LENDEMAIN DE LA BATAILLE DE FLEU
RDS (le), impromptu en un acte, mêlé de prose et de vers, musique de Kreutzer , représenté au théâtre Egalité en 1794.
LENDEMAIN DE NOCES (le), Opéra-COmi-
que en un acte, paroles de Léger, musique do L.-E. Jadin, représenté à Feydeau en 1795.
LEOC
LÉONORE, opéra allemand, d'après la ballade de Burger, musique de Huttenbrenner, écrit vers 1835.
LÉONORE, drame lyrique en deux actes, d'après la ballade de Burger, musique de Sowinski, écrit vers 1840; inédit.
LEOCADIA, opéra romantique, livret d'après la pièce française (voyez Léocadie), musique de Rossi (Lauro), représenté à Milan vers 1834.
LEOCADIA, opéra italien, livret d'après la pièce française (voyez Léocadie), musique de Mazza, représenté à Zara en 1844.
LÉOCADIE, drame lyrique en trois actes, paroles de Scribe et Mélesville, musique de M. Auber, représenté à l'Opéra-Comique le 4 novembe 1824. La pièce est intéressante, trop intéressante même pour un opéra-comique, en ce sens que le mélodrame y domine presque constamment. La pauvre Léocadie est devenue mère d'un enfant dans des circonstances plus que bizarres. Le secret a été longtemps gardé; mais, l'enfant étant venu à tomber dans le Tage, Léocadie, dans un élan d'angoisses maternelles , se trahit elle-même. Après les péripéties les moins vraisemblables, mais cependant émouvantes, Carlos, le fiancé de Léocadie, que la découverte de son déshonneur avait éloigné d'elle, se trouve être justement le père mystérieux de cet enfant. La partition est une des plus agréables de celles qui caractérissent la première manière de M. Auber. Après un joli chœur d'introduction, chanté par des jeunes filles, on remarque la romance mélancolique de Léocadie : Pour moi, dans la nature, tout n'est plus que douleur; l'entrée de Fernand : C'est moi! c'est moi! est un air plein de franchise et tout à fait sympathique. On trouve déjà une harmonie distinguée et bien intentionnée sous la mélodie des couplets de Sanchette :
Voilà trois ans qu'en ce village
Nous arriva ce bel enfant.
Le finale, d'une coupe excellente, débute par une gracieuse farandole en sol mineur, à laquelle succèdent un passage dramatique bien traité et une strette dont la marche harmonique est un peu commune. Le premier entr'acte n'est que la répétition par l'orchestre des couplets de Sanchette. L'influence du style de Boieldieu se fait surtout sentir dans le duo qui ouvre le second acte , et dont le style est gracieux et tendre. Un mélodrame qui n'offre aucun trait saillant pour la musique remplit cet acte. Le dernier renferme