‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 56 sur 496 · MIC MIC · texte numérisé non relu

MIC MIC

santé précaire l'empêche de continuer son œu- I Michaud (Eugène), historien et controversiste vre scientifique si bien commencée. français, né, en 1889, à Pouilly-sur-Saône dans

Micliaelis (Adolphe), professeur d’arcliéolo- le département de la Côte-d’Or, fat consacré à gie à l’Université de Strasbourg, membre de la la prêtrise après de brillantes études au sémidirection centrale de l’Institut archéologique à naire, franchit promptement les degrés inférieurs Strasbourg, né, le 21 juin 1885, à Kiel, étudia à de la hiérarchie, et fat nommé tout jexme en-

Leipzig et Berlin, demeura en Italie (1857-61) core vicaire de la paroisse de la Madeleine à

et obtint la chaire de philologie classique et Paris. Ses aptitudes scientifiques se révélèrent d’archéologie à Tubingue (1865); il est profes- sous le jour le plus avantageux dans la monoseur à Strasbourg depuis 1872; en dehors de graphie: « Guillaume de Campeaux et les Ecoson oeuvre magistrale le « Parthénon », Leip- les de Paris au XIIe siècle », 1867, 2me éd.,

zig, 1871, nous avons de lui : « Geschichte des 1862 ; son libéralisme s’affirma dans les deux

deutschen archeologischen Instituts (1829-79) », brochures ; « L’esprit et la lettre dans la mo- Berlin, A. Asher et Cie, 1879 (aussi en italien: raie religieuse: « a) La piété », 1869; « b) La « Storia dell’Instituto Archeologico germanico, foi », 1870. Les intrigues auxquelles donna lieu Borna, 1879 ») ; « Pausaniæ descriptio arcis le concile du Vatican et la proclamation de l’in- Athenarum ed. O. Jahn. Editio altéra recogn. faillibilité pontificale indignèrent son âme vailab Ad. Michaelis », Bonn, A. Marcus, 1880 (édi- lante et sincère. Uni par les liens d’une étroite tion entièrement refondue) ; « Ancient Marbles amitié avec quelques-uns des plus illustres chamin Great Britain described by A. M., Cambridge, pions du Gallicanisme, confident de l’abbé De- University Press », 1882 ; « Sophoclis Electra guerry et de Mgr. Darboy, il résolut de ne pas

ed. O. Jahn. E. III curata ab Ad. Michaelis », se courber sous le joug, mais plus conséquent

Bonn, A. Marcus, 1882 (beaucoup de change- que ses anciens maîtres, il ne craignit pas d’al-

ments) ; « Apuleii Psyché et Cupido rec. O. 1er jusqu’au bout de ses décisions et se retira

Jahn. Ed. III », Leipzig, Breitkopf et Hârtel, de l’Église Romaine plutôt que de se prêter 1883 (quelques corrections) ; « Verzeichnis der à ce qu’il regardait comme un parjure. Le Con- Abgüsse griechischer und rômischer Bildeverke seil d’État bernois qui cherchait pour sa nouim kunstarchàolog. Institut der Kaiser- Wil- velle Eaculté de théologie catholique des sahelms- Universitât Strasbourg » , Strasbourg, vants de langue française, le nomma en 1875 K. J. Erübner, 1887. Beaucoup de mémoires et à la chaire d’histoire ( et de dogmatique tandis de petits articles en différents journaux archéo- que le Synode de l’Église nationale l’appelait logiques, etc. à la même époque aux fonctions de vicaire-gé-

Michaelis (Othon), économiste allemand, né, néral pour la Suisse Romande. M. M. s’est le 12 septembre 1826, à Lubbeck en Westpha- acquitté jusqu’en 1885 de cette tâche délicate lie, fit son droit à Bonn et à Berlin. Après une avec une élévation et une largeur de vues recourte période, passée au service de l’État, il se marquables. Sa parole facile et spirituelle, la consacra aux études économiques; il collabora souplesse de son argumentation, son savoir à la National Zeitung , fonda avec M. Faucher à | de bon aloi lui ont valu de nombreux succès Berlin le Vierteljahrschrift fur Volksiuirthschaft I comme conférencier devant des auditoires acaund Kultur geschichte, a été au Reichstag un des démiques tandis que son évêque, Mgr. Herzog, chefs du parti libéral ; depuis 1877, il dirige le s’appuie de préférence dans ses tentatives d’udépartement de finance à la Chancellerie impéria- nion oecuménique sur l’Église épiscopale anle. Nous avons de lui en librairie : « Écrits éco- glaise et américaine. M. M. cherche à nouer nomiques », 1873 ; depuis lors, il n’a rien publié. des liens aussi étroits que possible avec l’É- ] Michaïloff (Michel), jurisconsulte russe, né glise grecque, et a fait dans ce but de nomen 1827, étudia à l’Universitë de Saint-Péters- breux voyages à Saint-Pétersbourg. Aujourd’hui bourg, où il occupe depuis longtemps la chaire il a renoncé à toute part dans l’administration d’histoire de la législation nationale. Nous avons ecclésiastique pour se consacrer entièrement à de lui : « Le développement historique de la lé- ses fonctions universitaires. Ses écrits, depuis gislation civile russe » ; « Droit commercial » ; qu’il a rompu avec le papauté, sont les suivants:

« Droit ciûminel en Russie » ; « Cours de « Comment l’Église romaine n’est plus l’Église

droit ». catholique », 1872 ; « De la falsification des ca-

Micliaïloivski (Nicolas) , homme de lettres téchismes français et des manuels théologiques russe, né en 1842, étudia à l’École des Mines, par le parti romaniste de 1670 à 1868 », 1872;

et débuta en 1868 comme collaborateur au jour- « Les faux libéraux dans l’Église romaine. Ré¬

nal Annales de la Patrie. Ses meilleurs articles ponse au père Perraud et à ses adhérents », id. ; de philosophie et de critique ont été par la suite « Programme de réforme des églises d’Occident, réunis en volume. Intelligence tant soit peu ex- proposé aux anciens catholiques et aux autres clusive, il a des tendances par trop accentuées communautés chrétiennes », id. ; « Plutôt la vers l’utile ; ce qui n’empêche pas que son mé- mort que le déshonneur, appel aux anciens carite ne soit reconnu. * tholiques de France contre les révolutionnaires

romanistes », id. ; « Guignol et la révolution de l’Église romaine » ; « M. Veuillot et son parti condamnés par les évêques et archevêques de Tours, Paris, Orléans », id. ; « La papauté anti-chrétienne », 1873 ; « Le mouvement contemporain des églises, étude religieuse et politique », 1874 ; « De l’état présent de l’Église catholique-romaine en France », 1875 ; « Étude stratégique contre Rome », 1876; « Discussion sur les sept conciles œcuméniques au point de vue traditionnel et libéral », 1878; « Louis XIY et Innocent XI d’après la correspondance diplomatique inédite du ministère des affaires étrangères de France », 4 vol., 1882-83. M. M. a édité en 1888 les œuvres littéraires d’une femme-poète bernoise, Madame Steck : « Le jésuitisme politique et le Comte de Montlosier en 1826 », Paris, 1882. M. M. a écrit de nombreux articles de critique littéraire, historique et philosophique dans les journaux de la Suisse romande ( National suisse, Genevois , Confédéré, Journal du Jura, etc.). Il est un des rédacteurs de l’ Union chrétienne (Paris, Fischbacher). Il fait partie de l’Institut national génevois, et est correspondant du Ministère de l’Instruction publique de Russie.

Micheels (Jean-Joseph-Mathieu), professeur et critique belge, né, à Maestricht, le 25 janvier 1831. M. M., qui est entré de bonne heure dans la carrière de l’enseignement public, occupe actuellement une chaire à l’Athénée de Gand ; il a presque constamment écrit en langue néerlandaise, et il fait partie de l’Académie Royale flamande. Outre des articles dans le Toekomst, le Nederduitsch tijdschriet, la Revue trimestrielle, la Revue de V Instruction publique en Belgique, etc., on cite de lui des traductions néerlandaises de l’« Othello » de Shakespeare, et du « Discours pour la couronne » de Démosthène, ainsi qu’une étude sur un belge célèbre du XVIe siècle : « Marnix Van Sinte-Aldegonde », Bruxelles, 1865.

Michel (Adolphe), littérateur français, né, à Lourmarin, le 15 octobre 1839, a collaboré à Y Avenir National, à la Cloche d’Ulbach, et fait partie de la rédaction du Siècle. On lui doit : « Louvois et les protestants » ; « Le Siège de Paris » ; « Histoire de la troisième République » ; « Les Jésuites »; « Les Rayonnements »; « Le Missionnaire botté », roman historique ; « Le Roman d’un vieux garçon ».

Michel (Alfred), homme politique français, né, à Saint-Hippolyte (Vaucluse), le 7 mars 1848. Conseiller municipal depuis 1873, adjoint au maire, secrétaire du comité républicain depuis 1869, il fut inscrit sur la liste républicaine radicale du département de Vaucluse aux élections du 4 octobre 1885, et fut élu au scrutin de ballothage. M. M. s’est beaucoup occupé de l’instruction populaire, il a propagé l’enseignement laïque dans son département; ri a contribué

à fonder à Carpentras un lycée de jeunes filles; il a collaboré à plusieurs journaux républicains: Le Radical de Vaucluse, Le Réveil du Midi, Lo Mont-Ventoux. Il a été élu maire de Carpentras, aux élections de mai 1888, sans opposition. A la Chambre il fait partie de plusieurs commissions, et s’occupe surtout des questions d’administration et de commerce.

Michel (François-Émile), peintre et critique d’art français, est né, à Metz, le 19 juillet 1828. Bachelier en 1845, il se livra immédiatement à la peinture, et débuta au Salon de 1853 par des tableaux d’une exécution personnelle et moderne exprimant des idées poétiques et élevées. Durant le blocus de Metz, il était membre de la Commission municipale d’administration des ambulances, et fut chargé, plus tard, de la rédaction de la notice consacrée aux ambulances dans la publication entreprise par le Conseil Municipal: « Le Blocus de Metz en 1870 », Metz, 1871. L’adresse du maire de Metz, remise par ce magistrat, durant le siège, au maréchal Bazaine, et qui est insérée dans le « Blocus de Metz », a été rédigée par M. M. Après l’annexion, M. M. fixa d’abord son domicile à Nancy, où il devint membre titulaire de l’Académie de Stanislas, délégué de la Commission Cantonale pour l’inspection des écoles et secrétaire de la Commission du Musée. Dans ces dernières années, M. M. habite Paris et compte parmi les collaborateurs remarqués de la Revue des Deux Mondes. Membre de l’Académie de Metz, il avait donné à cette société littéraire de nombreux rapports, notices, comptes-rendus et mémoires. Le 9 mai 1869, il prononça comme président de cette Académie un discours sur l’« Enseignement et l’utilité du dessin », Metz, Blanc, 1869. Son discours de réception à l’Académie de Stanislas : « Du Paysage et du sentiment de la nature à notre époque », a été aussi tiré à part, Nancy, Berger-Levrault. M. M. qui a également collaboré au Courrier de la Moselle, à Y Art, etc., a donné à la Revue des Deux Mondes : « Les musées et le mouvement des arts à Munich », 1877 ; « La musique en Allemagne »,

1879 ; « Rembrandt aux musées de Cassel, de Brunswick et de Dresde », id. ; « Le Salon de

1880 », 1880; « Les Musées de Berlin », 1882; « Frédéric II et les arts à la Cour de Prusse », 1883 ; « Claude Lorrain, sa vie et son œuvre », 1884; « Jacob Ruysdael », 1888; dans la collection des artistes célèbres : « Rembraudt, sa vie et son œuvre », et « Gérard Terburg et sa famille ». M. M. travaille maintenant à un grand ouvrage sur Rembraudt pour la maison Hachette.

Michel (Ernest), avocat, voyageur et explorateur français, est né, à Nice (Alpes-maritimes), le 6 septembre 1837. Il a fait ses premières études à Nice, et a été reçu docteur en droit civil et en droit canon de l’Université de

Tarin. Voyageur et explorateur, il a reçu une médaille d’argent de la Société de géographie de Lyon comme explorateur des deux hémisphères. Il a publié, dans le Contemporain , un voyage dans le nord de l’Europe, comprenant l’Allemagne, le Danemark, la Suede, la Norvège, la Eussie, la Pologne, puis un premier « Tour du Monde » en 2 vol., édité par l’imprimerie du patronage Saint-Pierre à Nice avec carte et 50 gravures, comprenant son voyage aux États-Unis de l’Amérique du Nord, Canada, Japon, Chine, Indoustan. Ce premier « Tour du Monde » a été traduit en italien par Matteucci et a eu deux éditions en Italie. La partie qui concerne le Japon a été traduite en japonais par ordre du gouverneur de Tokio. Un second « Tour du Monde » ou « A travers l’hémisphère sud », en B gr. vol. in 8° avec 150 gravures, a été édité par Palmé à Paris, comprenant son voyage en Portugal, Sénégal, Brésil, Paraguay, Bépublique Argentine, Chili, Pérou, Equateur, Panama, Antille , Mexique, États-Unis, Iles Sandwich, Nouvelle-Zélande, Tasmanie, Australie, Nouvelle-Calédonie, Maurice, la Kéunion, Iles Seychelles, Aden, l’Égypte et la Palestine. Les 2 premiers volumes ont paru, le 3me va paraître. Après ce deuxième « Tour du Monde », il s’est marié à Nice, où il partage son temps entre l’étude et la fondation, ou la direction d’œuvres humanitaires, ou de charité. Il entretient une active correspondance avec des amis ou connaissances dans le monde entier. M. M., qui fait partie de plusieurs sociétés de géographie et sociétés savantes, a été décoré de plusieurs ordres. Chevalier de Saint-Sylvestre, etc., il est camérier de cape et d’épée de Léon XIII.

Michel (Henry), né, à Metz, le 13 janvier 1857, professeur et publiciste français. Élève de l’École Normale supérieure en 1877 ; agrégé de philosophie en 1880; et successivement secrétaire de l’École normale, professeur de philosophie au lycée de Bourges, maître de conférences à l’École normale de Sèvres, professeur de philosophie au Lycée Henri IV. Depuis 1882, rédacteur politique du Temps, ou il traite les questions de politique intérieure et auquel il donne également des articles de variétés. U a collaboré aussi à la Revue Bleue , à la Revue Internationale de l'enseignement , etc., etc.

Michel (Jules), docteur en médecine, professeur public ordinaire d’ophtalmie et surintendant de la clinique ophtalmique à l’ Université de Würzburg, né, le 5 juillet 1843, à Frankenthal dans le palatinat bavarois du Bhin. U fit ses études de médecine (1861-66) à Würzburg et à Zurich, et en 1867 il prit le grade de docteur. Pendant les années 1868-70, il fut attaché au professeur Orner comme assistant à la clinique d’ophtalmie à Zurich. Habilite en août 18 <2, il enseigna comme professeur agrégé à Leipzig, et quelques mois plus tard — novembre de la môme

année — il fut appelé, en qualité de professeur extraordinaire, a Erlangen, où en 1874 il fut confirmé comme professeur ordinaire. Il occupa cette place jusqu’à 1879, époque dans laquelle il dut se rendre à Würzburg, où il avait ete nommé professeur ordinaire. Il prit part aux deux campagnes de 1866 et de 1877. On a de lui plusieurs articles très intéressants et particulièrement on peut citer ceux qui ont paru dans les Optisch. Zeitschriften , dans les Annales de Grâf et dans les « Monatliche Schriften für Augenheilkunde , ainsi que dans les Annales ophtalmiques. M. M. est rédacteur des Jahresherichte üher die Fortschritte und Leistungen der Augenheilkunde , remplaçant, dans la rédaction de cette importante publication scientifique, M. Nagel. On lui doit aussi un « Lehrbuch der Augenheilkunde », un des meilleurs traites du genre, publié en 1884 par Bergmann.

Michelangeli (Louis-Alexandre), homme de lettres italien, né, à Jesi, en 1845, fit ses études à, l’Université de Bologne et a 1 lstituto di Studi Superiori de Florence. Des 1865, il enseigna en passant successivement aux Gymnases de Jesi et Lugo, au Lycée de Eieti, à 1 Institut technique de Bologne ; en 1885 professeur de lettres grecques à l’Université de la même ville. Nous avons de lui en librairie: « Epigrammi greci » ;

« Considerazioni sull’Ahasvero di Hamerling »,

« Morbo sociale » ; « A messer G. Boccacci, Le Anacreontee » ; « In Sabina (Sonnets) » ;

« Ad Anacreontis quæ feruntur, etc., emendationes » ; « Sul disegno dell’ Inferno dantesco » ,

« Josué Carducci Sirmio, latine reddita »j « I mille », sonnets ; « Giuochi di nervi », poésies;

« Gli inni di Proclo »; « L’Antigone di Sofocle »;

« L’Elettra di Sofocle », traductions ; et plusieurs articles dans la revue: Il Propugnatore.

Michel de Boislisle (Arthur), historien français, né, à Beauvais, le 24 mai 1835, a fait partie de l’Administration du Ministère des. finances pendant trente ans, et a commence pour cette administration la publication de la « Correspondance des controleurs generaux ». Membre de l’Institut, du Comité des travaux historiques, secrétaire de la Société de l Histoire de France , M. de B. a collaboré aux travaux de la Société de V Histoire de France , de la Société de V Histoire de Paris et de la Société des antiquaires de France. En dehors de plusieui s mémoires historiques, ses ouvrages principaux sont les « Mémoires de Saint-Simon » (Notices sur Étienne de Vex) ; « Les Conseils du Roi sous Louis Xl V ».

Michelet (Émile), homme de lettres français, poète et prosateur, né, à Nantes . (Loire-Inférieure), le 1er décembre 1861, a fait ses premières études au lycee de sa ville natale, fut un peu étudiant en droit, mais s’adonna aux letties ; dès son adolescence ; il se fixa a Paris à sa j vingtième année. Il a publie des vers, des nou-

velles, des études critiques et des chroniques qui n’ont pas encore été réunies en volume. Il a collaboré à un grand nombre de périodiques et de journaux, parmi lesquels la Jeune France , la Revue Bleue , la Revue contemporaine, la Revue de Paris, le Gaulois, le Paris illustré, etc.

Michelozzi (Cino), notaire et jurisconsulte italien, né, à Pistoia, en 1839, après les études classiques nécessaires au notariat, occupa plusieurs charges municipales, et publia trois ouvrages d’uue haute valeur pratique : « Il notariato secondo la nuova legge italiana », Florence, 1876 ; « Formulario e prontuario per la pratica degli atti notarili », 1877 ; « Appendice al formulario e prontuario », 1879.

Miclielson (Paul), savant allemand, professeur de dermathologie, lar.yngologie et rhinologie à l’Université de Kônigsberg, né, le 1er septembre 1846, à Kônigsberg (Prusse). Il fit ses études à Kônigsberg et à Tubingue (1864-68) ; il prit part à la campagne patriotique contre la France, et, en 1871, il fut reçu en qualité de 1er médecin assistant dans la clinique de l’Université. Ayant terminé son engagement (1874), il exerça' la médecine dans son pays natal. En 1888, s’étant décidé pour l’habilitation, il fonda un ambulatoire pour les maladies du nez, de la gorge et de la peau. Cet établissement qui commença à fonctionner le 1er mai 1888 eut le plus grand succès. Il suffit de dire que dans la première année il fut fréquenté par huit cents patients. M. M. a publié plusieurs monographies d’une valeur scientifique incontestée, parmi lesquelles on cite les suivantes: « Ueber Herpes tonsurans und Area Celsi », Volkmann’s Samralung, Klin. Vortrâge nuin. 120, Leipzig (Breitkoff und Hârtel), 1876 ; « Ueber Nasen- Syphilis », parue dans le num. 326, année 1888, de la même publication ; « Anomalien de3 Haarnachsthums und der Haarfârbung, Ziemssens Handbuch der Hautkranklieiten », Leipzig, F. C. W. Vogel, 1883-84. De lui on a aussi de nombreuses publications scientifiques insérées dans les revues médicales allemandes. Voir :

« Virchows Archiv, Berlinklinik, Wochenschrift », etc., etc. Il appartient au nombre des collaborateurs ordinaires des Archiv fur Dehmathologie et Syphilis , et depuis peu de temps il prend une part très active à la collaboration de la Revue bactériologique de Baumgarten, où l’on peut lire ses importants travaux du genre.

Micliiels (Alfred), littérateur français, né, à Rome, le 25 décembre 1813, vint en France en 1817, et fit ses études au Collège Saint-Louis. En 1834, il commença son droit à Strasbourg, d’où il visita à pied l’Allemagne. Au retour de ce voyage, il se jeta dans la littérature et se fixa à Paris. De 1834 à 1846, il passa trois années à Bruxelles, aux frais du gouvernement belge. Nous avons de lui en librairie : « Histoire de 1 la peinture flamande », comprenant l’histoire 1

de la « Peinture hollandaise » jusqu’à la séparation des deux écoles ; « L’art flamand dans l’est et le midi de la France », rapport au Gouvernement français, complément de l’histoire de la peinture flamande; « Rubens et l’Ecole d’Anvers », 4me éd.; « Van Dyck et ses élèves », 2me éd., illustrée ; « L’Architecture et la Peinture en Europe du IVe au XVIe siècle », 3me éd. ; « Voyage d’un amateur en Angleterre »; « Les Chefs-d’œuvre des grands maîtres », six livraisons in-folio, avec des planches en litho-chrême par Kellerhoven ; « Restauration de la salle des Echevins à Ypres » ; « Histoire des idées littéraires en France », 4rae éd., très augmentée et continuée jusqu’en 1861 ; « Le Réalisme et son histoire »; « Œuvres de Philippe Desportes », avec une ample étude sur la vie et sur la littérature française au XVIe siècle ; « Œuvres de Regnard », avec une théorie du comique et des combinaisons théâtrales, orné de gravures d’après Desenne ; « Histoire secrète du gouvernement autrichien » ; « Histoire de la politique autrichienne depuis Marie- Thérèse » ; « L’Autriche dans la question polonaise », 1863 ; « Les droits de la France sur l’Alsace et la Lorraine »; «-Le comte de Bismark, sa biographie et sa politique » ; « Histoire de la guerre franco-prussienne et de ses origines »; « Chute de l’Empire », orné de gi'avures hors texte ; « L’Invasion prussienne en 1792 et ses conséquences » ; « Drames politiques » ; « La Cabane de l’Oncle Tom », traduction complète, avec une biographie de l’auteur; « Le capitaine Firmin, ou la Vie des nègres en Afrique », 2me éd., illustrée par Janet Lange, dans la collection Barba ; « Contes de montagne »; « Contes d’une nuit d’hiver », édition in 4° dans le Musée littéraire du Siècle ; « Les Chasseurs de chamois », id.; « Les Anabaptistes des Vosges », id. ; « Névillac » ; « Voyage dans la Forêt-Noire », illustré par F. Stroobant ( Tour du Monde ) ; « Les Bûcherons et les Schletters des Vosges » ; « Le Lundi de la Pentecôte », tableaux de mœurs strasbourgeoises avant 1789, d’après Arnold, vol. in-4, orné de 41 planches par Théophile Schuler.

Mickiewicz (Ladislas), écrivain polonais, fils du grand poète Adam M., né, à Paris, le 28 juin 1838, dirigea en 1859 le journal V Espérance de Genève ; en 1863, il fut chargé d’une mission politique à Stockholm par le comité insurrectionnel de la Pologne ; il dirigea l’édition de la Biblioteka PolsJca, et publia : « Notes sur l’État des choses en Pologne », 1862 ; « La Question polonaise » ; « La Pologne et ses provinces méridionales » ; « Lettre au comte de Montalambert sur l’insurrection polonaise » ; « Czartoryski, Wiepoloski et Mierolawski », 1863 ; « Congrès de Moscou » ; « Congrès de Genève », lettres, 1867 ; « Mémorial de la Légion polonaise », id. ; « Honoration do la Mémoire

d’Adam Mickiewicz en Italie », 1881 ; « Adam Mickiewicz, sa vie et son œuvre », 1888. M. M. traduisit les œuvres suivantes de son père :

« Chefs-d’œuvres poétiques », 1882; « Les origines slaves », id. ; « Jeske Choinski, le franctireur », 1888 ; « Contes Cosaques » et les « Souvenirs d'une vieux gentilhomme polonais », d’Henri Kzewuski.

Miclé (Véronique), femme-auteur roumaine, née, en 1850, à Nasaud (Transilvanie), fit ses études à l’Ecole Centrale de Jassy. Elle collabore au journal littéraire Convorbiri Literare et a publié un volume de « Poésies », Bucharest, 1887.

Miers (Henri- Alexandre), minéralogiste sudaméricain, né, à Rio-Janeiro, le 25 mai 1858, fit ses études à Eton College, à Trinity College d’Oxford et à l’Université de Strasbourg. Assistant dans le département de minéralogie au Musée Britannique, instructeur de cristallographie au City and Guilds Instituts de Londres, actuellement Examiner in Mineraloyy à l’Université de Cambridge. Il a publié plusieurs mémoires dans le Mineralogical Magazine et dans le Zeitschrift filr Krystallo graphie und Minéralogie , depuis 1882.

Miklosicli (François de), docte slaviste, né, le 20 novembre 1818, à Luttemberg en Styrje, après de bonnes études universitaires à Gratz et à Vienne, se consacra entièrement aux études philosophiques. Il publia : « Radices linguae palæoslovenicæ », 1865 ; « Grammaire comparée des langues slaves », 1852-74 ; « Chrestomatia Palæoslovenica », 1861 ; « La langue des Bulgares en Transylvanie », 1856; « La formation des noms personnels slaves », 1860; « Les éléments slaves dans la langue roumaine » , 1861 ; « Les éléments slaves dans la langue magyare », 1870; « L’élément slave dans la langue néo-grecque », id.; « La légende de Saint- Cyrille », id. ; « L’épopée populaire des Croates », id. ; « Recherches Albanaises », 1871 ; « Des dialectes et pérégrinations des Tziganes en Europe », 1874-77; « Monumenta Serbica », -1858; « Chronique de Nestor », 1860; « Acta et diplomata græca medii aevi » , 1860-70 ; « Geutrichle dor Lautbengenzning in Bulgarischen », 1883 ; « Die turkischen Elemente in den Sud-est und Osteuropaischen Sprachen », 1884; « Ueber Goethes Plaggessang von des edlen Frauen des Azan Aga », 1883; « Die Serbischen Dynasten Cronojevic », 1886; « Der Blutrascherei im Slaven », 1887; « Etymologisches Wôrterbuch der Slavischen Sprachen », 1886.

Milan esl (Gaétan), historien, archiviste et commentateur italien, né, à Sienne, le 9 septembre 1813, fit son droit à l’Université de sa ville natale ; élève bibliothécaire à la Communale de Sienne (1838), bibliothécaire (1849), académicien résident de la Crusca et compilateur du Dictionnaire (1856), sous-directeur aux archives d’État (1856), surintendent des mêmes archives

(1867). On peut dire de M. M. que l’Italie lui doit la rénovation de la critique historico-artistique. Ses publications très nombreuses et ses commentaires aux auteurs classiques sont des ouvrages précieux. Nous en donnons la liste complète : « Documenti per la storia dell’arte senese », Sienne, 1854-56; « Discorsi sulla storia civile e artistica di Siena », 1862 ; « Scritti varii sull’arte toscana », id., 1873 ; « Storia fiorentina del Varchi », Florence, Le Monnier, 1858 ; « Lettere di Giambattista Busini al Varchi », id., 1861 ; « Cornmento del Boccaccio alla Commedia di Dante », id., 1863 ; « Trattato délia pittura di Cennino Cennini » ; « Lettere di Michelangelo Buouarruoti, con i ricordi e documenti artistici », id., 1875. Son œuvre principale est « Commentarii aile vite del Vasari », éditée par Le Monnier de Florence.

Milaui (Louis-Adrien), archéologue italien, né, à Vérone, le 25 janvier 1854, fit ses études philologiques à Florence à Ylstituto di Studii Superiori ; il se perfectionna à Rome en ce qui regarde l’archéologie. Il visita les Musées principaux de l’Europe. Il voyagea en Grèce et en Orient (1879-80); professeur d’archéologie à l’Université de Rome (1887) ; vice-directeur des Musées et de Fouilles de Royaume, préposé au Musée Étrusque de Florence. Plusieurs de ses mémoires sont insérés aux revues spéciales. Voilà les titres des principaux: « Sei tavolette cerate scoperte in un’antica torre di casa Majorfi in Firenze », 1876; « Necropoli di Suessole », 1878 ; « Il mito di Filottete nelle lettere e nell’arte figurata », 1879 ; « Nuovi monumenti di Filottete e osservazioni in proposito », 1881 ; « Sopra una statuetta di bronzo scoperta ail’ isola di Fano », 1884; « I Frontoni di un tempio Euscanico scoperti in Luni », 1884; « Necropoli di Succosa », 1885; « Di alcuni ripostigli di monete romane », 1886 ; « Sarcofago di terracotta policromo di Poggio Centocelle », 1887.

Milcowski (Sigismond) , romancier polonais qui signe T. J. Jez , né, en 1824, à Seracea en Podolie. Il fit ses études universitaires à Kief, prit part dans les rangs hongrois à la guerre de 1849 contre les Russes, se réfugia en Turquie, où il prit du service pendant la guerre de Crimée. Réfugié d’abord en Suisse, ensuite en Belgique, il a publié les romans suivants : « Anna Lahornicka »; « Sandor Kowacz »; « Histoire de l’arrière grand-père et du petit-fils » ; « Hélène » ; « Messer » ; « Le premier et le second précepte du décalogue » ; « Le Nichiliste » ; « Les brigands » ; « Dans l’orage » ; « Les temps durs » ; « La part des Polonais dans la guerre d’Orient » ; « Histoire Serbe »; « Souvenirs de l’insurrection de 1863 ».

Milelli (Dominique), poète italien de la jeune école, né, à Catanzaro, en février 1841, d’une famille noble ; il débuta en 1864 par une « Ode

a, Foscolo », qui fut traduite en anglais; en 1873, il publia « In giovinezza », son premier volume de vers. Vinrent ensuite : « Gioconda » ; « Hyemalia » ; « Odi Pagane » ; « Povertà » ;

« Discerpta » ; « Il rapimento di Elena » ;

« Canzoniere », 1885 ; « Lime », sous le pseudonyme de Conte di Lara, id. ; « Fiabe », 1886; « Verde antico », traductions, 1886; « Nuovo canzoniere » ; « Diporti letterarii ».

Milicevic (Gjacow-Milan), célèbre écrivain serbe, né, à Ripnia, village près de Belgrade, le 4 juin 1831 ; après avoir étudié à Belgrade, il entra au service administratif et occupa des places importantes à différents ministères ; il est maintenant Bibliothécaire à la Bibliothèque Nationale, appartient aux Académies d’Agram, de Moscou et de Saint-Pétersbourg. Eu 1871, il publia une « Histoire de la Pédagogie » ; dirigea pendant 8 ans le journal l 'École, et ensuite publia les ouvrages suivants : « La principauté de Serbie », 1876 ; « La Vie du paysan serbe », 3 vol., 1867-77 ; « La Fête slave des serbes »,

1877 ; « La Vie et les œuvres des hommes illustres », 1877-79; « Physiologie et hygiène »,

1878 ; « Les soirées d’hiver », 1879 ; « Le Village Zloselica » ; « Les soirées d’été », 1880; « Contes » ; « De Belgrade à Cetinje », voyage, id. ; « Dieci para », conte, 1881 ; « De Danube a Peinja», 1882; « Souvenirs de Daniéic’ », 1883 ; « Le Royaume de Serbie », 1884; « L’Exposition ethnographique de Moscou et le Congrès Slave », 1884; « L’Equivoco », lettres, 1885; « Geoi'ges Kratorac, martyre serbe », id. ; « Orner Celebia », conte, 1886; « Dictionnaire des serbes illustres », en cours de publication.

Milia (J.), romancier et historien du Guatemala, auteur d’un dizaine de romans de mœurs américaines, né en 1827, ancien député, secrétaire-général au ministère des affaires étrangères, a éci’it une « Histoire ancienne du Guatemala ».

Miller (Joachim), humoriste et poète américain, dont le vrai nom est Cincinnatus Heine Miller, né dans la Comté de Wabash (État d’Indiana), le 10 novembre 1841. Il se transporta d’abord dans l’État d’Oregon, puis en Ca* lifornie pour y chercher fortune ; il fut employé aux mines ; journaliste et avocat à Canon City (Oregon). De 1866 à 1870, il fonctionna comme juge, et commença à écrire des pièces de vers. Nous avons de lui depuis 1870 les ouvrages suivants :.« Song of the Sierras »; « Pacific Poems » ; « Song of the Sun Lands » ; « Life among the Madocs » ; « Unwritten History » ; « The Ship in the Desert » ; « First Families in the Sierras »; « The One Fair Woman »; « Baroness of N. Y » ; « Songs of Far Away Lands » ; « Songs of Italy » ; « Shadows of Sbasta » ; « Memory and Rime » ; « Forty- Nine, the Gold-Seeker of the Sierras ».

Miller (Oreste), historien russe, professeur pendant longtemps à l’Université de Saint-Pétersbourg, en démission depuis novembre 1887 à cause de son discours sur la mort de Katkoff, né, à Réval en Etshonie, en 1833, étudia à Varsovie et à Saint-Pétersbourg. Après avoir publié quelques dissertations qui eurent du retentissement, il fut nommé professeur en 1862. En dehors de son cours universitaire, il publia l’« Essai sur la littérature russe » qui eut deux éditions ; « Cours public sur la littérature russe contemporaine », 3rae éd., 1886 ; « Le Monde slave et l’Europe ». Il avait commencé:

« Lord Byron et sa destinée », dans le Wiestnik Européen, lorsque, en 1878, il lui fut défendu de l’achever à cause des tendances anti-anglaises qui caractérisaient cet essai. Les derniers chapitres en effet furent publiés en 1883 dans le journal Le Siècle. Les discours de M. le professeur M. en l’honneur de Giukowsky, Pushkin, Gogol et Gribojedoff sont célèbres en Russie. Il publia ensuite en volume les « Apôtres des Slaves », 1855 ; « Catherine II et les encyclopédistes », id.; la nouvelle édition du « Cours sur les auteurs russes après Gogol », 3 vol., 1886-87 ; divers « Discours sur la mort du Czar Alexandre II », sur celle d’Aksakoff (1886), de Katkoff (1887) et d’une série d’articles en défense des réformes du Czar Alexandre II.

Millerand (Alexandre), publiciste et homme politique français, député de la Seine, est né, à Paris, le 10 février 1859. Il fit son droit et s’inscrivit au barreau de Paris en 1881. L’année suivante, il défendit, avec M. Laguerre, les accusés de Montreau-les-Mines, et après l’élection de M. Laguerre, comme député de Vaucluse, il lui succéda comme rédacteur au journal de M. Clémenceau La Justice. Aux élections du 4 mai 1884 pour le Conseil municipal de Paris, il se porta, comme candidat radical et autonomiste, dans le quartier de la Muette, et se prononça, dans sa circulaire, pour la révision intégrale de la Constitution. Il fut élu au scrutin de ballotage. Porté sur les listes radicales et socialistes de la Seine aux élections législatives du 4 octobre 1885, il réussit au premier tour de scrutin, il ne fut point maintenu sur la liste république unique pour le scrutin de ballotage. La candidature de M. M. fut reprise par l’alliance des journaux radicaux et socialistes, élections complémentaires de la Seine, en décembre 1885, et fut élu au scrutin de ballotage. Nous avons de lui des rapports, des discours, etc. etc.

Millet (Georges-B.), médecin et homme de lettres anglais, membre de plusieurs sociétés scientifiques, né, le 27 juin 1842, à Penzance, où il fit ses premières il études ; il étudia la médecine à Londres, et publia : « The official Guide to Penzance », 1876 ; « Penzance Past and Présent », lectures, 1876-80 ; « The first

Book of the Parish Registers of Madron in tbe County of Cornwall », 1877 ; « Vox Lapidis », 1882. M. M. compose aussi de la musique.

Millet (René), publiciste et diplomate français, né, le 14 septembre 1849, s’est fait recevoir licencié ès-lettres (1868) ; licencié en droit (1870) ; employé au Ministère du commerce, direction du commerce extérieur (1871); rédacteur (1873) ; attaché à la section française de l’Exposition de Philadelphie (1876) ; sous-préfet de première classe (1878); secrétaire-général du département de Seine-et-Oise (1879) ; chef du cabinet et secrétariat du Ministère des affaires étrangères (30 septembre 1880); sousdirecteur (15 juillet 1881) ; à la direction politique (15 octobre 1881) ; au contentieux (15 février 1882) ; à la disposition du directeur des affaires politiques (13 janvier 1883) ; sous-directeur à la direction politique (Amérique) (15 juin 1883) ; chevalier de la Légion d’honneur (11 juillet 1883) ; envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Belgrade (12 octobre 1885), où il réside actuellement. M. M. a publié dans la Revue des Deux Mondes , en 1872 : « Les idées de Stuart Mill sur la propriété du sol » ; en 1874 : « La marine marchande française » ; en 1875 : « Le Commerce extérieur français » ; en 1876 : « Les idées de l’historien américain Bancroft sur la civilisation européenne »; en 1885: « Un département français. Etudes sociales » (trois articles sous le pseudonyme de René Belloc) ; en 1886 : « Les institutions locales en France » ; en 1888: « De Salonique à Belgrade ». Dans la Revue Bleue; en 1874: « Sur l’autobiographie de Stuart Mill » ; en

1887 : « La tutelle administrative en France ». Dans Le Temps; en 1873: « Betiri », tableau de moeurs du pays basque, 4 feuilletons. Dans V Annuaire de Législation étrangère (Cotillon éditeur) : « Notices sur les travaux du Congrès des États-Unis, 1874, 75, 76, 77, 78, 79, 81, 82 ». Dans le Bulletin de la législation comparée (Cotillon éditeur), 1874: « Étude sur l’hypothèque maritime » ; 1875 : « Progrès de la centralisation administrative en Angleterre » Hachette,

1888 : « La France Provinciale, Vie sociale, Moeurs administratives », id., id.

Millien (Jean-Étienne-Achille), écrivain et particulièrement poète français, né, à Beaumontla-Ferrière (Nièvre), en 1838, fit de brillantes études au Lycée de Nevers. Dès 1860, il publia un recueil de vers : « La Moisson », très bien accueilli du public et de la critique qui classa l’auteur parmi les poètes les plus personnels de ce temps. Il fit ensuite paraître successivement les ouvrages poétiques suivants, pour lesquels il fut couronné deux fois par l’Académie française : « Chants agrestes », 1862; « Les poèmes de la nuit, Humouristiques, Paulo Majora », 1863; « Musettes et Clairon », 1865; « Légendes d’aujourd’hui, lieds et sonnets », 1870;

« Voix des Ruines, légendes évangéliques, Paysages d’hiver », 1873. Ces diverses poésies furent refondues (1875-76) en une édition de luxe, illustrée de gravures par les meilleurs artistes. Depuis lors, M. M. a publié: « Poèmes et sonnets », 1879 ; « Le Flûteux », poème, 1881 ; « La fille du flûteux », poème, 1883. En dehors de ce recueil, il a donné beaucoup de piè- ) ces de vers détachés et des nouvelles en prose, soit en librairie, soit dans les journaux, revues et mémoires des sociétés savantes. Citons: « La Pierre des Élus », 1860; « La Masure du vieux chemin », 1861 ; « Saint-Honoré et le Pont Beuvray », 1869, etc. Il est ou a été collaborateur de nombreuses revues, entr’autres: la Revue française , la Revue de Paris , la Revue des Provinces , la Revue Indépendante , la Revue Britannique , le Correspondant , le Monde poétique , etc. Ou annonce pour cette année la publication d’un ouvrage auquel M. A. M. travaille depuis longtemps et qui ne comprendra pas moins de huit volumes gr. in-8, sous ce titre : « Littérature populaire, traditions et mythologie du Nivernais », contes, chants, légendes, coutumes, crojmnces, etc. de cette province du centre de la France.

Milliès-Lacroix (Jules), poète, pharmacien, membre de l’Académie de Tarn-et-Gfaronne, du Conseil municipal de Montauban, officier d’Académie, membre du Conseil d’Hygiène et inspecteur des pharmacies, né, à Montauban, le 8 mai 1825. Après avoir terminé ses études au collège de sa ville natale, il passa cinq années à Paris comme étudiant en pharmacie et revint dans son pays où il exerça sa profession pendant 35 ans, partageant son temps entre les recherches si intéressantes de la chimie et les travaux littéraires qui avaient été la préoccupation constante de son adolescence. Républicain dès les bancs du collège, il prit part à la révolution de 1848, resta constamment fidèle aux opinions politiques de sa jeunesse et manifesta son activité militante, sous l’Empire, par de nombreux articles de polémique insérés daus divers journaux ou revues. Conseiller municipal de Montauban depuis l’année terrible, il fut un des trois délégués qui furent envoyés à Versailles auprès de M. Thiers pendant les troubles de la Commune. Aujourd’hui retiré des affaires, il passe le meilleur de son temps à la campagne, où il n’a garde d’oublier la muse qui est la consolation de sa vieillesse comme elle fut l’Égérie de ses jeunes années. Indifférent à toute gloire littéraire, mais ayant toujours généreusement prodigué ses conseils à de jeunes littérateurs avec une patience et une bonté que ceux-ci ne sauraient oublier, M. M.-L. n’a jamais voulu réunir en volumes les nombreux poèmes, odes, contes, sonnets qu’il a livrés au vent de la publicité. Il n’existe de ce poète aussi modeste que charmant qu’un grand nombre de

plaquettes qui n’ont jamais été dans le commerce de la librairie. Les principales sont: « La poésie », poème couronné par l’Académie de Montauban ; « Les progrès de l’industrie au XIXe siècle », poème couronné, qui le Ht re- 3evoir à 2b ans membre de ce corps littéraire; « Une scène du moyen-âge »; « Ingres », poème; « Le voyage à la Mecque », conte; « Clémence », poème; « Le luxe et le bien-être », satire; « Les vieux chemins et les nouveaux »; « La guerre d’Italie » ; « L’Esclavage dans l’antiquité et dans les temps modernes »; « Verba et Facta » ; « Ut pictura poësis » ; « Les Deux Printemps » ; « La poésie romane » ; « Le 14 juillet »; « Renaissance »; « L’instruction »; « Jeanne, épisode de 1870 » ; « Le Merveilleux » ; plusieurs Odes traduites d’Horace, etc., etc.

Millosevich (Elie), astronome italien, né, à Venise, le 5 septembre 1848, obtint la chaire de professeur d’astronomie à l’Institut Royal de la marine marchande, et après sept ans fut nommé vice-directeur du département central de météorologie de l’Observatoire astronomique du Collegio Romano. Il a publié plusieurs études et mémoires dans les Astronomische Nachrichten , dans les Annali di Meteorologia et dans les comptes-rendus de l’Académie des Lincei.

Millot (Ernest), explorateur français, membre de la Société Académique Indo-Chinoise de France, né, à Aix-en-Othe (Aube), le 26 juillet 1836, négociant à Shanghaï (Chine), pendant 23 années, ancien Président du Conseil d’administration municipale de la concession française de Shanghaï, seconda Jean Depuis, le chef de l’expédition du Fleuve Rouge, dans la première exploration au Tonkin et au Yûnnan en 1872, chevalier de la Légion d’honneur, a publié, outre un grand nombre de conférences parues dans les recueils géographiques français et étrangers : « La Concession Française de Shang-haï », Paris, 1881 ; « De Bahmo à Han-Kow », id., 1881 ; « La France dans l’Extrême-Orient », id., 1882; « Le Toukin, son commerce et sa mise en exploitation », id., 1881.

Milutiue (le Comte Démétrius), homme politique et écrivain russe, né, à Moscou, en 1806, fit ses premières études au Pensionnat de l’Université de Moscou. De 1833 à 1845, il servit à l’armée comme officier et de 1845, à 1855 fut nommé professeur de statistique militaire à l’Académie militaire. Chef de l’état-major de l’armée du Caucase (1856-1860), Ministre de la Guerre (1860-1881), il est depuis cette époque membre du Conseil d’Etat. M. le général M. a publié : « Premiers essais de statistique militaire », 1847-48; « Relations des opérations militaires de l’année 1839 au Daghestan », 1850; « Histoire de la guerre entre la Russie et la France en 1799, sous le règne de l’Empereur Paul I », 1852-53, traduit en allemand en 1857.

Minaeff (Démétrius), poète russe, né, en 1835, à Simbirsk, fut élevé à l’école militaire, passa ensuite au service civil comme secrétaire au Ministère de l’Intérieur; il donna sa démission en 1857 et contribua à plusieurs revues des traductions des grands poètes français et anglais. Nous avons aussi de lui quelques versions en russe de morceaux épisodiques de l’Enfer de Dante. En librairie: « Chants et pensées »; « Crépuscule » ; « Nouvelles poésies » ; « Deux essais de poésie satyrique »; « Les échos et les souhaits de bonne santé » ; enfin une comédie « Le libéral », couronnée par l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg.

Minaeff (Jean), insigne orientaliste russe, professeur de langues comparées à l’Université de Saint-Pétersbourg, a étudié en Allemagne et en Angleterre et s’est voué spécialement à l’étude des livres sacrés Bouddhistes. Son ouvrage essentiel est la traduction du : « Pratimokshasutra », livre rituel des Bouddhistes; « La phonétique et la morphologie de la langue Pâli ». M. M. a beaucoup voyagé à l’étranger, notamment à Ceylan.

Minerviui (Jules), archéologue italien, né, le 9 août 1819, à Naples; il se consacra de bonne heure à l’étude de la philologie tout en faisant son droit; de 1845 à 1850, il exerça avec beaucoup d’honneur au barreau de Naples; en 1860, M. M. fut nommé inspecteur du Musée national, place qu’il quitta volontairement quatre ans après ; en 1867, il fut nommé bibliothécaire de l’Université. Nous avons de lui en librairie: « Il mito di Joie e di Ercole », 1840; « Guida illustrativa dell’Esposizione archeologica di Caserta »; « Meditazioni filosofiche con note », Naples, 1837 ; « De Methodo latinæ grammaticæ in aliquibus reformanda », id., 1838; « Græcum diploma avsxSvr ov nunc primurn ex archivio Castrovillari prolatum notisque illustratum », id., id.; « In quatuor græca diplomata nunc primurn édita adnotationes », id., 1840; « L’antica lapida di Zettia Casta a miglior lezione ridotta e illustrata », id., 1845; « Descrizione di alcuni vasi fittili antichi délia collezione Jatta », id., 1846; « Monumenti antichi inediti posseduti da Raffaele Barone », 1852; « Saggio di osservazioni numismatiche », 1856. Il collabora de 1843 à 1848, en 1853, 1854 et 1864 dans le Bullettino archeologico napoleiano, puis dans les Atti délia Commissione archeologica di Caserta, et dans la Raccolta del Regio Museo Borbonico. Il publia plusieurs mémoires, dont nous citons les titres: « Novelle dilucidazioni sopra un chiodo magico »; « Le brevi osservazioni sul cercine veduto sugli antichi monumenti »; « Iilustrazioni riferite in lingua russa dall’Aschick » ; « Il mito d’Ercole che succhia il latte di Giunone » ; « Ercole presso la famiglia di Eurito » ; « Nuove osservazioni intorno alla voce Decatreuses » ; « Intorno le medaglie dell’ antica Dalvori » ;

« Illustrazione di un vaso etrusco del Museo Napolitano »; « Intorno al yaso di Polyetes »;

« Sopra un decreto municipale di Cales », et autres ; « Pier delle Vigne » ; « Le origini délia lingua italiana », comptes-rendus des concours au prix Tenore; « Pompei a volo d’uccello », dans la Guida Bronner , 1880; « Interpretazione d’un’epigrafe osca scavata a Pompei », 1851; « Storia di Giulio Cesare », traduction, Plorence, Le Monnier, 1865-66 ; « Il piccolo canzoniere sentimentale », poésies, 1838; « Cristo che libéra l’umanità », sonnet; « Psiche svenuta », chanson, 1854; « Gioia e dolore », id. ; € La fanciulla catanese »; « Lile » polymètres; « Il riposo dell’anima »; « Un triste anniversario a Maria » ; « Da Ronia » ; « L’Amore », sont ses meilleures poésies. Il écrivit encore des « Epigrammi greci e latini », et des « Iscrizioni latine e italiane ». Parmi ses traductions, il faut citer les « Eumenidi di Eschilo »; des poésies de Longfellow, de Tennyson, de Coppée, de V. Hugo. Ses proses littéraires remarquables sont: « Una spiegazione del Pape Satan, Pape Satan Aleppe » ; « Sul Canto XIII dell’Inferno di Dante in confronto délia selva incantata di Virgilio e del Tasso » ; « Sul rnonumento di Paolina Ranieri in Santa Chiara », etc. 11 a cultivé le dialecte napolitain écrivant en prose et en vers, et nous avons de lui, éditée à Londres, une traduction de l’Evangile de Saint- Marc.

Minerviiii (Gabriel), écrivain médical italien, né, à Naples, le 1er avril 1821, fit d’excellentes études universitaires et inséra une quantité énorme de mémoires très remarqués aux revues spéciales. Citons les principaux : « Trattato delle eclampsie dei fanciulli extra cerebrali, ossia dei morbi posti fuori i centri nervosi e délia loro frequenza nell’epoca délia dentizione », 1857 ; « Osservazione di un uovo dentro un altro uovo e di tre torli in un guscio », 1862; « Memorie fisiologiche riguardanti la mestruazione », 1854; « Monografia délia clorosi », 1853; « Trattato délia sifilide dei neonati e dei bambini poppanti », traduction de Diday, 1853; « Sulla cura del choiera », 1856; « Monografia délia scrofola » , 1855 ; « Sull’uso del solfato di chinino nelle dolorose affezioni locali », 1856.

Minglielli-Vaiui (Jean), écrivain et homme politique italien, ancien membre du Gouvernement provisoire de Modène en 1848, ancien directeur des prisons, ancien député, ancien préfet, Sénateur du Royaume, né, à, Modène, le 8 mai 1817. Nous avons de lui un ouvrage essentiel publié en 1868 sous le titre : « L’individuo, lo Stato e la société », ainsi que plusieurs brochures tendant à la réforme du régime des prisons.

Minier (Hippolyte), homme de lettres français, ancien président de l’Académie nationale des Sciences de Bordeaux, né, à Bordeaux, le

21 juin 1813, en dehors de plusieurs comédies, drames en vers et en prose et de nombreuses études littéraires, a publié : « Mœurs et travers », poésies satiriques, 1856-1860; « Poètes bordelais », 1861; « Théâtre à Bordeaux »,

Minnicli (Jean-Alois), né, le 1er janvier 1801, i à Lenzbourg dans le canton d’Argovie, reçut son éducation classique aux Gymnases de Soleure et de Lucerne, choisit la carrière médicale et s’y prépara aux Universités de Fribourg | en Brisgau et de Wurtzbourg. Ses capacités attirèrent sur lui la bienveillante attention de l’illustre prof, de pathologie Schonlein. En 1825, Minnich revint en Suisse et a dès lors exercé son art dans son Canton d’origine d’abord à Mellingen, puis, à partir de 1832, à Baden, où il acquit rapidement une nombreuse clientèle et a célébré en 1876 le jubilé de son doctorat dans la plénitude de ses forces physiques et intellectuelles. La peinture et la poésie ont occupé les rares loisirs que lui laissait la pratique de sa profession. Ses paysages sont estimés des connaisseurs. En 1836, parut sous le titre de « Fleurs des Alpes », une anthologie de morceaux en dialecte allemannique. En 1845, M. M. publia les « Tableaux de la Suisse » ; en 1862, les « Souvenirs d’un voyage en Espagne », où les vers s’alternent avec la prose.

Miuor (Jakob), professeur ordinaire de langue et littérature allemande à l’Université de Vienne (Autriche). Né, le 15 avril 1855, à Vienne, il fit ses études dans cette métropole et à Berlin. Passé docteur en 1878 et habi- ; lité en 1880, M. M. fut reçu deux ans plus tard (1882) à l’Académie Scientifico-letteraria de Milan (Italie), en qualité de professeur incaricato. En 1884, il enseigna à Prague, et depuis 1885, étant rentré à Vienne, il occupe la place actuelle à l’Université de cette capitale. Il est auteur de plusieurs ouvrages littéraires parmi lesquels nous citerons: « Chr., H. Weisse », In- : sbruck, 1880; « Studien zur Goethe Philologie », Vienne, 1881 ; « J. G. Hamann », Francfort, 1883; « Die Schicksalstragôdien », id., 1885;

« Fr. Schlegels Jugendschriften », Vienne, 1882;

« W. Schlegels Vorlesung », Heilbronn, 1888;

« Schiller, sein Leben und seine Werke », Berlin, AVeidmann, 1889. On lui doit aussi une série très importante d’ouvrages philologiques tel que: « Studien zur Philologie », Vienne, 1885, que l’on considère comme l’un de ses plus beaux travaux littéraires.

Minotto (Antoine-Etienne), polygraphe, né, à Feltre, en 1839, docteur à l’Université de Padoue (1859), professeur tour-à-tour aux Lycées d’Udine, de Venise, de Mondovi et de Rovigo. Nous avons de lui: « Venezia nella storia universale », 1865; « Nel sesto centenario di Dante Alighieri », 1865; « Preliminare e Storia délia guerra Italo-Prussiana » ; « I monument! a Vit-

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