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AMI

licieuse romance de Baroilhet : Pendant la nuit j'ai paré ma chaumière , a été intercalée dans l'opéra de Martha, représenté au Théâtre- Lyrique le 18 décembre 18G5. (On en a changé les paroles.)

AMELIA, opéra italien, musique de Rossi (Lauro), représenté au théâtre Saint-Charles vers 1834.

AMELIA, opéra italien, musique de Maestrini , représenté au théâtre Délia Piazza de Florence, dans l'automne de 1837.

AMÉLIE , opéra en trois actes , paroles de Desfontaines, musique de Louet, représenté au théâtre Feydeau en 1797.

AMÉLIE DE MONTFORT, Opéra en trois actes , paroles de Cottereau , musique de L.-E. Jadin, représenté au théâtre de Monsieur (Feydeau), le 13 février 1792.

AMERICANA (l'). Opéra italien, musique de Gardi, représenté à Venise en 1788.

AMERICANA IN OLANDA (l"), Opéra italien, musique de Anfossi, représenté à Dresde vers 1793.

AMERICANI (gli), opéra séria, musique de J.-S. Mayer, représenté à la Fenice, à Venise, en 1806.

AMERICANO IN FIERA (l'), Opéra en deux actes, musique du comte Nicolas Gabrielli , représenté au théâtre Nuovo de

AMERICANO INGENTILITO (l'), Opéra, musique de Piccinni, représenté à Naples vers 1772.

AMERICANS, musique de Braham , représenté au théâtre de Covent-Garden vers i8io.

• AMI DE LA MAISON (l'), opéra-comique en trois actes et en vers libres, paroles de Marmontel , musique de Grétry , représenté pour la première fois à Fontainebleau le 26 octobre 1771, et à Paris, par les comédiens du roi, le 14 mars 1772. Grétry appliqua avec bonheur dans cet ouvrage sa théorie de l'accord intime de la musique avec le poëme : » Ne croirait-on pas, disait-il naïvement à propos de cette pièce, que c'est Marmontel qui a fait la musique et moi les paroles? » Les deux airs : Je suis de vous très-mécontente ^X Rien ne plaît tant aux yeux des belles , prouveraient presque que les accents de la parole peuvent être copiés par les tons de la gamme, tant la musique y est parlante, simple et natureHc.

AMIT

Le duo du troisième acte : Tout ce qu'il vous plaira, est remarquable à cause du rhythme syllabique, qui convient parfaitement à la situation, et que les compositeurs ont employé fréquemment depuis. Lepetitduo : Vous avez deviné cela, est du goiit le plus fin ; aussi l'auteur, dans ses Essais sur la musique, le recommande-t-il aux amateurs. Malgré la bonne opinion qu'en avait Grétry, la pièce de Marmontel paraît longue et froide. Toutefois, la verve mélodique du musicien réussit à lui assurer du succès, à côté de celui qu'obtenait à la même époque le délicieux opéra-comique de Zémire et Azor. UAmi de la Maison n'a pas été repris au théâtre depuis plus de trente-cinq ans.

AMICI (gli), opéra italien, musique de Albergati, représenté en 1699.

AMICI DE MARTELLI (gli), opéra italien, musique de Buini, représenté à Bologne en

AMICI Di SIRACUSA (gli), opéra italien, musique de Mercadante , représenté à Rome

eu 1824.

AMICO DELL' UOMO, opéra (i.'), musique de Farinelli, représenté en Italie vers 1793.

AMICO DELL' UOMO (l'), opéra italien, musique de F. Orlandi, représenté en Italie en 1809.

AMICO FIDO (l') , intermède italien, musique de Striggio, représenté vers 1566.

AMILCARE, opéra italien, musique de Colonna (Jean-Paul), représenté à Bologne eu

AMINA, opéra semi-seria en trois actes, musique de Charles Valentini, représenté à Naples en 1838. Cet ouvrage n'eut pas de succès.

AMIS DE SALAMANQUE (les), opéra allemand en deux actes, paroles de Mayrhofer, musique de François Schubert. Cet ouvrage a été composé en six semaines, du 18 novembre au 30 décembre 1815. Le sujet est un imbroglio espagnol qui se termine par trois mariages. La partition renferme dix-huit morceaux avec l'ouverture. Le manuscrit est entre les mains du docteur Schneider, à Vienne. Cet ouvrage n'a jamais été représenté.

AMITIÉ À L'ÉPREUVE (l'), COmédio Oïl 3eux actes, mêlée d'ariettes, paroles de Favart, musique de Grétry, représentée à Fon-

AJNllT

tainebleau le 13 novembre 1770, et à Paris, aux Italiens, le 24 janvier 1771. EUe fut mise en trois actes et jouée à Fontainebleau le 24 octobre 1786 et à Paris le 30 du même mois. Grétry, dans ses Essais sur la musique, s'efforce de justifier ainsi le peu de succès de cet ouvrage : « Aucun de mes ouvrages ne m'a coûté tant de peine, et jamais '1 ne me fut plus difficile d'exalter mon imagination au point convenable ; mes forces diminuaient de telle manière en composant la musique de ce poëme, que je fus au moins huit jours à cbercher et à trouver enfin le coloris que je voulais donner au trio :

Remplis nos cœurs, douce amitié.

Lorsque ce morceau fut entendu, à Fontainebleau, il me réconcilia avec les surintendants de la musique du roi, qui, sans me le dire, me regardaient comme un innovateur sacrilège envers l'ancienne musique française. Rebel et Francœur me dirent que c'était le véritable genre que je devais adopter. Cette pièce parut froide à Fontainebleau, et elle n'eut que douze représentations à Paris. Je suggérai à l'auteur du poëme u'ajouter un rôle comique, qui jetterait de la variété dans son sujet. Elle reparut en 1786, avec des changements considérables. Une actrice, douée d'une voix flexible, et chantant d'une manière exquise (Mlle Renaud, aujourd'hui M™e d'Avrigny), reprit le rôle de Corali, que j'arrangeai selon ses moyens. Trial, l'acteur le plus zélé «t le plus infatigable qu'on vit jamais, fut chargé d'un rôle de nègre, qu'il rendit avec vérité. Enfin cette reprise eut plus de succès, et le public, satisfait des longs efforts des auteurs, les appela pour leur témoigner son contentement. Quoique le public appelle trop fréqpiemment les auteurs de productions éphémères, quoiqu'il soit peu glorieux de partager des couronnes si souvent prodiguées, quoiqu'on n'ignore plus le manège dont on se sert pour les obtenir, je crus devoir présenter au public l'auteur octogénaire de tant d'ouvrages estimables, qui, hors d'état par sa cécité de se présenter lui-même, avait besoin d'un guide pour aller recevoir du public attendri un des derniers fleurons de sa couronne. »

Il nous semble qu'ici le bon Grétry manque un peu de sincérité, et qu'il n'a pas été fâché au fond de partager avec le vieux Favart l'ovation qu'il paraît dédaigner pour luiinême, et dont il veut faire les honneurs à son ami aveugle. Il ajoute :

« Tel est l'empire des circonstances : après avoir critiqué l'abus des roulades où les Ita-

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