‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 319 sur 773 · HIPP · texte numérisé non relu

HIPP

HIARNE, LE ROI DU CHANT , opéva allemand en quatre actes, musique de Marschncr, représenté au théâtre de Francfort-sur-le- ■" Mein en septembre 1863 , après la mort de l'auteur. Quoique cet ouvrage posthume ait été conçu dans le système inauguré par M. Wagner, les chœurs ont été trouvés fort beaux , ainsi que les finales du deuxième et du quatrième acte.

HIERONYMUS KNICKER [Jérôme Knic- '.•(?/•), opéra-comique allemand, musique do Ditters, représenté à Vienne en 1787.

HIFPODAMIE , tragédie lyrique en cinq actes, paroles de Roy, musique de Campra, représentée à l'Opéra le G mars 1708. Cet ouvrage n'eut pas le succès à'Hésione, du môme auteur. Le sujet de la pièce ne manquait pas de .singularité et le poëte avait pris au sérieux l'histoire de la pauvre Hippodamic , dont le père tuait sans pitié tous ceux de ses prétendants qui se laissaient vaincre par lui à la course des chars. Au premier acte, le théâtre représentait une campagne plantée de cyprès et de lauriers, entre lesquels on voyait des urnes d'or où étaient enfermées les cendres des amants d'IIippodamie qui avaient péri en combattant pour l'épouser. A la bizarrerie du sujet, Campra ajouta l'inconvénient de trop multiplier dans sa partition les airs de basse. Les rôles principaux du roi d'Elide et de Pélops étaient chantés par Hardouin et Thévenard, deux basses.

Nous signalerons dans l'acte pi'cmier l'air de la Corinthienne (M'ie Poussin) : Charmant vainqueur, dissipe nos alarmes, et celui de Pélops : Amants dont nous plaignons le sort; dans l'acte troisième, un petit chœur en rondeau assez joli : L'amour veut sans cesse troubler les mortels; au quatrième, l'air d'Hippodamie (M'ie Journet) : Tristes appas, funestes charmes ; le chœur des peuples : Chantons le plus grand des vainqueurs, et dans le cinquième, la chaconne finale.

HIPPOLYTE, tragédie d'Euripide, traduite en allemand par le docteur Fritzche , représentée sur le théâtre de Berlin en 1851. La musique de cet ouvrage, qui se. compose d'une ouverture, des entr'actes, des chœurs et des récitatifs, a été composée par Adolphe Schutze , premier chef d'orchestre du grand Opéra.

HIPPOLYTE ET ARICIE , tragédie-opéra , avec un prologue, paroles de l'abbé Pellegrin, musique de Rameau , représentée à l'Académie royale de musique le 1" octobre 1733.

HIRT

Le sujet de la pièce est le même que celui de la Phèdre de Racine. Rameau était déjà âgé de cinquante ans , et n'avait pu encore aborder la scène lyrique. Après avoir assisté à une représentation de Jephté, il se décida à s'adresser à l'abbé Pellegrin pour en obtenir un poëme ; mais l'abbé, qui vivait de ses ouvrages, lui déclara qu'il exigeait préalablement un billet de 500 livres comme garantie en cas d'insuccès. Le marché fut conclu, et l'abbé donna le manuscrit à'Hippolyte et Aride. Quelque temps après , Rameau fit entendre des fragments de sa musique, probablement le premier acte , chez le fermier général La Popelinière, son protecteur. Au milieu de la répétition, Pellegrin se lève avec transport , court au compositeur, et lui dit : « Monsieur, quand on a fait de la musique de cette beauté, on n'a pas besoin de caution, » et aussitôt il prend le billet et le déchire devant tout le monde. On a fait un joli tableau de cette scène. Sans être aussi remarquable que la partition de Castor et Pollux, celle à'Hippolyte et Aricie renferme de belles parties, des chœurs d'une harmonie .originale et saisissante, des airs gracieux, entre autres ce rondeau charmant :

A l'amour rendez les armes,

Donnez-lui tous vos moments;

Chérissez jusqu'à ses larmes.

Les alarmes Ont des charmes,

Tout est doux pour les amants.

La musique n'est pas d'une couleur bien antique, pas plus que les paroles. Le sujet de la tragédie servait de prétexte pour parcourir la carte de Tendre. L'abbé Pellegrin, qui dînait de l'autel et soupait du théâtre, n'y mettait pas tant de façons. Dans les opéras de LuUi et de Quinault, malgré leurs défauts, le caractère du sujet est mieux observé, le récitatif est plus noble , plus passionné, plus vrai. Riccoboni a parodié cet opéra au Théâtre-Italien en 1733 , et Favart en a fait une autre parodie en 1742.

HIPPOMÈNE ET ATALANTE, opéra en un acte, paroles de Brunet, musique de Vachon, représenté par l'Académie royale de musique le 8 août 1769. Yachon était un violoniste habile.

HIPPOMÈNE ET ATALANTE, Opéra, paroles de Lehoc, musique de Louis Piccinni, représenté à l'Académie impériale de musique le 24 janvier isio. Cet opéra ne réussit point. Le fils de l'auteur de Didon n'avait pas hérité du génie de son père.

HIRTENMAEDCHEN (das) [la Jeune ber-

Page 1