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grande place , et rapporte dans le pauvre logis de l'artiste la recette de chaque soirée. Quelques seigneurs ont formé le projet d'enlever la gitana qui se réfugie dans l'atelier du peintre. Elle ôte son voile et Valazquez reconnaît sa servante. Comme il l'aimait déjà, ce trait de dévouement le détermine à l'épouser. Malgré l'invraisemblance de ce canevas, l'habileté des détails l'ont fait réussir, et surtout la musique gracieuse du compositeur dont cet opéra a été le coup d'essai théâtral. On a remarqué l'ouverture , qui se compose d'un solo de cornet à pistons d'une grande suavité, d'un joli boléro et d'un allegro d'un caractère espagnol plein d'entrain. La cantatille à deux voix : Tous les soirs sur la grande place , la romance d'Une lampe mourante, le grand duo de la scène de la pose du modèle entre Velazquez et Palamita , le boléro : l'Air au loin retentit du son des castagnettes, sont les morceaux les plus applaudis de ce charmant ouvrage, bien interprété par Audran, Bussine et par Mlle Lefebvrc.

CHAOS (le), ambigu-comique en quatre actes, en prose, avec un prologue et un divertissement, paroles de Legrand et Dominique, musique de Mouret, représenté aux Italiens le 23 juillet 1725. Cette pièce est une parodie de l'opéra des Eléments, ballet dont Lalande et Destouches composèrent la musique, et dans lequel le roi dansa aux Tuileries

CHAPEAU DU ROI (le), opéra-comique en un acte, paroles de M. Edouard Fournier, musique de M. Caspers, représenté au Théâtre-Lyrique le 16 avril 1856. Il s'agit d'un chapeau du roi Louis XI , que le monarque donne à un forgeron, après avoir mis dans la coiffe le brevet d'une charge à la cour, qui aide à conclure un mariage projeté entre Jeannette, fille du forgeron , et Olivier, son fiancé. La musique a été jugée bien écrite, et on a applaudi quelques couplets. Joué par Meillet, Achard et MUe Pannetrat,

CHAPEAU MAGIQUE (le), opéra-comique, musique de Volkert, représenté à Léopoldstadt en 1812.

CHAPELLE ET BACHAUMONT , Opéra-

comique en un acte, paroles de M. Armand Barthet, musique de M. Jules Cressonnois, représenté à l'Opéra - Comique le 18 juin 1858. On suppose aux deux amis des aventurcs dont l'histoire, les mémoires du temps et leur correspondance ne disent pas un mot. On aurait pu trouver, dans le récit de leur

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voyage, plus d'un sujet de pièce moins vulgaire. La partition renferme quelques jolis motifs, entre autres les couplets de Rosette : Je suis dans le Royal-Dragons. Le compositeur est actuellement l'habile chef de la musique des guides.

CHAPERON ENCHANTÉ (le) , pantomime allemande, musique de Tuczek (François), représenté à Vienne vers 1806.

CHAPERONS BLANCS (les), opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe, musique d'Auber, représenté à Paris le 9 avril 1836. Malgré les situations fausses d'un mauvais mélodrame, l'inspiration n'a pas fait défaut à M. Auber dans cet ouvrage. On peut citer les couplets de table chantés par M. Chollet, le quatuor : Que sa démarche est belle, la polonaise du troisième acte, et le duo: 0 trahison! fi perfidie! chanté par Chollet et Mlle Prévost.

CHAPITRE SECOND (le) , opéra-comique en un acte , paroles de Dupaty , musique de Solié, représenté à l'Opéra-Comique le 17 juin 1799. La partition en a été gravée, mais cet ouvrage n'a pas été repris ; il a eu le même sort que les vingt-quatre autres opéras-comiques de ce chanteur, à l'exception d'un ou deux peut-être ; les ariettes de Solié appartiennent par leur facture au genre du vaudeville et font bonne figure dans la Clef du caveau.

CHAPLET (the) \la G;/rVZa?irfe], drame musical, musique de Boyce, représenté au théâtre de Drury-Lane à Londres en 1749.

CHARBONNIER (le) , opéra , paroles et musique de Buri , représenté à Neuwied en

CHARBONNIÈRE , opéra-comique en trois actes , paroles de Scribe et Mélesville , musique de Montfort, représenté à l'Opéra-Comique le 13 octobre 1845. Le livret est assez invraisemblable. Une charbonnière vendéenne, nommée Mme Bertrand, a sauvé la vie, en 1793, à un personnage nommé Rigobert. Elle doit prendre la fuite et confier son enfant à des passants sur la grande route. Elle arrive en Westphalie, où elle ne tarde pas à faire une fortune immense. Elle retrouve son fils colonel , portant le nom de d'Apremont et sur le point de conclure un mariage avec la fille d'un émigré, M. le duc de Champcarville. La révélation de la naissonce plébéienne du colonel fait rompre cette union. La charbonnière reconnaît heureusement, dans un prince régnant d'Allemagne,

le personnage à qui elle a sauvé la vie. Rigobert 1er donne des lettres de noblesse à Mme Bertrand, et tout s'arrange. La parti-» tion n'a pas sauvé le livret d'une chute complète. Elle n'offre que des mélodies peu développées et sans intérêt, sauf une romance chantée par Audran, et un bon quatuor.

L'ouvrage a été joué par Chaix, Mocker, Ricquier, Grignon, MUe Arthémise Duval et Prévost,

CHARBONNIERS FIDÈLES (les) , opéra

allemand, musique de Wolf, représenté en

CHARBONNIERS FIDÈLES (les). Opérette

allemande, musique de Knecht, en manuscrit, écrite à la fin du xviiie siècle.

CHARITINE, opéra allemand , musique do Franck (Jean-Wolfgang), représenté à Hambourg en 1681.

CHARLATAN (le), opéra-comique en deux actes, paroles de Lacombe, musique de Sodi, représenté aux Italiens le 17 novembre 1756. Cette pièce est imitée d'un intermède italien intitulé le Médecin ignorant. L'auteur, célèbre virtuose sur la mandoline, a été le maître de musique de M^e Favart.

CHARLATAN (le), opéra-drame, musique d'Eckert, représenté au théâtre de Kœnigstadt en 1840.

CHARLES V, opéra allemand , musique de Keiser, représenté à Hambourg en 1712.

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