CENE
que comme acteur, parce que, jouant les rôles de père et de tuteur, plutôt qu'il ne les chantait, il a donné son nom à l'emploi des acteurs sans voix dans ces sortes de personnages.
CENDRILLON, opéra en trois actes , musique de Steibelt , représenté à Saint-Pétersbourg vers 1809.
CENDRILLON, Opéra -comique en trois actes, paroles d'Etienne, musique de Nicole Isouard , représenté à Feydeau le 22 février 1810. Le conte de Perrault a fourni le sujet de trois œuvres lyriques : la Cendrillon de Laruette, celle de Nicole et la Cenerentola de Ressini. Le livret d'Etienne est le plus conforme à l'idée originale. La féerie y tient une large place. Quant à la musique, elle ne vaut pas, à beaucoup près, celle de Joconde, du même compositeur. La romance du premier acte : Je suis modeste et soumise, a été populaire. Nous citerons encore le trio de femmes : Vous l'épouserez; oui, vous l'aimerez. Le reste est médiocre. Les rôles de femmes ont été créés par Mmes Duret, Lemonnier et Mlle Alexandrine Saint-Aubin , fille de la célèbre actrice. On a repris cet ouvrage à l'Opéra-Comique en 1845, avec Mmes Casimir et Darcier. Grignon et Sainte-Foy jouèrent les pesonnages du baron de Montefiascone et du sénéchal Dandini. La musique fit peu d'effet, en raison même des efforts tentés par l'arrangeur pour lui en faire produire. Adam renforça l'instrumentation simple et quelque peu naïve de Nicole par des cuivres et des trémolos, et ajouta même, peur M"»* Casimir, un air de sa façon à la partition originale.
CENERENTOLA (la) [Cendrillon], opéra de Rossini, représenté pour la première fois sur le théâtre Valle, à Rome, pendant le carnaval de 1817, et aux Italiens de Paris, le 8 juin 1822. Le sujet, emprunté au vieux conte de fées, a été traité pour la scène italienne par Ferretti. Sur ce livret usé, Rossini a écrit une de ses plus délicieuses partitions. Lors de son apparition à Rome, cet ouvrage charmant ne produisit pas tout l'effet qu'il a produit depuis au Théâtre-Italien de Paris. La faute en était aux exécutants, chanteurs ou instrumentistes. Cenerentola a été mise sur la même ligne que le Barbier, pendant quelques années, par quelques hommes de goût. Plusieurs morceaux de la Pietra del Paragone, du Tiirco in Italia, de la Gazetta ont passé dans l'opéra de Cenerentola. L'ouverture est charmante et d'une grâce légère. Nous mentionnerons l'air Miei rampolli , le duo Un soave non so chè.
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le sextuor Qiiest' c un nodo avvihipato, la ^ strettc si animée du finale, le duo Zitto, Zitto et le duo des deux basses : Un segretto d'importanza , chef-d'œuvre d'expression bouffe. , Le rondo final a été, pour Mii« Alboni, le sujet d'une ovation qui se renouvelait chaque soir. Nous avons entendu bien des cantatrices dans ce rôle. M'"* Borghi-Manio nous a paru le chanter avec supériorité. Cenerentoln, qui n'a pas quitté le répertoire, continue à faire les délices des fins connaisseurs en musique. Ijablachc a laissé des souvenirs dans le rôle de don Magnifico.
CENERENTOLA (l.v), Opéra, musique de Garcia (Manuel-dcl-Popolo-Vicente), représenté à New- York vers 182G.
CENT-SUISSE (le) , opéra-comique en un acte, paroles de MM. Duport et Monnais, musique de M. le prince de la Moskowa, représenté à rOpéra-Comique le 7 juin 1840. Il s'agit dans cette pièce d'un soldat du régiment des cent-suisses , qui a endossé le domino vert de son capitaine pour s'introduire dans la salle oii Mme de Chateauroux donne au roi un bal travesti. Rockly, en butte aux aventures et aux mésaventures de son maître, est sur le point d'être honoré de la Bastille et se trouve trop heureux, en se débarrassant de son domino, d'éviter la schlague. On a remarqué dans la partition deux quatuors et un joli duo. M. le prince de la Moskowa était bon musicien et a rendu à l'art musical des services réels, en instituant chez lui des concerts de musique classique oti les dilettantes sérieux se sont rencontrés pendant de longues années.
CENTO BUGIE, UNA VERITÀ {Cent mensonges pour une vérité), opéra-bouffe italien, musique de Siri, représenté au théâtre del Fondo en 1839.
CÉPHALE, opéra-ballet, musique de Batislin (Struck) , représenté à Versailles vers
CÉPHALE ET PROCRIS, tragédie lyrique en cinq actes , avec, un prologue , paroles de Duché, musique de M'ic de La Guerre, représentée le 15 mars icoi.
CÉPHALE ET PF.OCRis, opéra allemand^ musique de Bronner, représenté à Hambourg en 1701.
CÉPHALE ET PROCRIS, Opéra russe, le premier qui ait été écrit dans cette langue, musique de Araja, représenté à Saint-Pétersbourg en 1750.