DUCA
bre 1856. Cette pièce est fort intéressante , quoique la plupart des situations soient des lieux communs au théâtre ; mais elles sont disposées avec habileté , et forment un ensemble plein de mouvement et de variété. Le type de Rose Friquet est original et bien rendu. C'est une jeune fille que la bizarrerie de son caractère a rendue un objet de méfiance et d'aversion pour tout le pays. Cependant elle cache, sous ces dehors singuliers, un excellent cœur et un esprit pénétrant. Grâce à elle, de malheureux proscrits peuvent sortir d'une grotte des Cévenucs où ils ont trouvé un refuge et gagner la Savoie. Elle sait préserver à temps le fermier Thibaud d'une iiifortune conjugale ; enfin elle inspire au jeune villageois Sylvain un amour sincère et passionné, et tous deux sont heureux de s'épouser. La partition des Dragons de Villais a fait beaucoup d'honneur à M. Aimé Maillart. Elle abonde en mélodies charmantes, et on y remarque même des beautés d'un ordre élevé. Nous citerons en première ligne la prière : Soutien de l'innocent, dont la mâle harmonie et le chant large expriment bien le caractère énergique et la ferveur religieuse de ces habitants des Cévennes ; et ensuite, l'air de Rose Friquet, qui se compose de trois mouvements excellemment traités. L'andante : Espoir charmant, Sylcain m'a dit : je t'aime, est suave et expressif; le petit allegretto, Ah ! voyez, voyez celte figure, est piquant, et la cabalette, Oui, c'est moi qu'il a choisie, a de la passion et de la grâce. Nous rappellerons aussi un petit duo : Quelle folie, moi jolie, dont l'efTet est gracieux, mais qui pèche par trop de mignardise, et les Complets de la cloche. Les rôles ont été créés par Scott, Grillon, Girardot, Mlles Borghèse et Girard.
DRAPIER (le), opéra en trois actes, paroles de Scribe, musique d'Halévy, représenté à l'Académie royale de musique le 6 janvier 1840. L'action se passe au temps de la Ligue. Le livret présente des péripéties tour à tour burlesques et tragiques. Il a assez mal servi le génie du regrettable maître, qui se plaisait dans les régions élevées , tendres et pathétiques. Tout ce que chantait Mario, alors de passage à l'Opéra, était intéressant, notamment la romance et la cavatine. Levasseur jouait le rôle du Drapier, de manière à se faire applaudir. Les autres artistes qui ont paru dans cet opéra étaient Massol, Alizard, Mlles Nau et Annette Lebrun.
DREI WITTFRAUEN (die) [les Trois veu-
ves], petit opéra allemand, musique de Binder, représenté au théâtre de Josephstadt, à Vienne, vers 1841.
DREI PACHTER (die) [les Trois fermiers], opéra en trois actes, musique d'Esser (Charles-Michel) , représenté au théâtre de Gotha en 1791.
DREIFACH HOCHZEIT IM BESENTHAL
(die) [les Trois noces dans la vallée des balais], opéra-comique en trois actes et en patois alsacien , représenté au théâtre de Colmar le 17 septembre 1863.
DRITTO E ROVESCIO (A l'endroit et à l'envers), opéra-bouffe, musique de Celli, représenté au théâtre Re, de Milan, en 1815.
DROIT DU PLUS FORT (le), opéra allemand, musique de Walter, représenté vers
DROIT DU SEIGNEUR (le), comédie en trois actes, en prose , mêlée d'ariettes, paroles de Desfontaines, musique de Martini , représentée aux Italiens le 29 décembre 1783. Le compositeur écrivit sur ce livret absurde une musique gracieuse qui valut à l'ouvrage un succès de vogue. On n'y trouve pas néanmoins la sensibilité exquise dont il a fait preuve dans la jolie partition d'Anneite et Lubin , et dans la romance si connue : Plaisir d'amour. Le sujet ne le comportait pas.
DRUIDES (les), grand opéra allemand, musique de Seyfried, représenté à Vienne en 1801.
DUC D'AQUITAINE (le), opéra en un acte, musique de Blangini, représenté au théâtre Feydeau en 1823.
DUC DE GUISE (le), opéra, musique do Onslow, représenté à Paris en 1837. Cet ouvrage bien écrit, mais sans inspiration, reçut un accueil des plus froids.
DUC DE NORMANDIE (le), opéra, musique de Bronner, i-eprésenté à Hambourg en
DUC DE WOLTZA (le), opéra-comique, musique de L.-E. Jadin, représenté au théâtre Montansier en 1791.
DUCA D'ALBA (il), opéra italien, musique de J. Pacini, représenté à Venise en 1S42.
DUCA DI SICILIA (il) , opéra italien , musique de Petrella , représenté au théâtre do la Scala, à Milan, en avril 1859. Chanté par le ténor Pancani et les sœurs Marchisio.