‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 66 sur 496 · MOY · texte numérisé non relu

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premier secrétaire d’ambassade à Constantinople le 5 août 1875; il fut secrétaire de la conférence des ambassadeurs, puis chargé d’aifaires du 11 décembre 1876 au 22 janvier 1877, pendant toute la guerre Turco-Russe. Il passa à Berlin le 16 avril 1878, y remplit les fonctions de secrétaire et rédacteur des protocoles au Congrès de 1878, puis il fut envoyé à Vienne le 11 février 1879, comme chargé d’affaires, puis nommé sous— directeur au Ministère. Elevé en octobre 1880 au grade de Ministre plénipotentiaire à Athènes, il en exerça les fonctions jusqu’en juillet 1886, et fut nommé alors ambassadeur près le Roi d’Italie, où il a été remplacé, au mois de novembre 1&88, par M. Mariani mort récemment. M. de M. a publié: « Raymond », étude, 1861 ; « Grands seigneurs et grandes dames du temps passé », portraits historiques, 1862; « Don Carlos et Philippe II », 1863, ouvrage couronné par l’Académie française; « Le Roman d’un homme sérieux », 1864; « Les jeunes ombres », récits de la vie littéraire, 1868. Il a édité la « Correspondance de Stanislas-Auguste Poniatowski et de Mrae Geoffrin », 1875, précédée d une étude sur ce roi de Pologne et accompagnées de notes.

Moynier (Gustave), économiste et jurisconsulte suisse, né, à Genève, le 21 septembre 1826, fils d’un ancien Conseiller d’État, commença au Collège et à l’Académie de sa ville d’origine des études achevées à Paris, où il prit en 1850 sa licence en droit. En 1885, l’Universite de Berne l’a nommé Doct. utriusque juris honoris causa. Les questions économiques et philanthropiques attirèrent de bonne heure l’attention de M. M. qui fut appelé à dix reprises différentes de 1858 à 1885 à présider la Société genevoise d’utilité publique et qui de 1858 à 1869 en rédigea le Bulletin trimestriel. Ses recherches les plus importantes dans ce domaine ont été résumées dans les Institutions ouvrières de la Suisse , 1867, ouvrage entrepris sur la demande du Conseil fédéral. La statistique fut cultivée avec un égal succès par cet économiste qui de 1863 à 1864 présida le Comité suisse et le représenta aux Congrès de I lorence (1867), et de la Haye (1869). La création qui a rendu le nom de M. G. M. célèbre et populaire dans les cercles les plus étendus est celle de la Croix Rouge dont il prit l’initiative en 1863 et dont depuis cette époque, il a constamment présidé le Comité, et depuis 1869 rédigé le Bulletin. An développement de cette œuvre excellente et à la propagation de ses principes se rattachent les ouvrages suivants:

« La guerre et la charité », en collaboration avec le Dr Appia, couronné par le Comité de la Croix Rouge de Berlin, 1866; « La Croix Rouge, son passé et son avenir », 1882; « Les causes du succès de la Croix Rouge », 1888. M. M. a officiellement représenté la Suisse lors

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des Conférences diplomatiques tenues à Genève en 1864 et en 1869 pour l’amélioration du sort des blessés dans les armées en campagne. L Institut de droit international l’a compté en 1873 parmi ses fondateurs et a provoqué quelques unes de ses plus intéressantes publications: « Le Manuel des lois de la guerre », 1880; « La question du Congo », 1883; « La fondation deJ’État indépendant du Congo au point de vue juridique », 1887. M. M. qui siège depuis 1877 dans la Commission internationale de Bruxelles pour l’exploration et la civilisation de 1 Afrique et qui défend la même cause dans le journal mensuel l’ Afrique , créé par lui à Genève en 1879, a été nommé en 1886 et en i emplacement de M. Ernest Naville, membre correspondant de 1 Université de France (Académie des sciences morales et politiques), en 1889 vice— president de la Société anti— esclavagiste suisse.

Mozzoni (Anna-Maria), conférencière italienne, nee, à Milan, en 1840, a collaboré à plusieurs journaux du parti démocratique, mais son œuvre principale est une série de Conférences données dans les villes principales de l’Italie pour obtenir une révision de la loi sur les mœurs qui existait en Italie avant 1889. Grâce aux conférences de M. M. fortement appuyée par le regretté Bertani et par le président du Conseil François Crispi, la loi actuelle qui régit le bureau des mœurs, est bien plus libérale que celle qui l’a précédée.

Mugnier (François), jurisconsulte et écrivain français, né, le 26 avril 1831, à Rumilly (Haute Savoie), fit ses premières études aux Collèges de Rumilly et de Chambéry fut reçu docteur^en droit à l’Université de Turin en 1854. Magistrat en Savoie (1856), procureur de la République à Annecy (1870), conseiller de la Cour d’appel d’Aix en Provence (1875) et d&Chambéry (1878), enfin Président des Assises. Nous avons de lui. « Chronologies pour les etudes historiques en Savoie »; « Une annee de la vie municipale de Rumilly, 1689-1690 »; « Trousseau de mariée en Savoie »; « Petites Annales d’Annecy »;

« Saint-François de Sales »; « Une charte inédite d’Amedée IV »; « Un capitaine recruteur au XVIIe siècle »; « Le mariage d’Alphonse de Lamartine à Chambéry »; « Histoire documentaire des Abbayes de Sainte-Catherine et de Boulien eu Savoie » ; « Un théâtre en Savoie »; « Relation des voyages à Fez en 1825, au Brésil et à la Plata en 1834 du lieutenant de vaisseau sarde Joseph de Rochette »; « Les Evêques de Genève et Annecy depuis 1535 ».

Miihlau (Ferdinand), docteur en théologie et en philosophie, conseiller effectif d’État del’Empire russe, professeur ord. de théologie à l’Université de Dorpat, né, à Dresde, le 20 juin 1839.

Il étudia la théologie et les langues orientales

aux Universités de Leipzig et d’Erlangen sous Fleischer, Delitzsch et Spiegel. En 1868 il reçut l’habilitation à l’enseignement et depuis 1870 il occupe à l’Université de Dorpat la place de professeur de théol. exég. Outre plusieurs articles parus dans les revues de philologie et de théol. nous lui devons les ouvrages suivants : « De proverbiorum quæ dicuntur aguri et Lemuelis origine atque indole », Leipzig, 1864; « Die hebrâische Theokratie », Prop., Dorp., 1879; « Geschichte der hebrâischen Synonimik », dans la Zeitschr. d. à. Morgenl. Ges., 1868 ; « Albert Schultens und seine Bedeutung für die hebrâische Sprachwissenschaft », dans la Delitzsch- Quericke, Zeitoch., 1870. On lui doit aussi la publication de « Friedrich Bôttcher’s neuer exegetisckritischer Æhrenlese zum alten Testament », Leipzig, 1862-65, et « Friedrich Bôttcher, ausfürhliches Lehrbuch der hebr. Sprache » ; « Liber Genescof sine punctis excriptum », Leipzig, 1868, 2e éd. en 1885. Voir aussi: « Gesenius’ Hebr. Handwôrterbuch über das alte Testament », id., 18 <8— 1883-1886, auquel il travaille avec M. le prof. Volck.

Mulazzi (Virginie), romancière italienne, née, à Milan, en 1851, débuta en 1872 par la « Pergamena distrutta »; suivirent: « Olimpia Morato » ; « Sostituzione di madré » ; « Un segreto » ; « Le memorie di Livia » ; « Croce e lettera »; « La schiava russa »; « Valeria » ;

« Leda ».

Mulé (Antonin), administrateur et romancier français, actuellement inspecteur des enfants assistés du département de la Seine. M. M. est né, à Toulouse, le 9 juillet 1836. Il a fait ses études classiques au Lycée et obtenu son grade de licencié en droit à la Faculté de sa ville natale. Son père, ancien négociant, ancien membre de l’Assemblée costituante en 1848, victime du Coup d’Etat en 1851 et de la loi de Sûreté générale, a marqué honorablement sa place dans les rangs du parti républicain en province. Venu à Paris en 1858, M. M. a fait son stage d’avocat au barreau de Paris, menant de front les travaux littéraires et les études juridiques. Collaborateur de plusieurs journaux administratifs et de plusieurs recueils littéraires, il prit sa part à la politique d’opposition qui signala, dès 1863, le reveil de 1 opinion publique, et publia plusieurs articles dans le Revue nouvelle d’Albert Collignon. L annee d avant il avait publié un roman à tendances philosophiques, dont le succès avait été vif: « L histoire de ma Mort ». Suivirent plusieurs romans et nouvelles dans V Avenir national , la Revue contemporaine , La nouvelle Revue de Paris , la Revue moderne , etc. Rentré à Toulouse en 1868, il devint un des collaborateurs du journal L Lmancipation, un des principaux organes du parti républicain dans le Sud-Ouest de la France.

La Révolution du 4 septembre l’ayant trouve Conseiller municipal, le Gouvernement de la Défense Nationale fit de lui le secrétaire général de la Préfecture de la Haute-Garonne; démissionnaire au mois de mars 1871, il rentra en 1873 dans l’administration en qualité de Conseiller de Préfecture; mais le Gouvernement du 24 mai l’ayant révoqué, il reprit son poste de combat dans les rangs de l’opposition. Entré au Ministère de l’Intérieur, direction de la presse, en mars 1878, il fut nommé, deux ans plus tard, Inspecteur du service des I nfants assistés du Département de la Seine, fonctions qu’il exerce actuellement. Toutefois, M. M. n’a pas entièrement déserté la carrière des lettres, l’année dernière (1887), au mois d’avril, il a publié un volume contenant deux nouvelles: « La Peste » et la « Bonne Demoiselle »; cette dernière a donné son titre au volume.

Miiller (Charles), littérateur allemand, né, à Stuttgart, le S février 1819, étudia au Gymnase de Stuttgart et à Tubingue. Gérant de la revue Das Ausland. Il a écrit sous plusieurs pseudonymes et nous avons de lui: « Des Lebens Wandlungen » ; « Graveneck » ; « Neue Pariser Mysterien » ; « Neue Londoner Mysterien » ;

« Mysterien der Bastille » ; « Die AA eisse Frau » ; « Das Testament von St.-Helena » ;

« Die Sere von Eschenau »; « Verkaufte Seelen »; « Der Mensch denkt Gott lenkt »;

« Iphygenie » ; « Am Kofe der Nordischen Semiramis » ; « Der Onkel von Amsterdam » ;

« Humbug » ; « Biewemanns Erben »; « Die Frau Oekonomierath »; « Grafenkrone und Dornenkrone » ; « Amor im Walde » ; « Ein V ertonner Sohn »; « Frau schau wem », romans. Plusieurs nouvelles et plus de cent contes pour la jeunesse.

Miiller (Charles-Joseph), écrivain allemand, ecclésiastique de la diocese de Breslau, professeur de théologie à l’Université Royale, directeur et maître de catéchisme au Gymnase Catholique de Saint— Mathias a Breslau. Né, le 19 décembre 1840, à Ritterfwalde, arrondissement de Neisse en Silésie (Prusse) ; il fit ses études dans le Gymnase de Neisse (1853-1861) et dans l’Université de Breslau (1861-64). Le 1« juillet 1865 il prit ses grades ecclésiastiques ; il résida à Haylem jusqu’en 1870 et ayant fait passage dans l’île de Rügen, il y demeura comme curé jusqu’en 1873. Transféré peu de temps après à Stralsund, dans la même qualité, . il y resta jusqu’à la moitié à peu près du mois de septembre 1873, époque à laquelle il se rendit au Gymnase de Breslau pour y occuper la place qu’il a actuellement. On a de lui plusieurs ouvrages dont voici les titres: « Gôttliches Wissen und gottlicher Macht des Johanneischen Christus », mémoire pour la solution de la question de St.-Jean, Fribourg en Brisgovie (Baden), Herder, 1882; « Das vierte Evangelium

in Christologisches Hinsicht », deux extraits des relations annuelles sur le Gymnase Catholique Royal de St.-Mathias à Breslau, pour les années scolastiques 1882-83 et 1883-84; « De nonnullis doctrinæ gnosticæ vestigiis quæ in quarto evangelio inesse feruntur dissertatio », Friburgi Brisgoviæ, Sumptibus Herder, 1883.

Müller (Edouard), prédicateur et professeur à l’Université de Berne pour la théologie pratique, né, à Berne, le 29 juin 1820, n’a publié que quelques brochures de circonstance: « L’Université de Berne, 1834-1884 », discours de jubilé 1884; « L’importance nationale des universités », Berne, 1876; « Parallèles des prophéties messianiques et des types de l’Ancien Testament tirés de l’antiquité hellénique » ( Archives pour la philologie classique ), 1875. L’activité de M. M. s’est surtout exercée dans le domaine ecclésiastique où il représente avec talent l’école du juste milieu.

Miiller (Eugène), littérateur français, né, le 31 juillet 1826, à Vernaison, commença par être dessinateur, puis après avoir fait seul son éducation littéraire, il composa des vers, des comédies, des drames restés inédits. En 1858, il publia: « La Mionette », récit villageois qui attira sur lui l’attention et fut suivi de plusieurs autres romans fort bien accueillis. Après avoir été, pendant plusieurs années, chroniqueur scientifique du Monde illustré , il devint rédacteur en chef de La Mosaïque , puis du Musée des familles. Collaborateur assidu du Journal de la jeunesse^ il y a écrit souvent sous le pseudonyme de Oncle Anselme. Il a également collaboré au Magasin d'éducation et de récréation , et au Journal des Demoiselles. Il a fait jouer en 1860 au théâtre du Vaudeville, une comédie rustique: « Le Trésor de Biaise ». En 1873, il a obtenu un des prix Montyon de l’Académie Française, pour un recueil de nouvelles, les « Récits champêtres ». Elu membre du Comité de la Société des gens de lettres en 1860, il a été vice-président de cette Société en 1870 et président en 1873. Il est devenu en décembre 1884 conservateur à la bibliothèque de l’Arsenal, délégué cantonnai pour l’instruction primaire et secrétaire de la caisse des écoles du XIIIe arrondissement. Il a été nommé officier d’Académie en janvier 1876, chevalier de la Légion d’honneur le 15 janvier 1879 et officier de l’instruction publique en 1888. Les principaux ouvrages de M. M. sont: « La Mionette », 1858;

« Véronique »; « Mme Claude », 1860; « Récits enfantins », 1861 ; « Contes rustiques », 1862 ;

« Jeunesse des hommes célèbres », 1863 ; « Pierre et Mariette »; « La Driette », 1865; « Les filles du tourneur »; « Jacques Moutier », 1866;

« L’Héritage de Jean Remy »; « La Boutique du marchand de nouveautés » ; « Le chef-d’œuvre du père Victor », 1867 ; « Les Mémoires d’un franc-tireur », 1871 ; « Robinsonette »,

J 1873; « Jacques Brunon », 1875; « Les Femmes d’après les auteurs français »; « Morale en action par l’histoire », 1876; « La Forêt », 1877; « Un Français en Sibérie », 1878; « Le Géant et l’Oiseau », 1880; « Entretiens de science familière »; « Histoire de la machine à vapeur », 1881; « Le jour de l’an et les étrennes chez tous les peuples », 1881 ; « Les grandes dé-

1 couvertes modernes » ; « Les apôtres de l’agriculture »; « Ambroise Paré », 1882; « Nizelle, souvenir d’une orpheline », 1886; « Lettres sur la Botanique » ; « Lettres sur l’origine des professions industrielles »; traductions du « Robinson suisse », de l’« Histoire de Christophe Colomb », etc.

Müller (François), né, à Herschetitz en Bohême, le 13 juin 1817, fit ses études de médecine et de chirurgie à l’Université de Prague et y prit ses grades. En 1849, il fut nommé prof, vétérinaire à l’Institut Impérial à Vienne et à l’Université de cette métropole. En 1888, M. M. renonça à la chaire après avoir été nommé Conseiller de la Cour Impériale. On a de lui: « Lehrbuch der Physiologie der Haussâugethiere », \ienne, 1862; « Lehre vom Extérieur des Pferdes », id., 4e éd., 1884; « Lehrbuch der Anatomie der Haqssâugethiere », id., 3e éd,, 1885. Outre cela, il est auteur de nombreux articles parus dans les journaux spéciaux allemands et fondateur de la revue intitulée : Vierteljahrschr . f. wiss. Veterinark ., qui paraît à Vienne, Librairie Braumüller, depuis 1851, et qu’il rédigea jusqu’à 1885.

Müller (Frédéric-Auguste), docteur en philosophie, professeur ordinaire des langues sémitiques à l’Université de Kônigsberg, né, le 3 décembre 1848, à Stettin ; il fit ses premières études au gymnase de cette ville, et puis après à l’Université de Leipzig, où il étudia particulièrement la philologie et les langues orientales. En 1868, il fut nommé docteur en philosophie à l’Université de Halle, et jusqu’à 1869 il occupa la place de maître-adjoint au Gymnase de Neu- Ruppis (Brandeburg). De 1869 à 1875, il enseigna la langue latine à l’École Supérieure de Halle et dans cette période (1870) il y fut reçu comme professeur agrégé. En 1874, il fut nommé professeur extraordinaire à l’Université et en 1882, il passa à Kônigsberg comme professeur oi’dinaire, où il se trouve toujours. Il est auteur des ouvrages suivants ; « Imrunlkaisi Mu allaka, commentario critico illustrât. », Halle, 1868; « Hebrâische Schulgramatik », id., 1878, traduite en anglais et publiée sous le titre :

« Outlines of Hebrew Syntax », par J. Robertson, Glasgow, 1882, réimprimée, 1885; « Ibn Abi Useibia », 2 vol., Cairo, 1299, Kônigsberg, 1884;

« Der Islam im Morgen- und Abendland »,

2 vol., Berlin, 1885-87; « Arabische Quellen zur Geschichte der indischen Médecin ( Zeitschr . d. deutsch. Morgenl. Ges.), 1880; « Uober Text u.

Sprachgebrauch von Ibn Ubi Useibia’s Geschichte der Aertze », voir: Sitzungsber. d. Münchn. Ak., 1884 ; dans les dernières années de son activité scientifique, il concentra toute son attention et son opérosité sur ses « Grundriss der Spracbwissenscbaft », et par la 2e édition de son « Allgemeine Ethnographie ». M. M. est aussi collaborateur aux Meyers'1 Conversations-Lexikon et à V Encyklopodie d’Ersch et Gruber. Il a travaillé à la « Caspari’s Araq. Gramatik », Halle, 1876-87, et ses écrits philologiques se trouvent épars dans les publications spéciales allemandes et autrichiennes parmi lesquelles nous citerons les « Mittheilungen der antropologischen Gesellschaft in Wien. » et les « Wiener Zeitschr. f. die Kunde des Morgenlandes ».

Muller (Frédéric Max), éminent orientaliste allemand, fils du poète Guillaume M., né, à Dessau, le 6 décemhre 1823, acheva ses études à l’Université de Leipzig, et, sur les conseils de M. Hermann Brockhaus, se livra exclusivement à l’étude du sanscrit. De 1844 à 1845, il suivit à Berlin les cours de M. Bopp et de Schelling. En 1845, il vint à Paris, où il réunit, d’après les indications de Bournouf, les matériaux d’une édition du « Rigveda » et da commentaire du « Sâyanâcâryâ ». Pour compléter son travail, il se rendit, en 1846, en Angleterre, recommandé à la Compagnie des Indes-Orientales par Wilson. Pendant qu’il surveillait à Oxford, l’impression de cet ouvrage, publié aux frais de la Compagnie, il y fut nommé, en 1850, professeur d’histoire littéraire et de grammaire comparée, conserva sa chaire jusqu’à 1875, puis rentra en Allemagne. Membre de l’Académie de Munich depuis 1852, membre correspondant de l’Institut de France depuis 1858. Nous avons de lui les traductions de l’« Hidopadesa », 1844; du « Meghâduta de Kalidasa », 1848; du « Rig- Veda- Sanhità », l’Hymne sacré de Brahmas, 1869. Ses ouvrages sont : « De la philologie comparée des langues indo-européennes par rapport à leur influence sur la civilisation primitive de l’humanité » ; « Copeaux d’un atelier allemand », 1869-75 ; « La Correspondance de Schiller avec le prince Frédéric-Chrétien de Scklesvig » , 1875 ; « Basedow par son arrière petit-fils F. Max-Muller », Leipzig, 1877 ; « Nouvelles leçons sur la science du langage », 1867-68. Les ouvrages principaux de M. M. ont été traduits en plusieurs langues.

Millier (George-Elias), professeur ordinaire de philosophie à l’Université de Goettingue, né, à Grimma (Saxe), en 1850, élève de l’école Koyale de Grimma et du Nicolai-Gymnasium de Leipzig, fréquenta les Universités de Leipzig, Berlin et Goettingue. En 1870-71, il s’engagea comme volontaire dans l’armée allemande et prit part à la Campagne contre la France. De 1876 à 1880, on le trouve professeur agrégé de philosophie à l’Université de Goettingue

et de 1880 à 1881 professeur ordinaire de philosophie à Czernowitz. Depuis le 1er avril 1881, M. M. est devenu prof, ordinaire de philosophie à Goettingue. On a de lui : « Zur Théorie der sinnlichen Aufmerksamkeit », dissertation parue à Leipzig en 1873; « Zur Grundlegung der Psychophysik », Berlin, 1878; « Ueber die Maassbestimmungen des Ortissinnes der Haut mittels der Méthode der richtigen und falschen Fàlle », voir PJlüger’s Arch. f. die ges. Phisiologie , vol. 19; « Ueber die psychologischen Grundlagen der Vergleichung gebobener Gewichte » ; à laquelle collabora aussi M. le prof. Fr. Schumann, et qui parut dans le PJlüger Arch., vol. 45, et enfin on doit citer la « Théorie der Muskelcontractionen », publiée dans les Nachrichten v. der K. Gesellschaft der Wissensch., n. 7, 1889, Goettingue.

Müller (Guillaume-Frédéric-Édouard), philologue allemand-suisse, né, à Berlin, le 14 avril 1853, reçut son éducation première à Bâle, fréquenta pour l’instruction secondaire le gymnase de sa ville d’origine et commença à l’Universite les études de grammaire comparée et surtout de sanscrit poursuivies à Leipzig, à Heidelberg, à Tubingue et plus tard à Londres au British Muséum (1874) et à la Bibliothèque Bodleïenne d’Oxford. Le gouvernement anglais lui offrit en 1878 d’accompagner à Ceylan le Dr Paul Goldschmidt pour y recueillir des inscriptions. Le séjour de M. M. aux Indes embrassa deux années (avril 1878-octobre 1880). A son retour en Europe, il se fixa à Berne et fut attaché à l’Université, d’abord en qualité de privat-Docent, ensuite de professeur extraordinaire (1886) pour le sanscrit, l’anglais et la grammaire comparée. Les principaux ouvrages de M. M. sont d’après l’ordre des dates : « Le dialecte Lalita vistara » (thèse pour le doctorat), Weimar, 1874; « Matériaux pour la grammaire du jaina prakrit », Berlin, 1876 ; « Les anciennes inscriptions de Ceylan », Londres, 1881 ; « Une grammaire simplifiée de la langue Pâli », Londres, 1884; « Le Dhammasangani », édité pour la société des textes palis, id., 1880; ces trois derniers en anglais.

Müller (Henri-David), savant et philologue très distingué galicien, docteur en philosophie, prof. ord. de la langue hébraïque à l’Université de Vienne, président de l’Institut oriental, rédacteur de la Wiener Zeitschrift fier die Kunde des Morgenlandes , né, en 1846, à Buczacz (Galicie), fils du libraire Albert Müller, très connu pour son savoir et pour ses talents. Le jeune M. M. fut initié par son père à l’étude des langues classiques et sémitiques. Ayant achevé ses premières études au Gymnase (1869), il commença d’abord par se dédier aux études historiques, mais bientôt il y renonça pour se consacrer à celles des langues orientales. Il fréquenta les Universités de Leipzig, Strasbourg et Berlin,

et en 1878, à l’Université de Vienne, il prit son habilitation à l’enseignement des langues sémitiques. La même année, M. M. se rendit à Londres et travailla longtemps au British Muséum , en 1877 il visita Constantinople pour recopier et corriger dans les bibliothèques et mosquées de cette capitale quelques manuscrits très intéressants. En 1880, on le nomma professeur extraord. des langues sémitiques à l’Umversite de Vienne et en 1885 il y fut reçu comme prof, ordinaire. On lui doit les ouvrages suivants : « Der Kitâb al- Farq von al-Asma’î », Vienne, 1876; « Südarabische Studien », id., 1877; « Die Burgen und Schlôsser Südarabiens », id., 1879-81 ; « Sabaische Denkmâler » (en collaboration avec Mordtmann), id., 1883; « Siegfried Langer’s Reiseberichte aus Syrien und Arabien und die von ihm gesamrnelten Inschriften », Leipzig, 1883; « Hamdânî’s Geographie der arab. Halbinsel », Leid., 1884; « Zur vergleichenden Semitischen Sprachforschungen », id., id. ; « Die Kerlinschrift von Aschrut- Darga », Vienne, 1881; « Die Sabaischen Alterthümer der Berliner Museen », Berlin, 1886. Outre ces ouvrages, M. M. a publié un grand nombre d’articles dans les Zeitschr. d. deutsch. Morgenlând. Ges.; lÀtt. Krit. Beil. d. Œsterr. Monatschr. f. d. Orient , et a été un des plus actifs collaborateurs du dictionnaire hébraïque publié par Gesenius à Leipzig en 1886, et des Annalen des Tabari.

Müller (Jean), historien et publiciste suisse, né, le 31 mars 1824, à Hirschthal près d’Aarau, suivit des cours de philologie et de théologie aux Universités de Zurich et de Tubingue (1843- 46), occupa immédiatement après deux postes de suffragant dans le village argovien de Gontenschwyl et à Baden sur la Limmat, fut nommé aumônier d’un bataillon pendant le Sonderbund et assista en cette qualité aux combats de Geltwyl et de Gislikon. Deux fois encore il fut donné à M. M. de remplir des fonctions analogues : en 1849, pendant la révolution badoise ; en 1857, lors du conflit de Neuchâtel. La guerre civile terminée, le synode évangélique d’Argovie l’envoya au village de Reinach, où il fut simultanément chargé de la direction scolaire et de la cure d’âmes ; en 1854, il fut choisi comme pasteur par la paroisse de Rüpperswyl près de Lenzbourg, où il réside encore aujourd’hui et a pris une part active aux réformes philanthropiques et pédagogiques. Nous sommes redevables à M. M. des ouvrages suivants: « Biographies populaires de Félix Haemmerlin et d’Ulrich de Hutten », publiées dans le Calendrier suisse; « Histoire de la ville de Lenzbourg d’après les documents conservés aux archives », 1867 ; « Le chapitre de Brugg-Lenzbourg, une monographie d’après les pièces originales », 1867 ; « Les religions extrabibliques, manuel destiné aux établissements de l’instruction su-

périeure et aux lecteurs cultivés », 1875 ; « Un second Gury », examen critique du manuel de théologie pastorale, rédigé par le père Keuriek et remplaçant celui de Gury an Séminaire de Soleure; enfin le plus important de tous, l’« Argovie, son histoire politique et juridique, artistique et littéraire », 2 vol., 1869; « La statistique des vergers dans le Canton d’Argovie », 1888. Ecrivain fécond et très abondamment renseigné, M. M. est encore l’auteur de récits empruntes à la vie populaire et publiés depuis 1850 en feuilletons dans divers journaux, de lettres sur la Mer Rouge et l’Abissinie, rédigées d’après un manuscrit de son fils, chef d’une maison de commerce à Massouah et parues dans la Nouvelle Gazette de Zurich, d’articles littéraires et théologiques insérés dans le Bund, la Nouvelle Gazette de Zurich, la Facidtê hebdomadaire d’Argovie, les Basler Nachrichten , la Feuille religieuse populaire de Saint-Gall, la Feuille protestante de Bâle, les Feuilles réformistes de Berne.

Millier (Jean), botaniste suisse, docteur en philosophie, né, en 1828, à Teufenthal (Canton d’Argovie), fit ses études générales au Conservatoriat de l’Herbier de Candolle, de 1851 à 1873. Professeur de classification botanique et de Botanique médicale à l’Université, directeur du jardin botanique, conservateur de l’Herbier Delessert de la ville de Genève. M. M., qui collabore au Prodromes des De Candolle et à la Flora Brasiliensis, depuis 1854 à 1859, a écrit beaucoup d’ouvrages, dont nous citons les titres des principaux « Monographie des Résédacées » ; « Apocynies du Brésil » ; « Euphorbiacées des Prodromes » ; « Ensemble de toutes les publications sur les lichens de tous les pays ».

Müller (Karl), professeur de théologie évangélique à l’Université de Giessen, né, le 3 septembre 1852, à Langenburg (Wurtemberg), fit ses études à Tübingue de 1870 à 1874. En 1876, il devint docteur en philosophie et peu de temps apres en théologie aussi. En 1880, il fut nommé prof, agrégé à l’Université de Berlin et en 1882 il y fut attaché comme prof, extraord. Passé à Halle en 1884 dans la même qualité, il y resta jusqu’à 1886, époque à laquelle il se rendit à Giessen pour y occuper la place de prof, de théologie évangélique. On a de lui : « Der Kampf Ludwigs d. B. mit der Rom. Curie », Tubingue, 1879-80; « Die Anfânge des Minoritenordens und der Bussbruduschaften », Fribourg, 1885; « Die Waldenser und ihre einzelnen Gruppen bis zuin Anfang des 14 Jahrh », Perthes, Gotha, 1886. Parmi les journaux qui ont publié ses travaux, nous citerons : Zeitschr. f. Kirchengesch., 1877 ; Forsch. f. deutsch. Gesch., 1879 ; Zeitsch. f. Kirchenr ., 1884, et nous dirons enfin que la Real- Encyclopadie f. protest. Theol. und Kirche », a en lui un de ses plus diligents collaborateurs.

Miiller (Otto), écrivain allemand, né, le 1er juin 1816, à Schotten (Oberhesden), fréquenta les gymnases de Büdingen et de Darmstadt; a 20 ans, il accepta la charge de bibliothécaire à la Bibliothèque Royale de Darmstadt, mais en 1843 il donna sa dimission pour se dédier exclusivement à la rédaction des Frankfurter Kon versationsblatter. Cinq ans plus tard, il rédigea aussi le Mannheimer Journal. Sa carrière de publiciste fut interrompue par de la perte de sa femme qui le plongea dans la plus profonde douleur. Il se retira à Brême et seulement en 1854 il put rentrer à la rédaction du Frankfurter Muséum , dont il avait ete un des fondateurs. Ayant renoncé à cette occupation, il s’est établi à Stuttgart d’où il nous transmet les plus charmants romans. Les ouvrages que nous allons citer de lui sont de vrais chef-d’œuvre: « Marlow », 1848; « Petrus von Vinea », 1846; « Georg Yolker », 1851; « Der Tannenschütz », 1852; « Charlotte Ackermann », 1854; « Dei Stadtschultheiss von Frankfurt », 1875; « Der Klosterhof », 1854; « Roderich », 1860; « Aus Petrarkas alten Tagen », lb62;

« Eckhoff und Seine Schüler », 1863; « Die Liebe im Grabe », 1865; « Der Wilpfaner », 1866; « Erzahlungen », 1868; « Der prof. v. Heidelberg », 1870; « Der Fall v. Konstanz », 1872; « Der Maioratshew », 1875; « Diadern und Maske », 1875; « Der Photograf », 1876; « Mûrs chelnausen in Volgelsberg », 1876; « Monika », 1877; « Schatten auf Hôhen », 1881; « Altar und Kerker », 1884. Ce dernier n’est que l’histoire du curé Weidig, le Silvio Pellico allemand.

Müller (Pierre), prof, de Gynécologie à l’Université de Berne, né, en 1886. On a de lui : « Untersuchungen über die Verkürzuug der Vaginalportion in den letzten Monaten der Graviditat », Hab., Schr. Wünzb, 1868; « Ueber die Wendung auf den Kopf und deren Werth fur die geburtshilfliche Praxis », Samml., Klin., Vortr., 1874; « Der moderne Kaiserschnitt, seine Berechtsgung und Stellung unter den geburtshilflichen Operationen », Festschr., Berlin, 1882; « Die Unfruchtbarkeit der Ehe », Stutgard, 1885; « Die Krankheiten des weiblichen Kôrpers in ihren Wechselbeziehungen zu den Geschlechssorganen », Stuttgard, 1888; « Die Herausgabe des Handbuch der Geburtshilie », trois volumes, id., 1888-89. M. M. a publie aussi plusieurs articles dans les journaux et revues médicales allemandes, parmi lesquelles nous citerons les Arch. far Gynokologie , le Handb. der Frauenkrankh., et Handb. der deutsch. Chirurgie. Les deux sujets « Die Sterilitat der Ehe », et « Die Entwicklungsfehler des Utérus », y sont traités avec une compétence extraordinaire.

Mulock (Dina-Marie), romancière anglaise très populaire qui a signé de son nom de demoiselle même après son mariage avec M. Geor-

ges Craik, née, à Stoke-Upon-Trent, en 1826. Elle débuta en 1849 par « The Ogilvies », roman qui fut suivi par une quantité d’autres, dont le plus remarquable est sans aucun doute: « John Halifax, gentleman ». Nous donnons la liste entière de l’œuvre importante de Mme Craik: « Cola Monti », 1849 ; « Olive » ; « Alice Learmont » ; « The Head of the Family » ; « Avillion and other Taies » ; « Agatha’s Husband » ; « A Hero » ; « Little Lychetts »; « Nothing New »;

« A Woman Toughts about Women » ; « A Life for a Life » ; « Poems » ; « Romantic Taies »; « Bread upon the Waters »; « Domestic Stories » ; « Studies from Life »; « The Fairy Book » ; « Mistress and Maid » ; « Christian’s Mistake »; « Home Thoughts and Home Scenes, poems » ; « A New Year’s Gift to Sick Children » ; « How to win Love » ; « A Noble Life » ; « Two Marriages »; « The Woman’s Kingdom »; « A Brave Lady »; « Twenty Years Ago » ; « The Adventures of a Brownie »; « Hannah » ; « Is it True? » ; « My mother and I » ; « The Little Lame Prince » ; « Seimons out of Church » ; « The Laurel Bush »; « Will Denbigh, nobleman », 1877 ; « A Legacy », 1878; « Young Mrs Jardine », 1879; « Thirty Years » ; « His Little Mother » ; « Children’s Poetry », 1881; « Plain Speaking », 1882. Nous avons d’elle plusieurs traductions du français.

Mumrn (Rodolphe), docteur en droit, né, à Duren (Cologne), le 5 octobre 1850. Il étudia la philosophie et la philologie à Bonn et après la campagne de 1870-71 la jurisprudence et les sciences sociales à Berlin. Le 24 septembre 18 <6, ayant été promu docteur à l’université de Jena, il entra aussitôt dans la magistrature de l’Alsace- Lorraine. En 1878, il fut nommé avocat et un an plus tard procureur. Depuis lors, il réside à Strasbourg. On lui doit : « Die Bürgerliche und die Canonische Ehe. Von einem deutschen Iuristen », Coin u. Leip., Eduard-Heinrich Mayer, 1875; « Ueber den Grundsatz des Code civil: En fait de meubles la possession vaut droit », voir Zeitschr. f. franz. civil. Recht 1876; « Der Strassburger Vergiftungsprozess », voir vol. 23 Des neuen Pitavol, publié par le Dr Vollert à Zara en 1889; « Das Nationalitatsprincip der Gegenwart » ; « Das Glaubensbekenntniss eines Altkatholiken » ; «. Der passive Wiederstand gegen die Mai-Gesetze », voir vol. 4e de la Deutschen Warthe par le Dr Brunn Mayer ; « Unser Interesse an der papstlichen Throncandidatur », voir Im neuen Reich. On lit aussi: « Ein Asyl fur Obdachlose », dans Vlllustrirten Volkzeitung ; « Das Unterirdischen Berlin », dans les Grenzboten , et enfin ses « Reilsebirder », dans la Strasburger Post, 1886-1888.

Mn u (Adrien- Albert-Marie, comte de), homme politique français, né, à Lumigny (Seine-et- Marne), le 28 février 1841. Ancien capitaine de cavalerie, il donna sa démission pour se consa-

crer plus librement à l’œuvre des Cercles catholiques d'ouvriers , qu’il avait fondée en 1872. Catholique éloquent et intrépide, M. le comte de Mun s’était révélé dans ses conférences comme un orateur de premier ordre. Le 20 février 1876, il fut élu député par 10,725 voix. Mais la majorité républicaine de la Chambre des députés se prononça d’abord pour une enquête sur l’élection de M. le comte de M., puis pour l’invalidation. Lejeune orateur catholique fut réélu et siégea à l’extrême droite. Aux élections du 14 octobre 1877, M. le comte de M. fut réélu par 12,292 voix contre 9,817 obtenues par le candidat républicain, M. Le Maguet. Soumise à une nouvelle enquête, son élection ne fut rapportée qu’en décembre 1878. Il prononça à cette occasion un remarquable discours, dans lequel il se déclara l’ennemi de la souveraineté du nombre et affirma ses convictions catholiques et royalistes. Invalidé le 16 décembre, il échoua le 2 février 1879 contre le candidat républicain. Rentré dans la vie privée, il continua avec activité la propagande de l’œuvre des Cercles Catholiques, en même temps qu’il s’associait énergiquement à la campagne entreprise pour la défense des libertés religieuses. Le 8 mars 1881, il prononça, à Vannes, un discours : « Dieu et le Roi », qui fut le point de départ d’un grand mouvement de conférences royalistes et qui lui valut une lettre publique de félicitation de M. le comte de Chambord. Réélu à une très forte majorité le 21 août 1881 aux élections générales, et cette fois, validé sans contestation, il n’a pas, depuis lors, cessé d’appartenir au Parlement où le Morbihan l’a encore envoyé aux élections de 1885 par 60,341 voix. Sans cesser sa propagande à l’extérieur, il a pris une part importante aux travaux de la Chambre, notamment dans les discussions relatives aux questions sociales. Combattant tout ensemble le libéralisme économique et le socialisme, il s’inspire des enseignements de l’Eglise et des traditions du passé; les principes corporatifs donc il s’est montré toujours le défenseur ont fait un chemin considérable dans les esprit et ont rencontré des adhésions sans nombre dans la classe ouvrière. M. de M. en a maintes fois recueilli les témoignages venus des points les plus divers. 11 est intervenu dans la discussion des lois militaires, et le 11 juin 1887 il prononçait un discours qui soulevait l’enthousiasme de la Chambre entière, sans distinction de partis. Au mois d’octobre de la même année, il conduisait à Rome deux mille ouvriers catholiques et recevait du Souverain Pontife l’accueil le plus bienveillant et les encouragements les plus précieux. Chevalier de la légion d’honneur pour actions d’éclat en 1870 pendant le siège de Metz, M. de M. a été fait par Pie IX commandeur de St.-Grrégoire et créé par Léon XIII grand croix du même ordre et commandeur do l’ordre de Pie IX. Ses discours, réunis •

en trois volumes et accompagnés de notices ont été publiés à Paris au mois de mars 1888.

Miinch (Arnold), historien et numismate suisse, né, le 5 octobre 1825, à Fribourg en Brisgau, où son père, le docteur et • conseiller Ernest M. occupait une chaire d’histoire à l’Université, embrassa en 1843 la carrière commerciale, vécut, pendant plusieurs années, en Italie, revint en 1819 en Suisse, se fixa en 1859 à Rheinfelden, petite ville d’Argovie, d’où sa famille était originaire et y remplit diverses fonctions administratives, celles entr’autres de directeur des salines. Les électeurs du 38me arrondissement fédéral l’ont choisi depuis 1869 pour un de leurs représentants au Conseil national. M. M. siège à Berne sur les bancs de la droite ultramontaine, et préside, depuis 1886, le synode catholique romain du Canton d’Argovie. Nous indiquerons comme ses ouvrages les plus importants : « La collection monétaire du Canton d’Argovie », 1871 ; « La monnaie de Lausenbourg, un fragment de l’histoire monétaire en Suisse et sur le Haut-Rhin du XIVe au XVIIe siècle », 1874; « Les regestes des comtes de Habsbourg-Lausenbourg » (lere partie, 1879 ; 2me partie 1888).

Munir y Terrones (Joseph), lieutenant-colonel d’infanterie espagnole, jurisconsulte militaire, né, à Cabra (province de Cordoue), le 2 février 1839, fit ses premières études pour la prêtrise, et reçut en 1854 la tonsure et l’ordonnation de diacre; mais la même année il s’engagea simple soldat, et prit part ensuite à la campagne d’Afrique. Nous avons de lui, en dehors de plusieurs mémoires sur sujets militaires, un « Diccionario de la legislacion militar », 1877 ; suivirent: « Ordenancias del ejercito, anotadas y illustradas », 4 vol., 1882 ; en 1886, il publia la seconde édition du « Diccionario », revue et corrigée. Il a été rédacteur en chef de la Correspondencia militar , et prépare maintenant un livre intitulé : « Concepto del mando y deber de la obediencia ».

Munk (Emmanuel), médecin prussien, né, à Posen, en 1852, étudia à Berlin, Breslau, Strasbourg, et fut reçu docteur en 1873. Professeur agrégé de physiologie et de chimie depuis 1883, membre correspondant de VAccademia Fisicomedica de Florence en 1889, il a publié une sérié de mémoires concernant la nutrition et la secrétion dans les Archives biologiques de Pf'lüger, Hoppe, Seyler, Du Bois-Reymond et Virchow (1873-88), et en collaboration avec F. Uffelmann: « La Nutrition de l’homme sain et malade », Vienne, 1887.

Munro (Joseph-Edwin Crawford) , économiste et jurisconsulte anglais, professeur de législation et d’économie politique à l’Université Victoria de Manchester, né, près de Belfast, en Irlande en 1858, étudia à Belfast au Collège de la Reine et à Cambridge. Nous avons de lui : « Pa-

tenta, Designs, and Trade Marks Act of 1888 », Stevens and Sons, Londres, 1884; « The Law of Rents », Clowes, id., 1886 ; « The Constitution of Canada », Cambridge University Press, 1889;

« Régulation of wages by Sliding Scales in the Coal Industry », Heywood, Manchester, 1886 ;

« Régulation of Wages by Sliding Scales in the Iron Industry », Heywood, id., id. ; « Reports on the régulation of wages by means of lists in the Cotton Industry drawn up for the British Association for the advancement of science », id., id., 1888.

Miinster (Georges-Hébert, baron DE Grotthatjs comte de), diplomate allemand, né, à Londres, le 22 décembre 1820, fit son droit à Bonn, Heidelberg et Goettingue, et entra par droit héréditaire dans la Chambre Haute du Hanovre. Envoyé extraordinaire à Saint-Pétersbourg de 1856 à 1864, membre de la Chambre des Seigneurs de Prusse après l’annexion du Royaume du Hanovre à la Couronne de Prusse, membre du Parlement de l’Allemagne du Nord, puis du Reichstag jusqu’à sa nomination au poste d’ambassadeur à Londres (1873). Nous avons de lui:

« Esquisses politiques sur la situation de l’Europe depuis le Congrès de Vienne jusqu’aujourd'hui (1815-1867) », Leipzig, 1867 ; « Ma participation aux événements de 1866 dans le Hanovre », 1868; « La Confédération de l’Allemagne du Nord et sa transition en Empire allemand », 1868 ; « Avenir de l’Allemagne »,

Münsterber (Hugo), savant et écrivain allemand, docteur en philosophie et médecine, professeur aux Universités de Fribourg et de Baden, né, le 1er juin 1863, à Danzig; il fit ses études à Genève, Leipzig et Heidelberg. On a de lui: « Die Willenshandlung », Fribourg, Mohr, 1888 ; « Ursprung der Sittlichkeit », id., id., 1889; < Beitràge zur experimentellen Psychologie », id., id., 1889.

Müntz (Eugène), homme de lettres alsacien, éminent critique et historien de l’art, né, à Soultz-sous-Forêts, en 1845, fit ses études au Lycée Bonaparte à Paris, puis suivit les cours de l’école de droit et prit le grade de licencié, mais préféra les beautés de l’art aux sécheresses du Code. Il voyagea en Allemagne et en Angleterre, et en 1870 servit en qualité de sergent dans un des bataillons des Mobiles de la Seine. En 1873, Albert Dumont l’emmena à Rome, et M. M. passa trois années à l’Ecole française du Palais Farnèse, et de retour à Paris, fut nommé successivement sous-bibliothécaire de l’Ecole des Beaux-Arts, bibliothécaire archiviste, conservateur de la bibliothèque et du musée, et enfin, en 1884, suppléant de M. Taine pour le cours d’esthétique et d’histoire de l’art. Ses premiers travaux ont trait à l’Alsace: il a publié: « Holbein d’après ses derniers historiens », 1 369 ; « Monuments d’art détruits à Strasbourg

pendant le siège », 1872; « Le chroniqueur Bernard Hertzog et son gendre le poète Jean Fischart », 1873; « Monuments d’art alsaciens, conservés à la bibliothèque impériale, au Belvedere et à l’Albertina de Vienne ». En même temps, il signalait le manuscrit et les miniatures du « Christ » d’Otf'rid de Wissembourg ; le « Christ en croix » de Nicolas Wurmser ; le « Künst-Biichlein » des Voglherr (1537), rare et précieux livre artificier à peu près introuvable, et plusieurs tableaux, dessins et gravures rares et précieuses. M. M., qui a voué un culte profond à l’Italie, a fouillé avec ardeur et, disons-le, avec un rare bonheur le passé de cette terre classique des arts; nous donnons la liste de ses ouvrages : « Les monuments antiques de Rome au XVe siècle », 1876; « Les anciennes Eglises et Basiliques de Rome », 1877 ;

« Notes sur les Mosaïques chrétiennes de l'Italie », 1874-78; « Inventaire des bronzes antiques de la collection du pape Paul II », 1876; « Inventaire des camées antiques de la collection du pape Paul II », 1878; « Essai sur l’histoire des collections italiennes d’antiquité », 1879; « Raphaël archéologue et historien d’art », 1880; « Giovannino de’Dolci, l’architetto délia cappella Sistina e delle fortezze di Ronciglione e di Civitavecchia », id. ; « Ricerche intorno ai lavori archeologici di Giacomo Grimaldi.... fatte sui manoscritti che si conservano a Roma, a Firenze, a Milano, a Torino e a Parigi », 1881 ; « Études sur l’histoire des arts à Rome pendant le moyen-âge: Boniface VIII et Giotto », id. ; « Raphaël, sa vie, son oeuvre et son temps », id. Ce magnifique ouvrage (à propos duquel un auteur autorisé a dit : Nous avons aujourd'hui sur Rajihaèl un livre définitif) a été couronné par l’Académie française. Il a été réédité en 1886 ; il avait déjà été traduit en anglais (Londres, 1882), sous le titre: « Raphaël, his life, Works and times » ; « Les Précurseurs de la Renaissance », 1882 ; « Le Musée du Capitole et les autres collections romaines d’antiquités à la fin du XVe et commencement du XVIe siècle », avec un choix de documents inédits, 1882; nouvelle éd., 1885; « Les Arts à la cour des Papes aux quinzième et seizième siècles », 3 vol., 1878-82, ouvrage auquel l’Académie des Beaux- Arts a décerné un prix de 3000 fr. ; « La Tapisserie », 1882, 2rae éd., 1884 (traduit en anglais) ; « Histoire générale de la Tapisserie en Italie, en Allemagne, en Angleterre, en Danemark, en Hongrie, en Pologne, en Russie et en Turquie », 1878-84; « La Renaissance en Italie et en France au temps de Charles VIII », 1884; « Le Palais de Venise à Rome », id. ; « Donatello », 1885 ; les « Monuments antiques de Rome à l’époque de la Renaissance », nouvelles recherches, id.; « La Bibliothèque du Vatican sous le papes Nicolas V et Calixte VII »; « La Bibliothèque du Vatican au XVIe siècle »,

MUO

1880. Il ne faudrait pas conclure, d’après cette longue nomenclature de travaux relatifs à l’Italie, que M. M. ait négligé la France. Il a donné une etude intitulée : « Giuliano da San Gallo et les Monuments antiques du Midi de la France au XVe siècle », 1885 ; « Les Peintures de Simone Martini à Avignon », id.; « Note sur quelques artistes avignonnais du Pontificat de Benoît XIII », 1886 ,* « Le Château de Fontainebleau au XVIIe siècle », id. La Revue critique , la Gazette des Beaux-Arts , la Revue archéologique, les Nouvelles Archives de V Art français , le Bulletin de la Société des Antiquaires de France, V Art, la Revue des Deux- Mondes, etc., le comptent parmi leurs collaborateurs ; il dirige la Bibliothèque internationale de l'Art.

Muoni (Damien), historien, archiviste et généalogiste lombard, né, le 14 août 1820, à Antignate (province de Bergame), est un des cinquante-trois survivants des insurgés milanais des Cinque giornate de 1848 ; il voyagea longtemps à l’étranger, et il collectionna une quantité de spécimens historiques qui forment de sa maison à Milan un véritable Musée. L’œuvre de M. M. est remarquable et consiste dans une série de mémoires et de monographies de 1850 à 1882. C’est lui qui dernièrement reçut de Mme Jessie White Mario les pièces d’archives du Gouvernement provisoire milanais de 1848 qui étaient restées à l’illustre Agostino Bertani et qui appartiennent maintenant à la Commune de Milan; M. M. est actuellement archiviste d’État à Milan. Nous donnons la liste de ses œuvres complètes: « L’Operaio, almanacco d’Italia », Milan, 1850-51 ; « Elementi di Magnetismo animale », id., 1850; « Lettere inédite di Eugenio di Savoja a don Uberto Stampa di Montecastello, annotate e precedute da alcuni cenni biografici » ; « Elenco delle Zecche d’Italia dal medio evo infino a noi, e fumiglia Sforza », Milan, Colombo, 1858;

« Governatori, luogotenenti e capitani generali dello Stato di Milano dall’anno 1499 all’anno 1848 », id., id., 1859 ; « Memorie storiche di Antignate, con un cenno sulle varie raccolte dell’autore », id., 1861 ; « Considerazioni storico-filosofiche sulla pena capitale », id., Garelli, 1862 ; « Nozioni sulla Rezia dalle origini aile Tre Leghe », id., id., 1868; « Lettre de Charles IX, roi de France, au pape Pie IV (1565) », Paris, L. Toinon et C., 1868; « Binasco ed altri comuni dell’Agro Milanese, studii storici con note e documenti », Milan, G. Garefifi, 1864; « Sulle monete di Sardegna, prolusione storica e commento aile analoghe Memorie del cav. Agostino Toxiri », id., Bozza, 1865 ;

« Il Duello, appunti storici e morali », id. Gareffi, id. ; « La Zecca di Milano nel secolo XV, documenti e note », Asti, id. ; « Cenno genealogico sulla famiglia Torriani da Mendrisio », Milan, Gareffi, 1866 ; « Melzo e Gorgonzola e loro dintorni, studii storici con documenti e

MUO 1521

note », id., id., id.; « Inaugurazione a Gorgonzola délia lapide monumentale per la battaglia vinta dai Milanesi contro re Eno, figlio di Federigo II imperatore », id., id., 1868 ; « Archi di Porta Nuova in Milano », id., 1869; « Un dipinto del Romanino in Antignate », id., id. ; « Inaugurazione a Binasco délia lapide monumentale a Béatrice di Tenda », id., id.; « Officine monetarie di Giovanni II Bentivoglio nei Castelli di Antignate e Covo (ducato di Milano) », Florence, M. Ricci e C., 1870 ; « L’antico Stato Romano di Lombardia ed altri Comuni dell’odierno suo Mandamento. Cenni storici, note, documenti e regesti », Milan, 1871; « Acque di Antignate, documenti e regesti », id., id. ; « Indulti concessi alla famiglia Muoni d’Antignate » ; « Inaugurazione ad Antignate del monumento a Luciano Manara, 11 maggio 1873 », Milan, Bernardoni, 1873 ; « Cenni genealogici sulla famiglia Lossetti-Blardoni-Mandelli », id., id. , id.; « Cenni genealogici sulle famiglie Mantegazza e Meraviglia-Mantegazza », dans le Giornale Araldico- Genealogico- Diplomatico , 1873; « Enrico Richard, o l’Apostolo délia Pace », Milan, Bernardoni, 1874 ; « Archivi di Stato in

Milano — Prefetti o Direttori (1468-1874)

Note sull origine, formazione e concentramento di questi ed altri simili Istituti, con un nuovo cenno sulle collezioni dell’Autore », id., Molinari, id. ; « Antichità romane scoperte a Calcio e ad Antignate », id., Bernardoni, 1875 ; « Momorie storiche di Antignate, rifuse ed accresciute », id., id., id.; « Calcio, sunto storico », id., id., id. ; « Famiglia Labus », id., id., id. ;

« Famiglia degli Isei, ora Oldofredi », id., id., 1876; « Tunisi, Spedizione di Carlo V imperatore, 30 maggio-17 agosto 1535 », id., id., id.;

« Cenno necrologico sul cav. prof. Leone Tettoni », id., id., 1877; « Famiglia Mandelli, conti di Maccagno, di Caorso, feudatarii di Montorfano », id., id., id. ; « Le Cinque Giornate di Milano, Saggio bibliografico », id., id., 1878 ;

« Famiglia De Cristoforis », id., id., id.; « Ristauro d’un Palio d’altare, lavorato a tarsia da Giambattista Camana m Romano di Lombardia », id., id., 1879 ; « L’Archivio di Stato di Milano », id., Pirola, 1880; « Prenomi, nomi e cognomi, etc. », id., Rebeschini, id.; « Libretti di melodrammi e balli — Autografi di musicisti e di altri artisti teatrali, presentati all’Esposizione musicale di Milano », id., Bortolotti, id.;

« Famiglia Cotta, Linee di Milano e di Romano di Lombardia », id, Rebeschini, id.; « Antichità Romane a Fornovo e Martinengo nel basso Bergamasco », id., Bortolotti, 1883; « Notizie sparse sulla famiglia Muoni d’Antignate », id., id., id. ; « Gli Antignati organari insigni e sérié dei maestri di cappella del Duomo di Milano », id., id., id. ; « Preziosità artistiche nella chiesa dell Incoronata presso Martinengo », id., id., 1884 ; « \ ersi giovanili di un antiquario »,

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