JARDINIER ET SON SEIGNEUR ( LE
opéra-comique en un acte, paroles de MM. Michel Carré et Barrière, musique de M. Léo Dclibes , représenté au Théâtre-Lyrique le U-i' mai 1863. C'est la jolie fable de La Fontaine qui a fait les frais du livret, sauf une petite intrigue d'amour viHageois. La musique sent l'école d'Adolphe Adam : de la facilité, une bonne facture, peu de prétention à la distinction; c'était d'ailleurs une qualité pour le sujet. Joué par Gabriel et M"c Faivre.
JARDINIER GALANT (le) , opéra-comiquc en deux actes et trois tableaux, paroles de MM. de Leuven et Siraudin, musique de M. Ferdinand Poise, représenté à l'Opéra- Comiquele 4 mars 1861. Le sujet de la pièce est une chanson satirique intitulée le Jardi-
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nier galant, et composée par Collé contre Mme de Pompadour. Le greffier Tiphaine est chargé d'en rechercher les exemplaires et l'auteur. Il avise un jardinier nommé Galant , et le fait arrêter , ce qui donne lieu à des situations burlesques. Les marchandes de fleurs prennent fait et cause pour le pauvre jardinier et font pleuvoir sur les soldats du guet tout le contenu de leurs évcntaires, et même les petits livrets verts contenant la chanson. Collé les avait cachés dans une hotte et lui même entonne le pamphlet à pleins poumons et sans grande bravoure, car il vient d'apprendre la disgrâce de la favorite. La musique est gracieuse et d'une facture facile. Le duo de Collé avec M'"" Tiphaine : Allons, quittons nos grands airs, a été bien accueilli, ainsi que le chœur des marchandes. Il y a aussi une chanson dialoguée de Cadet et Ba~ bct, dont le tour gaulois a de l'intérêt. Interprètes :Crosti,Ambroise,Prilleux,Ponchard, Mlles Lemercicr et Tuai.
JARDINIER SUPPOSÉ (le) OU L AMANT DÉGUISÉ, comédie en un acte, mêlée d'ariottcs, paroles de *", musique de Philidor, représentée aux Italiens le 2 septembre 1769. Cette pièce avait déjà été jouée, le 7 juin 1756, sous le titre de l'Amant jardinier ou l'Amusement de la campagne. Des trois Jardi- ■ niers de Philidor, celui-ci est le moins intéressant.
JARDINIÈRE (la), opéra allemand , musique de W'olf, représenté à Weimar en 1774.
JARDINIÈRE SUPPOSÉE (l.\), opéra italien, musique d'Aufossi, représenté à. l'Opéra le 12 novembre 1778.
JASON OU LA TOISON D'OR, tragédie lyrique on cinq actes avec prologue, paroles de Jean-Baptiste Rousseau, musique de Celasse, représentée à l'Opéra, le 17 janvier i69e. L'auteur des odes faisait bon marché de ses œuvres lyriques. Il disait en parlant de ces dernières : « Elles sont ma honte. Je ne savais point encore mon métier quand je me suis donné à ce pitoyable genre d'écrire. » Et il ajoutait que l'on pouvait bien faire un bon opéra, mais non pas un bon ouvrage d'un bon opéra ; pensée fausse, puisque une œuvre lyrique ne saurait être jugée à un point de vue exclusivement littéraire.
JASON, opéra, musique de Cousser, repré-" sente il Hambourg en 1097.
JE VOUS PRENDS SANS VERT, COniédie
en un acte, ornée de chants et de danse {sic),
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paroles de Champmèlé, musique de Grandval, représentée aux Français ie ler mal 1693. Cette pièce est tirée du conte de La Fontaine Intitulé le Contrat. On a cru que le fabuliste en était l'auteur, ce qui est douteux, puisque à cette époque il était malade et ne s'occupait plus que de sujets pieux. Il est peut-être utile de rappeler à quelques personnes le sens de cette phrase : Je vous prends sans vert. Autrefois, alors qu'on s'amusait sans prétention, on convenait , dans une société d'amis et de connaissances, déporter toujours sur soi une feuille de verdure qu'on était tenu de montrer à la première réquisition, lorsqu'on se rencontrait. On a vu quelquefois ce jeu institué dans toute la société d'une ville de province. Lorsqu'une personne était prise sans vert, elle payait une amende, et le montant de l'argent ainsi recueilli était employé au bout de l'année à organiser une fête, un bal, une partie de plaisir quelconque.
JEAN-BAPTISTE , opéra-comique en un acte, paroles et musique de Befiroy de Reigny, représenté au théâtre Feydeau le 1er juin
JEAN DE CALAIS , mélodrame en trois actes, paroles de Caigniez, musique *e Quaisain, représenté à l'Ambigu le 4 janvier isio.
JEAN DE PARIS, opéra-comique en deux actes, paroles de Saint-Just (G. d'Aucourt), musique de Boieldieu, représenté au théâtre Feydeau le i avril 1812. Le dauphin de France veut connaître la princesse qu'on lui destine, et, voyageant avec elle sous le nom supposé de Jean, bourgeois de Paris , il sait à la fois se rendre aimable et devenir amoureux de sa fiancée. La donnée est agréable et le livret bien fait. Quant à la musique, elle peut être regardée comme une des perles de l'écrin du maître. Elle a partout la couleur de ce sujet de fantaisie, elle idéalise à ravir ces personnages demi-historiques. On dira que c'est le genre troubadour ! sans doute, mais ne vaut-il pas mieux exceller dans le genre troubadour, y mettre de la grâce, de l'esprit, des motifs charmants, une harmonie élégante, que d'écrire des scènes parfaitement logiques et ennuyeuses. Tous les morceaux de Jean de Paris ont été populaires : le grand air du sénéchal : C'est la princesse de Navarre ; la cavatine : Quel plaisir d'être en voyage; la l'omance du troubadour : Le troubadour , fier de son doux servage. Rappelons aussi le chœur d'introduction et le chœur charmant du second acte : De monsieur Jean, que le festin s'apprête.
JEAN DE PBOCIDA, opéra italien, paroles de Niccolini, musique du prince Poniatowski, représenté au théâtre Standish, à Florence,
JEAN ET GENEVIÈVE , opéra-comique en un acte, paroles de Favières, musique de Solié, représenté salle Favart, le 7 décembre
JEAN ET JEANNE, opérette en un acte, paroles de M. A. Lafon , musique de M. Ancessi , représentée aux Folies-Nouvelles en octobre 1855. Elle appartient au genre pastoral, et la musique a paru assez agréable. C'est dans cette opérette que l'acteur comique Dupuis a fait ses débuts.
JEAN GUTENBERG, opéra allemand, de Mme Charlotte Birsch , représenté à Munich dans le mois de février 1836.
JEAN GUTENBERG, opéra allemand, musique de M. G.-C. Fûchs, représenté à Cologne en janvier 1859.
JEAN LE SOT, opérette en un acte, paroles de M. Th. Julian, musique de Pilati , représentée aux Folies-Nouvelles en avril 1856.
JEANNE , opérette en un acte , paroles de M. de Najac, musique de M. Léonce Cohen, représentée aux Bouffes-Parisiens le 18 février 1858. Ce petit ouvrage a servi aux débuts de Mlle Chabert, qui venait de remporter le premier prix d'opéra-comique au Conservatoire, et qui a déployé un joli talent do cantatrice sur des scènes secondaires.
JEANNE {la reine Jeanne), opéra-comique en trois actes, paroles de MM. de Leuven et Brunswick, musique de Monpou et Bordèse, représenté à l'Opéra-Comique le 2 octobre 1840. La scène se passe à Naples. La reine est détrônée par ses sujets , excités à la révolte par le prince Durazzo. Jeanne se déguise en bohémienne et oppose à son ennemi un aventurier nommé Lillo, dont elle fait un prétendant. A la faveur des troubles nouveaux qu'elle suggère , de concert avec le duc de Tarente, elle remonte sur le trône de Naples. La musique de cet opéra , fait en collaboration, tient nécessairement du pastiche. Jamais deux compositeurs travaillant ensemble n'ont montré des qualités plus opposées. Aux accents heurtés et inégaux de Monpou succèdent les mélodies faciles et dans le goîit italien de Bordèse. Cependant, malgré ce défaut d'unité , l'ouvrage a été bien accueilli. Au premier acte, on a remarqué le boléro, et au second un trio très-bien
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traité. Mn>c Eugénie Garcia a eu du succès dans le rôle de Jeanne. Les autres personnages ont été représentés parBotelli,Mocker, Grignon, Daudé et Mlle Darcier.
JEANNE D'ARC, pièce de Schiller avec la musique de Weber (Bernard-Anselme), écrite vers 1806.
JEANNE D'ARC, opéra anglais, musique de Balfe, représenté à Londres en 1839.
JEANNE D'ARC, opéra allemand en cinq actes, d'après la pièce de Schiller; mis en musique par le baron Vesquc de Puttlingen, conseiller à la chancellerie de cour et d'Etat d'Autriche, connu dans le monde musical sous le pseudonyme de Jean de Hovcn. Cet ouvrage , dont l'instrumentation est traitée avec talent, a été représenté à Vienne en 1841 et. sur le théâtre de Dresde le 25 février 1845; il a obtenu un succès estimable.
JEANNE D'ARC, tragédie de Schiller, avec la musique composée par Damrosch, exécutée sur le théâtre grand -ducal de Weimar le 26 mars 185".
JEANNE D'ARC, tragédie de Schiller, musique de M. Max Bruch, exécutée à Cologne en avril 1859.
JEANNE D'ARC, opéra en cinq actes et un prologue, paroles de MM. Méry et Edouard Duprez , musique do Gilbert Duprez, représenté sur le Grand-Théàtre-Parisien le 24 octobre 1865. Chanté parDuwast, ténor, et Mlle Brunetti.
JEANNE D'ARC À ORLÉANS, drame historique en trois actes, en vers, mêlé d'ariettes, paroles de Desforgcs, musique de Kreutzer , représenté aux Italiens le 10 mai 1790. Kreutzer était alors premier violon au Théâtre-Italien. Il écrivit la musique de cet ouvrage très-rapidement. Elle parut néanmoins un début assez heureux pour qu'on confiât à l'auteur un nouveau livret. L'année suivante, la partition de Paul et Virginie obtint un succès complet.
JEANNE D'ARC À ORLÉANS, opéra-comique en trois actes, paroles de Théaulon et Armand Dartois, musique de Carafa, représenté à Fcydeau le 10 mars 1821.
JEANNE DE MONTE AOCON, drame allemand, musique de Wraniczky, représenté à Vienne vers 1798.
JEANNE DE MONTFAUCON, drame dont Lobe a composé la musique , repré.senté à Sleswig vers 1809.
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JEANNE DE NAPLES , opéra allemand, musique de Sulzcr , représenté à Prague en août 1865.
JEANNE GRAY, opéra anglais en trois actes, musique de Balfe, représenté au théâtre de Drury-Lane le 27 mai 1837.
JEANNE LA FOLLE , opéra en cinq actes, parplos de Scribe, musique de Clapisson, représenté sur le Théâtre de la nation (Opéra) le 6 novembre i8-(8. Jeanne , fille d'Isabelle de Castillc, éprise pour son mari, don Philippe d'Autriche, d'un amour passionné et jaloux , se venge de son infidélité en le poignardant. Elle devient folle, et, croyant que son mari n'est qu'endormi, elle attend son réveil. Ferdinand , roi d'Aragon , père de Jeanne ; don Fadrique, cousin de la reine ; le Maure Aben-Hassan et sa fille A'i.va, sont les autres personnages de la pièce, dont la couleur générale est d'une tristesse trop profonde et trop constante pour un opéra en cinq actes. L'orchestration de M. Clapisson l'emporte de beaucoup sur la partie vocale de l'ouvrage, qui a paru plutôt jolie que belle et dramatique, à l'exception du duo du second acte entre le roi Ferdinand et don Fadrique, et du quintette final. Nous rappellerons aussi le chœur La cloche sonne, qui ouvre le cinquième acte. Gueymard a débuté dans le rôle de Philippe, Euzet et MUe Grimm, dans ceux d' Aben-Hassan et d'A'ixa. Bremont et Portheaut ont chanté les rôles du roi d'Aragon et de don Fadrique. Mlle Masson était fort belle et dramatique dans celui de Jeanne la folle.
JEANNOT ET COLIN, opéra-comique en trois actes, paroles d'Etienne, musique de Nicolo-Isouard, représenté pour la première fois à Feydeau le 17 octobre 18U, repris en 1342 par Mlle Prévost. Cet ouvrage fut remis au répertoire par M. Perrin en juin 1850. M'ie Darcier a donné au rôle de Colette une grâce et une ingénuité charmantes, et elle a chanté avec un sentiment excellent les mélodies expressives de Nicole. Mocker a déployé toute sa verve dans le personnage de Colin. Bussine a moins réussi dans celui de Jeannot , parce qu'il ne suffit pas au théâtre de posséder une voix vibrante et une bonne vocalisation; il faut surtout être acteur. Mlle» Lefebvre et Révilly ont rempli les rôles de Thérèse et de la comtesse ; Ponchard et Sainte-Foy, ceux du chevalier et de Biaise. La bourrée d'Auvergne était tous les jours ' bissée.
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JEFTÉ, opéra italien, musique de Pollarolo, représenté à Venise en 1692.
JÉLYOTTE OU UN PASSE -TEMPS DE DU- CHESSE, opérette en un acte avec récits , musique de G. Duprez , représentée dans la salle de l'hôtel Duprez, rue Turgot, le 7 avril 1854. Roger a chanté le rôle de Jélyotte, Mlle Caroline Duprez et Mlle Mira ceux de la duchesse et de la soubrette, Duprez celui d'un financier. Mocker et Rauch ont aussi pris part à l'exécution de ce petit ouvrage.
JENNY LA BOUQUETIÈRE, opéra-comique en deu.x actes, paroles de Bouilly et Pain , musique de Pradher et Kreubé, représenté à rOpéra-Coniique le 10 mars 1823.
JENNY, opéra-comique en trois actes, paroles de M. de Saint-Georges, musique de Carafa , représenté à l'Opéra - Comique le 26 septembre 1829. Le livret a paru offrir des situations peu favorables à la musique. Le rondo chanté par Chollet a cependant été populaire.
JENNY BELL, opéra- comique en trois actes, paroles de Scribe, musique de M. Auber, représenté à l'Opéra-Comique le'2 juin 1855. Le succès de V Ambassadrice a déterminé sans doute le fécond vaudevilliste à tirer dix-neuf ans plus tard une autre œuvre du même panier. La pièce de Jenny Bell est d'ailleurs bien faite, les situations Ont de l'intérêt, le dialogue est semé de mots heureux. Jenny Bell est une cantatrice adorée du public. Loi'd Mortimer, fils du duc de Greenwicb , premier ministre, en raffole; il a un rival dans maître Dodson, orfèvre et joaillier de Jenny Bell. Le ministre veut que son fils épouse lady Clarence. Il va tout droit trouver l'actrice , pour la prier de ne point abuser de son influence sur son fils. Jenny reconnaît en lui le protecteur de son enfance, son bienfaiteur. Poussée par la reconnaissance, elle promet de décourager la passion de Mortimer, qui vient chaque jour dans sa maison sous le nom de William , et, cachant sa position sociale sous le titre de compositeur. Elle a beau se donner mille défauts, se peindre intéressée, éhontée, etc., Mortimer persiste dans son affection et va même jusqu'à prendre la résolution de s'empoisonner, si elle ne consent pas à accepter sa main. Le duc de Greenwich finit par céder et par autoriser cette mésalliance- Les porsonn^es de Henriette, femme de chambre de Jenny Bell , de George Leslie et de Dodson sont agréablement mêlés à l'action principale. Des
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motifs de provenance anglaise ont été introduits par le compositeur dans ce sujet anglais : c'est d'abord une cantilène dans l'ouverture, répétée plus loin dans le chant; ensuite le God save the king et le Hule Rritannia. On a remarqué les complets de la camériste sur le rouge employé par les actrices : Au théâtre, le secret; l'espèce de complainte par laquelle Jenny Bell émouvait le cœur des passants dans son enfance : Dans la rue, à peine éclairée, qui se termine par ce refrain :
Habitants de la grand' ville,
Au pauvre enfant tendez la main;
Je meurs de froid, je meurs de faim.
Le duo entre lord Greenwich et Jenny Bell est riche en motifs; la tyrolienne : AhJ de la fauvette, qui y est intercalée, est fort gracieuse; la jolie cavatine du ténor : A sa voix, à sa vue, est suivie de morceaux d'ensemble qui terminent avec chaleur le premier acte. Le morceau principal du second acte est le grand duo de la déclaration d'amour de Mortimer, sous le pseudonyme de William. M. Auber a traité cette situation compliquée en maître habitué à triompher des difficultés. Nous ne pensons pas être le seul à remarquer que la partition &e> Jenny 5e// est la plus travaillée et la plus riche en combinaisons des opéras-comiques du maître. Nous signalerons encore un air de baryton fort singulier, dont le sujet est une sentence empruntée à la comédie la Coquette corrigée :
Le bruit est pour le fat, la plainte est pour le sot, L'honnête homme trompé s'éloigne et ne dit mot.
Les variations chantées sur le Rule Britannia terminent avec éclat cet ouvrage, qui ne peut manquer d'être repris et mieux compris. Les rôles ont été créés par Faure , Couderc , Dclaunay-Ricquier , Sainte-Foy, MUes Caroline Duprez et Boulart.
JEPHTÉ, tragédie lyrique en cinq actes avec prologue, paroles de l'abbé Pellegrin, musique de Montéclair, représentée à l'Académie royale de musique le 28 février 1732. Cet opéra, le premier joué en France dont le sujet fiit tiré de l'Ecriture sainte, obtenait du succès, lorsque le cardi>nal de Noailles en fit interrompre les représentations. On pensait alors que l'histoire sainte ne devait pas être assimilée à la mythologie, et fournir des sujets à des divertissements profanes. Il n'en fut pas toujours ainsi. L'art dramatique a eu chez tous les p'euples une origine sacrée. Le lecteur qui voudrait approfondir cette question la trouvera traitée in extenso dans notre Histoire générale de la musique religieuse, au chapitre qui a pour titre : Les drames litur-
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giques dans les églises. On peut citer dans l'opéra de Jephté un beau chœur longtemps célèbre : Tout tremble devant le Seiynvur.
JEPHTÉ, tragédie biblique en quatre actes ; la musique des chœurs est due à don Luis Cepeda,sous-chcf d'orchestre au théâtre du Cirque ; cette tragédie fut jouée au théâtre del Principe, à Madrid, en 1845.
JEPHTÉ, mélodrame, musique de Pausch, représenté au séminaire d'Amberg en 1775.
JÉRÔME ET SUZETTE, opéra-comique cn deux actes, musique de Mansuy, représenté au théâtre d'Amsterdam cn 1785.
JÉRUSALEM, opéra allemand, musique de Conradi (Jcan-Gcorgcs), représenté à Hambourg en 1692.
JÉRUSALEM, opéra en quatre actes, paroles de MM. Alphonse Royer et Waëz , musique do Verdi, représenté à l'Académie royale de musique le 2G novembre 1847. L'action se passe un peu partout : à Toulouse, en Palestine, au camp des chrétiens, chez l'émir de Ramla, dans la vallée de Josaphat, enfin à Jérusalem. Le comte de Toulouse a donné sa fille en mariage à Gaston de Béarn ; mais Roger , frère du comte , qui aime aussi Hélène , aposte un assassin et lui ordonne de le débarrasser d'un rival. Par l'effet d'une méprise, cet homme frappe le comte lui-même. Il est arrêté et interrogé, et il accuse Gaston de l'avoir poussé au meurtre de son boaupère. Gaston est exilé ; il part pour la Terre sainte, où il est fait prisonnier par l'émir de Ramla. Hélène l'apprend et n'hésite pas à l'aller rejoindre sous le déguisement d'une femme arabe. Le comte , guéri de sa blessure , conduit les croisés à la délivrance de Jérusalem.. Il s'empare, avec eux, du harem de l'émir et y retrouve, avec celui qu'il croit son meurtrier, sa fille Hélène. Gaston est condamné à la dégradation, qui a lieu sur la place publique ; mais Roger, le vrai coupable, cn proie à ses remords, s'est fait ermite. On va l'inviter à assister Gastcm dans sa détresse. Roger, que les voyages et les chagrins ont vieilli, n'en est pas reconnu. Espérant sauver sa victime, il le bénit et lui l'cmet à la main l'cpée qu'on lui a ravie, afin qu'il s'en serve avec éclat contre les infidèles. En effet, Jérusalem est délivrée; Gaston, qui a fait des prodiges de valeur , revient sur la scène et reçoit le dernier soupir de Roger avec l'aveu de son crime. La musique de l'opéra / Lombardi alla prima crociata a passé tout
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entière dans la partition française de Jérusalem. Verdi a ajouté toutefois plusieurs morceaux, notamment la grande scène pour ténor, jouée et chantée admirablement par Duproz ; le chœur : jFd/î/i, voici le jour , est intéressant et l'orchestration en est très-soignée. Le sextuor du premier acte offre ces effets puissants de rhythme et de sonorité que le compositeur affectionne et que le publié ne dédaigne point ; l'air de basse, chanté par Alizard, est expressif; la polonaise, chantée par Hélène, a de l'éclat, Mme Van Gclder l'a dite avec succès; la romance pour ténor, chantée par Duprez, semble écrite dans le style de Bellini; le cantabile suave de l'auteur de Casta dioa se rellôte dans cette romance délicieuse, que les orgues ont popularisée ; mais le morceau capital de la partition est le trio final, composition dramatique d'un ordre supérieur. Miue Julian van Gelder , Duprez et Alizard l'ont interprété avec un grand succès.
JÉRUSALEM DÉLIVRÉE, tragédie lyrique en cinq actes, paroles de Longepierre , musique de Philippe , duc d'Orléans , représentée au palais de Fontainebleau le 17 octobre
JÉRUSALEM DÉLIVRÉE (l.\), opéra en cinq actes, paroles de Baour-Lormian, musique de Persuis, représenté à l'Académie impériale de musique le 15 septembre 1812. Persuis était chef d'orchestre de l'Opéra. Malgré l'influence dont il jouissait, il ne put maintenir longtemps au répertoire une œuvre aussi médiocre.
JÉRUSALEM DÉLIVRÉE (la), Opéra sacré, musique de l'abbé Stadler , exécuté à l'Académie royale de musique le 20 mars 1818. Cette œuvre admirable du compositeur allemand avait été entendue d'abord à Vienne en 180S, et, depuis cette époque, cet oratorio, qui offre les plus belles pensées musicales soutenues par une harmonie puissante, a été choisi pour faire partie du programme des grandes fétcs publiques en Allemagne. Le titre gravé est celui-ci : les Croisés ou la délivrance de Jérusalem
JÉRUSALEM DÉLIVRÉE, Opéra allemand, musique de Eberwein (Traugott-Maximilien), représenté à. Rudolstadt en 1819.
JERY ET BATELY , intermède de Gœthc , uufsiquc de Winter, représenté au théâtre . particulier du comte de Seefeld en 1790.
JERY ET BATELY, pièce de Gœtlie en un
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JEUN
acte , musique de Schaum , représenté au théâtre ducal d'Oe'.s en 1795.
JERY ET BATELY, opéra-comique allemand, paroles de Gœthe, musique de Reichardt, représenté à Berlin en I801.
JERY ET BATELY, opéra-comique allemand en un acte, paroles de Gœthe, musique de Conradin Kreutzer, représenté à Vienne en 1803.
JERY ET BATELY, opéra-comique allemand, paroles de Gœthe, musique de Bierey, représenté à Dresde vers 1803.
JERY ET BATELY, opéra- comique allemand, livret de Gœthe, musique de Frey (M.), représenté à Manheim vers I810.
JERY ET BATELY, opéra-comique allemand en un acte, livret de Gœthe, musique de Rietz, représenté en Allemagne vers 1825.
JESSONDA, grand opéra allemand , musique de Spohr, représenté avec un grand succès à Vienne en 1825, et à Londres en 1840, avec un succès non moins grand. Les Allemands s'accordent à préférer Jessonda à Faust, du même compositeur. Le sujet du poëme est le sacrifice d'une veuve indienne qui va être immolée sur le tombeau de son mari , et que l'arrivée des soldats portugais fait descendre du biicher fatal. Les chœurs de prêtres et de soldats sont très-beaux. Le duo : Schœnesmadchen.sM. deuxième acte, passe pour le chef-d'œuvre de composition dramatique de Spohr. La troupe allemande donna une représentation de Jessonda , dans la salle de Ventadour, le 28 avril 1842.
JESSY LEA , opéra de salon, paroles de Oxenford, musique de Macfarren, représenté sur la scène de Gallery of illustration, à Londres, en novembre 1S63.
JEU DE CACHE-CACHE (le) OU LA FIAN- CÉE, vaudeville en deux actes, musique de Blangini , représenté au théâtre des Nouveautés le 25 mai 182".
JEUNE BELLE-MÈRE (la), opéra-comiquc en trois actes, paroles de Dumersan et Sewrin, musique de Kreubé, représenté à Feydeaule 4 décembre I8I6.
JEUNE COMTESSE (la) , opéra-comique, musique de Schmidt (Louis), représenté à Prague en 1782.
JEUNE ET VIEILLE, opéra-comique en un acte, paroles de Chazet et Dubois, musique de Pradher et de Berton, représenté au théâtre Feydeau le 12 janvier isu.
JEUNE FEMME COLÈRE (la), comédie en un acte d'Etienne, mise en opéra à Saint- Pétersbourg par Claparède, musique de Boieldieu, représentée à Saint-Pétersbourg au théâtre de l'Ermitage le 18 avril 1805, et le 24 du même mois au Grand-Théâtre de la ville. Cet ouvrage a été donné à Feydeau le 12 octobre I812. On s'étonne du parti que Boieldieu a su tirer de cette pièce plate et bourgeoise. Il a su y faire vibrer la note du cœur; il a rendu gracieuses les situations les plus banales, et spirituelles les plus lourdes idées de l'auteur des jjaroles. Emile de Valrive, colonel de dragons, vient d'épouser Rose de Volmar, jeune personne d'un caractère irascible à l'excès, mais douée d'un excellent cœur. Elle a un frère qui est aussi militaire et l'ami intime de son mari. Emile ne tarde pas à s'apercevoir du défaut de sa femme, qui congédie chaque semaine un domestique, quitte à être obligée de se servir elle-même, qui déchire ses robes et ses chapeaux, brise sa guitare, et se livre enfin à tous les emportements d'une enfant gâtée. De concert avec Volmar, il imagine de renchérir sur les dispositions de sa femme; à son tour il casse verres et porcelaines, bat son domestique, provoque en duel son beaufrère, et fait un sabbat de tous les diables La jeune femme est atterrée. Elle fait un retour sur elle-même et se corrige aussi promptement que dans un conte de M™e de Genlis ou de M. de Bouilly.
L'ouverture rappelle un peu celle du Calife de Bagdad. Le duo entre Germain et sa femme, exprime avec bonhomie et rondeur la situation de M. et de Mme Denis, écrit en ut avec une simple modulation à la dominante, il puise son intérêt dans le rhythme seul. Le rondeau de Rose : Pourquoi négliger l'art de plaire, est charmant et accompagné avec un goût exquis. Le duo de Rose et d'Emile : Ah/ c'est un défaut bien terrible, est écrit bien haut pour soprano. Ces notes élevées s'accommodent mal avec une scène de sensibilité conjugale. Le quatuor de la clef : Tliérèse, Thérèse, il faut qu'elle sommeille, est excellent; mais la romance qui suit : Ah! que deux épaux sont heureux, est bien faible. Le meilleur morceau de l'ouvrage est, à notre avis, le trio andantino : Je vais partir, ne vous déplaise, où se trouve enfin la note émue, assez rare dans la musique du maître, où le coeur de ces braves gens parle un langage sympathique. Le travail de l'instrumentation est la perfection même. Les rôles ont été créés par Andrieux, Claparède, Mécs, Mmes philis et Mées.
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JEUNE FILLE D ELISONDO f,l a), opérette
musique de M. Offcnbach , représentée au Karl-Theater, à Vienne, en décembre 1859, et à Urunswick en août ISGI.
JEUNE FILLE DU VILLAGE (la), opéracomique en trois actes, musique de Suppé, représenté au thédtre de An-der-W'ien, à Vienne, au mois d'octobre 184".
JEUNE HENRI (le), opéra-comique en deux actes, paroles de Bouilly, musique de Méhul, représenté à Favart le 1" mai 1797. Cet opéra a survécu dans son ouverture, belle symphoni& de chasse universellement connue et toujours admirée.
Cette ouverture excita un enthousiasme extraordinaire ; aussi, à la première représentation , fut-on obligé de l'exécuter deux fois de suite. Le public , ne goûtant pas la pièce, fit baisser le rideau avant qu'elle fiit terminée 5 mais, d'autre part, on voulut donner au compositeur un témoignage d'admiration :
on demanda que la magnifique ouverture fût jouée une troisième fois, ce qui eut lieu. Ij'ouverturc du Jeune Henri est restée comme un modèle du genre, et lorsqu'un bon orchestre l'exécute, elle ne manque pas de produire un très-grand effet. Dans le grand festival qui eut lieu au Palais de l'industrie pendant l'Exposition universelle de 1SG7, trois mille musiciens environ exécutèrent, sous la direction de M. Georges Hainl, l'ouverture du Jeune Henri. Elle partagea les honneurs de la séance avec un fragment d'un oratorio do Hacndel.
JEUNE ONCLE (le). Opéra en un acte, paroles de Fontenille, musique de Blangini, représenté au théâtre Feydeau le 10 avril 1821.
JEUNE ONCLE (i.e), opéra allemand , musique de sjchoberlcchner, représenté à Vienne en 1820.
JEUNE PRUDE (la) OU LES FEMMES EN- TRE ELLES, opéi-a*coniique en un acte , paroles de Dupaty, musique de Dalayrac, représenté'au théâtre Feydeau le 14 janvier 1804. Il n'y a dans cette pièce que dçs rôles de femmes.
JEUNE SAGE ET LE VIEUX FOU (le), comédie en un acte et en prose , mêlée d'ariettes, iiarolcs de Hoffmaft , musique de Méhul, représentée à l'Opéra-Comique le 28 mars
JEUNE TANTE (i.a), opéra-comique en un acte, paroles de Mclcsville , musique de Kreubé , représenté à Feydeau le 18 octobre