‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 6 sur 496 · LEY · texte numérisé non relu

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cat; il excelle comme poète lyrique, comme orateur et conférencier, comme traducteur et comme critique. Citons, entr’autres, ses traductions de Shakespeare ( Livius Andronicus , Henri I et Henri II), de Molière, de Byron; des discours sur Kazinczky, Tompa, comte Szetchenyi, Szemere, Déak, plusieurs recueils lyriques; « Les Consolations de Senèque à Marcia », etc.

Levenliaupt (Comte Charles-Harald-Eugène), écrivain suédois , employé à la Bibliothèque de l’Université d’Upsal, né en 1849, a publié: « Anteckningar, om Uplands nation i Upsala fore 1830 », 1877; « Johan Gabriel Werwing », 1880 ; « En literâr strid i Sverige âr 1738 »;

Lévêque (Jean-Chaides), philosophe français, né, à Bordeaux, le 9 août 1818, fit ses études au Lycée de sa ville natale et entra à l’Ecole Normale supérieure en 1838. Il fut reçu agrégé de philosophie en 1842 et professa cette science au Lycée de Besançon en 1847. Nommé membre de l’Ecole française d’Athènes, qui venait d’être créée, il était de retour l’année suivante, et nommé à la chaire du Lycée de Toulouse. Reçu docteur ès-lettres en 1852, il fut rappelé à Paris et délégué à la Sorbonne en 1854, puis chargé, l’année suivante, du cours de philosophie grecque et latine au Collège de France, et nommé titulaire de cette chaire en 1861 en remplacement de M. Bai'thélemy Saint-Hilaire démissionnaire. M. C. L. a été élu membre de l’Académie des Sciences morales et politiques en remplacement de Saisset en 1865. M. L. a collaboré à la Revue des Deux-Mondes, à la Revue des cours publics, au Journal de l’instruction publique , au Journal des savants , dont il a été élu rédacteur en 1873. On a de lui : « Le Premier moteur et la nature dans le système d’Aristote », et « Quid Phidiæ Plato debuerit ». 1852 (ses thèses de doctorat), leçons ; « Sur Albert-le-Grand et Saint-Thomas », 1855 ; « Notice sur la vie et les oeuvres de Simart », 1 856 ; « La Science du beau étudiée dans ses principes, etc. », 2 vol., 1860, ouvrage auquel l’Académie des Sciences morales décernait le prix Bordin en 1859, l’Académie Française le prix Montyon de 3000 francs en 1860, et que l’Académie des Beaux-Arts couronnait également la même année ; « Etudes de philosophie grecque et latine », 1863; « Du spiritualisme dans l’art », 1864 ; « La Science de l’invisible », 1865 ; « Les harmonies providentielles », 1873, 4rae éd. M. L. est collaborateur de la Revue philosophique depuis sa fondation. Il y a publié récemment une série de travaux sur Y Esthétique et la psychologie musicales, qui ont été reproduits et traduits dans des Revues étrangères.

Leverdier (Henri), littérateur français, né, à Caen (Calvados), le 21 décembre 1840. Il a fait ses études au Collège de Saint-Servan, puis vint à Pai’is, où il fut employé d’abord dans l’admi-

nistration des postes. C’est à près de quarante ans, qu’il a commencé sérieusement à faire de la littérature ; auparavant il avait écrit des nouvelles, dit des vers dans les salons et dans les soupers d’artistes, collaboré à plusieurs journaux, notamment à La Vie littéraire. Cependant, il faisait partie de la Société de gens de lettres depuis 1876 et de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique depuis 1873. Il a publié, en collaboration avec Sirven: « Le Jésuite rouge » ; « La dette de sang »; « Le Drame au couvent » ; « La Fille de Nana » ;

« Madame la Vertu »; « Le Démon de la chair » ; et seul: « L’Énfer à deux », qui a reparu en édition populaire, sous le titre : « Le drame du Train-Porto » ; « Madame D. K. L., 17, Poste restante »; « La Joie de Mourir » ; « Le Roman d’ Aimée » ; « Le Voyage autour du Demi-monde en 40 nuits »;« Jouir »; « Cage à bonheur » ; « L’amour à l’Épée » ; « La guillottine ». En collaboration avec Maubryan : « Khi- Koâ », étude de moeurs annamites.

Levertin (Oskar-Ivar), romancier et littérateur suédois, résidant à Stockholm, né en 1862, a publié: « Frân Rivieran », 1883; « Smâmynt », 1884 et « Konflikter », 1885, et des essais critiques.

L<wi (César- Auguste), archéologue, poète et écrivain italien, inspecteur des fouilles et des monuments dans l’arrondissement de Venise, directeur du Musée provincial de Torcello, membre de plusieurs académies, conférencier érudit, né, à Venise, en 1856, issu d’une ancienne famille de marchands et banquiers israelites, a étudié à Venise, parcouru presque toute l’Europe et deux fois voyagé en Orient, fait, à ses frais, des fouilles et des recherches dans les localités, où jadis existaient Jesolo, Eraclea, Altimo et Torcello. En dehors de plusieurs recueils de vers, parmi lesquels nous citons : « Miraggi » ; « Miele e Fiele » (50 sonnets) ; « Cera e Pietra »; « Vetri e Mosaici »; « Versi sacri » (traduction libre de la Bible, de l’Evangile et du Coran), il a publié deux livres importants : « Rapporto generale di una missione in Oriente per incarico del Ministero délia pubblica istruzione », 1883; « Iberia », un volume intéressant sur l’Espagne ; « Studii archeologici su Al tin o », Venise, 1888, ouvrage couronné par l’Istituto Veneto.

Levi (Clément), journaliste italien, ancien directeur d’une revue littéraire : Don Chisciotte, rédacteur de VEpoca à Florence, et de la Libertà à Rome, a été très actif en faveur de la Ligue pour l’enseignement à Rome, et pour VAssociazione délia stampa periodica in Italia, dont il a écrit en 1887 le rapport. On lui doit un livre spirituel de « Racconti e Bozzetti » qui a eu du succès.

Levi (David), poète, écrivain, patriote et homme politique italien, ancien député au Par-

lement, né, en 1821, à Chieri. Il a de longue date travaillé et écrit pour la liberté constitutionnelle dans les comités, dans les associations, dans les journaux; il possède, comme poète, le souffle de l’inspiration, qui s’est révélé surtout dans son grand drame épique : « Il profeta e la passione di un popolo » dont les parties bibliques surtout sont d’une grande beauté, 1864. Parmi ses publications, on doit signaler: « Notti veneziane », recueil lyrique, 1842; « Patria e affetti », 1848; « Emma Liona o la Rivoluzione di Napoli nel 1799 », 1852 ; « Vita di Giordano Bruno », 1854 ; « L’Unità cattolica e l’Unità moderna », 1862 ; « Martirio e Redenzione », chants patriotiques de l’année 1860; « Vita di pensiero » (espèce d’autobiographie), Milan, 1874; nouvelle éd., en 1885; « Lo Stato in Italia », 1878; « Demeter, Cuor di Madré », récit en vers ; « Il femminile eterno : cantico dei cantici », Turin, 1880 ; « Ausonia, Vita d’azione », 1881 ; « La mente di Michelangelo », Milan, 1883; « Il semitismo nella civiltà dei popoli », Turin, 1884 ; « Giordano Bruno e la religione del pensiero », id., 1887; « L’Italia che speravamo e l’Italia che abbiamo » ; « La Mente di Michelaagelo », etc. Cfr. pour de plus amples détails sur cet écrivain distingué : « Giulio Vindice: La vita e le opéré di David Levi », Florence, Barbera, 1889.

Levi (Élise), femme-auteur allemande, née, le 10 août 1832, à Munich, où elle est mariée avec l’industriel Levi d’Esslingen ; elle a donné au théâtre : « Ein Duell », 1871 ; « Der 18 Oktober », id. ; « Durch die Intendanz », ouvrage couronné, 1878 ; « Die Wiener in Stuttgard », 1879 ; « Der Erbonkel », 1880; « Das Testament des Grafen », 1881 ; et en outre : « Monrichard in Wiener Heimat », roman, 1883; « Entehrt », 1883 ; « Liebesqualen », id. ; « Guat is’s », en dialecte.

Levi (le Baron Georges-Henri), avocat et jurisconsulte italien, né, le 10 juillet 1849, à Alexandrie d’Égypte, résidant à Florence, a publié : « Délia separazione del patrimonio del defunto da quello dell’erede », thèse de doctorat, couronné, 2me éd., avec des additions et des notes, Prato, 1875 ; « Esposizione e breve esame critico del nuovo progetto di legge per modificazioni all’ordinamento dei giurati ed alla procedura davanti la Corte d’assise, approvato dalla Caméra dei Deputati il 23 marzo 1874 », Florence, 1874; « Di un caso spéciale di rivendicabilità di titoli al portatore », extrait de V Archivio Giuridico de Pise, 1873.

Leviuek (Madame Anne), née Suzanne Lambert, publiciste, membre de la Société des gens de lettres, née à Lyon le 1er avril 1857. Elle a publié : « Eva », roman publié sous le nom de Suzanne Lambert, 1 vol. en-18°, Dentu, 1880; « Les femmes qui ne tuent ni ne votent », Marpon et Flammarion, 1882; « Après la ruine »,

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Dentu, 1884. Mme A. L. a fait paraître dans un journal de Turin: « Daniello », nouvelle dramatique écrite en italien ; plus, divers articles dans des revues et journaux littéraires, et enfin, dans la Revue de géographie, dirigée par M. Ludovic Drapeyron, un intéressant mémoire intitulé : « L’Oasis de Figuig » que l’auteur termine par ces mots : « Si tu veux la paix au Sahara, détruis Figuig », décembre 1884-janvier 1885.

Leyi-Yita (Marc), jurisconsulte italien, né à Alexandrie, reçu docteur à l’Université de Turin, a publié: « Sulla comproprietà », thèse de doctorat; « Délia locazione delle opéré e degli appalti, délia comunione di béni ed interessi fra parenti De restitutione in integrum », dissertation couronnée en 1878, par le prix Dionisio à Turin ; « Studio e difesa dell 'Assommoir di Zola », 1883 ; « Délia comunione dei béni, trattato », Turin, 1888.

Lewal, écrivain militaire français, né, à Paris, le 13 décembre 1823, sortit de Saint-Cyr avec le numéro 2, et ensuite de l’Ecole d’étatmajor avec le numéro 1. En 1854, il fit la campagne de Kabylie, fut blessé et reçut la croix. On lui confia, en 1856, le commandement des cercles de Dellys et de Soukharas. Il fit la campagne d’Italie comme chef d’escadron d’étatmajor, et resta dans le corps d’occupation, où il utilisa ses loisirs à des oeuvres littéraires qui parurent dans la Revue Contemporaine, sous ces titres : « Mantoue et Virgile » ; « Le Lac de Côme » ; « Pline le jeune » ; « Annibal et Magenta », etc. Attaché à l’état major-général du corps expéditionnaire du Mexique, il y fut nommé lieutenant-colonel ; en 1867, il était sous-chef-d’état-major du corps d’occupation de Home, puis chef du 2e bureau au ministère de la guerre. Attaché en 1870 a l’état-major général de l’armée du Rhin, il passa pour avoir collaboré au célèbre ouvrage du colonel d’Audlau intitulé : « Metz, Campagne et Négociations ». Après la guerre, il devint chef-d’état-major du 15e corps à Marseille. En septembre 1877, il fut appelé à la direction de l’Ecole de guerre, qu’on venait de créer. Il fut ensuite, en 1880, commandant de la 33e division à Montauban ; en 1883, à la tête du 17e corps. Un an après, il entrait au Conseil Supérieur de la guerre. Enfin, en 1885, on lui confiait le ministère de la guerre. Son passage y fut court. Après le renversement du cabinet Ferry, causé par la retraite du lieutenant-colonel Herbinger à Langson, le général L. fut nommé au commandement du 10e corps à Rennes, qu’il échangea bientôt pour celui du 2e à Amiens. Au moment de passer dans le cadre de réserve le 13 décembre 1888, le général L. était chargé d’une inspection générale, c’est-à-dire, du commandement éventuel d’une armée en cas de guerre. Parmi ses publications, signalons : « Introduc-

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tion à la tactique positive », 1878 ; « Etudes de guerre : Tactique de marche », Paris, Dumaine, 1877; « Études de guerre: Tactique de stationnement », 1879 ; « Études de guerre : Tactique des renseignements », 2 vol., 1881-83.

Lewicki (Anatole), historien polonais, ancien professeur à Przysl et à Lemberg depuis 1883, professeur d’histoire autrichienne à l’Université de Cracovie, né, à Prysowce (Galicie), en 1841, a fait ses études à Lemberg, et publié, entr’autres : « Mieszko II », Cracovie, 1875; « Wratyslaw II », Przemysl, 1876; « O Mieszku III », Lemberg, 1881 ; « O Kasimiezzu Mnichu », id., 1882; « Historya Polski i Rusi », deux éd., Cracovie, 1884-1888; « Ein Blick in die Politik Kônig Sigmunds gegen Polen in Bezug auf die Hussiten Kriege », Vienne, Actes de l’Académie des Sciences, 1886 ; « Index Actorum sæculi XV ad res publicas Poloniæ spectantium », Cracovie, 1888.

Lewin (Louis), médecin allemand, professeur libre à l’Université de Berlin, membre correspondant de la Société Médico-legale de New- York, né, le 9 novembre 1850, à Tuchel (Prusse), a fait ses études à Berlin et à Munich et en 1887 entrepris un voyage aux États-Unis ; il a publié une trentaine d’essais et mémoires scientifiques dans la Deutsche Zeitschrift fur Medicin (1874), dans le Centralblatt fur med. Wissenschaft, dans VArchiv fur Klin. Medicin (1876), dans la Deutsche med. Wochenschrift, dans la Zeitschrift für Biologie , dans le VirchoiPs Archiv, dans VArchiv für Anatomie und Physiologie, dans le Monatsbericht de l’Académie des Sciences de Berlin, dans les Verhandlungen de la Société de Physiologie de Berlin, dans la Berliner Klinische Wochenscrift, dans la Therapeutic Gazette , dans VArchiv der Pharmacie , dans VArchiv für experimentelle Pathologie und Pharmacologie, et, en outre, publié séparément : « Experimentelle Untersuchungen über die Wirkung des Aconitiu auf das Herz », ouvrage couronné, Berlin, 1875; « Lehrbuch der Toxikologie », Vienne, 1885; « Ueber Areca Catechu, Chavica Betle und das Betelhauen »,i3tuttgard, 1889.

Lewis ( J.-Willy) , jurisconsulte anglo-allemand, professeur de l’histoire du droit national allemand et du droit commercial à l’Université de Greifswald, né en 1836, collaborateur du Handbuch d. deutsch. Handels- See- und Wechselrechts, a publié: « Die Succession des Erben in die Obligationen des Erblassers nach deutschem Recht », Berlin, 1864 ; « Das Recht des Familienfideicommisses », Berlin, 1868; « Das deutsche Seerecht », deux vol., Leipzig, 1877- 78, 2me éd., 1883-84; « Die neuen Connossementsklausen und die Stellung der Gesetzgebung denselben gegenüber », Leipzig, 1885.

Lewis (Thornas-Hayter), architecte anglais, ancien professeur d’architecture à Londres, où il est né le 9 juillet 1818, est l’auteur des ar-

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