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NEVE

vatore à Venise, puis au théâtre Malvczzi à Bologne en 1695, et enfin repris à Venise en

NE TOUCHEZ PAS À LA BEINE, opéraconiiquc en trois actes, paroles de Scribe et Gustave Waez, musique de M. Xavier Boisselot, représenté à rOpéra-Comique le 16 janvier 1847. L'action est tout à fait invraisemblable. Une jeune reine de Léon refuse de donner la main à un roi d'Aragon, parce qu'elle lui préfère un bel inconnu qui l'a sauvée d'une chute de cheval au milieu des bois, premier oubli de l'étiquette que Scribe transforme en attentat : d'autres marques de familiarité moins innocentes compromettent le héros de la pièce don Fernand d'Aguilar et le régent lui-même. Tous deux, convaincus d'avoir effleuré de leurs lèvres la main de la reine, doivent subir le dernier supplice, puisqu'il n'y a pas de roi pour leur faire grâce. Dans do telles conjonctures , don Fernand , qui d'ailleurs est d'un sang royal , épouse la reine, se fait grâce à lui-même ainsi qu'au régent, son adversaire. Les détails comiques que les auteurs ont mêlés à la donnée principale de la pièce ont surpris (quelque temps la favçur du public. Les accès (le jalousie do maître Maximus, argentier de la cour, amusaient beaucoup le parterre. On doit remarquer toutefois que les pièces qui demeurent au théâtre sont celles dont l'idée est simple et vraie, et que les livrets de Scribe, où l'esprit anime les détails sans qu'on s'intéresse véritablement au sort des personnages, ont déjà perdu en partie leur effet dramatique. Les ingénieux accessoires ont vieilli, et l'invraisoniblance, dépouillée de ce qui la dissimulait, en rendra bientôt la représentation peu attrayante. La partition de M. Xavier Boisselot est une œuvre consciencieuse et distinguée. Elle débute par des couplets spirituellement dialogues entre Maximus et sa femme :

Ne 1o\ichcz pas Ji la reine.

C'est la charte souveraine, Et le iDoindrc oubli tous mtne

Droit au trépas!

De loin toujours on l'admire, La charte alors devrait dire, A l'amour comme au zéphyr.

N'y touchez pas.

Dans le récit et la romance qui suivent, don Fernand raconte son entrevue avec la rcino dans la forêt. La facture en est travaillée, symphonique et l'expression poétique. Un bon trio plein de vivacité scénique termine agréablement ce morceau. Nous signalerons encore dans le premier acte un duo distingué J entre le régent et Estrella, et un chœur déli- j

cieux : Reine à qui la beauté fait une double royauté. Les morceaux saillants du second acte sont le duo du conseil et l'air chanté par Fernand pendant le sommeil de la reine. Le troisième acte débute par un grand air do prima donna : l'Effroi que je combats de mou âme s'empare, chante avec talent par MUe Lavoye, et vivement applaudi. La suite de la pièce se déroule sur des dessins d'accompagnement d'une mélodie claire et toujours de bo'n goût. Les rôles de Fernand, du régent, de Maximus et d'Estrella ont été interprétés par Audran , Hermann-Léon, Ricquier et Mlle Lemercier.

NEUE HERR (dkr) [le Nouveau Seigneur], opéra allemand, musique de Braun (George), représenté au théâtre de Gotha vers 1796.

NEUE ROSEN M/EDCHEN (das) [la Nouvelle rosière], opéra-comique en deux actes, musique de Aumann, représenté à Hambour.i,'en 1789. M. Fétis attribue également cet ouvrage à un compositeur obscur nommé Ammon. Nous croyons que c'est une erreur.

NEUE SONNTAGSKIND (d.4s) [le Nouvel enfant du dimanche], opéra-comique allemand en deux actes, musique de W. Millier, représenté à Vienne en 1794.

NEUEN GUTSHERRN (die) [les Nouveaux propriétaires], opéra allemand, musique de Neefe, gravé en partition à Leipzig en 178 «.

NEUVAINE DE LA CHANDELEUR (la), opérette en un acte , paroles de M. Lockroy, musique de Greive , représentée à Bade le 10 septembre 1862.

NEVA (la), opéra italien en trois actes, musique de Ricci (Louis), représenté à Milan

NEVEU DE GULLIVER (le) , opéra-ballot en trois actes, paroles de Henri Boisseaux, musique de M. Th. de Lajarte, représenté au Théâtre-Lyrique le 22 octobre 18G1. L'auteur aurait pu tirer un meilleur parti du célèbre roman de Swift. L'action au deuxième acte se passe dans la lune. La femme de Gulliver l'accompagne dans ses voyages. Elle joue un rôle dansant qui, n'étant pas motivé comme celui de Fenclla, est étrange et nullement intéressant. Quant à la part du musicien, pour avoir été sacrifiée à un mauvais livret , elle n'en a pas moins été jugée estimable. Là romance : Dans ses regards parlants , est charmante. L'air do l'arrivée dans la lune est poétique. M. Jules Lefort a fait ses débuts sur la scène dans cet ouvrage , secondé par

NIDD

Surmont, Mme et M'ie Vadé, M'ic Faivre et la danseuse Mlle ciavelle.

NEW SPAIN (la Nouvelle-Espagne) , opéra anglais, musique de Samuel Arnold , représenté à Haymarket en 1790.

NI HOMMES NI FEMMES, TOUS AUVER- GNATS, farce, musique de Lindheim, jouée aux Folies-Nouvelles en avril 1858.

NICABOHO , opéra italien , musique de Tritto, représenté au théâtre Saint-Charles, à Naples, en 1798.

NICAISE, opéra-comique en un acte, paroles de Framery, musique de Bambini, représenté à rOpéra-Comique le 15 juillet 1767.

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