MITRIDATE, RE DI PONTO , VINCITOR
DI SE STESSO (Mithridate, roi du Pont, vainqueur de lui-même), opéra italien, livret de Merindo Fesanio, pseudonyme de Bencdetto Pasqualigo, patricien de Venise, musique de l'abbé Maria Capclle, repré.senté au théâtre de Saint-Jean-Chrysostomo de Venise en 1723.
MITTERNACHT STUNDE (die) {Minuit], opéra allemand, musique de Danzi, représenté à Munich en 1783.
MOCTAR , opéra italien , musique de Tadolini, représenté à Milan vers 1824.
MODA (la), opéra italien, musique de Bertoni, représenté à Venise en 1754.
MODA (la), opéra italien, musique de Buroni, représenté au théâtre de Dresde en
MODÈLE (le) , opéra-comique en un acte livret de M. Saint-Georges, musique de M. Sowinski, non représenté.
MODERAZIONE NELLA GLORIA (la) {la
Modération dam la gloire] , opéra italien, musique de Braeunich, représenté à Varsovie en 1748.
MODEREICH (das) {l'Empire de la mode].
MOGL
MOIS
opéra-comique allemand, fiiusique de Fnschmuth, représentée à Doeblilin vers 1788.
MODISTA (la) , opéra italien , musique de Lillo, représenté à la Pergola de Florence en
MODISTA RAGGIRATRICE (la) [la Modiste rusée], opéra italien , musique de Paisiello, représenté à Naples vers 1791.
MODISTE ET LE LORD (la) , opéra-comique en deux actes, paroles de Deslandes et Didier, musique de Pilati, représenté sur le théâtre des Variétés le 23 octobre 1833.
MOGLIE ALLA MODA (la) [la Femme à la viode], intermède italien à deux personnages, musique de Venturelli, représenté à Modène en 1775.
MOGLIE AMA MEGLIO (la) \la Femme aime mieux], opéra italien, livret de Niccolo j Minato, musique de Antonio Draghi, représenté à Vienne le jour anniversaire de la naissance de l'empereur Léopold, en 1688.
MOGLIE CAPPRICIOSA (la) [la Femme capricieuse], opéra italien, musique de Fatrizi (Vincent), représenté à Milan en 1797.
MOGLIE CAPRICCIOSA (la) [la Femme capricieuse], o^kva. italien, musique de Gazzaniga, représenté à Ferrare en 1789.
MOGLIE DI TRE MARITI (la) [la Femme aux trois maris], opéra italien, musique de Generali, représenté à Venise en i809.
MOGLIE FEDELE (la) [la Femme fidèle], opéra italien, musique de Felice Alessandri, représenté à Londres en 1769.
MOGLIE GIUDICE DEL MARITO (la) [la Femme juge de son 7nari], opéra italien, musique de P.-C. Gugiielmi, représenté à Naples vers 1815.
MOGLIE INDIANA (la) [la Femme in- <£ie«?!e], opéra italien, musique de Miari, représenté à Naples vers 1810.
MOGLIE NEMICA (la) [la Femme ennemie], opéra italien , livret de l'abbé Francesco Silvani, musique de Ziani , représenté sur le théâtre San-Salvatore, à Venise, en 1694.
MOGLIE PADRONA (la) [la Femme maîtresse], opéra italien, musique de Scarlatti (Joseph) , représenté à Vienne en 1768.
MOGLIE SAGGIA (la) [la Femme sage], opéra italien, musique de Paini, représenté au théâtre Re, de Milan, en 1815.
MOINE (le), opéra-comique en un acte, musique de Willent, représenté au théâtre Royal de Bruxelles le 18 avril 1844.
MOINE DE LA MONTAGNE (le), opéra allemand, musique de Wolfram (Joseph-Marie), écrit à Tœplitz vers 1826.
MOÏSE, opéra allemand, musique de Sussmayer , représenté au théâtre de Schikaneder, à Vienne, en 1792.
MOÏSE, drame allemand, paroles de Klingemann, musique de Uber, représenté à Cassel vers 1809.
MOÏSE EN EGYPTE, Opéra allemand, musique de Tuczek, représenté à Vienne vers
MOÏSE EN EGYPTE {3fosè in Egitto), opéra en quatre actes, paroles de Balocchi et Jouy, musique de Rossini, représenté pour la première fois à l'Académie royale de musique le 26 mars 1827. Les morceaux principaux de ce chef-d'œuvre appartiennent à la partition de Mosè, opéra-sérieux représenté sur le théâtre Saint-Charles, à Naples, dans le carême de 1818. Rossini, qui avait déjà adopté dans cet ouvrage la couleur locale et l'expression des caractères du sujet, fortifia encore sous ce rapport la partition française en l'enrichissant de plusieurs morceaux. L'introduction, c'est-à-dire la scène dans laquelle Moïse reçoit les tables de la loi, renferme des chœurs de la plus grande beauté, entre autres un quatuor avec chœur, sans accompagnement. Deux chœurs ont été empruntés à l'opéra A'Armida : Germano a te richiede et Che tutto è calma. Le duo d'Aménophis et d'Anaï : Si je perds l'objet que j'aime , produit plus d'effet sur la scène française qu'à l'opéra italien. Il est suivi d'un autre duo ravissant pour deux sopranos : Dieu, dans ce jour prospère ; mais le second acte offre des beautés plus saisissantes. Après la mystérieuse horreur de la scène des ténèbres vient le duo célèbre -.Parlar , spiegar , conservé de la pièce italienne , et qui commence par ces mots : Moment fatal, que faire? Il était chanté dans la perfection par Nourrit et Dabadie. Le finale du troisième acte a été ajouté à la partition primitive, à l'exception du pathétique quatuor : Mi manca la voce. L'air du quatrième acte : Quelle horrible destinée, paraît avoir été écrit pour Mlle Cinti. L'accompagnement lui donne un mouvement très - dramatique et passionné. EnSn le morceau qui domine tout l'ouvrage, à cause du succès qu'il n'a cessé d'obtenir', est la prière : Dal tuo stellato so-
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(jHo (Pcs deux où tu résides). Le rhyihmc, la parfaite disposition des voix , la reprise sonore du mode majeur, tous les détails de cette composition sont d'une clarté et d'une simplicité rares, et l'effet n'en est pas moins grandiose.
Cette importante partition est l'une do celles qui font le plus d'honneur à l'illustre compositeur italien ; elle n'a généralement été goûtée que par les véritables connaisseurs. Plusieurs aristarques ont bien signalé tivec quelque raison des phrases d'un rhythme trop moderne, trop accusé pour un tel sujet. Il est vrai que la Marche des Hébreux, par exemple, offre certaines familiarités mélodiques d'un caractère peu oriental. Quoi qu'il on soit, Mosè est une œuvre du premier mérite , où l'inspiration mélodique déborde, où les effets grandioses se succèdent presque sans interruption. Il y a quelques années, cet opéra a été représenté avec beaucoup (le succès sur la scène de l'Académie impériale de musique , et vers le même temps, on reprenait aussi Mosè au théâtre de la Scala, à Milan ; mais, dans cette ville, l'œuvre do Rossini fut assez froidement accueillie, et le public milanais ne rendit pas justice au maestro ; ce que le public parisien avait fait. Il y avait longtemps que Rossini n'était plus prophète en son pays.
MO'iSE AU SINAÏ, ode-symphonie, paroles de CoUin et Sylvain Saint-Etienne, musique de Félicien David , exécutée à l'Académie royale de musique le 21 mars 184G. Dans cette composition , Moïse est devant le Seigneur, et chante un monologue accompagné et entrecoupé par l'orchestre. Les Hébreux font entendre des cris do révolte ; une jeune Israélite exhale ses plaintes ; Moïse demande ù Dieu de le faire mourir; Dieu lui montre la terre promise et le peuple hébreu se remet on marche. La romance : Dans ce brûlant désert, a été chantée avec beaucoup de goût par Mlle Nau.
MOÏSE SAUVÉ, mélodrame allemand, musique de Lindpaintner, exécuté en Allemagne vers 1835.
MOISSON (la), opéra-comique en deux .-K-tes, paroles de Sewrin, musique de Solié, représenté au théâtre Favart le 5 septembre
MOISSONNEURS (i.És), comédie en trois actes, en vers , mêlée d'ariettes , paroles de Favart, musique de Duni , représentée au Théâtre-Italien le 27 janvier iTcs. Le sujet a
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été tiré du Liure de BiUh. La musique do Duni était assez gracieuse pour ne pas demeurer trop au-dessous des peintures pastorales de ce poëmc. Les principales scènes sont fidèlement reproduites; les noms seuls sont changés. Le censeur du temps , nommé Marin, y mit l'approbation suivante : « Si l'on n'avait représenté sur nos théâtres que des pièces de ce genre, il ne se serait jamais élevé de question sur le danger des spectacles, et les moralistes les plus sévères auraient mis autant do zèle à recommander de les fréquenter qu'ils ont déclamé avec chaleur pour détourner le public d'y assister. Il Cette approbation fit grand bruit alors, et on accusa le censeur d'avoir compromis les moralistes qui repoussaient absolument les représentations théâtrales quelles qu'elles fussent. On sait que Bossuetne transigea jamais. Les opinions qu'il formula avec tant d'éloquence et de rigueur dans sa lettre au au P. Caffai'o demeurèrent inébranlables. 11 sembla avoir un moment de faiblesse après la lecture de l&^Pénélope, tragédie de l'abbé Genest. Il dit: « Je no balancerais pas à approuver le spectacle, si l'on représentait toujours des pièces aussi épurées.» Renvirquons en passant que cette pièce , après avoir obtenu un grand succès sur le théâtre du Duc du Maine, éprouva au Théâtre-Français un échec immédiat. A l'occasion de cette tragédie , on agitait devant Louis XIV la question de savoir s'il était permis d'aller à la comédie. «Voici le docteur, dit le roi; il nous décidera ce point. Il— «Sire, répondit Bossuet, il y ado grands exemples pour, et de fortes raisons contre. »
MOISSONNEUSE (la), drame lyrique en trois actes et quatre tableaux , paroles de MM. Anicet Bourgeois et Michel Masson, musique de M. Vogel, représenté au Théâtre - I^yrique le 3 septembre 1853. C'est le magnétisme qui fait presque tous les frais de l'action. C'est le deus ex machina qui intervient sans cesse. Balsamo a soumis à son influence ténébreuse Michelma, la moissonneuse, et lui fait commettre un vol pendant son sommeil. On en accuse Giuliani, son amant, et ce n'est qu'après des péripéties aussi nombreuses qu'invraisemblables, que l'innocence triomphe et que le coupable est arrêté par les carabiniers du pape. Il est regrettable qu'un compositeur de grand talent comme M. Vogel ait eu à traiter un si mauvais pocme. Sa partition renferme des beautés de premier ordre. On a remarqué l'air de Bal-