‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 285 sur 773 · GARD · texte numérisé non relu

GARD

0 ciel ! que ■vois-je ! est-ce un prestige ! Est-ce une fièvre de mes yeux?

Sur elle, sur son front, sur sa bouche... ô prodige! La vie et la chaleur semblent tomber des cieux ! Déjà dans son œil étincelle

Un regard frais et pur 1 Déjà, déjà le sang ruisselle

Dans ses veines d'azur ; Dans son corps, une âme nouvelle Semble se révéler.

Elle écoute et cherche autour d'elle!

Dieux ! elle va parler !

Le livret de Galatée a des qualités littéraires incontestables et il offre de fort beaux vers. Mais la partie trop comique, la familiarité, nous dirions presque la bassesse du dialogue, gâtent un sujet éminemment lyrique, qui pouvait rester intéressant et réussir sans ces concessions faites à la portion la moins éclairée des habitués de Feydeau.

Galatée, à peine devenue femme, a mille caprices , désespère Pygmalion par son ingratitude; elle préfère à son amant mélancolique l'imbécile Ganymède-, elle accepte les présents du vieux Midas , dont elle se moque. Elle fait pis encore; elle s'enivre de vin de Chio.

Ah ! verse encore !

Vidons l'amphore! Qu'un flot divin, De ce vieux vin, Calme la soif qui me dévore!

Le vin Est un trésor divin !

Enfin, après cent tours de sa façon , elle se dispose à fuir avec Ganymède , lorsque Pygmalion, guéri à jamais de sa passion par ce nouvel outrage , demande que Galatée redevienne statue :

0 toi qui donnas la vie et la beauté. Pour la seconde fois que ne peux-tu m'entendre, Vénus ! que ne peux-tu lui rendre Son immobilité !

L'artiste est exaucé, et il vend sans regret la statue à Midas. Ses amis entrent, et Pygmalion leur promet de se consoler en leur compagnie de sa déception. Cette fin est vulgaire et dépare le caractère de l'auteur du chef-d'œuvre.

Oui, mes amis, soyez contents, Dans la coupe aux flots écumants, Je veux noyer une folle chimère.

Et j'ai retrouvé mes vingt ans!

A moi, folles maîtresses,

Ephémères tendresses.

Qui ne durent qu'un jour.

M. Jules Barbier aurait dii laisser à M. Scribe cette lapalissade, ces éphémères qui ne durent qu'un jour, comme aussi ne pas imiter de si près la coupe du brindisi de la Reine de Chypre :

Tout n'est dans ce bas monde Qu'un jeu,

dans cette strophe du finale :

Loin des esprits moroses,

Vivons ; Et sur des lits de roses.

Buvons.

La pièce de Galatée renferme , comme nous l'avons dit , des choses charmantes et des inégalités regrettables.

La partition de M. Victor Massé a été fort goûtée ; elle renferme des mélodies heureuses, d'un tour élégant, et instrumentées avec esprit. Les couplets de la paresse :

Ah ! qu'il est doux De ne rien faire, Quand tout s'agite autour de nous!

et le brindisi : A A.' verse encore, ont obtenu le plus grand succès. Les rôles de Pygmalion et de Galatée ont été créés par Mlle Vertheimber et Mme Ugalde ; ceux de Midas et de Ganymède, par Sainte- Foy et Mocker. Cet ouvrage est resté au répertoire. La partition en a été réduite pour le piano par M. Vauthrot.

GALENO, opéra italien, musique de C. Pallavicino, représenté à Venise en 1676.

GALEOTTO MANFBEDI, drame lyrique en trois actes, musique de Corri (Pierre), représenté au théâtre Valle, à Rome , en 1839.

GALEOTTO MANFREDI , opéra italien , musique de Perelli , représenté à Pavie en

GALEOTTO MANFREDI, opéra italien, mu* sique de Petrella, représenté à Modène en

GALLEGO , opéra en quatre actes, musique de J.-N.-C. Gœtze, représenté à "Weimar en

GARA PER LA GLORIA (la) [le Départ pour la gloire], opéra italien, musique de Latilla, représenté à Venise en 1744.

GARDE DE NUIT (la) , opéra-comique en trois actes, musique de Wanson , représenté à Liège, au mois de mars 1836.

GARDE DE NUIT (la) , opéra-comique en trois actes, musique du comte de Feltre, représenté chez la princesse de Vaudemont en

GARDE DE NUIT DE LIEBESCHAU (la), opéra en un acte, musique de Woytissek, représenté au théâtre National de Prague ers 1804.

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