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MAGN

MAGA CIRCE (i-a) [Circé la magicienne], opéra italien, musique d'Anfossi, représenté à Rome en 1788.

MAGA FOLMINATA (la) [la Magicienne foudroyée], opéra italien, livret de Benedetto Ferrari, musique de Francesco Manelli, représenté à Venise, sur le théâtre de Saint- Cassien, en 1638, et à Bologne, sur le théâtre Formagliari, en 1641.

MAGIC BRIDE (the) {la Fiancée enchantée], opéra anglais, musique de C.-E. Horn, représenté à Londres vers 1815.

MAGIC FAN (the) [l'Eventail magique] , opéra anglais, musique de Bishop, représenté au Waux-Kall en 1832.

MAGICIAN (the) [le Magicien] , opéra-comique anglais, musique de Mazzinghi, représenté à Covent-Garden vers 1791.

MAGICIAN (the) [le Magicien] , opéra anglais, musique de Jonathan Blewitt , représenté à Londres vers 1813.

MAGICIEN SANS MAGIE (le), opéra-COraique en deux actes, paroles de Roger et Creuzé de Lesser, musique de Nicolo Isouard, représenté à l'Opéra-Comique le 4 novembre

MAGICIENNE (la) , opéra en cinq actes, paroles de M. de Saint- Georges, musique d'Halévy, représenté à l'Académie impériale de musique le 17 mars 1858. Le sujet n'était pas heureu.x, et les développements, empruntés à plusieurs ouvrages très-connus, manquaient de nouveauté et d'intérêt. La donnée du livret a été tirée d'une légende poitevine. Un comte de Lusignan est devenu amoureux de la belle Mélusine , noble et riche châtelaine du pays. Celle-ci consent à devenir sa femme, mais à condition qu'elle sera invisible pour lui pendant toute la durée de la nuit. Lusignan accepte ; mais, au bout d'un certain temps , cédant à un mouvement de jalousie , il s'introduit dans la partie du château où se réfugie chaque nuit Mélusine. Cette femme si belle lui apparaît alors sous la forme d'un monstre ailé couvert d'écaillés, qui s'enfuit à l'approche du comte en remplissant l'air d'horribles cris appelés depuis cris de Mélusine. L'auteur n'a conservé que peu de chose de cette légende bizarre. Mélusine est une sorcière qui emploie toutes sortes de ruses pour se faire aimer de René, vicomte de Thouars, qui revient de la Palestine pour épouser Blanche de Poitou. D'un autre côté , une sorte de Eécromancien,le chevalier Stello, a des droits

sur Mélusine. Il fait connaître à son amant les traits nocturnes de cet être singulier voué à la malédiction divine. René , saisi d'horreur, retourne auprès de Blanche qui allait ensevelir sa douleur et ses regrets dans un monastère. Mélusine, touchée de repentir des crimes qui sans doute lui ont valu de tomber au pouvoir des génies infernaux, saisit un rosaire et s'écrie : Je crois en Dieu, je suis chrétienne ; elle expire ensuite dans les bras de René, tandis que Stello s'abîme dans les entrailles de la terre. La partition de la Magicienne ne saurait être comparée à celles de la Juive , de Fa Reine de Chypre ; mais «lie renferme de très-beaux morceaux, des scènes fort dramatiques. L'instrumentation est puissante , colorée , magistralement traitée ; la ballade de Blanche est bien caractérisée, et le refrain : Car ton amour donne la mort, est d'un effet saisissant; le chant guerrier, la prière chantée par le comte de Poitou, le chœur des fées et la romance de Mélusine suffisent pour composer un acte remarquable. La sérénade, l'orage, qui est le plus travaillé et un des mieux réussis que nous ayons vus au théâtre, sont les passages les plus saillants des deux actes suivants. Le chœur de nymphes et d'ondines qui ouvre le quatrième acte est délicieux et vraiment inspiré ; le trio entrecoupé par le cri des démons : Fille d'enfer, reprends ton nom, est dramatique. Le cinquième acte, qui offre une succession de beaux morceaux, aurait décidé du succès, si le livret s'y fût mieux prêté ; la romance de Blanche , le duo des deux femmes, la grande scène dans laquelle des chants sacrés contrastent avec les accents infernaux doivent être mis au rang des meilleures productions de M. Halévy. Les rôles ont été créés par Gueymard , Bonnehée, Belval, Mmes Borghi-Mamo, Gueymard et MUe Delisle. C'est dans cet ouvrage qu'on a tenté de chorégraphier une partie d'échecs, innovation ingénieuse et qui a donné lieu à des costumes pittoresques ainsi qu'à des mouvements variés.

MAGIE À LA MODE (la), opéra , musique de Bonesi, joué au théâtre Beaujolais en 1782.

MAGNANIMITÉ DE SCIFION (la), opéra, musique de Romberg (.\ndré), représenté à Gotha en 1815. La partition pour piano a été gravée.

MAGNANIMI-TÀ DI MARCO FABRIZIO ,

opéra italien, livret de Donato Cupeda, musique de Draghi (Antoine), représenté à Vienne en 1695, à l'occasion de la fête do l'empereur Lcopold 1er.

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