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ERAL
tient non-seulement la plus large place^ mais domine dans la comédie , sans toutefois absorber tout l'intérêt , l'Epreuve villageoise doit être considérée comme un chef-d'œuvre. Dans aucun de ses ouvrages Grétry n'a montré un goût plus fin, n'a gardé une mesure plus parfaite et n'a trouvé une mélodie mieux appropriée au sujet. On ne voit pas non plus, dans la partition, ces gaucheries vocales, ces défaillances dans les accompagnements, si fréquentes ailleurs. L'ouverture est vive et gracieuse. Les couplets : Bon Dieu, bon Dieu! comme à cte fête, ont été chantés, dansés pendant vingt ans; l'air. Adieu, Marlon, adieu, Lisette, a du caractère ; enfin le quatuor. Il a déchiré vot' billet, est une des plus jolies fuguettcs. Dans une des meilleures reprises qu'on a faites de cet ouvrage , MmoFaure-Lefebvre a donné au rôle de Denise une ingénuité malicieuse qui lui a valu un légitime succès. Bussine chantait fort bien, il y a quelques années, le rôle de M. Lafrance.
ÉPREUVES DE L'AMOUR (les), opéracomique en un acte, paroles d'Anseaume, musique de Laborde, représenté à la foire Saint-Germain le i^r octobre 1759. Le public des boulevards raffolait des airs composés par Laborde pour la pièce de Gilles, garçon peintre, jouée l'année précédente ; on espérait donc un grand succès en les encadrant dans un ouvrage composé exprès. Mais cette tentative échoua complètement.