ALADIN OU LA LAMPE MERVEILLEUSE
opéra en cinq actes, paroles d'Etienne, musique de Nicole Isoaard. Cet ouvrage fut le dernier du gracieux compositeur, et encore le laissa-t-il inachevé. Benincori le mit en état d'être rep^^senté, ce qui eut lieu le 6 février 1822. Quoique la musique se ressentît de la défaillance physique de Nicolo , l'opéra dAladin obtint un des plus grands succès qu'on ait vus jusque-là au théâtre. On cite surtout l'air : Venez , charmantes bayadères. Parmi ces bayadères se faisait remarquer la fameuse M' le Bigottini, une des célébrités chorégraphiques de l'époque. Du reste, la mise en scène était splendide. C'est à la première représentation de la Lampe merveilleuse qu'on vit briller le gaz à l'Opéra pour la première fois. Nous ne voudrions pas affimer que cet éclairage alors merveilleux ait été étranger à la vogue dont a joui Aladin.
ALADIN bu LA LAMPE MERVEILLEUSE,
opéra en trois actes, musique de Adalbert Gyrowetz, représenté à Vienne vers 1822. Les compositions dramatiques de ce musicien distingué sont moins estimées en Allemagne que ses symphonies, qui ont souvent été exécutées dans les concerts avec celles d'Haydn.
ALADIN, opéra anglais, musique de Bishop , représenté au théâtre de Covent-Garden, à Londres, en 1826.
ALADIN ou LA LAMPE MERVEILLEUSE,
opéra en, trois actes, musique de C. Guhr, représenté à Francfort en 1830.
ALADINO, opéra italien, musique de Ricci (Louis), représenté à Naples en 1833.
ALAHOR IN GRANATA, opéra, musique de Donizetti, représenté à Palerme en 1826.
ALAIN ET ROSETTE OU la LA BERGÈRE INGÉNUE, intermède, paroles de BoutiUier, musique de Ponteau, représenté à l'Opéra le 10 janvier 1777. Ce musicien, né à Chaumes, en Brie, était un organiste assez en renom dans les églises de Paris.
ALARIC, opéra en trois actes, musique de Schiefferdecker, représenté en 1702 à Hambourg.
ALARICO IN BALTHA, opéra allemand,
musique de Steffani, représenté à Brunswick en 1687.
ALARICO, RE DE' GOTI, opéra italien, musique de Bassani, représenté à Ferrare
ALBACORNELIA, opéra, musique de Conti (François), représenté à Vienne en 1714.
ALBERGA DELLA SPERANZA (l') [i' Auberge de l'Espérance'], opéra italien, musique de M. Lombardini , représenté à San-Carlo de Naples en mars 1864.
ALBERGATRICE VIVACE (l'), opéra, musique de Caruso, représenté à Milan en 1781.
ALBERGO INCANTATA (l'), Opéra buflfa, musique de Mazza, représenté à Florence en
ALBERGO MAGICO (l'), opéra italien, musique de Bigatti, représenté à Milan, au théâtre de Sainte-Radegonde, en 1811.
AL6ERO DI DIANA (l'), opéra, musique de Bresciani, représenté à Trieste en 1832.
ALBERT III, opéra, musique de Vogler, représenté au théâtre de Munich en 1781.
ALBIN, opéra allemand en trois actes, musique de M. de Flotow, représenté pour la première fois à Vienne le 12 février 1856, et ensuite au théâtre grand-ducal de Schwerin, dont le compositeur était alors l'intendant.
ALBINA DI LERIDA, opéra italien, musique de Bruno , représenté sans succès au théâtre del Fondo, à Naples, en octobre 1855.
ALBION AND ALBANlus, opéra, paroles de Dryden, musique de Grabu, représenté en 1085 au théâtre de Dorset-Garden, à Londres. '
ALBOIN ET ROSAMUNDE, opéra, musique de Miltitz, représenté à Dresde vers
ALBOINO, opéra italien, musique de Ziani,
ALBOINO IN ITALIA, opéra italien, musique de Tosi, représenté en 1691 au théâtre Saint-Jean-et-Saint-Paul de Venise.
ALBOINO IN ITALIA, opéra italien, musique de Pollarolo , représenté à Venise en
ALBUMAZAR, opéra italien, musique de Buini, représenté à Bologne en 1727.
ALCADE (l'), opéra-comique en un acte
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paroles de MM. E. Thierry et Denizct, musique de M. Uzépy, représenté au Théâtre-Lyrique le 9 septembre 1864. Le poëme n'est pas fort et la musique est faible. Il s'agit d'un alcade ridicule, qui veut marier sa fille à un certain nigaud nommé Fabien, etd'unLorenzo.amant préféré, qui se déguise en corrégidor, intimide le père et emporte la place d'assaut. Cette opérette est restée au répertoire comme lever de rideau. Il est regrettable qu'au Théâtre- Lyrique, où l'on exécute des œuvres d'un caractère élevé et généralement distingué, on tolère des procédés extra-musicaux, empruntés aux cafés-concerts ou aux Variétés. A quoi riment ces répétitions de syllabes dans la chanson de Fabien : Sous la dentelle, telle, telle; Quelle prestance , tance, tance; Qu'il est bien, monsieur Fabien? S'il était bègue encore ; mais il vaudrait assurément mieux qu'il fût muet. Il y a un petit boléro assez bien tourné. En somme, c'est une triste pièce, quoique Gerpré soit assez comique dans le rôle de Fabien. Gabriel joue celui de l'alcade avec les restes d'un véritable talent. La pièce a obtenu un certain nombre de représentations, mais elle n'a pas été imprimée.
ALCADE DE LA VÉGA (l'), drame lyrique en trois actes en prose, paroles de M. Bujac, musique de F. Onslow, représenté à Feydeau, le 10 août 1824. Le livret était d'une conception assez faible et aurait eu besoin d'être relevé par une musique plus dramatique. Celle de Onslow était bien faite, mais trop symphoniquc pour le théâtre. Cepen- <lant elle fut assez remarquée pour que le compositeur obtînt peu de temps après l'occasion de se produire de nouveau devant le public'; ce qu'il fit dans le Colporteur, son meilleur ouvrage lyrique.
ALCALE, opéra italien, musique de Manelli, représenté à Florence en 1642.
ALCESTE, opéra allemand, musique de Strungk, représenté à Hambourg vers 1682.
ALCESTE, opéra, musique do Schurmann, représenté à Hambourg en 1719.
ALCESTE , opéra anglais , musique de Ha;ndel, représenté à Londres en 1734.
ALCESTE, opéra italien, musique deLampugnani, représenté à l'Opéra-Italien de Londres en 1745.
ALCESTE, tragédie-opéra en trois actes, paroles du bailli du RoUet, musique de Gluck. C'est, entre tous ses ouvrages, un des plus ad-
mirés. Il en écrivit la musique à Vienne, en 1761, sur un poëme italien de Calzabigri,et dans un style tout différent de ses précédentes productions. Dans son épîtrc dédicatoire, Gluck expose ainsi ses idées sur la musique dramatique : « J'ai imaginé que l'ouverture devait prévenir les spectateurs sur les caractères de l'action qu'on allait mettre sous leurs yeux, et leur indiquer le sujet; que les instruments ne devaient être mis en action qu'en proportion du degré d'intérêt et de passion, et qu'il fallait éviter surtout de laisser éÊ\% le dialogue une disparate trop tranchante entre l'air et le récitatif, afin do ne pas tronquer à contre-sens la période, et de ne pas interrompre mal à propos le mouvement et la chaleur de la scène.
» J'ai cru encore que la plus grande partie de mon travail devait se réduire à chercher une belle simplicité, et j'ai évité de faire parade de difficultés aux dépens de la clarté : je n'ai attaché aucun prix à la découverte d'une nouveauté, à moins qu'elle ne fût naturellement donnée par la situation et liée à l'expression ; enfin, il n'y a aucune règle que je n'aie cru devoir sacrifier de bonne grâce en faveur de l'effet. »
Ces idées, si clairement développées par Gluck dans son opéra à.'Alceste, furent comprises à merveille par Calzabigi, qui substitua aux descriptions fleuries, aux sentences un peu banales et aux comparaisons monotones des poëmes de Quinault, des passions fortes, des situations intéressantes, le langage du cœur et un spectacle toujours varié. « Le succès, dit encore Gluck, a justifié mes idées, et m'a démontré que la simplicité et la vérité sont les grands principes du beau dans toutes les productions des arts. » De telles doctrines artistiques devaient soulever une vive opposition.
L'opéra de Gluck, joué à Vienne, attira l'attention du bailli du Rollet, jeune diplomate attaché à l'ambassade française. Celuici engagea l'Opéra de Paris à attirer en France le maestro allemand, et ce fut «e même du Rollet qui traduisit pour la scène française la partition italienne A'Alceste.
Sur la demande de Gluck, J.-J. Rousseau a écrit quelques observations à propos de \'Alceste italien. L'auteur du Devin du village, aussi bon critique que faible musicien, juge cette œuvre avec une complète indépendance. Tout en trouvant admirable la partition du maître, il lui reproche avec raison d'avoir accumulé les plus beaux morceaux dans le premier acte , de telle sorte
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qu'au second l'intérêt diminue, et que le dernier paraît faible. Il faut dire qu'en cela il y a plus de la faute du poëte que du musicien. Selon Rousseau, le poëte aurait pu éviter l'attiédissement dans la marche de la pièce et modifier le dénoûment, qui, dans Euripide, est presque risible à force de simplicité; par exemple, faire mourir Alceste au second acte, et employer le troisième à préparer, par un nouvel intérêt, sa résurrection; ce qui pourrait amener un coup de théâtre aussi admirable et frappant que le froid retour de la reine est insipide. Gluck profita d'une partie des idées de Rousseau en adaptant VAlceste à la scène française. La fête du second acte, qui, à l'origine, n'était qu'un divertissement mal placé et invraisemblable, a été encadrée de manière à être touchante et déchirante par la gaieté même et le contraste qu'elle offre avec le tragique dessein formé par l'héroïque épouse.
L'opéra A'Alcesfe fut représenté sur le théâtre de l'Académie royale de musique, le 23 avril 1776. Le succès fut immense et tint du délire ; on sollicitait la faveur d'être admis aux répétitions générales. Gluck y était l'objet des prévenances des plus grands seigneurs ; on vit même des princes s'empresser de lui présenter son surtout et sa perruque à la fin de l'exécution, qu'il dirigeait coiffé d'un bonnet de nuit, et dans un costume aussi négligé que s'il eiit été chez lui. De nombreux détracteurs s'élevèrent cependant contre l'illustre compositeur; des cabales se formèrent et donnèrent lieu à une foule d'anecdotes et de mots piquants. Un soir, Mlle Levasseur jouait le rôle d'Alceste ; lorsque cette actrice, à la fin du second acte, chanta ce vers sublime par son accent :
Il me déchire et m'arrache le cœur,
quelqu'un s'écria : « Ah ! mademoiselle , vous m'arrachez les oreilles! » Un voisin, transporté par la beauté de ce passage et par la manière dont il était rendu, répliqua : « Ah I monsieur, quelle fortune, si c'est pour vous en donner d'autres ! »
Le mérite d'Alceste ne trouve plus aujourd'hui de critiques. C'est la déclamation lyrique dans son expression la plus complète ; c'est l'union intime de la musique et de l'action dramatique. Une reprise de cet ouvrage a eu lieu à l'Opéra en i86i, et Mm« Pauline Viardot a déployé dans le rôle d'Alceste ses éra inentes qualités de tragédienne et de cantatrice. L'opéra d'Alceste fut encore donné en 1866, et Mlle Battu y révéla des qualités
jusque-là ignorées ; ce qui prouve l'utilité de monter les grands ouvrages en dehors du répertoire moderne, dans l'intérêt du progrès de l'art du chant et du jeu des artistes. La musique de Gluck perd beaucoup à être déplacée de son cadre scénique ; cependant nous citerons plusieurs airs dont les beautés sont partout et toujours admirées. Le grand air : Non, ce n'est point un sacrifice; l'invocation puissante : Divinités du Stijx, et l'andante si gracieux et si touchant : Ah! divinite's implacables t
Quant à l'orchestration, nous signalerons moins l'ouverture, qui est une introduction pleine de tristesse dans le mode mineur, et à laquells on peut reprocher peut-être un peu de monotonie, que la Marche religieuse. Il paraît difficile d'imaginer un effet plus grandiose, plus hiératique, et si les gruppetti n'y accusaient pas trop le goiit du temps, cette marche pourrait être considérée comme le modèle le plus parfait de ce genre de composition.
ALCESTE, opéra sérieux de Wieland, musique de Schweitzer, représenté à Leipzig en 1774.
ALCESTE, opéra, musique de Gresnick, représenté à Londres en 1786.
ALCESTE, opéra italien, musique de PortogaUo, représenté à Venise vers 1793.
ALCESTE (l'), opéra, musique de Draghi (Antoine), représenté à Vienne en 1799.
ALCESTE, tragédie en trois actes et en vers, imitée du théâtre grec d'Euripide, par M. Hippolyte Lucas, avec des chœurs, musique d'Elwart, représentée à l'Odéon le 16 mars 1847. Cette tentative réussit faiblement.
ALCESTE ou LE TRIOMPHE D'ALCIDE,
tragédie lyrique en cinq actes et en vers de Quinault, musique de Lulli, représentée sur le théâtre du Palais-Royal, le 19 janvier 1674 , puis à Saint-Germain, enfin à Paris, et toujours avec succès. Mais on comprend que le chef-d'œuvre de Gluck l'ait fait oublier, comme son Armide a éclipsé VArmide de Lulli , qui cependant renferme de grandes beautés. Un seul morceau de VAlceste a survécu au naufrage de la partition du maître florentin, et mérite d'être signalé aux amateurs de la musique expressive et touchante ; c'est l'air : Le héros que j'attends ne reviendrat-il pas? ^
ALCHIMISTA (l'} , opéra italien, musique
ALCI
de Rossi Lauro, représenté au théâtre du | Fondo, à Naplcs, en 1853. ]
ALCHIMISTE (l'), opéra, musique de , Scliuster, représenté à Dresde eu 1777 et sur plusieurs autres théâtres allemands.
ALCHIMISTE (i/) , opéra-comique, musique de Hoffraeister, né en 1754, mort en 1812.
ALCHIMISTE (l'), opéra, musique de André, né en 1741, mort en 1799.
ALCHIMISTE (l') , Opéra allemand , musique de Spohr, représenté à Cassel en 1832.
ALCHIMISTE (l'), opéra en un acte, musique de M. Léon Paliard, représenté à Lyon le 28 février 1855.
ALCIADE E TELESIA, opéra, musique do J. Giordani, représenté à Rome en 1787.
ALCIBIADE , opéra italien, musique de Ziani, représenté à Venise en 1680.
ALCIBIADE , opéra allemand , musique de Steffani, représenté à Hambourg en 1697.
ALCIBIADE, opéra, musique de Cordella ( J acques) , représenté au théâtre de la Fenice, il Venise, en 1825.
ALCIBIADE, opéra en deux actes, paroles de Scribe, musique de C.-L.-J. Hanssens, représenté à Bruxelles en 1829.
ALCIBIADE , O VIOLENZA D'AMORE (l'), opéraitalien, musique de Ballarotti, en collaboration avec François Qasparini, représenté à Venise en 1699.
ALCIBIADE SOLITAIRE, opéra en deux actes, paroles de Cuvelier et BarouiUet, musique de Louis- Alexandre Piccinni , représenté à l'Opéra le 8 mars 1824.
ALCIDE, opéra allemand, musique de Steffani, représenté à Brunswick en 1692.
ALCIDE, opéra, musique de Haeffner, représenté au théâtre Royal de Stockholm vers 1789.
ALCIDE AL Bivio, opéra italien,' paroles tle Métastase, musique de Paisiello, représenté à Saint-Pétersbourg vers 1779.
ALCIDE AL Bivio, opéra italien, musique de Righini, représenté à Coblentz en 1789.
ALCIDE, O VIOLENZA DAMORE (l'), opéra italien , musique de Gasparini (Francesco), représenté à Rome en 1709.