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MIGLIOR D OGNI AMORE PER IL PEG

GIOR D'OGNI ODIO (il) , opéra italien, livret de l'abbé Francesco Silvani, musique de Gasparini (Francesco), représenté à Venise, sur le théâtre de San-Ca.ssiano, en 1703.

MIGNONI E FANFAN, opéra italien, musique de Graffigna, représenté à Florence en

MiLCHMiEDCHEN (das) [la Laitière], opéra-comique allemand, musique de J.-C.

Kaffka, représenté au théâtre de Breslau vers

MILCHM.ŒDCHEN ( DAS ) [ la Laitière ] , opéra-comique allemand, musique d'Agthe, représenté à Ballenstedt vers i787.

MILCHMADCHEN VON BERCY (das) [la Laitière de Berry], opéra-comique, musique de Fischer (Antoine), représenté à Vienne

MILICIEN (u:), comédie en un acte, paroles d'Auseaume. musique de Duni, représentée pour la première fois à Versailles le 29 décembre 1762 , et à la Comédie-Italienne le icr janvier 1763. La pièce appartient au genre naïf, que nous appellerons volontiers

le genre niais. Le paysan Lucas veut cpou-ser Colette , moins par amour que par intérêt. Un recruteur nommé Labranehe, dont l'officier est aimé de la jeune paysanne, favorise les deux amants en faisant signer à Lucas un engagement en bonne forme, au lieu d'une déclaration dont il a fait semblant de lui dicter la teneur. Le pauvre Lucas est enrôlé et mis en sentinelle. Voj-ant, pendant sa faction, son rival Dorville enlever sa maîtresse, il quitte son poste pour voler à son secours. C'était un coup monté , et notre homme est arrêté et jugé comme déserteur. Au moment d'être passé par les armes, il renonce à la main de Colette, pour obtenir sa grâce, et il la supplie même d'épouser son rival. Il y a quelques scènes assez plaisantes, celles de la poltronnerie de Lucas et la description d'une bataille, par exemple; mais l'invraisemblance de l'engagement involontaire de Lucas dépasse les limites, assez peu étroites cependant, qu'on attribue à l'opéracomique. La musique de Duni n'est pas du tout méprisable, et ce compositeur mérite d'être placé dans un bon rang parmi les musici tninores. Il a de la vivacité et du irait. Son harmonie est correcte ; mais son instrumentation est pauvre et ses idées souvent communes. Le Milicien n'a pas d'ouverture. L'ouvrage commence par un assez bon duo entre Colette et Lucas : Quoi! satis cesse! quoi! Lucas me poursuivra. Un des meilleurs morceaux est l'ariette de Colette en sol mineur : Quand l'amour est content; elle est gracieusement accompagnée par les hautbois et par un contre-point joué sur les violons. L'allégretto : Ces oiseaux de passay e,ofIrc des vocalises assez difficiles pour le temps. L'air de Lucas : Oh ! finis, Colette! a de l'expression, et la mélodie en est plus distinguée que le reste. Le trio qui suit : // faut marcher, est bien traité. Nous signalerons encore l'air chanté par Labranehe : Ah! c'est un tour pendable; la scène de la faction : Qui va là'? et le vaudeville de la fin de la pièce. En somme, le Milicien est un petit opéra-comique que les amateurs de musique rétrospective entendraient avec plaisir. Il a obtenu autrefois un vrai succès.

MILITABE BIZARRO (il) [le Militaire singulier], opéra italien, musique de Sarti, représenté à Turin en 1778.

MILLER AND HIS MEN (the) [le Meunier et ses garçons], opéra anglais, musique de Bishop, représenté à Covent-Garden, à Londres, en 1813.

MILT

MILLER'S MAID (la Fille du meunier) , musique de Davy (John), représenté à Hay- Market, à Londres, en 1804.

MILTIADE À MARATHON , opéra en deux actes, paroles de Guillard, musique de Lemoine, représenté à l'Opéra le 3 novembre

MILTON, opéra en un acte, paroles de Jouj" et Dieulafoy, musique de Spontini, représenté sur le théâtre de l'Opéra-Comique le 6 frimaire an XIII (27 novembre 1804). Un épisode de la vie du célèbre poëte anglais a fourni le sujet du poëme. Vieux , aveugle et persécuté, Milton est réfugié chez un quaker de ses amis , nommé Godwin. C'est là que se rend lord William Davenant, attiré à la fois par son amour pour Emma, la fille du poëte, et par le désir de négocier la rentrée en grâce de celui-ci avec Charles II. Cette pièce de demi-caractère offre une intrigue agréablement conduite, traitée avec convenance et bon goût. Spontini se releva à la première représentation de cet ouvrage de la chute de la Petite Maison, que l'imprudence d'EUeviou avait fait écrouler six mois auparavant. Ce chanteur avait compris tout le mérite de Spontini, et il avait eu le tort de vouloir imposer sa conviction au public. Toutefois, ce n'était pas encore par la partition de Milton que le compositeur devait conqriérir ses droits à l'admiration de ses contemporains, quoiqu'elle offrît des parties fort remarquables et que assurément elle soit une des œuvres de ce temps qui pourraient être reprises avec chance de succès. L'ouverture, qui est en ré, est charmante. Le premier air de Charlotte est écrit trop haut, surtout pour une seconde chanteuse ; le même défaut se remarque dans le trio suivant entre Charlotte , Arthur (Davenant) et Godwin; la romance d'Emma:

J'aurai le sort de la fleur du désert, est d'une simplicité touchante et l'accompagnement est d'une suavité exquise ; l'hymne au Soleil, chanté par Milton, fait pressentir la prière de la Vestale. Il est douteux que Solié, chargé du rôle, l'ait bien interprété. L'air écossais : Quittez les riantes campagnes, est arrangé successivement en duo et en trio avec beaucoup de goût. Nous signalerons encore le quatuor : Quels traits, quelle grâce touchante ! et le quintette dans lequel le poëte, par son improvisation, amène sans le savoir le dénoûment. On voit que Jouy avait cherché à ménager à son collaborateur des situations de nature à favoriser ses nobles aspirations.

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