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musique de Saint -Amans , représenté au théâtre de la Porte-Saint-Martin en 1802.
CHACUN SON TOUR, opéra-comique en un acte, paroles de Justin Gensoul, musique de Solié, représenté à l'Opéra-Comique le 26 octobre 1805. Les contemporains de Solié ont trouvé de la gaieté et du naturel dans le dialogue, et la musique agi-éable. On ne peut nier que les mélodies faciles et peu développées des ouvrages du chanteur-compositeur n'aient dû leur succès passager à leur goût français, c'est-à-dire à une touche un peu superficielle, à une allure preste et pimpante, 'enfin à la mauvaise éducation musicale des auditeurs , qui causait tant d'irritation et même de colère au doux et tendre Mozart. Le succès de la musette de Solié, qui a fait entendre à peu près le même air dans vingtcinq opéras-comiques, doit nous faire apprécier le chemin que nous avons parcoui'u depuis un demi-siècle, et peut-être celui qui nous reste encore à faire.
CHAISES À PORTEURS (les), opéra-comique en un acte, paroles de MJL Dumanoir et Clairville, musique de M. Victor Massé, représenté à rOpéra-Comique le 28 avril 1858. C'est un imbroglio assez amusant, mais un peu leste, entre un financier, sa femme, une danseuse et deux chevaliers. Cherchant à échapper, l'un aux exempts, l'autre à une femme jalouse; à surveiller, celle-ci son mari, celui-là sa femme, les personnages montent dans les chaises à porteurs les uns des autres. Il en résulte des quiproquos infiniment grotesques et prolongés. La musique a de l'élégance. On a remarqué les couplets du chevalier, le duo des Chaises, entre le chevalier et le financier , et un joli quatuor. Les rôles ont été joués par Couderc , Ponchard , Prilleux et M'ic Lemercier.
CHALET (le) , opéra-comique en nn acte , paroles de Scribe et Mélesville , musique de A. Adam, représenté pour la première fois à Paris le 25 septembre 1834. C'est le meilleur ouvrage du compositeur, ou du moins celui qui a été le plus populaire. Le poëme et la musique se valent et s'équilibrent mutuellement. Après le duo, Il faut me céder ta maîtresse, qui a de la chaleur, de l'effet et dont le style est tout à fait scénique , on ne peut guère citer que l'air de basse Arrêtons-nous ici, bien écrit dans les cordes de la voix de basse, et devenu sous ce rapport un air classique. Tout le reste est commun et trivial ; d'ailleurs orchestré avec ingéniosité , à la portée des intelligences musicales les plus
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bornées ; c'est de la musique française dans le sens assez abaissé du mot, et non pas telle que l'avait comprise et exprimée le maître de l'auteur du Chalet, l'illustre Boieldieu. I/opéra le Chalet a été et est encore un agréable lever de rideau ; il n'a que trois rôles, qui ont été tenus à la création de l'ouvrage par Mme Pradher, Inchindi et Couderc.
CHAMBELLAN (le), opéra-comique en un acte, paroles de Desmares, musique de Maniquet, représenté au Grand-Théâtre de Lyon en février 1837. Parmi les scènes de province, celle de Lyon s'est toujours distinguée par une hospitalité généreuse, qui malheureusement n'a guère été payée de retour.
CHAMBRE À COUCHER (la) OU UNE DEMI-HEURE DE RICHELIEU, Opéra-COmi-
que en un acte , paroles de Scribe , musique de Guenée, représenté au théâtre Feydeau le 29 avril 1813.
CHAMPMESLÉ (la), pièce mêlée de chants, jouée au Vaudeville le il février 1837. On a remarqué un air chanté par Mme Albert au deuxième acte, et composé par M. de Flotlow. Ces compositions légères , exécutées dans les théâtres secondaires, ont frayé au compositeur le chemin vers les premières scènes.
CHAMPS-ELYSÉES (les), opéra allemand; musique de HolTmeister, écrit à Leipzig vers 1805. Hoffmeister a été un des compositeurs les plus féeonds de l'Allemagne ; mais aucun de ses ouvrages dramatiques n'a obtenu de succès durable.
CHANOINE DE MILAN (le), opéra-comique, paroles et musique de E.-T.-G. Hoffmann , représenté à Varsovie en 1805. Pendant son séjour en Pologne, le célèbre romancier se livra plus particulièrement à l'étude de la musique et composa plusieurs ouvrages lyriques, entre autres cet opéracomique dont il avait emprunté le sujet à la comédie d'Alexandre Duval.
CHANOINE DE MILAN (le), opéra en deux actes , musique de Schall , représenté à Copenhague vers 1800.
CHANSON DE FORTUNIO (la). Opérette en un acte, paroles de MM. Crémieux et Jules Servières , musique de J. Offenbach , représentée au théâtre des Bouffes-Parisiens le 5 janvier 1861. Il y a de la sensibilité, de l'élégance et de la distinction dans la musique, et en cela elle dépasse de beaucoup la donnée commune du livret. La Chanson de Fortunio,