LUCA
le quatuor du troisième acte, la romance de Kodolphe et la scène de l'imprécation. Morelli, Guoymard, Merlj-, Depassio, M'ie Masson et Mme Bosio ont interprété cet ouvrage. (V. Luis.\ Miller.)
LOUISE ou LA MALADE PAR AMOUR,
opéra-comique en un acte, paroles de Hoflnian, musique de Solié, i-cprésenté au théâtre Feydeau le 16 avril 1804.
LOUP ET L'AGNEAU (le), opérette en un acte, paroles de MM. Chol de Clercy et H. Messant, musique de M. F. Barbier, représenté au théâtre Déjazet en octobre 18G2. On a remarque la jolie romance : Frêles calices, accompagnée par le cor anglais.
LOUP-GAROU (lk), opéra-comique en un acte , paroles de Scribe et Mazères , musique de Mlle L. Bcrtin, représenté à l'Opéra-Comique le 10 mars 1827.
LOUP-GAROU (le), opérette en un acte, paroles de M. Jules Delahaye, musique de M. Adolphe Nibelle, représentée au.v Folics- Isouvclles en janvier 1858.
LOVE AMONG THE ROSES (the) [l'Amour jiarmi les roses], opérette anglaise, musique de Kitchiner, représentée à Londres, vers
LOVE AND MONEY {Amour et Argent) , farce anglaise, musique de Samuel Arnold, représentée à Hay-Market en 1795.
LOVE AT LOSS (the) [l'Amour en défaut] , opéra anglais, musique de Finger, représenté à Drury-Lanecn 1701.
LOVE FOR LOVE {Amour pour amour) opéra-comique anglais, livret de Congrève, musique de Finger, représenté au théâtre de Lincoln's-inn-Fields en 1695.
LOVE IN A BLAZE, Opéra irlandais, musique de Stevenson, représenté à Dublin vers
LOVE IN A CAMP (the) [l'Amour au camp], opéra anglais, musique de Shield, représenté à Covent-Garden en 1785.
LOVE IN A CITY (the) [l'Amour à la ville], opéra anglais, musique de Dibdin , représenté à Londres en 17G7.
LOVE IN A TUE (the) [l'Amour dans un tonneau], opéra anglais, musique de Bishop, représenté à Londres 0:1 180G.
LOVE IN A VILLAGE (tue) [l'Amour au vil-
lage], opéra anglais, musique de Charles- Frédéric Abel, représenté à Londres en 17G0.
LOVE IN THE EAST (the) [l'Amour en Orient], opéra-comique anglais, musique de Linley, représenté à Drury-Lane en 1788.
LOVE MAKES A MAN , OR THE GOOD FOR- TUNE {l'Amour fait l'homme ou la Bonne fortune), livret de Cibber, musique de Finger, représenté à Drury-Lane en 1701.
LOVES PARADISE (the) [le Paradis de l'amour] , opéra anglais , musique de Purcell (Daniel), représenté à Londres vers 1770.
LOVES TRIUMPH (the) [le Triomphe de l'amour], opéra anglais, musique de Wallace, représenté au théâtre de la Reine, à Londres, au mois de novembre 1862.
LOVES OF ERGASTO (the), mélodrame, musique de Grebor, représente au théâtre de llay-Market, à Londres, en 1705.
LOVE OF MARS AND VENUS (the) [les Amours de Mars et de Vénus], livret de Motteaux, musique de Finger, représenté au théâtre de Lincoln's-inn-Fields en 1696.
LOYSE DE MONTFORT , cantate, paroles de MM. Emile Deschamps et Emilien Pacini , musique.de M.Bazin, représentée k l'Académie royale do musique le 7 octobre 1840. Cet intermède lyrique est l'œuvre de concours qui a valu à M. Bazin le grand pri.\ de Rome. Il fut accueilli avec faveur par le public. On a remarqué la romance chantée par Gaston de Mont fort : Jîeiîie des deux, prends sous ton aile l'épouse en deuil; le trio sans accompagnement : C'est l'étoile dans la nuit, et le duo : Tant d'amour m'entraîne. Marié , Dcrivis et M™e stoltz ont interprété avec talent cet épisode émouvant du temps de la Ligue.
LUCAS , opéra-comique , musique de Rigel (Henri-Joseph), représenté aux Beaujolais vers 1775.
LUCAS ET BARBE, opéra- comique, musique de Benda, représenté à Gotha vers 1775.
LUCAS ET JEANNETTE, opéra -comique, musique de J.-C. Katîka , représenté au théâtre de Breslau vers 1780.
LUCAS ET JEANNETTE, opéra-comique.
musique de Beckmann, représenté à Hambourg en 17S2.
LUCAS NOTARAS CUM FILXIS PERFIDI
LUCl
LUCI
MAHOMETI VICTIMA, drame latin, musique dcEberlin (Jean), représenté le 3 septembre 1753. Cette partition a été exécutée par les étudiants du couvent des Bénédictins de Salzbourg.
LtJCETTE , comédie en trois actes, mêlée d'ariettes , paroles de Piccinni fils , musique de Piccinni père, représentée au Théâtre- Italien le 30 décembre 1784. Cet ouvrage offre peu d'intérêt.
LUCETTE , opéra - comique en trois actes, paroles de Lantier, musique de Fridzeri, représenté à la Comédie-Italienne le 18 aoiit
LUCETTE ET LUCAS OU LA PAYSANNE CURIEUSE , comédie en un acte , mêlée d'ariettes , paroles de Forgeot, musique de Mlle Dezède, fille du compositeur de ce nom ; représentée aux Italiens le 8 novembre 1781. Cette jeune musicienne était alors âgée de quinze ans ; on ne connaît d'elle que ce petit ouvrage.
LUCIA DI LAMMERMOOR, opéra en trois actes, livret de Cammarano, musique de Donizetti, représenté pour la première fois, à Kaples, en 1835. On peut regarder cet olTéra comme le chef-d'œuvre du maître ; car depuis l'introduction jusqu'au dernier finale, l'inspiration se soutient sans défaillir. Après avoir été jouée en Italie et y avoir obtenu un brillant succès, Lucie de Lammermoor apparut avec non moins d'éclat sur la scène française et au Théâtre-Italien. MM. Alphonse Royer et G. Waëz traduisirent le poëme en français , et l'opéra fut joué au théâtre de la Renaisssance le 10 août 1839. On le représenta ensuite à l'Académie royale de musique le 20 février 1816. Il est toujours resté au répertoire des Italiens et à celui de l'Opéra. Malgré la faiblesse des exécutants qui l'interprètent parfois, il fait toujours les délices des véritables amateurs de musique dramatique. « Donizetti, dit M. Scudo {Littérature musicale), àoiX occuper le premier rang après le rang suprême qui appartient au génie. Il sera classé dans l'histoire de l'art immédiatemeut après Rossini, dont il a été le plus brillant disciple, et vivra dans la postérité par son chef-d'œuvre de Lucie, l'une des jjlus charmantes partitions de notre siècle. Pour caractériser à la fois la noblesse de son caractère et la tendresse de son talent , il ne faudrait qu'écrire au bas de son portrait ces mots de l'air final de Lucie : 0 belV aima innamorata! » Dans cette œuvre , Duprez se
révéla chanteur de premier ordre. Le roman de Walter Scott ^'oii le sujet du poëme a été tiré , est trop connu pour que nous fassions l'analyse de la pièce. Ce chefd'œuvre a été écrit à Naples en 1835 pour le célèbre chanteur Duprez et pour Mme Persiani. Le succès de la musique et du ténor amena l'un et l'autre à Paris. Edgar se dirigea vers l'Opéra français, et Lucie fut accueillie aux Italiens , oii elle débuta en 1837, en compagnie de Rubini, Tamburini, Morelli. Le rôle de Lucie fut tenu ensuite, aux Italiens, par M^es Castellan, Caroline Duprez, Frezzolini , de La Grange ; celui d'Edgar, en 1845, par Moriani , excellent ténor et récemment avec éclat par Fraschini. Ronconi n'a été effacé par aucun successeur dans le rôle d'Asthon. A l'Opéra français, Duprez a été incomparable d'énergie, de passion, de fureur, de désespoir, dans les scènes de la fontaine , du contrat, de l'anathème et des tombeaux. Mlle Nau était ravissante dans le rôle de Lucie. Sa voix limpide, légère , ses grâces décentes, sa vocalisation si pure, tout contribuait à former en elle le type de la jeune et sympathique Ecossaise. Nous ne devons pas oublier Roger, qui a joué le rôle d'Edgar avec distinction et chaleur. La musique de Lucie a une originalité soutenue qu'on ne rencontre pas au même degré dans les autres opéras de Donizetti. Une teinte de mélancolie, répandue sur toutes les parties de l'ouvrage, lui donne le caractère d'unité si rare dans les partitions italiennes. C'est une œuvre inspirée d'un bout à l'autre. Après un chœur de chasseurs qui sert d'introduction, le récitatif commence et amène l'air d'Asthon : D'un amour qui me brave, coupé à l'italienne, et dont le second mouvement est accompagné par le chœur. La scène de la fontaine se compose de l'air délicieux de Lucie : O fontaine, 6 source pure! et du grand duo où la force et la grâce se marient heureusement; le larghetto : Sur la tombe de mon père ; l'ensemble : De tes yeux éteins la flamme, en fournissent l'exemple. L'allégro de ce duo est devenu populaire. Au deuxième acte , le duo entre le frère et la sœur offre un chant de violons sur lequel la phrase vocale trace une mélodie ferme et expressive ; le larghetto avec la ritournelle des fliites est d'un charme infini; le passage : L'ingrat te délaisse, offre des appogiatures d'un effet excellent. Malheureusement l'allégro, quoique à quatre temps, rappelle la phrase à trois temps du duo du premier acte. Après un petit chœur sans prétention, qui repose l'esprit du spectateur ;
LUCI
Suivons l'amant qui nous conduit, on arrive à la scène la plus importante de l'ouvrage, à la scène du contrat, au magnifique sextuor : J'ai pour moi mon droit, mon f/laive. Ce morceau réunit toutes les qualités de ce genre do composition, et il en est devenu le type pour bien des musiciens en vogue qui ont pris la coupe, le rhythmo, l'agencement même des parties, et qui ont produit, avec ces éléments bien largement disséminés dans des mesures à neuf-huit et à douze-huit, des finales très-applaudis. Donizetti a écrit plus simplement cette page immortelle, à trois -quatre avec des sixains à l'orchestre et des triolets aux parties vocales, et il a trouvé une combinaison telle qu'elle exprime fortement et simultanément le désespoir de Lucie, le caractère vil de Gilbert, la passion d'Edgar, l'étonnement d'Arthur, la fureur d'Asthon et l'effroi de Raimond. L'anathème prononcé par Edgar et lastrettc du finale terminent le second acte. Le troisième renferme des beautés d'un caractère différent. Il est vrai qu'il débute, comme les deux autres, par un chœur assez court, mais il nous semble que cette répétition du même effet, qui pourrait être considérée comme une marque d'impuissance dans une œuvre médiocre, est ici très-motivée. Ces trois chœurs font une diversion suffisante aux impressions dramatiques et lugubres du poëme et de la musique. Ils sont courts , élégants , et l'accompagnement du dernier ne manque pas d'une grâce piquante. Après le chœur de la noce a lieu la scène du défi. On la supprime à la représentation, du moins à Paris, et cependant elle est fort belle; la jalousie d'Edgar, perfidement excitée par Asthon, y est accentuée avec vérité. Quant à la scène de la folie , elle est jusqu'à présont la plus belle qui soit au théâtre, et la mieu.x. écrite pour faire valoir la chanteuse sans gêner le jeu de l'actrice. La réminiscence des motifs les plus tendres ajoute une grande tristesse à l'égarement de Lucie. Peut-être trouvera-t-on avec quelque raison que l'andantino : Je vais loin de la terre, a dos formes trop régulières et offre un discours trop suivi pour être chanté par une insensée. La scène des tombeaux, le récitatif : Tombe de mes aïeux ! l'air : Bientôt l'herbe des champs croîtra , l'intervention du chœur apprenant à Edgar la mort de Lucie, tout cela est grand, vraiment tragique et a comme un parfum d'antiquité. On songe à VOreslie du vieil Eschyle, malgré la différence des âges et des moyens. Il ne faut pas oublier que l'opéra de Lucie a été composé
LUCI
on Italie, et que Donizetti, né à Bergame, n'avait aucune raison de s'affranchir des usages italiens; c'est pourquoi cet ouvrage, si sérieux, empreint d'une si profonde mélancolie, se termine par une cavatine ; mais l'auteur a su trouver dans son cœur une inspiration heureuse, touchante; il a fait usage d'une déclamation naturelle, et à la fin, son âme de poëte et d'artiste s'exhale en accents déchirants. Le succès de cette cavatine : 0 belV aima innamorata, 0 bel ange, dont les ailes, a été aussi grand en France qu'il l'avait été à Naples, à Milan, oii le talent de Duprez l'avait rendue populaire.
Quelques semaines après le succès de son ouvrage, Donizetti quittait Paris pour redemander à son pays natal un surcroît d'existence intellectuelle que la production de soixante opéras avait épuisée. Il est mort deux ans après, le 8 avril 1848.
LUCIFER , tragédie lyrique de Vondel , musique de M. Van Eyken , représentée à Amsterdam le 12 mai 1858.
LUCILE, comédie en un acte, en vers, mêlée d'ariettes, paroles de Marmontel, musique de Grétry, représentée aux Italiens le 5 janvier 1769. Le livret offre des scènes dramatiques que le compositeur a traitées avec son heureuse sensibilité naturelle. C'était le second ouvrage qu'il faisait représenter à Paris, et il eut beaucoup de succès. Le touchant quatuor : Où peut-on être mieux qu'au, sein de sa famille, a,\iTa,it suffi pour faire réussir la pièce. Après avoir servi à consacrer les fêtes do famille, les réunions amicales et les distributions de prix, ce chant eut une certaine fortune politique. Lorsque les Bourbons revinrent en France , partout oii ils se montraient , les musiques jouaient l'air : Où peut-on être mieux, et le public chantait les paroles. La malice gauloise s'en est emparée aussi ; un soir, on représentait dans une salle de province la tragi-comédie de Samson. Arlequin luttait sur le théâtre avec un dindon qui se réfugia dans une loge d'avantscène occupée par des employés des droits réunis , et le parterre d'entonner l'air : Où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille? L'analyse détaillée que donne Grétry de cette pièce prouve tout au moins le travail qu'elle lui a coîité. Le monologue de Biaise : Ah.' ma femme, gu'avez-vous fait ? produisait un effet pathétique que le compositeur attribue en partie à l'interprétation excellente de l'acteur Cailleau. C'est un acte de modestie à enregistrer ; le musicien liégeois n'en fournit guère l'occasion.
LUCI