EROS
ERWI
EROINA DI RAAB (l') , Opéra italien, musique de Ferrari (Jacques-Godcfroi), représenté à Londres vers 1799.
EROISMO DI SCIPIONE (l'), opéra italien, musique de Ferez, représenté à Palerme en
EROISMO IN AMORE (l) , Opéra italien , musique de Paër, représenté à Milan en 1816.
EROISMO RIDICOLO (l'), opéra italien, musique de Spontini, représenté à Rome en
EROSINE , opéra-comique , musique de Berton, paroles de Moncrif, représenté en
ÉROSTRATE, opéra cn deux actes, paroles de Mcry et Pacini , traduction allemande de Uraxler et Pasqué, musique de E. Reyer, représenté pour la première fois sur le théâtre de Bade, le 21 aoiit I802. La fable plus que l'histoire a fourni les incidents du livret. Erostrate essaye vainement de se faire aimer de la belle Athénaïs ; les plus riches présents, les sollicitations de sa suivante Rhodina sont sans effet sur le cœur de l'altière courtisane. C'est au sculpteur Scopas qu'elle a promis son amour, parce que celui-ci, par un chefd'œuvre de son art, vient de la rendre immortelle. Il a modelé une statue de Vénus d'après sa maîtresse : c'est la Vénus dite de Milo. Mais la chaste Diane, ennemie des plaisirs, ne peut supporter dans Ephèse, la ville qui lui est consacrée, une statue érigée à sa rivale. La foudre éclate et la Vénus de Milo perd ses deux bras. On comprend le désespoir de l'artiste qui retrouve son œuvre ainsi mutilée, .athénaïs est plus irritée encore de l'affront qui atteint la reproduction de ses charmes ; elle somme son amant d'user de représailles en brisant la statue de Diane. A la pensée d'un pareil sacrilcge, Scopas se trouble, il refuse. Sa maîtresse alors le maudit et le chasse de sa présence. C'est maintenant au tour d'Erostrate à triompher. Pour posséder Athénaïs, il n'est rien qu'il ne fasse, et il ne craint pas d'incendier le temple de la déesse. Cependant le peuple furieux réclame la mort des coupables. Scopas essaye encore de sauver .Vthéna'is, mais celle-ci résiste à ses instances et préfère s'abîmer dans les flammes avec celui qui par son audace a su conquérir son amour.
La partition, quoique inférieure en mérite à celle de la Statue du même auteur, offre des morceaux intéressants. Dans le premier acte , on'rcmarque le chœur des suivantes :
Sur nos luths d'Ionie, fort simple et d'un gracieux effet; le duo amoroso entre Athénaïs et Scopas : Oui, nous irons à Afytilène, auquel on pourrait reprocher une langueur un peu morbide, et les couplets de Scopas :
O Vénus la blonde. Qui sortis de l'onde Four charmer le monde Et sourire aux dieux.
.Apres un assez long mélodrame, le duo et le chœur qui servent de finale ont seuls le caractère dramatique. Le reste porte l'empreinte de la voluptueuse langueur qui règne dans ce livret mythologique. Au deuxième acte, l'air d'Erostrate (rôle de basse) : le Dieu Plutus à ma naissance, a de l'originalité et de l'énergie. Le plus beau morceau de la partition est, à notre avis, le duo scéniqne : la foudre a brisé ma statue , entre Athénaïs et Scopas. L'accent dramatique y domine avec force, et la mélodie n'y fait pas défaut. On voit que M. Reyer subit l'influence des théories nouvelles bruyamment préconisées en
\ Allemagne par M. Wagner, et inaugurées en France, avec un bien grand mérite personnel, par M. Berlioz, il y a plus de trente ans. Plusieurs morceaux auxquels M. Reyer donne les noms consacrés par la tradition de couplets, duettinos, trios, ne sont souvent que des récitatifs, des motifs très-courts, privés des développements ordinaires qui les classent dans la nomenclature des diverses com-
j positions. Néanmoins , quoi qu'il fasse , M. Reyer est mélodiste, et lorsque le cauchemar wagnérien aura passé comme un mauvais rêve, on peut attendre des œuvres remarquables de son imagination et de son talent. Les rôles de l'opéra- à' Erostrate ont été chantés par Michot , Cazeaus, Mlles Marie Sass et Amélie Faivre.
ERREUR D'UN MOMENT (l') , OU LA SUITE DE JULIE , comédie en un acte , mêlée d'ariettes, paroles de Monvel, musique de Dezède , représentée aux Italiens le l'i juin
ERRORE AMOROSO (l') , Opéra italien , musique de Jomelli, représenté à Naples en
ERSTE TON (der) {le Premier son\ , drame lyrique allemand, musique de Weber, représenté à Stuttgard vers 1808.
ERTEKRANZ (diïr) [la Couronne de la moisson], opéra allemand, musique de J.-.\. Miller, représenté en Allemagne vers 1758.
ERWIN ET ELMIRE, opéra-comique aile-
ESIL