GUST
sieur, partez, impressionnaient l'auclitoirc, sont les morceaux saillants du troisième acte. Grignon, Botelli, Moreau-Saiûti complétaient le personnel de la représentation.
Halévy a dû éprouver le regret d'avoir consacré un travail considérable, des idées pleines de recherches et d'études à un aussi mauvais livret. Faire épouser une princesse par un pauvre guitariste des rues! "Voilà donc le problème qu'a cherché à résoudre l'auteur qu'on appelle depuis quarante ans le fécond et spirituel vaudevilliste ! Projet vraiment digne d'éloges ! Autrefois, les compositeurs, cédant au prestige du nom et de la réputation , ambitionnaient un poëme de Scribe. Pour combien d'entre eux, et je n'en excepte pas M. Auber, ce nom n*a-t-il pas été une jettatura?
GULISTAN ou LE UHLAN DE SAMAR-
CANDE, opéra-comique en trois actes, paroles d'Etienne et de La Chabeaussière, musique de Dalayrac , représenté à l' Opéra-Comique le 30 septembre 1805. Le sujet de cet ouvrage a été tiré des Mille et une nuits. La partition est une des dernières qu'ait écrites le gracieux compositeur. Elle contient deux morceaux qui ont eu un succès universel, l'air si bien chanté depuis par Ponchard père : Cent esclaves ornaient ce superbe festin, et la romance de Gulistan :
Le point du jour A nos bosquets rend toute leur parure.
Flore est plus belle à, son retour ; L'oiseau redit son chant d'amour ; Tout célèbre dans la nature
Le point du jour.
Cette mélodie est pleine de sentiment et de fraîcheur. Les critiques moroses auront beau dédaigner ce genre de composition naturel et gracieux, on ne saurait disconvenir qu'il est difficile, autant que rare, d'y exceller et d'y plaire.
GULNARE ou L'ESCLAVE PERSANE,
opéra-comique en un acte , paroles de Marsollier, musique de Dalayrac, représenté au théâtre Favart (Opéra-Comique) , le 9 janvier 1798. Ce petit ouvrage renferme une des plus jolies romances que le compositeur ait écrites : Mien, tendre amour, ne résiste à tes charmes. Après avoir été chantée dans tous les salons, sur les paroles les plus tendres, cette suave mélodie a été adoptée pour les cantiques pieux des confréries de jeunes filles, et elle a conquis sous cette forme une nouvelle popularité qui dure encore. Nous citerons aussi un air assez joli : Sexe charmant, j'adore ton empire.
GULNARE , opéra-bouffe allemand , musique de Sussmayer , représenté au théâtre delà Cour à Vienne en isoo.
GUNDELBERGO, opéra italien, musique do Draghi (Antoine), représenté à Vienne eu
GUNTHER DE SCHWARTZBOURG, Opéra
allemand, musique de J. Holzbauer, représenté au Grand-Théâtre de Manheim en 1770.
GUSTAVE-ADOLPHE , opéra , musique do Vogler , représenté à Stockholm en mars
GUSTAVO 10, RE Di SWEZIA, opéra italien, musique de Galuppi, représenté à Venise en 1740.
GUSTAVE III ou le BAL MASQUÉ , opéra en cinq actes, paroles de Scribe, musique de M. Auber, représenté à l'Académie royale de musique le 27 février 1833. L'auteur du livret a imaginé que Gustave III a été assassiné par un mari outragé. C'était traiter un peu sans façon et l'histoire et le public, qui ne pouvait ignorer les circonstances d'un événement arrivé dans la nuit du 15 au 16 mars 1792. Le roi de Suède n'a dii la mort qu'à des conjurés politiques, poussés à cet attentat par la noblesse, dont il venait de détruire un des plus anciens privilèges, celui de décider de la paix ou de la guerre. Le livret, d'ailleurs, ne manque pas d'intérêt. Les décors et les costumes ont été très-admirés. Le troisième acte avait été conçu dans le goût des romantiques de 1830. La scène se passe au milieu de gibets, sorte de Montfaucon aux environs de Stockholm. En revanche, rien n'égalait la magnificence du bal au cinquième acte. On a souvent représenté cet acte isolément à la fin d'un spectacle. La musique offre des couplets agréables, et surtout des airs de danse, qui ont eu le plus grand succès. Le .galop do Gustave a fait le tour du monde.
GUSTAVE WASA, opéra en langue suédoise, musique de Naumann, représenté à Stockholm vers 1780.
GUSTAVE WASA , opéra allemand en cinq actes, musique de Georges Kastner , représenté à Strasbourg en 1831.
GUSTAVO, opéra-séria en deux actes, musique de Asioli, représenté au théâtre royal de Turin en 1794.
GUSTAVO, RE DI SUEZIA, Opéra italien, musique de Andreozzi , représenté à Madrid en 1791.
IIABI
GUTENBERG , opéra alleuiand , paroles de M. OProchlier, musique de M. F. Fuchs, représenté à Vienne le 10 décembre 1846. Celte partition a réussi ; les chœure surtout ont été remarqués; le style du compositeur se rapproche en général de l'école italienne.
GUY MANNERING , mélodrame anglais , musique de Bishop , représenté à Covcnt-
IIAML
Gardcn en 1816. Cet ouvrage a été repris au théâtre d'Oxford-strcet en 1845.
GYPSV'S WARNING (the) [la Prédiction de ta bohémienne] , opéra romantique , musique de Bénédict , représenté à l^ondres en 1838, puis à Berlin et dans d'autres villes de l'Allemagne.
HABIT DE MYLORD (i.') , opéra-comique en un acte, paroles de MM. Thomas Sauvage et de Léris , musique de M. Paul Lagarde , représenté à l'Opéra - Comique le 16 mai 1860. La donnée de la pièce est un quiproquo assez bien intrigué , mais sans situations musicales. A la suite de la bataille de (.;ulloden, le jeune officier James Gordon, poursuivi, s'est réfugié dans une taverne oii est aussi accouru un garçon coiffeur à la suite d'une querelle. Là, ils échangent leurs habits, qu'ils avaient quittés pour éviter d'être reconnus. Sous un habit d'artisan , l'officier gagne le port et s'embarque, tandis que le coiffeur est bientôt arrêté par le shérif. Il a beau offrir de raser un certain lord Cokman, qui a fait à l'habit d'officier qu'il portait les honneurs d'un excellent dîner; il va être passé .par les armes, lorsqu'une lettre de James Gordon arrive à point pour faire constater sa parfaite innocence. La partition est écrite avec goût ; la mélodie est gracieuse et les motifs sont appropriés au canevas léger de l'ouvrage. On a remarqué l'air de soprano : Je ne suis pas coquette ; le duo entre John et Jenny : Je le sais, dans noire Angleterre , et lesjolis couplets :Passe,;)as«e,a!mai;e/ï^i(ei(/-. Les rôles ont été chantés par Ponchard, Prilleux, Iloltzem, Nathan, MUe Zoé Délia. La partion, piano et chant, a été arrangée par M. Soumis.
HABIT DE NOCES (l') , opéra-comique en un acte, paroles de MM. Dennery et Bignon, musique de M. Paul Cuzent, représenté au Théâtre-Lyrique le 29 décembre 1855. Ancien écuyer de Franconi au Cirque -Olympique, M. Cuzent n'en est pas moins compositeur, et son petit acte a eu quelques représentations.