‹ Dictionnaire international des écrivains du jour. Vol. 3Chapitre 72 sur 496 · NAP · texte numérisé non relu

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septembre 1822, à Trieste, est le second fils de Jérôme Bonaparte, ex-Roi de Westphalie, et de la Princesse Catherine de Wurtemberg; il étudia les éléments à Florence, passa (1835) en Suisse et en 1839 entra à l’école militaire de Louisbourg, d’où il sortit officier trois ans après ; mais ne voulant pas servir sous un drapoau qui ne fût pas français, il démissionna et parcourut l’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie; il obtint en 1845 de visiter Paris; mais ses relations avec le parti démocratique et ses opinions avancées ne tardèrent pas à le rendre suspect au Gouvernement qui au bout de quatre mois lui donna l’ordre de quitter sur le champ le territoire; quelque temps après, la Chambre des députés, ayant accueilli favorablement une pétition de l’ex-Roi Jérôme, il lui fut permis de rentrer provisoirement en France avec son père (1847). A la Révolution de février 1848, il se rallia aux principes républicains dans la profession de foi aux électeurs de la Corse comme candidat à la Constituante. Elu par 39,229 suffrages, il siégea à droite et vota avec la minorité contre le bannissement de la famille d’Orléans. Nommé en février 1849 Ministre plénipotentiaire à Madrid, il fut révoqué peu de temps après pour avoir quitté son poste sans y avoir été autorisé, et, revenu à Paris, il siégea à gauche. A la restauration de l’Empire, le Prince Napoléon, appelé éventuellement à l’hérédité, porta le titre de Prince français et eut de droit sa place au Sénat et au Conseil d’État et fut nommé général de division. Pendant la guerre de Crimée, il commanda une division de réserve aux batailles de l’Alma et d’Inckermann. Peu temps après, une forte attaque de dissenterie et peut-être aussi la publication d’une brochure anonyme à lui attribuée, imprimée à Bruxelles et contenant une appréciation très libre du plan de campagne adopté en Crimée furent cause de son rappel en France. C’est de cette époque que date la calomnie dont le prince N. a été victime toute sa vie; car on fit alors circuler le bruit que le Prince manquait absolument de bravoure. L’entourage de S. M. l’Impératrice ressuscita pour lui en cette occasion le sobriquet de Plon-Plon qui n’était, après tout, que le petit nom du Prince que son père lui avait donné tout enfant. Nous devons à M. Guido Biagi de Florence d’avoir retrouvé dans une lettre de famille écrite par lo Roi Jérôme et conservée à la Bibliothèque Nationale de Florence, reproduite en fac-similé au Livre (juillet 1883) le petit nom du Prince. Mais la légende fut établie et le General Plon- Plon resta un sobriquet injurieux pour le général de division qui n’avait pas marché à l’ennemi à l’Alma et à Inckermann ; il est parfaitement démontré maintenant que la Division du Prince Napoléon avait en ces deux circonstances reçu l’ordre de ne pas donner. Le Prince fut nommé

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président de la Commission impériale de 1 Expo sition universelle de Londres (1854). Le résultat de ses travaux personnels est consigné dans le livre: « Visite du Prince Napoléon à 1 Exposition universelle », 1856, que suivit une publication de luxe: « Voyage dans les Mers du Nord à bord de la corvette la Reine Ilortense ». Notre tâche n’est pas de retracer la vie du Prince Napoléon dans ses détails politiques; aussi nous contenterons nous de considérer son œuvre littéraire en disant que le Prince a pris une part très importante à la publication de la correspondance de Napoléon I (32 vol.), qu il a prononcé plusieurs discours au Sénat d’une valeur oratoire reconnue, qu’il a mis aux journaux une quantité de lettres, d’appels aux électeurs et enfin un essai intitulé: « Les alliances de l’Empire en 1869-70 », inséré à la Revue des deux Mondes le 1er avril 1878. , Lors de la publication de M. Taine sur Napoléon I, le Prince défendit par une brochure la mémoire de son oncle. Le trait dominant dans les discours, pamphlets et brochures du Prince est le libéralisme au dedans, la révolution au dehors, mais son libéralisme Cesarien et les idees par trop anticléricales du Prince lui ont fait en France beaucoup d’ennemis. Le Prince est exilé de France par suite du décret d expulsion. Lors du voyage de M. Carnot en Corse (avril 1890), il a écrit une lettre violente au Président de la République qui avait visite à Ajaccio la maison des Bonaparte.

Naquet (Alfred), médecin et homme politique français, né, à Carpentras, le b octobre 1834, fit ses études supérieures à Paris et fut nommé professeur agrégé à la faculté de médecine à Paris. Il s’était fait connaître par ses savants travaux de chimie médicale et par ses etudes philosophiques inspirées par la doctrine positiviste. Il prit une part active à la lutte engagée par le parti républicain contre l’Empire. En 1869, il fut condamné à quatre mois de prison et 500 francs d’amende pour son livre intitulé : Religion , Propriété , Famille , et se réfugia en Espagne. Il profita d’une amnistie, rentra en France et écrivit des articles scientifiques dans les journaux radicaux; notamment dans la Marseillaise. Nommé par le Gouvernement de . la Défense nationale secrétaire de la Commission scientifique d’étude des moyens de defense, il suivit la Délégation à Tours et à Bordeaux. M. N. fut élu député de Vaucluse le 8 février 1871 ; il donna sa démission, ainsi que tous les représentants de ce département, à la suite de l’enquête réclamée par l’Assemblée sur l’élection de Vaucluse, et fut réélu en 1871. M. N. siégea à l’extrême gauche. Il a été : 1°, le promoteur de la loi de 1881 sur la liberté de la presse ; 2°, le promoteur et le rapporteur à la Chambre de la loi de 1881 sur le droit de reunion; 3°, le promoteur et le rapporteur à la Cham-

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