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de la musique a écrit dans un de ses jours assez rares de gaieté. La Cuffiara, de Paisiello, a fourni aux librettistes l'idée de leur Mannequin. Il s'agit d'un président qui joue les arlequins. C'est une farce qui ne s'analyse pas. L'auteur de la musique a essayé d'introduire sur notre scène des morceaux écrits en nota e parola, qui demandent une volubilité et une facilité d'intonation que nos chanteurs français ne pourraient acquérir qu'à l'aide d'un continuel exercice dont le répertoire ne leur fournit pas l'occasion. Le Mannequin de Bergame a été joué par Fargueil, Juliet, Ernest, Mlle Prévost et Mme Lemesle.

MANOIR DES LARENARDIÈRE (le), opérette-bouffe en un acte, paroles de M. Mestepès, musique de M. Emile Jonas, représentée aux Bouffes-Parisiens le 29 septembre 1864.

MANON LESCAUT, opéra-comique en trois actes et cinq tableaux, paroles de Scribe, musique de M. Auber, représenté à l'Opéra- Comique le 23 février 1856. Le roman de l'abbé Prévost a fourni les principaux épisodes de la pièce. M. Scribe a déployé une grande habileté à déguiser le fond immoral de l'intrigue; mais décidément cette histoire a des chapitres trop chargés d'ignominie pour plaire sur une scène lyrique. Ce marquis d'Hérigny, qui se sert d'un soldat de son régiment pour suivre à la piste une jeune ouvrière de la rue de la Ferronnerie à la rue Saint-Jacques , porte assez mal ses épaulettes de colonel. La réunion au Cadran bleu, la conduite du soldat Lescaut, qui perd au pharaon l'argent donné à sa cousine par le chevalier Desgrieux ; Manon chantant comme une mendiante la Bourbonnaise pour payer la dépense de la guinguette, tout cela est à la fois trivial et odieux. Le second acte se passe à l'hôtel d'Hérigny; mais la scène du pavillon , dans laquelle Manon fait servir à souper à son amant par les gens du marquis dont elle a accepté les offres, n'est pas plus admissible. Quant au dernier acte, qui transporte le spectateur dans la Louisiane , il devait offrir une suite de péripéties plus invraisemblables les unes que les autres pour ramener sur la scène les personnages, et les rendre témoins de la mort de la pauvre Manon. Dans un roman, l'auteur a plusieurs centainesde pages pour développer l'action et préparer le lecteur aux situations les plus inattendues. Dans une pièce, et surtout dans une œuvre lyrique, où la marche des événements est encore suspendue par l'exécution des morceaux de musique, il faut être sobre, clair, concis, rapide. Voilà pour la forme; quant au

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fond, les auteurs qui veulent mettre sur la scène un roman célèbre ne remarquent pas assez que le livre s'adresse à un individu, qu'il n'y a pas d'intermédiaire entre la page et son œil qui la lit. Il en résulte que l'auteur peut s'adresser à lui avec plus de franchise et s'abandonner à la peinture de certains tableaux sans trop s'exposer à déplaire ; tandis que la pièce s'adresse à un public composé d'individus qui sans le savoir surveillent leurs impressions mutuelles, et communiquent entre eux moralement comme par un courant magnétique. En voilà assez sur la tentative malheureuse de M. Scribe. Si nous passons à la musique , nous ne pouvons que regretter que tant de talent, de grâce, d'habileté aient été dépensés d'une manière éphémère et avec une telle prodigalité sur un sujet ingrat. L'ouverture est ravissante. Au premier acte, nous rappellerons le duo de Manon et de Marguerite ; l'allégro lancé avec hardiesse par Mme Cabel : Les dames de Versailles , et la Bourbonnaise , chantée par Manon avec accompagnement de guitare. Les couplets du marquis, au second acte, ont l'élégance que le caractère du personnage comporte. Les idées musicales semées au commencement du troisième acte ont un caractère original ; la danse nègre, la chanson créole, le quatuor sotto voce offre des effets sui generis, dont on ne trouve pas les équivalents dans les autres ouvrages de M. Auber. La dernière scène, consacrée à la mort de Manon et au désespoir de Desgrieux, a fourni au maître l'occasion d'écrire une sorte de symphonie dramatique fort expressive. Les rôles ont été créés par Puget, Faure , Beckers, Jourdan, Nathan, Mme Cabel, Mi'es Lemercier et Zoé Bélia.

MANSARDE DES ARTISTES (la), Opéracomique, d'après un vaudeville français, musique de Capecelatro, représenté au théâtre del Fondo à Naples en 1837.

MANTEAU (le) ou LES NIÈCES RIVALES,

opéra-comique en un acte, musique de Champein, représenté au théâtre de Beaujolais vers

MANTEAU ROUGE (le), opéra allemand, musique de Wùrfel , représenté à Vienne au théâtre de la Porte-de-Carinthie vers 1832.

MANTEAU ROUGE (le), opéra allemand , musique de M. Wurst, représenté au théâtre Royal de Berlin au mois de décembre 1848.

MANTELLO (il), opéra italien, musique de Spcranza, représenté à Turin on is-tri.

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MANTILLE (la), opéra-comique en un acte, paroles de Flanard et Hautefcuillo Goubaux, musique de Bordèso, représenté à l'Opéra- Comique le 31 décembre 1838.

HANTO LA FÉE, tragédie lyrique en cinq actes avec prologue, paroles de Mcnesson, musique de Batistin (Struck), représenté à l'Opéra le 29 janvier I7ii.

MAOMETTO , Opéra italien , musique de Winter, représenté à Milan en 1817.

MAOMETTO SECONDO , Opéra de Rossini.

Cet ouvrage fut représenté sur le théâtre 5an-Carlo, à Naples, pendant le carnaval de 1820. Rossini fit jouer cet ouvrage à l'Académie royale de musique, en 1826, sous le titre de Siège de Corinthe. V. ce mot.

MARA, opéra romantique, musique de Netzer, représenté au théâtre de la Porte-de- Carinthie, à Vienne, en 1841.

MARAVILLA {Merveille), drame lyrique espagnol en trois actes, paroles et musique de M. José do Ciebra, représenté au Théâtre- Italien le 4 juin 1853. Le livi-et aparu ridicule, mais la musique offre une suite de motifs espagnols qui ont du charme et de l'originalité. Il a été chanté par M. Cacerès, M'ies Elise Lucas et Clotilde Semiglia.

MARC-ANTOINE , opéra allemand, musique de Gebel (George) , représenté à Rudolstadt en 1753.

MARC-ANTONIO , opéra italien , musique de Paini, représenté en Italie vers 1800.

MARCEL ou L'HÉRITIER SUPPOSÉ, opéra en un acte, paroles de Guilbert de Fixérécourt, musique de Persuis, représenté à l'Opéra- Comique (salle Favart) le 12 février 1801.

MARCELIN, opéra-comique en un acte, paroles de Bernard Valville, musique de Lebrun, représenté à Feydeau le 22 mars 1800.

MARCELLO IN SIRACUSA, Opéra italien, livret de Matteo Noris, musique de Antonio Boretti, représenté sur le théâtre de .Saint- Jean-et^Saint-Paul en 1670, et à Bologne en

MARCHAND D'ESCLAVES (le), opéra allemand, musique de Ritter (Pierre) , représenté à Manheim en 1790.

MARCHAND D'ORVIÉTAN (le), opéra allemand, musique d'Eberwein (Charles), représenté à Weimar vers 1S45.

MARCHAND DE SMYRNE (le). Opéra allemand, musique de Walter, représenté à Ratisbonne en 1805.

MARCHAND DE SMYRNE (le), Opéra allemand, musique de Haindl , représenté à Inspruck en 1782.

MARCHAND DE VENISE (le), opéra, livrct tiré de la pièce de Shakspeare, musique de J.-A. Just, représenté à Amsterdam vers 1787.

MARCHANDE DE MODES (la), Opéra-CO-

niiquc, musique de Eberl, représenté à Vienne en 1781.

MARCHANDE DE MODES (la), opéra-COmique allemand, musique de Lasser, représenté à Munich en 1795.

MARCHAND FORAIN (le), opéra-comiquo en trois actes, paroles de Planard et Duport, musique de Marliani , représente à Paris le 31 octobre 1834. Le rôle principal a été écrit pour Mme Casimir. On peut citer le joli trio de l'horoscope : Allons, allons, un peu de confiance.

MARCHÉ (le), opéra allemand, musique de J.-N.-C. Gœtze, représenté à Weimar en 1819. Avec succès.

MARCHÉ AUX FILLES (lf.) , opéra-comiquo allemand, musique de Weber (Frédéric-Dionis), composé pour un théâtre d'amateurs vers 1796.

MARCHÉ DE FEMMES (le). Opéra allemand en un acte, p.aroles de Herklots, musique de Bierey, représenté à Vienne vers 1805.

MARCHESA E LA BALLERINA (la) [la Marquise et la Danseuse], opéra italien, musique de Gabrielli (le comte Nicolas) , représenté au théâtre Nuovo, de Naples, au printemps de 1840.

MARCHESE TULIPANO (il) [le Marquis Tulipano],o\ièva. italien, musique de Paisiello, représenté à Rome vers 1767.

MARCHESE VILLANO (il) [le Marquis paysan], opéra italien, musique de Galuppi, représenté en Italie en 1762.

MARCHESE VILLANO (il). Opéra, italien, musique de Caruso , représenté à Livourne dans le carnaval de 1775.

MARCO ATTILIO REGOLO, opéra italien, musique do Alexandre Scarlatti, représenté sur le théâtre Formagliari à Bologne en 1724.

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