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pasteurs nombreux et distingués. Sarab Whitaker, descendait par sa mère d’un frère de Robert Bruce, roi d’Ecosse. Après avoir étudié l’architecture, il y renonça pour se vouer au Saint-Ministère, et après de brillantes études au Collège de Lancashire, il 'fut diplômé en 1847 par l’Université de Londres et consacré l’année suivante. Il fut successivement pasteur à Sunderland, à Leicester, à Hadleigh, quand il vint à Paris en 1871, et visitant le quartier de Belleville tout fumant des dernières convulsions de l’insurrection, il eut l’occasion de s’entretenir avec des ouvriers qui lui parurent disposés à écouter l'Evangile simplement prêché. Quelques mois après, il ouvrait une réunion morale, bientôt suivie de la fondation de salles nombreuses tant à Paris que dans les départements. Les ouvriers français apprécièrent l’ardeur de son zèle, la largeur de son cœur, la cordialité de ses manières, qui lui assurèrent une popularité de bon aloi dans les quartiers excentriques qui avaient été la forteresse de la Commune. Les séances se composent de cantiques populaires aux mélodies vives et entraînantes accompagnées sur 1 harmonium de la lecture de l’Evangile, de simples allocutions religieuses faites par deux ou trois orateurs, et comme conclusion, d’une courte prière. Les orateurs français ont pour unique consigne d’être brefs et de ne parler ni de politique, ni de controverse. Aux salles des conférences sont annexés des ouvroirs pour procurer du travail aux femmes pauvres, des dispensaires pour les malades, des écoles pour les enfants, des bibliothèques populaires, des visites à domicile, des réunions de chant, des études bibliques, etc. Des conférences sur des sujets religieux, dans de grandes salles publiques par des orateurs bien choisis, ont donné à l’œuvre une grande et nouvelle extension. Si M. M. a l’esprit d’entreprise qui caractérise sa race, il est français, il sait se rendre compte des besoins spéciaux et du génie propre de la Erance. Il est franchement évangélique, sans étroitesse sectaire et sans excentricité. La Société d’encouragement au bien et la Société libre d’instruction lui ont décerné des médailles d’honneur. M. d’Haussonville et M. Maxime du Camp, de l’Académie française, en ont parlé avec éloges dans la Revue des Deux- Mondes. En 1877, il a été nommé membre de la Société linnéenne. Il a publié des rapports annuels très complets sur son œuvre, avec des introductions par M. Rousseau-Saint-Hilaire, membre de l’Institut, des recueils de cantiques populaires et des instructions pour ses collaborateurs. Cette entreprise de moralisation des masses laborieuses est assurément la plus vaste et la plus heureuse qui ait été tentée de nos jours en Erance.
Mackinnon (Donald), philologue écossais, professeur de littérature celtique à l’Université
d’Edimbourg, né, à Colonsay, le 18 avril 1839 ; on lui doit une longue série d’articles sur les proverbes Gaéliques et la littérature Gaélique insérés à la revue The Gael.
Maclagan (Douglas), médecin écossais, professeur^ de jurisprudence médicale à l’Université d’Edimbourg, né, le 17 avril 1812, à Ayr; en dehors de nombreux articles et essais, il a publié en 1850 : « Nugæ Canoræ Medicæ » ;
« Lays, The Poet-Laureate of the New Town Dispensary ».
Mailaud (Oscar), écrivain hongrois, né, en 1858, à Algyégy, comitat de Hunyad. Après avoir achevé ses études universitaires de philosophie et de littérature moderne, il apporta tous ses ^ soins aux études ethnographiques. Dans ce but il visita les musées de Paris et ceux d’Allema- • gne. Actuellement il est attaché à l’école royale ■ de Déva. On lui doit: « Etudes ethnologiques par rapport au peuple roumain », publiées à VAusland ! ( Mittheilungen der Anthropologischen Gesellschaft in Wien ) ; « Culte du soleil et de la lune chez les Romains » ( Revue philologique hongroise). Diverses études ethnographiques roumaines dans les journaux: Nemzet , Povinosi lapok , Arad h ' Vidécke , Kolozsvâr. En ce moment il recueille des dates devant servir à la publication prochaine d’une mythologie roumaine. Membre de la Société historique et archéologique du comitat de Gungad, aux assemblées de laquelle il lit de temps à autre ses articles.
Majlâtli (Albert de Székhely), d’une famille d’ancienne noblesse hongroise, né, le 18 juin 1831, à Andràsfalva, département de Liplo, prit du service dans l’armée hongroise en 1848-49, où il resta en qualité d’officier de la garde nationale , jusqu’à la fin de la guerre, présent à dix-sept combats, prisonnier de guerre, 1849-1850 ; il ■ devint géomètre, puis il s’appliqua à la littérature et à des études d’histoire et de physique. Après le rétablissement de la constitution hongroise en 1867, il fut élu premier no- • taire, puis sous-palatin (préfet) du département de Liplô. En 1879, il devint garde-en-chef de la bibliothèque Széchény au Musée national, où il est encore en activité. M. M. est d’une universalité et fertilité extrême. En dehors de plusieurs volumes de poésies et de nouvelles, nous avons de lui quatre essais sur d’histoire littéraire, sept sur l’économie politique, quatre de science physique, quatorze d’archéologie, dixsept d’histoire, huit de héraldique et dix-huit d’autres matières scientifiques. En outre, dixneuf ouvrages plus étendus ont paru de lui séparément.
Marcelin (Frédéric), homme de lettres haïtien, secrétaire de légation à Washington, député de Port-au-Prince en 1882, aujourd’hui président du tribunal de commerce de la même ville, né, à Port-au-Prince, République d’Haïti, fit toutes ses études au Lycée National de cette
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ville. M. M. a fondé plusieurs journaux, entr’autres : le Réveil en 1867, journal qui entreprit la tâche ingrate d’éclairer le pouvoir tout en calmant 'les impatiences de l’opposition libérale. Il a collaboré à V Opinion Nationale, et de 1880 à 1883, a été un des principaux rédacteurs de Y Œil. Il a publié en 1878, chez A. Lemâle aîné, Havre, sur Ducas Hippolyte, poète et publiciste haïtien, une étude complète qui donne un tableau saisissant de l’état social de la République noire de 1858 à 1868. L’auteur passe en revue, à grands traits, les pérjpdes de Soulouque, de Geffrard et de Salnave. Il fait une vive peinture de l’horrible guerre civile qui désola le pays pendant deux ans. Il a publié, chez Joseph Kugelmann à Paris, en 1887, un volume intitulé: « La politique », où il a tracé en quelque sorte l’histoire du parti national, un des deux partis qui se partagent Haïti, et les principes sur lesquels il s’appuie et devrait s’appuyer. Il a réuni aussi en volume les principaux discours prononcés par lui à la Chambre en 1882. On y remarque surtout son célèbre plaidojœr en faveur des indemnités haïtiennes.
Margisay (Didier), romancier hongrois, né, à Ujfeherto, en 1841, fit son droit et s’adonna à la littérature. Parmi ses meilleurs ouvrages, citons : « Les âmes tuées »; « Le héros Paul »; « Le bon Dieu », romans ; « La note de 1000 florins », vaudeville.
Maurage (Maurice-Augustin), romancier et journaliste belge, né, à Hautes-Wihéries, en 1828. Il a publié: « Geneviève de Sickingen », Bruxelles, 1854; « Diane de Poitiers », id. , 1855; « La duchesse d’Éstampes », id., id.; « Le capitaine des gueux », id., 1858; « Le Sanglier des Ardennes », id., id. ; « Les jeux du hasard », id., 1858; « Le ruward », id., id.; « Le froc et l’épée », id., 1859 ; « Madame de Châteaubriand et François Ier », id., id. ; « Les deux confrères, ou la revanche de Pavie », id., id. Son dernier roman, « L’Esprit de parti »; parut en 1859 dans L’Étoile belge , et depuis lors l’auteur s’est donné tout entier au journalisme.
Mayo (Guy), écrivain militaire italien, né, à Turin, le 28 juin 1865. Nommé sous-lieutenant au 26me régiment d’infanterie en 1884, lieutenant en 1887, transféré au Collège militaire de Florence en 1890. Suivant avec intérêt le mouvement scientifique de l’époque en rapport à la constitution des armées modernes et à leurs services logistiques, il publia : « La campagna degli Inglesi al Sudan contro il Mahdi », 1887; « Le rivalità coloniali dell’Inghilterra e délia Russia », 1888. En préparation pour paraître prochainement: « Storia militare dell’Italia »; « Corne si condurrà la guerra moderna » ; « La guerra del Monténégro contro i Turchi ».
Mismer (François-Charles), homme de lettres français, est né, à Strasbourg, le 7 octobre 1836. S’étant engagé à 17 ans, il servit 10 ans
à l’armée et a fait la Campagne de Crimée ainsi que celle du Mexique. De retour en Europe, il a rédigé à Constantinople le journal La Turquie jusqu’au moment où le grand Vizir Aali- Pacha le prit pour secrétaire particulier. C’est en cette qualité que M. M. accoinpngna le célèbre homme d’État dans l’île de Crète pendant l’insurrection de 1867. M. M. a aussi dirigé pendant longtemps la mission scolaire égyptienne en France. Les services rendus à la Turquie, à l’Égypte et à la Perse, lui ont valu de hautes distinctions honorifique de ce pays. Nous avons de cet auteur en librairie: « Soirées de Constantinople » ; « Principes sociologiques » ; « L’art de battre les Prussiens » ; « Mémoire sur la réforme des méthodes et des programmes d’enseignement »; « Souvenirs d’un Dragon de Crimée »; « Dix ans soldat »; « Souvenirs de la Martinique et du Mexique ». Il a collaboré, pendant 5 ans, à la Revue de la Philosophie positive, avec M. Littré.
Molitor (Charles), écrivain allemand, docteur en philosophie, né, le 5 avril 1848, à Langenbrücken (Baden). Depuis 1875, il est employé aux bibliothèques de l’État et actuellement il occupe la place de bibliothécaire à l’Université royale de Gœttingue. On lui doit: « Der Verrath von Breisach, 1639 », Iéna, 1875, et plusieurs nouvelles publiées après 1876, parmi lesquelles nous citerons: « Gundomar », et « In Feindesland », qu’on lit toujours avec un vif plaisir.
Momiier (Marcel), voyageur et écrivain français, né, à Paris, le 8 février 1853, a fait représenter avec succès en 1878 une charmante comédie en vers , au 3rae Théâtre Français : « L’Auberge du Soleil d’or ». Après avoir voyagé successivement dans la Péninsule Scandinave jusqu’à l’Océan glacial, les îles Britanniques, l’Espagne, la Côte d’Illyrie, la Dalmatie, le Monténégro, il a parcouru l’Amérique du Nord, les Antilles, l’Australie et la Birmanie. Il a même été un des derniers voyageurs européens visitant la Birmanie avant la conquête de ce pays par les anglais. En 1886, il s’est rendu du Pacifique à l’embouchure du fleuve des Amazones, à travers les Cordillères Péruviennes et Equatoriennes. Ce long et périlleux trajet qu’il est parvenu à faire, accompagné seulement de quelques Indiens, lui a permis de relever le cours inférieur du Rio Pastaza et de ses lacs et canaux latéraux. M. M. a publié les relations de plusieurs de ses voyages. On a de lui : « Iles Havaï. Un printemps sur le Pacifique », Paris, Plon, 2me éd., 1888, couronné par l’Académie Française; « Des Andes au Para », un fort vol. in 8°, Plon, 1889. Le style de l’écrivain, ferme et coloré, donne un singulier attrait à la lecture de ces pages. Certains chapitres sont de véritables chefs-d’œuvre. Tel « L’île de Misère », dans les îles Hawaï. M. M. a en outre collaboré aux Bulletin de la Société de géographie de Pa-
ris et du Club Alpin français. Il a publié, entr’autres, « L’ascensiou au grand volcan mexicain, le Popocatepetl ».
Monod (Gabriel-Jacques-Jean), éminent publiciste et historien français, né, au Hâvre, le 7 mars 1844, a fait ses études au Collège du Hâvre; il est entré à l’École normale supérieure en 1862, en est sorti en 1832 ; a voyagé en Italie et en Allemagne en 1866-67-68. Professeur d’histoire à l’Ecole des Hautes-Études depuis 1868; maître de conférences d’histoire à l’École normale supérieure depuis 1880, il a fait la campagne sous Metz, à Sédan et sur la Loire comme ambulancier. Il est officier de l’instruction publique; membre du comité des travaux historiques ; membre de la commission des archives diplomatiques ; membre étranger de la Société générale d’histoire suisse ; membre étranger de la Société d’histoire de la Suisse romande ; membre correspondant de l’Académie des sciences de Munich. Nous avons de lui : « Allemands et Français, souvenirs de campagne », Paris, Fischbacher, 1871; 2me éd., 1872; « Études critiques sur les sources de l’histoire Mérovingienne. lre partie : Grégoire de Tours et Marius d’Avenche », id., Vieweg, 1872; 2e partie: « Texte de la compilation dite de Frédégaire », id., id., 1885; « Jules Michelet », id., Fischbacher, id.; « Bibliographie de l’histoire de France », id., Hachette, 1888;
« Petite histoire universelle, récits et biographies historiques », en collaboration avec M. G. Dhombre, id., Alcan, 1883 ; « Histoire de France jusqu’à l’avènement de Louis XI » (en collaboration avec P. Bondois), id., Alcan, 1884;
« De la possibilité d’une réforme de l’enseignement supérieur », id., Leroux, 1876; « Les origines de l’historiographie à Paris », dans les Mé- ' moires de la Société de l'histoire de Paris , id., 1877;
« Du lieu d’origine de la chronique dite de Frédégaire » (dans les Mémoires de la Société générale d'histoire suisse ), 1880; « Sur un texte de la compilation dite de Frédégaire relatif à l’établissement des Burgondes en Gaule », dans les Mélanges des Hautes études , 1873; « Le Parænesis ad judices de Théodulf », dans les Mélanges Review, 1887 ; « Les Réformes de l’enseignement secondaire et l’École alsacienne », Paris, Cerf, 1886. Il a traduit de l’allemand : l’« Histoire critique des règnes de Childerich et de Chlodowech par W. Junghaus », avec introduction et notes, Paris, Vieweg, 1879; il a traduit de l’anglais, en collaboration avec M. Auguste M., son frère, l’« Histoire du peuple anglais de J. R. Green », Paris, Plon, Nourrit et Cie, 1888 ; il a fondé en 1876 la Revue historique qui paraît tous les deux mois, chez Alcan, et lui a fourni de nombreux articles ; il a été, de 1873 à 1888, un des directeurs de la Revue critique , à laquelle il collabore depuis 1868 ; il a été en 1874 un des fondateurs de l’École alsacienne; il a fondé eu 1882 la Société historique (Cercle
Saint-Simon) qu’il a présidé de 1882 à 1888; il a été, pendant 4 ans (1874-78), le correspondant littéraire de l 'Academy de Londres; il est, depuis 1878, le correspondant politique et littéraire de la Contemporary Review de Londres ; il a fourni en 1871 au Journal du Hâvre une longue série d’articles sur la Réforme de V enseignement primaire ; il a collaboré à la Nouvelle Revue , au Courrier littéraire , à la Revue Bleue , à la Revue Chrétienne , à V Illustration Universelle de Lausanne, au Mac-Millan Magazine de Londres, à Y Avenir National , à Y Opinion Nationale , au Moniteur . Universel , au Journal Officiel , au Temps , au Journal des Débats , à la Presse de Vienne; il a fourni des articles au Dictionnaire de Pédagogie de Buisson et à Y Encyclopédie des Sciences religieuses de Lichtenberger.
Morpurgo (Charles-A.), né, au Caire (Égypte), le 20 juin 1848, homme de lettres et poète italien. En dehors de ses nombreux essais poétiques « Mosaico poetico », il a publié plusieurs ouvrages dramatiques, entr’autres: « Cajo Marzio Coriolano », que l’auteur intitule « Scènes Romaines », en 5 actes ot en vers, et dans lesquelles le style est à la hauteur du sujet; d’après le jugement de plusieurs critiques, du le regretté Filippo Filippi entr’autres, cet ouvrage est un petit chef-d’œuvre. Plusieurs romans d’actualité, tel que: « Ananké »; « Un Incontro Fatale », publiés à Ravenne chez E. Lavagna. De nombreux essais littéraires de tout genre sont à ajouter l’actif de cet écrivain.
Morsier (Édouard de), jeune critique de talent, français, fils d’une dame que les pauvres de Paris ont souvent bénie. Après plusieurs voyages d’étude et un long séjour en Allemagne, il vient de publier à la Librairie Académique de Paris un excellent livre de critique intitulé :
« Romanciers allemands contemporains ».
Muirhead (James) , jurisconsulte écossais , professeur de droit civil à l’Université d’Édimbourg, né vers l’année 1830. En dehors des articles insérés aux revues, il a publié : « Notes on the Marriage Laws of England, Scotland and Ireland, with Suggestions for their Amendment and Assimilation », Édimbourg, 1862 ; « Institues of Gaius and Rules of Ulpian, with Translations, Notes, etc. », 1880.
Miilluer (Laurent), philosophe autrichien, professeur de philosophie chrétienne à l’Université de Vienne, est né, le 29 juillet 1848, à Grossgrillewitz en Moravie, fit ses premières études à Znaim et à Nikolsburg, étudia la théologie et la philosophie à l’Université de Vienne, où en 1876 il fut promu docteur en philosophie. Nommé en 1880 Docent et en 1883 professeur extraordinaire à l’Université de Vienne, il n’y devint professeur ordinaire qu’en 1887. On lui doit: « Wilhelm Rosenkrantz’s Philosophie », Vienne, 1887 ; « Literatur- Kunste- Kritische Essays », id., id.
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