MET
le, novelle e lettere » ; « Ragionamenti e dialoghi di morale e di critica letteraria e sermoni », écrits choisis des oeuvres de Gaspard Gozzi, avec une « Notizia su la vita e le opéré dell’autore », Florence, Barbèra, 1876-77; « Istituzioni di letteratura », id., id., 1874-75; « Trajano Boccalini e la letteratura critica e politica del seicento », id., id., 1878 ; « Gli amori di Giacomo Leopardi » ; « Il verismo nella poesia di Giacomo Leopardi » ; « La conversione letteraria di Giacomo Leopardi e la sua cantica giovanile » ; « San Francesco, Dante e Giotto » ; « La Biblioteca Leopardiana in Recanati » ; « Su la vita e le poesie di Luigi Mercantini » ; « Manuale délia letteratura italiana nel secolo decimonono », Florence, Barbèra, 1882-87 ; « Lettere amorose inédite di Antonietta Fagnani », id., id., 1884; « Le poesie di Giacomo Leopardi », id., id., 1888; « Le poesie di Alessandro Manzoni », id., id., 1888, avec notes et commentaires. Une traduction « Le 14 filippiche di Cicerone », Florence, Sansoni, 1877-80, avec notes et commentaires.
Mesturini (Erasio), marin italien, né, en 1847, près de Casale en Piémont, quitta le service actif en 1886. Ii est auteur de deux brochures très intéressantes sur la question navale italienne; la plus importante est « Salvate la marina », Livourne, Giusti, 1888.
Mettetal (Auguste), pasteur et publiciste français, né, le 9 mai 1825, à Glay, dans le département de la Haute-Saône, d’une famille originaire du pays de Montbéliard et qui a fourni plusieurs serviteurs dévoués à l’église luthérienne, fut élévé à l’institut évangélique de son village par le vénérable pasteur Jaquet qui détermina sa vocation religieuse, poursuivit ses études à l’école modèle de Montbéliard et au gymnase de Strasbourg. Le retard apporté à sa connaissance du latin et du grec qu’il ne commença qu’en 1844, à l’âge de 19 ans, ne l’empêcha pas d’obtenir trois ans après, en 1846, son diplôme de bachelier ès-lettres. La these qu’il présents en 1849 comme candidat au saint— ministère portait pour titre: « De la religion dans les circonstances actuelles ». Plusieurs semestres passés en Allemagne, aux Universités de Bonn, de Tubingue et de Halle, complétèrent son développement scientifique. Sa carrière pratique, qui s’est accomplie tout entière à Paris, s ouvrit sous les auspices de M. Louis Meyer. D’abord suffragant de l’illustre Verny, puis pasteur à plusieurs paroisses de la banlieue, M. M. est attaché aujourd’hui à l’église des Billettes; nommé en 1865 inspecteur ecclésiastique, il préside depuis 1878 les délibérations du Consistoire luthérien. Parmi les brochures sorties de sa plume, nous mentionnerons: « Lettre au Consistoire supérieur », 1861 ; « Discussion du Consistoire supérieur sur les droits des fidèles », 1863; « Le radicalisme protestant de Strasbourg », 1865.
MEtr
Metzger (Jean-Jacques), historien suisse, né, le 10 novembre 1817, à Viblingen, village du Canton de Schaffouse, où son père remplissait les fonctions pastorales, se rendit en 1839 à l’Université de Tubingue pour y suivre los cours de F.-C. Baur sur l’histoire de l’église, en 1840 à Bonn où il se livra de préférence aux recherches philologiques et eut pour professeurs Nitzsch, Brandis, A.-G. Schlegel. Un court séjour à Berlin lui fournit l’occasion d’entendre Neander et Karl Ritter. Ses études terminées, M. M. revint en Suisse, entra au service de l’église évangélique et occupa successivement les postes de Herblingen (1842) et de Neuhausen près de la chute du Rhin (1860), où il réside encore aujourd’hui. Les questions pedagogiques absorbèrent de bonne heure une part considérable de son activité ; en 1843, il fut nommé inspecteur des écoles ; en 1851, membre de la commission scolaire cantonale et professeur au gymnase pour l’enseignement religieux (il se démit de ses dernières fonctions en 1885) ; en 1861, antistès ou président de l’église réformée de Schaffouse et membre de la commission chargée d’examiner les candidats au saint ministère; en 1856, il fonda avec quelques amis la Société d’histoire et d’archéologie de Schaffouse et en présida les séances jusqu’en 1886. Parmi les nombreux travaux historiques de M. M. nous indiquerons : « Jean- Jacques Ruegg, le chroniqueur de Schaffouse », 1859 ; « La première alliance conclue en 1454 entre Schaffouse et la Confédération Suisse », 1863 ; « Les relations ecclésiastiques de Zurich avec les cantons avoisinants et en particulier avec Schaffouse », 1865 ; « Histoire de la paroisse de Burg près de Stein », 1867 ; « Comparaison entre l’idée chrétienne du mariage et la législation matrimoniale suisse », 1867 ; « Histoire de la Bibliothèque municipale de Schaffouse », 1871 ; « Histoire de la Société musicale de Schaffouse », 1876 ; « Histoire des traductions allemandes de la Bible en Suisse depuis la Réformation jusqu’à nos jours », id.; « Histoire du Canton de Schaffouse pendant la guerre de Trente Ans », 1884. M. M., en récompense de ses beaux travaux sur l’« Histoire ecclésiastique pour l’Université », Zurich, fut créé en 1888 théologien honoris causa. Il collabore à la Faculté ecclésiastique de Hasenbach, à la Gazette d’Augsbourg et à la Revue historique de Sybel.
Meuleinans (Auguste), publiciste belge, né, à Bruxelles, en 1832. Après des études solides, tournées particulièrement vers l’histoire, la géographie commerciale et l’économie politique, M. A. M. fit paraître en 1864 un ouvrage intitulé: « La Belgique, ses ressources agricoles, industrielles et commerciales », puis une série de monographies sur les républiques ispano-américaines peu connues en Belgique ; à la suite
de ces publications, il fut nommé vice-consul et puis consul de l’Equateur, de Costa-Rica et des États-Unis de Venezuela ; consul, puis consulgénéral de Nicaragua, du Paraguay, secrétaire de la légation de Nicaragua à Paris, de celle des États-Unis de Colombie à Madrid ; délégué, à plusieurs reprises, par la plupart de ces États, ainsi que par la Belgique, à la conférence diplomatique de Berne pour la protection de la propriété artistique et littéraire ; délégué aux Congrès internationaux de géographie commerciale, hygiène et sauvetage; au congrès des américanistes de Nancy, Luxembourg, Bruxelles, Madrid, Venise, etc. Pendant la guerre de 1870-71, M. M. fut un des premiers qui répondit à l’appel de la Société internationale de la Croix rouge pour secours aux blessés de terre et de mer, dont le comte de Elavigny était président. Nommé correspondant du journal de la Société : La Charité sur les champs de bataille, il visita les ambulances les plus éprouvées, Metz, Sédan, etc. En récompense, le Gouvernement français lui décerna la Croix de bronze, et toutes les sociétés humanitaires de France eurent à cœur de l’admettre comme président d’honneur. La Société des Volontaires de 1870- 71 lui décerna également le brevet de membre d’honneur. En septembre 1878, M. M. remplit les fonctions de délégué du Gouvernement belge au Congrès de géographie qui eut lieu à Paris à l’occasion de l’Exposition universelle. Son rapport eut les honneurs de l 'Officiel de Bruxelles. Ce fut à cette époque qu’il fonda, à Paris, avec le concours d’un certain nombre de notabilités diplomatiques et consulaires, le journal Le Moniteur des Consulats. Aujourd’hui, M. M. est agent commercial de la République de l’Équateur, consul-général du Paraguay à Paris, directeur de la j Revue diplomatique. Il fait partie de la Société des gens de lettres ; il est membre correspondant des sociétés de géographie de Paris, Bordeaux, Marseille, Genève, Amsterdam, Vienne, Madrid, Porto, Tokio, etc. Il est grand officier, commandeur et chevalier de plusieurs ordres, membre correspondant de l’Académie Royale des sciences et lettres de Portugal.
Meyer (Charles), né le 19 juin 1842, professeur à l’Université de Bâle pour la langue et la littérature allemandes, est l’auteur des ouvrages et articles qui suivent : « Recherches sur la vie de Reinmar Zwetez et de père Werner », Bâle, 1866 ; « La légende de Dietrich dans son évolution historique », id., 1868 ; « La langue et les monuments philologiques des Lombards », Paderborn, 1877; «La superstition au moyen-âge et dans les siècles qui suivirent », Bâle, 1884; « La légende de Wielard », Germania, 1869; « Le chant de Hildebfand », id., 1870 ; « Les chants de l’empereur Henri VI », id., 1871; « Essais de mythologie germanique », id., 1872 ; « Fragments de poèmes en moyen
haut-allemand, extraits de la collection de Bâle », id., 1878 ; « Matériaux pour la connaissance de la langue lombarde », id., 1874 ; « La légende de Tell » ; « Études germaniques », 1872 ; « Le drame religieux et l’art ecclésiastique », Revue trimestrelle de Serger pour la littérature et la civilisation de la renaissance, 1885 ; « Jeux et plaisanteries de carnaval aux XVe et XVIe siècles » ; Revue pour l'Histoire Universelle, 1886; « Les illustrations de la Bible pendant la 2me moitié de XVIe siècle », id., 1887.
Meyer (Conrad), poète suisse, né, le 3 septembre 1824, au village zuricois de Winkeln près Bulach, ne reçut d’autre instruction que celle donnée à l’école primaire et fut obligé par les circonstances d’entrer tout jeune encore dans la burocratie cantonale. D’un poste modeste à la chancellerie de son arrondissement, par lequel il débuta en 1839, il réussit par sa capacité et son zèle à s’élever à ceux beaucoup plus importants de président et greffier communal (1851), puis de juge à un tribunal de district (1859). La compagnie d’assurance mobilière suisse l’a choisi en 1862 pour son principal agent dans le canton de Zurich. M. M. a fait paraître: en 1848 un « Recueil de poésies écrites en dialecte suisse », 2me éd., 1860; en 1849 des « Hymnes religieux »; en 1848 des « Chantes de jubilé »; en 1854 un poème héroïque « La Vierge d’Orléans »; en 1856 les « Chants de la pauvreté », 2rae éd., 1872; en 1857 « Le voyage scolaire », 3ine éd., 1880; en 1872 le « Dialogue de Bantli avec Hans le tisserand »; de 1876 à 1880 les « Dialogues polémiques ». Deux feuilles littéraires ont été publiées avec sa collaboration et sous ses auspices; de 1858 à 1862 le « Calendrier républicain » ; de 1859 à 1862 le « Calendrier domestique zugois ».
Meyer (Conrad-Ferdinand), poète et romancier suisse, né, le 12 octobre 1825, à Zurich, d’une vieille famille du patriciat, fils d’un conseiller, reçut une éducation littéraire des plus complètes par les soins de sa mère, femme de haute intelligence et d’un grand cœur. Ses parents le destinaient à la jurisprudence, mais le mauvais état de sa santé l’empêcha de mener à fin les études commencées dans ce but. L’histoire et la philologie ne tardèrent pas à l’occuper entièrement. De longs et fréquents séjours à Paris et dans la Suisse française (soit à Genève, soit à Lausanne), plus tard en Italie (Rome, Florence, etc. etc.), lui permirent de s’initier profondément à la culture romane et d’en apprécier les bienfaits. Dans sa patrie même M. M. menait une existence retirée, exclusivement consacrée aux recherches historiques, d’abord au Seehof Merlen, puis à partir de 1877 au château de Kilchberg près de Zurich. L'Université de cette ville lui a conféré en 1880 le diplôme de Dr phil. honoris
causa. Après son mariage avec la fille du colonel Ziegler (1875), M. M., pour se distinguer de nombreux homonymes, a joint le nom de sa femme au sien propre. Ses débuts littéraires se firent en 1867 par un volume comprenant une vingtaine de « Ballades », qui fut favorablement accueilli du public et obtint l’approbation de Gustave Pfizer. Se succédèrent dans ce domaine, selon l’ordre chronologique: « Romances et tableaux », 1870; « Les derniers jours de Hutten », poème épique, 1871, 6m° éd., 1887 ;
« Engelberg », idylle, 1872, 2me éd., 1886;
« Poésies », 1882, 3me éd., 1887. Avec plus d’éclat encore que dans la sphère lyrique, M. M. s’est affirmé sur le terrain du roman historique grâce à une patiente étude des vieilles chroniques, à une vive imagination qui lui permet de ressusciter les personnages et les événements du passé, à un tact exquis qui écarte de ses peintures toute fausse nuance comme tout alliage moderne. Nous indiquerons en terminant les titres de ses ouvrages les plus connus et les plus estimés: « L’Amullette », 1873, 3me éd., 1882;
« Georges Jenatsch, une histoire des Grisons », 2 vol., 1876, 10e éd., 1887; « Le coup de fou tiré du haut de la chaire », 1880, 8me éd., 1882;
« Le Saint », 1880, 7me éd., 1887; « Plaute dans un couvent de nonnes », 1882; « Le page de Gustave- Adolphe », 1883; «Les souffrances d’un adolescent », 1883, 2me éd., 1883; « Les noces du moine », 1884, 8me éd., 1886; « La dame qui rend la justice » (Die Richterin), 1885, 2me éd., 1885; « La tentation de Pescara », 1887, 2™ éd., 1887.
Meyer (Elard-Hugo), écrivain allemand, né, à Brème, le 6 octobre 1837. Il est directeur du Royalgimnasiam et prof, à l’Université de Fribourg (Baden). Après avoir étudié l’antiquité allemande à Bonn et Tubingue, il se rendit à Berlin, où il eut pour maître le célèbre Müllendorff. Ayant achevé ses études, il revint à Brème et y resta 20 ans comme maître et directeur d’une des écoles de cette ville. Devenu malade, il se retira à Fribourg, où, après un long repos forcé de quelques années, il occupe depuis 1888 la place de prof, de Mythologie Indogermanique. Outre plusieurs articles publiés dans les principales revues allemandes, on a de lui : « Anzeiger fur deutsche Alterthum » ; « Johann Martin Lappenberg », biographie, Hamburg, 1867; « Simplicius Simplicissimus », un épisode de la guerre de 30 ans, Brème, 1874; « Dritter Band zur 4 Ausgabe von I. Grimms Deutscher Mythologie », Berlin, 1878; « Indo- germanische Mythen. », I, Gandharren Kentauren, 1883, Berlin, II, Achilleis, Berlin, 1887; « Homer und die Uias », Berlin, 1887.
Meyer (Ernest von), docteur en philologie et professeur allemand, né, à Cassel (Hesse), en 1847 ; il étudia au Gymnase de Cassel ; en 1874 il devint privât Docent et en 1878 professeur
de chimie à l’Université de Leipzig, où il conserve toujours cette chaire. On lui doit plusieurs travaux très importants parmi lesquels il nous faut citer ceux qui suivent : « Ausführliches Lehrbuch der organischen Chemie », Manusch, 1880-84; « Die Explosivkorper und die Feuerwerkerei », Yieweg und Sohn, 1873, Braunschweig; « Geschichte der Chemie von den àltesten Zeiten bis zur Gegenwart », Yeit und C°, Leipzig, 1889. En dehors de cela, le monde scientifique lui doit aussi un grande nombre de monographies parues dans le Stohmann- Kerl's Handbuch der technischen Chemie , publié par Yieweg und Sohn- Braunschn, et dans le Journal fur praldische Chemie , 1872-1889, dont il est un des plus savants rédacteurs. Ce journal paraît à Leipzig, éd. Barth.
Meyer (George), professeur ordinaire de droit public et allemand à l’université de Heidelberg, né, le 21 février 1841, à Ditmald (Principauté de Lippe). Il fit ses études aux universités de Jena, Heidelberg, Goettingue et Beidin (1860-64). En 1867, il fut admis comme professeur agrégé à l’université de Marburg et en 1872 il y fut nommé professeur ordinaire. Passé en 1875 à l’université de Jena et en 1889 à celle de Heidelberg, toujours en qualité de professeur ordinaire, en 1881, il fut élu membre du Reichstag. On a de lui: « Recht der Expropriation », Leipzig, 1868; « Grundzüge der norddeutschen Kundesrechtes », id., id. ; « Staatrechtl. Erôrtungen über die deutsche Reichsverfassung », id., 1872; « Das Studium des offentlichen Rechtes und der Staatswissenschaften », 1875; « Lehrbuch des deutschen Staatsrechts », Leipzig, 1875, réimprimé, 1887; « Die Verleihung der Kônigsbannes Huld », Jena, 1881; « Lehrbuch des deutschen Yerwaltungsrechtes », 2 vol., Leipzig, 1883; « Die Staatenrechtliche Stellung der deutschen Schutzgebiete », 1888; « Der Antheil der Reichsorgane an der Reichsgesetzgebung », 1889.
Meyer (Gustave), professeur de linguistique comparée à l’université de Gratz, né le 25 novembre 1850 à Gross-Strehlitz (Silésie), fit ses études au gymnase de Oppeln et de 1867 à 70 à l’université de Breslau. De 1871 à 1874, M. M. fut professeur au gymnase de Gotha et de 1875 à 1877 prof, agrégé à Prague. Depuis cette année il réside à Gratz où il occupe la place de prof, de linguistique comparée à l’université de cette ville. On lui doit plusieurs ouvrages de linguistique, parmi lesquels nous nous bornerons à citer les suivants: « Die mit Nasalen gebildeten Prâsensstamme des Griechischen mit vergleichender Berücksichtigung der anderen Indogermanischen Sprachen », Jena, 1873; « Zur Geschichte der indo-germanischen Stammbildung und Déclination », Leipzig, 1875; « Griechische Grammatik », id., 1880, 2e édit., 1886; « Albanesische Studien », 2 brochures, Yienne, i 1883-84; « Essays und StudieD zur Sprachge-
schichte und Volkskunde », Berlin, Oppenlieim, 1885; « Reiseskizzen aus Griechenland und Italien », 1886; « Finnische 'Màrchen », Weimar, 1887 ; « Albanesische Grammatick », Leipzig,
1888. On peut en outre citer une foule d’articles, épars dans un grand nombre de revues et de recueils, comme dans les Kuhn’ s Zeitschrift , Bezzemberger’s Beitr. Zeitsch. fur osterr. Gymn., Archiv für Literaturgesch. Zeitschr. für Roman Philolog., Archiv fier Slav. Philol., Rivista di filolog., Miscell. di filai, e linguistica (Firenze, 1886), Archivio per lo studio delle tradizioni popolari, Deutsche Rundschau , Nord und Süd, Nuova Antologia , etc.
Meyer (Hugo), docteur et professeur en droit à l’Université de Tubingue, né, le 11 février 1837, à Stettin (Prusse). En 1860, il fut professeur agrégé à l’Université de Gœttingue ; en 1865, il fut nommé professeur extraordinaire à Halle et en 1866 il y fut confirmé comme professeur ordinaire. En 1870, il passa dans la même qualité à Erlangen, et depuis 1874 il occupe la place qu’il a actuellement. Ses ouvrages juridiques les plus remarquables sont : « Tbat und Rechtsfrage itn Geschwornengericht », Berlin, 1860 ; « Strafverfahren gegen Abwesende », Berlin, 1869; « Gründzüge des Strafrechts », Intern. Wissenschaf. Bibl., Leipzig, 1873; « Lehbuch des deutschen Strafrechts », Erl., 1875-4-à- 1886; « Die Parteien im Strafprocess. », id.,
1889, Leipzig. M. M. est aussi un des plus actifs collaborateurs du Holtzendorff’ s Handbuch des deutschen Straf processes, voir: Die Hauptverhandlung vor den Schwurgerichten ; das Verfahren gegen Abwesende , 1879.
Meyer (Jean), historien et littérateur suisse, né, le 11 décembre 1835, dans une vieille famille de paysans à Ruedlingen, village de Klettgau (canton de Schaffouse), étudia à l’Université de Bâle la philologie et les antiquités germaniques sous la direction de W. Wackernagel, accepta en 1858 une place de professeur à l’institut Schmidt dans la petite ville de Fellin en Livonie, et profita de la riche bibliothèque Samson pour continuer ses études sur la littérature française, visita en 1862 à Berlin Jacob Grimm et passa la même année quelques mois à Paris. De malheureuses circonstances de famille l’obligèrent en 1863 à revenir à Schaffouse et à y accepter une place d’abord de rédacteur d’une feuille locale, puis de maître à l’école secondaire ( Realschule ). M. M. a transporté à partir de 1869 sa résidence à Frauenfeld en Thurgovie; professeur d’histoire et de littérature au Gymnase, il est, en outre, chargé depuis 1880 de la direction de la bibliothèque et des archives cantonales. L’Université de Zurich lui a octroyé en 1883 le grade de Dr phil. honoris causa. Les ouvrages les plus importants de M. M. sont d’après l’ordre chronologique : « Les coutumes juridiques de la ville de Schaffouse au
XIIIe siècle », 1857 ; « Souvenirs du jubilé de Schiller tel qu’il fut célébré à Fellin en Livonie », 1861 ; « Henri Schwartz, bourgmestre de Schaffouse », 1868; « Grammaire allemande destinée aux classes supérieures », deux cours gradués, 1866; « Klettenberg dans le Klettgau badois », 1866; « La jeunesse de Racine, revue pour l’éducation féminine », Leipzig, 1874; <r Histoire du droit fédéral suisse », 2 vol., 1875- 1878; « Les origines et l’importance du nom en Allemanie », ( Allemania de Berlinger), Bonn, 1879; <l Les trois tentes », essai historique sur l’ancienne agriculture, 1880; « Le cartulaire thurgovien », 1882. M. M. a rédigé en 1871- 1872 la Revue pédagogique suisse.
Meyer (Oscar), savant allemand, docteur en philologie et professeur de physique à l’Université de Breslau, né à Varel sur la Iahde. Il fut reçu docteur en philosophie à Kônigsberg en 1860, et en 1862 professeur agrégé à l’Université de Gottingue. Plus tard, il passa à l’Université de Breslau en qualité de professeur de physique. Parmi ses ouvrages scientifiques, nous devons noter: « De mutua duorum fiuidorum frictione », Regimonts, 1860; « Die Kinetische Théorie der Gase », Breslau, 1877; « Vorlesung über die Théorie der Elasticitât von Franz Neumann », Meyer, Leipzig, 1885. A ses ouvrages, il faut ajouter une foule d’articles épars dans les Annalen der Physik von Poggendorff , et de Wiedmann, ainsi que dans le Crellis journal für Mathematik , dans le Centralblatt für Elektrotechnik , et dans les actes de la Münchner Akademie.
Meyer (Rodolphe-Delangle-Henri), exégète français, né, à la Rochelle, le 16 septembre 1841, fit ses études à Montauban où il soutint pour le baccalauréat et la licence en théologie la thèse suivante: « La régénération d’après Saint-Paul », 1866; « Les discours du quatrième Evangile sont-ils des discours historiques de Jésus? », 1870. Nous possédons de lui: « Le Christ des Évangiles », 1880; « La nouvelle loi sur l’instruction primaire et les cultes non catholiques », 1881. M. M. exerce actuellement le ministère évangélique à la Roche-sur-Yon et préside le consistoire de Ponzahges. Son frère cadet, M. Gustave M., licencié en théologie de Montauban, agent à Paris de la mission intérieure, s’est fait connaître par les deux mémoires critiques : « Sources de l’Évangile de Luc », 1868; « La question synoptique », essai sur l’origine et les rapports des trois premiers évangiles canoniques, 1878.
Meyer (Robert), écrivain autrichien, docteur en droit, vice-secrétaire au Ministère des Finances, professeur d’économie politique à l’Académie commerciale viennoise et privât Docent à l’Université de Vienne. Né, à Vienne, le 8 janvier 1855, M. M. fit ses études au Gymnase et à l’Université de cette métropole et y prit ses
grades en 1877. Il appartient à l’administration | depuis 1876. On a de lui: « Die Principien der gerechten Besteuerung in der neueren Finanzwissenschaft », Berlin, 1884; « Zur Geschichte der Hausversteuern im Deutschen Reiche bei Schanz », voir : Finanzarchiv , II, 1885 ; « Das Wesen des Einkommens », Berlin, 1887.
Meyer de Knonau (Gerold), historien suisse, né, le 5 août 1843, à Zurich, d’une ancienne famille patricienne, autrefois chargée par l’abbesse de Schænuis de l’administration de la métairie de Knonau sur la frontière de Zug et fixée à Zurich depuis le XIVe siècle, petit-fils de l’historien Louis M. de K., mort le 21 septembre 1841, fils de l’archiviste et géographe Gerold M. de K. mort le 1er nov. 1858, entreprit à l’Université de sa ville d’origine ainsi qu’à celles de Bonn, de Berlin et de Goettingue de fortes études historiques et littéraires sous la direction de Budinger, Georges de Wyss, Henri de Sybel, Springer, Jaffe, Waitz. La carrière académique s’ouvrit de bonne heure devant lui: privât Docent en 1867 à l’Universite de sa ville natale, il fut nommé en 1870 professeur extraordinaire, en 1872 professeur ordinaire pour l’histoire générale et directeur du Séminaire historique. La Société d’archéologie le choisit pour son président en 1871 lors de la retraite de Ferdinand Keller, la Société générale d’histoire suisse l’appela en 1874 aux fonctions de secrétaire et le chargea de la rédaction de son annuaire. M. M. de K., siège depuis 1882 au Conseil d’éducation cantonal. Parmi les très nombreux et très importants ouvrages de ce savant distingué, nous nous bornerons à indiquer: « L’historien Nithard », dissertation pour le doctorat, Zurich, 1865; « La guerre fratricide à laquelle se livrèrent les fils de Louis-le-Débonnaire et les quatre livres d’histoire de Nithard », Leipzig, 1866; « L’importance de Charlemagne pour le développement de l’histoire au IXe siècle », Zurich, 1867;
« Atlas historico-géographique de la Suisse », commencé par J.-Ch. Vogelin, continué par son père Gerold M. de K., 1868; « Annuaire pour la littérature de l’histoire suisse », 1867-1868; « Les plus anciens inventaires des abbés de Saint- Gall », 1869; « Les chants historiques populaires de la Suisse au XVe siècle avec cinq chants historiques de l’époque carlovingienne traduits en allemand: appendix », Zurich, 1870;
« Les sources de l’histoire de Saint-Gall », Saint-Gall, 1870-1879; « Le château de Mammertshofen et deux autres tours mégalitiques », avec 3 pl., Zurich, 1871; « Les monuments allemanniques en Suisse », 2 vol., 1873-1876 ;
« La légende de la délivrance des Waldstelten », Bàle, 1873; « Le père Idelfonse d’Arx, historien et chanoine de Saint-Gall », Saint- Gall, 1874; « La vie de Saint-Notker abbé de Saint-Gall », Zurich, 1876; « Les Ekkekarts
de Saint-Gall », Bâle, 1877; « Essais sur le moyen-âge et l’époque moderne », Zurich, 1877;
« Ekhehart’s IV casus Sancti-Galli », fragments de la chronique latine du cloître de Saint-Gall, dans la collection des historiens du passé germanique », Leipzig, 1878; « Souvenirs biographiques de Louis Meyer de Knonau 1765-841 », édités par son petit-fils S. M. de K., Frauenfeld, 1883; « Discours prononcé lors du 4me jubilé de Zwingli », Zurich, 1884; « Chronique d’une famille zuricoise », Frauenfeld, 1884, dans V Almanach Zuricois ; « Livre généalogique d’un jeune zuricois au XVIIe siècle », 1880; « Salomon Vogelin, l’un des fondateurs de l’Almanach en 1858 », notice nécrologique, 1881; « Album in Schola Figurina Studentium », 1883; « Le journal d’un bourgeois de Zurich à l’époque de la révolution française », 1887 ; « Les jours critiques du combat des montagnes pendant la guerre de 1799 », 1887. M. M. de K. travaille en ce moment à une réédition des « Annales de l’Empire germanique sous Henri V », pour la commission historique de Munich. Son abondante et fidèle collaboration est depuis longtemps assurée aux « Recherches sur 1 histoire d’Allemagne publiées à Gœttingue », aux Gottinger Gelehrte Anzeigen , à la Revue historique de Sybel, aux Feuilles trimestrelles du Wurtemberg, à la Revue de la Société historique du Bodensec, à V Éducateur pour l'histoire suisse, à la Biographie allemande publiée à Leipzig, à l'Encyclopédie de Herzog , à Y Encyclopédie pour l'histoire moderne , à laquelle il a fourni tous les articles relatifs à la Suisse.
Meylau (Auguste), pasteur et publiciste de la Suisse française, né, au Brassus (canton de Vaud), le 17 septembre 1818. Il se voua dès l’âge de 22 ans à l’enseignement, d’abord comme instituteur dans un asile fondé par Mme Mallet d’Hauteville, près de Nyon; puis à Paris dans l’école Normale de M. Vulliet, où il passa deux ans de 1845 à 1847, tout en suivant divers cours à la Sorbonne. Employé tour— à-tour dans l’évangélisation de 1844-1845 dans le Var sous le patronage de M. Henri Tronchin et dans l’enseignement à Saint-Etienne de 1847-1848, l’état de sa santé le ramena en Suisse. Après avoir passé 18 mois à la Vallée au service de la Commission d’évangélisation de l’Église libre en 1849, il entreprit, à 31 ans, des études de théologie à la Faculté libre de Lausanne. Consacré en 1852, il fut deux ans évangéliste à Savigny, près Lausanne, puis devint pasteur de l’église libre de Bottens, près Echallens, où il exerce ses fonctions depuis 34 ans. Ses principales publications sont: « La vie de Philippe Melanchton par Ledderhose », librement traduite de l’allemand, 1855; « \ ie de Gaspard de Coligny, amiral de France », 1862; « Dictionnaire biblique populaire »,1869; « Canonicité et inspiration des Saintes-Écritu-