin. Il vint à Paris pour compléter ses études. Il fut d’abord secrétaire d’un ingénieur des chemins de fer avec lequel il voyagea dans tout le centre de la France, puis employé chez un marchand de fer à Paris. Le soir, il suivait les cours du conservatoire des arts et métiers et de l’association phylotechnique. Il fonda, en 1861, un journal industriel le Moniteur du Bâtiment , où écrivirent MM. Henri de Lapommeraye, alors petit employé à l 'Hôtel de Ville; Édouard Drumont qui devait plus tai-d se faire une célébrité avec la France juve; Louis Lacour qui a publié des éditions du XVIIe siècle et qui sous le nom de La Pijardïére devint archiviste de l’Hérault. M. L. a débuté dans le roman par une nouvelle qui parut à V Illustration des Dames , il a écrit à la Lecture , à la Revue bibliographique. En 1866, il prit la gérance du Courrier français , dont M. Vermorel était le directeur politique. En 1868, il quitta le journalisme et ne s’occupa plus que de littérature. M. L. a publié des ouvrages historiques. Citons : « Histoire de la Commune de 1871 »; « Récits sur l’Histoire de Lorraine » ; « Récits sur l’Histoire d’Alsace » ; « Nos frontières perdues » ; « Les Sièges Héroïques » ; « Voyage de Laponie » de Regnard, avec notes et préface; « Mémoire de l’élection de l’empereur Charles VII en 1741 », avec préface et notes; « Les Boutiques d’esprit, grands journaux et librairies »; « Les Dîners artistiques et littéraires »; A ces volumes, il faut ajouter des romans et des nouvelles parus dans le Constitutionnel, le Pays, la Patrie, la Loi, la Liberté, V Illustration, le Monde illustré, la Revue de la Mode , la Chasse illustrée, la Revue de France, le Journal illustré, le XIXe Siècle, le Foyer, la Revue du Monde catholique, le Gaulois, le Bulletin de la Société des gens de lettres, etc., etc. Il avait publié aussi un roman : « Le Roman d’un Parvenu », qui reparut sous le titre de « Mario »; puis vinrent : les « Cafés artistiques et littéraires » ; « Mademoiselle de Merville » ; « Voyage aux pays révolutionnaires » ; « La Sirène del’Argonne »; « Le roman d’un gentilhomme »; « Une vie d’artiste » ; « L’Odyssée d’une comédienne » ; « Caprice de marquise », traduit en russe et en hongrois ; « Une Déclassée » ; « La Dame de l’île », etc., etc.

Lesser (Adolphe), toxicologiste allemand, docteur en médecine, professeur de toxicologie à l’université de Breslau, né, le 22 mai 1851, à Stargard, en Poméranie, fit ses études au gymnase de son pays natal et à l’Université de Berlin; a été, de 1876 à 1886, assistant à l’institut de médeciue légale de cette capitale, et de 1879 à 1886, médecin à l’hôpital Klemmann de

Page 1