‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 334 sur 773 · INGANNO SCOPERTO PER VENDETTA · texte numérisé non relu

INGANNO SCOPERTO PER VENDETTA

(l) \la Ruse déjouée par la vengeance], opéra italien, musique de Perti, représenté à Florence en 1691.

INGANNO SENZA DANNO (l') [la Ruse sans danger], opéra italien, musique de Pignati, ^epré.^enté à Trévise en 1697.

INGANNO SI VINCE [ la Ruse l'emporte] , opéra italien, musique de Aresti, représenté à Bologne en 1710.

INGANNO TRIONFANTE IN AMORE {la

Ruse triontphante en amour), opéra italien, musique de Vivaldi, représenté au théâtre San-Angiolo, de Venise, en 1725.

INGENUA (l') [l'Ingénue], opéra italien»

musique de J. Pacini, représenté à Venise vers 1817.

INGÉNUE (l'), opéra-comique en un acte, paroles de Dupin, musique de Hippolyte Collet, représenté à l'Opéra-Comique le 3 juin 1841. Le canevas de la pièce offre peu d'intérêt. La musique est l'œuvre estimable d'un bon professeur d'harmonie du Conservatoire. Mlle Darcier et RLcquier se sont fait applaudir dans ce petit ouvrage.

INGLESE STRAVAGANTE (l') [l'Anglaise extravagante], opéra italien, musique de Blanchi, représenté à Bologne en 1789.

INGLESE STRAVAGANTE (l') [l'Anglaise extravagante], opéra-buffa, musique de Morandi , représenté au théâtre d'Ancône en

INGRATUDINE CASTIGATA (l') [l'Ingratitude punie], opéra italien, musique de Albinoni, représenté à Venise en 1698.

INGRATITUDINE CASTIGATA , OSSIA ALARICO (l') [l'Ingratitude punie ou Alaric], opéra italien, musique de Chiochetti, représenté à Ancône en 17 19.

INGRATITUDINE CASTIGATA, opéra italien, musique de Caldara, représenté à Vienne en 1737. .

INIMICO GENEROSO (l') [l'Ennemi généreux], opéra italien, musique de Caldara, représenté à Bologne en 1709.

INIMICO GENEROSO (l') [l'Ennemi généreux], opéra italien, musique de Persiano, représenté à Florence en 1826.

INKLE AND YARICO , Opéra anglais , musique de Samuel Arnold , représenté à Hay- Market en 1787.

INNOCENCE (l'), acte de ballet ajouté à celui des Grâces (v. ce mot), représenté à l'Académie royale de musique le 7 juillet 1744. Les paroles étaient de Roy, la musique de Mouret.

INNOCENTE AMBIZIONE (l/) [l'Ainbition innocente], opéra italien , musique de Fioravanti (Valentin), représenté en Italie vers

INNOCENTE FORTUNATO (l') [le Niais heureux], opéra italien, musique de Paisiello, représenté à Venise vers 1772.

INNOCENZA CONOSCIUTA (l') [l'Innocence reconnue], opéra-bouffe, musique de Casella (Pierre), représenté à Naples en 1789.

INNOCENZA DIFESA (l') [l'Innocence dé fendue], opéra italien, musique de Chelieri, représenté à Venise en 1721

INNOCENZA GIUSTIFICATA (l') [l'Iimocence justifiée], opéra italien, musique de Vinacesi, représenté au théâtre San-Salvatore, à Venise, en ig99.

INNOCENZA GIUSTIFICATA (l') [l'Innocence justifiée] , opéra italien , musique de Orlandini , représenté à Venise en 1714.

INNOCENZA GIUSTIFICATA (l') [l'Innocence justifiée], opéra italien, musique de Gliick, représenté à vrenne en 1756.

INNOCENZA IN PERIGLIO (l') [l'Innocence en péril], opéra italien, musique de Conti (Charles), représenté au théâtre Valle, de Rome, en septembre 1827.

INNOCENZA RICONOSCIUTA (l'), [l'Innocence reconnue], opéra italien, musique de Righi (François), représenté à Gênes en 1653.

INNOCENZA VENDICATA [l'Innocence vengée), opéra italien, musique de Tozzi, représenté en Italie en 1763.

■ INNOCENZIA , drame lyrique allemand , musique de Kienlen , représenté à Berlin eu

INO, duodrame, musique de Reichardt, représenté à Berlin en 177».

lONE

IPER

INSEL DER VERFÙHRUNG (die) [l'Ile de hi néductmii] , opéra-romiquo allemand, musique de Locwe (Krédéric-Augustc-Léopnld), représenté à Brunswick le 1" juin 1797.

INSULAIRES (les) , opéra en deux actes , musique de Conradin Kreutzer, représenté à .Stuttgard en 1812.

INTENDANT (l') , opéra-coiTiique en un îitte, musique de Blangini, représenté au théâtre de la Cour en 182C.

INTÉRIEUR D'UN MÉNAGE RÉPUBLI- CAIN (l), opéra-comique en un acte, paroles lie Chastenot de Puységur, musique de Fay, i-eprésenlé à la salle Favart le 4 janvier 179-4.

INTRECCI AMOROSI (cLi) [les Intrigues «HioHCfxiCA], opéra italien, musique de Cohen (Henri), représenté à Naples en 1840.

INTRIGO AMOROSO (l') [l'Intrigue amoureuse], opéra italien, musique de Pacr, représenté à Venise en 179G.

INTRIGO DEL LETTORE (l') [l'Embarras du lecteur], opéra italien, musique de J.-S. Maycr, représenté au théâtre San-Mosè, à Venise, en 1797.

INTRIGUE AU CHÂTEAU (l/), Opéra-CO-

mique en trois actes de Gcnsoul, musique de Catrufo, représenté à Feydcau le 14 juin

INTRIGUE AU SÉRAIL (l'), opéra-comiquo en trois actes, paroles d'Etienne, musique de Nicolo, représenté au théâtre Feydeau le 25 avril 1809.

INTRIGUE AUX FENÊTRES, opéra-bouffon en un acte, paroles de Bouilly et Dupaty, musique de Nicolo Isouard , repi'ésenté à rOpéra-Comique le 24 février 1805.

INVISIBLE GIRL (thk) [la Fille invisible], opéra anglais, musique de King, représenté à Londres vers 1790.

INVITATO AD UNA FESTA Dl MAS- CHERA (l'Invité au bal masqué), opéra napolitain, musique de Valcnte, représenté au théâtre Nuovo en 1844.

lO, opéra-ballet, musique de Rameau, non représenté, écrit vers 1756.

lOLE, REGINA DI NAPOLI , opéra italien, musique de Pollarolo , représenté à Venise en 1692.

lONE, opéra italien, paroles do M. Perruzzini, musique de M. Petrclla, représenté à

Milan en février 1858. Le sujet a été tiré du Dernier jour de Pompéi, roman de Bulwer.

IPERMESTRA, opéra italien en trois actes, livret de Métastase, musique de Giacomclli (Gcrminio), représenté au théâtre Farnèse en 1724. Cette tragédie du grand poëte lyrique offre des scènes admirables. Notre Uyperraneslre française et nos Danaïdes n'en offrent qu'une pâle contrefaçon. Quoi de plus touchant et de plus terrible à la fois que la scène entre Ipermestra, Danao et Linceo, qui sert de finale au second acte. Voici les airs disséminés dans cet ouvrage important, qui a séduit pendant une période de plus de trente années les premiers compositeurs de l'Italie : Abbiam penato , è ver; Pensa, che figlia sei; Ah! non parlar d'amore; Di pena si forte; Solo effetlo era d'amore; Ma rendi pur contenta; l'iù temer non posso ormai; Sepieta da voi non trovo; la non prétende, o stello ; Pria di lasciar la sponda ; Non fiai cor per un' iinpresa; Se il mio duol, se i mali miei ; Gonfla tu vedi il fiume ; Mai l'amor mio verace ; Or del tua ben la sorte; Ah/ se di te mi priai, duetto ; Va, più lion dirmiinfida ; Tremo per Vidal mio; Vuoi, ch'ia lasci, o mio tesoro; Perdono al crudo acciaro ; Ah! non mi dir cosi; le chœur : Aima eccelsa, ascendi in trono ; et le chœur final : Per voi s'avveszi Amore.

IPERMESTRA, opéra italien, livret de Métastase, musique de Feo (François de) , représenté à Rome vers 1726.

IPERMESTRA, opéra italien, livret de Métastase, musique de Bertoni, représenté à Venise en 1748.

IPERMESTRA, opcra italien, livret de Métastase, musique de Ferez, représenté à Lisbonne en 1754.

IPERMESTRA, opéra italien, livret de Métastase, musique de Galuppi, représenté à Venise en 1761.

IPERMESTRA, opéra italien, livret de Jlétastase, musique du chevalier Sarti, représenté à Rome en 1766.

IPERMESTRA, opéra italien, livret de Métastase, musique de Majo, représenté à Naples en 1770.

IPERMESTRA, opéra italien, livret de Méta.stase, musique de Naumann, représenté à San-Bencdelto de Venise, vers 1773.

IPERMESTRA, opcra italien, livret dc Métastase, musique de Martin y Solar, représenté à Rome en 1784.

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IPERMESTRA, Opéra italien, livret de Métastase, musique de Rispoli, représenté à Milan en 1786.

IPERMESTRA, opéra italien, livret de Métastase, musique de Mercadante, représenté à Saint-Charles de Naples, en 1825.

IPERMESTRA, Opéra italien, livret de Métastase, musique de Saldoni, représenté au théâtre de la Croix, le 20 mars 1838.

IPERMESTRA, opéra italien, livret de Métastase, musique de Jomelli, représenté à Spolette en 1752.

IPERMESTRA, opéra italien, livret de Métastase, musique de Duni, représenté en Italie vers 1734.

IPERMESTRA, Opéra italien, livret de Métastase, musique de Gluck, représenté à Venise en 1742.

IPERMESTRA, Opéra italien, livret de Métastase , musique de Cafaro , représenté à

IPERMESTRA, Opéra italien, livret de Métastase, musique de J.-A.-P. Hasse, représenté à Dresde en I75i. ^

IPERMESTRA, opéra italien, livret de Métastase, musique dg' Carnicer, compositeur espagnol , représenté à Saragosse en 1843.

IPHIGENIA, opéra italien en trois actes, musique de Cherubini, représenté à Turin, pendant le carnaval, en 1787.

IPHIGÉNIE, opéra allemand, musique de Reiser, représenté à Hambourg vers 1G99.

IPHIGÉNIE , opéra allemand , musique de Aliprandi, représenté à la cour de Bavière en

IPHIGÉNIE EN AULIDE, opéra, musique de C.-H. Graun, représenté à Brunswick vers

IPHIGÉNIE EN AULIDE, tragédie lyrique en trois actes, paroles du bailli du Rollet, musique de Gluck, et l'un de ses principaux chefs-d'œuvre, représenté pour la première fois à l'Opéra le 19 avril 1774.

La tragédie d'Euripide a tenté beaucoup de poètes, d'abord Rotrou en 1C40, puis Racine en 1Ô74. Le servum pecus est venu ensuite : Leclerc et Coras en 1675, Duché et Danchet en 1704, Guimond de la Touche en 1757, enfin Guillard en 1778. Lulli avait compris tout ce qu'un tel sujet renfermait d'inspirations musicales, ainsi que le prouve

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l'anecdote suivante : « Plusieurs personnes l'accusaient un jour de devoir à Quinault le succès de sa musique, ajoutant qu'il n'avait pas de peine à mettre en musique des vers faibles, mais qu'il éprouverait plus de difficulté si on lui donnait des vers pleins d'énergie. Lulli court à son clavecin, et, comme saisi d'enthousiasme, il chante ces quatre vers de Vlphigénie de Racine :

Un prêtre environné d'une foule cruelle Portera sur ma fille une main criminelle, Déchirera son sein, et, d'un oeil curieux, Dans son cœur palpitant, consultera les dieux.

Racine fils rapporte que les auditeurs se crurent tous présents à cet affreux spectacle , et que «les tons que Lulli ajoutait aux paroles, leur firent une impression profonde. » Gluck cherchait depuis plusieurs années à réaliser le plan qu'il avait formé d'une œuvre à la fois dramatique et musicale capable de produire dans l'âme du spectateur une impression forte et unique, à l'aide des moyens dont il se sentait posséder le secret. Le bailli du Rollet, alors à Vienne, arrangea pour lui la tragédie à'Iphigénie, de Racine. Gluck se mit au travail, et les premières répétitions de l'opéra eurent lieu à Vienne. La représentation de ce chef-d'œuvre, à Paris, rencontra une vive opposition que fit cesser la dauphiue Marie-Antoinette. Le succès fut immense.

Les scènes étaient interrompues par les applaudissements. Lulli et Rameau avaient eu de pâles continuateurs, et les idées avaient marché; le public n'était plus le même qu'au temps où l'on jouait la Pastorale en musique, de Cambert, et l'Europe galante, de Campra. La musique parlante de Gluck, les émotions de son orchestre, ses mélodies toujoui's en scène, enfin le génie d'un grand musicien excitèrent un enthousiasme qui ne s'est plus refroidi. Les rôles d'Agamemnon et d'Achille furent remplis parLarrivée etLegros; ceux de Clytemnestre et d'Iphigénie, par Mlles Duplant et Arnould. La magnifique ouverture à! Iphigénie fait partie du répertoire des concerts du Conservatoire. Le chant d'Agamemnon, au premier acte : Au faite des grandeurs, fit dire à l'abbé Arnaud : « Avec cet air, on fonderait une religion. » L'air : Par un père cruel à la mort condamnée, est resté classique ; la phi'ase d'Agamemnon : Brillant auteur de la lumière, et surtout le récit : J'entends retentir dans mon sein le cri plaintif de la nature, auquel l'orchestre mêle des accords déchirants , sont des inspirations sublimes. Parmi les morceaux d'ensemble, nous signalerons encore : Chantons, célébrons notre reine, et le quatuor : Puissante dèite. Gluck était

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âgé de soixante ans lorsque cet ouvrage immortel fut entendu pour la première fois.

«Cette musique vraie, pathétique, dont aucune autre jusque-l<à n'avait donné l'idée, remarque M. Félis, fit un effet prodigieux sur les habitués de l'Opéra. Le public français y trouvait ce qu'il recherchait alors au théâtre : la vérité dramatique et beaucoup de respect pour les convenances de la scène. »

IPHIGÉNIE EN AULIDE, grand opéra, musique de Danzi , représenté à Munich en

IPHIGÉNIE EN TAURIDE , tragédie lyrique en cinq actes et prologue, paroles de Duché et Danchet, musique de Desmarcst et Campra , représentée à l'Académie royale de musique le 6 mai 1704. Les Iphigénies de Gluck ont tellement éclipsé leurs devancières, qu'il n'y a aucun intérêt à en rechercher les traces.

IPHIGÉNIE EN TAURIDE, tragédie lyrique en quatre actes, paroles de Guillard, musique de Gluck, représentée pour la première fois à l'Académie royale de musique le 18 mai 1779. Cette tragédie d'Euripide fait suite à Vlphigciiie en Aulide, du même poëte. Oreste, Pylade, Thoas, Iphigénie et les prêtresses de Diane en sont les personnages. Gluck remporta avec cette œuvre une victoire définitive sur ses adversaires, parmi lesquels s'étaient rangés des hommes d'esprit, tels que Marmontcl, La Harpe, Ginguenc et d'Alembert. La vérité d'expression, la puissante originalité des effets, la magnificence du premier acte, le songe d'Iphigénie, les danses des Scythes, l'hymne à Diane, l'instrumentation tour à tour suave, pathétique, solennelle et fougueuse , ne laissèrent plus d'autre sentiment au public que celui de l'admiration. Gluck avait alors soixante-cinq ans. Un contemporain remarquait qu'il y avait de beaux morceaux dans cet opéra. Arnaud lui répondit . « Il n'y en a qu'un. — Lequel ? — L'ouvrage entier. » Il est vrai qu'on admirera toujours nne foule de créations de premier ordre répandues à pleines mains dans cette partition. Cependant nous indiquerons plus particulièrement l'air de Thoas : De noirs pressentiments mon unie intimidée; le sommeil d'Oreste; l'air de Pylade: Unis dès la plus tendre enfance; ceux d'Iphigénie : 0 malheureuse Iphigénie; Je t'implore et je tremble; l'hymne : Chaste fille de Latone. Le rôle de la fille d'Agamemnon fut chanté par M"c Levasseur. Nous ne pouvons omettre ici un mot de Gluck, qui prouve avec quelle profondeur

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d'étude il s'attachait à exprimer les sentiments de ses personnages. Pendant qu'Orestc chante : Le calme rentre dans mon cœur, l'orchestre continue ;i peindre l'agitation de ses pensées. Lors de la répétition, les exécutants ne comprirent pas et s'arrêtèrent: Allez touours, reprit le compositeur, i7 ment ; il a tué sa mère! Un autre mot de lui est peut-être encore plus explicite. Il vantait un jour un choeur de Rameau dans Castor et Pollux: Que tout gémisse. Un de ses admirateurs, voulant le flatter, lui dit : « Mais, quelle différence de ce chœur avec celui de votre Iphigénie en Aulide! Celui-ci nous transporte dans un temple, l'autre est de la musique d'église. — Et c'est fort bienfait, reprit Gluck; l'un n'est qu'une cérémonie religieuse, l'autre est un véritable enterrement, le corps est présent. » Il répétait souvent qu'il craignait de paraître trop musicien dans ses opéras.

La reine Marie-Antoinette, le comte d'Artois, les princes, tout ce qu'il y avait alors de grands seigneurs, de beaux esprits et d'hommes de goiit firent à cet ouvrage un accueil enthousiaste et saluèrent dans cette œuvre un hommage rendu au génie français, à sa langue, à ses mœurs, à ses traditions même. Quoique Allemand, Gluck appartient à la France bien plus qu'à son pays. Son génie musical dramatique procède de Corneille, de Racine, et il s'est inspiré beaucoup plus qu'on ne le croit généralement des formes du récitatif des opéras français de Lulli, de Campra et de Rameau.

IPHIGÉNIE EN TAURIDE, opéra en quatre actes, paroles de Dubreuil , musique de Piccinni, représenté à l'Académie royale de musique le 23 janvier I78l. Devismes, alors directeur de l'Opéra, voulut profiter de la lutte engagée entre les gluckistes et les piccinnistes pour exciter la curiosité du public, en faisant traiter le même sujet par les deux compositeurs. Il fournit à chacun un livret différent, mais dont le sujet était Iphigénie en Tauride. Piccinni garda sa partition pendant deux ans. Lorsqu'elle fut représentée, on remarqua la scène entre Oreste et Pylade, l'air très-mélodieux : Oreste , au nom de la patrie; le rondeau; Cruel! et tu dis que tu m'aimes! le chœur des prétresses : Sans murmurer servons les dieux; le récitatif et l'air : 0 barbare Thoas! mais , comme nous l'avons dit, le succès de Gluck était écrasant, et toute comparaison d'ailleurs était impossible.

IPOCONDRIACO (l') [l'ffypocondre], opéra

IRAT

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