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NINE

lodie de l'allégro ne repose que sur la cadence la plus banale. L'ouverture, que nous ne signalerons pas comme une pièce remarquable, ne manque cependant pas d'intérêt. On y trouve un air de musette plein de fraîcheur. Lo livret de Nina a été traduit en italien et mis en musique par Paisiello. Quand on songe que la mince partition du compositeur français a été exaltée aux dépens de celle du maître italien, on ne peut qu'être surpris du peu de jugement d'oreille des auditeurs de ce temps et de l'idée mesquine qu'ils se faisaient d'une œuvre lyrique. Mrae Dugazon jouait le rôle de Nina d'une manière si 4échirante, que plusieurs femmes, dit-on, eurent des attaques de nerfs. Ce qui fit dire que les paroles étaient de MarsoUier, la musique de Dalayrac et la pièce de Mme Dugazon. Milon et Persuis arrangèrent en trois actes de ballet l'opéra de Nina, qui reparut sous cette forme à l'Académie de musique le 23 novembre 1813. MHe Bigottini mima le rôle de Nina avec un talent dont se souviennent encore un grand nombre d'amateurs. L'habile hautboïste Vogt obtenait chaque soir beaucoup de succès en jouant sur le cor anglais la musette de Nina.

NINA O LA PAZZA PER AMORE (Nina OU la folle par amour), opéra italien, livret d'après la pièce française de MarsoUier, musique de Paisiello, représentée pour la première fois sur le théâtre de Caserta, près de Naples ; puis à Naples même, dans le mois do mai 1787. C'est un chef-d'œuvre de sensibilité et de goût, en même temps qu'une partition des plus remarquables sous le rapport de la facture et de l'art d'écrire pour les voix. La pièce française fut longtemps préférée par le public, comme nous l'avons dit plus haut ; mais il y a, entre la Nina de Paisiello et la Ninette de Dalayrac, la distance qui sépare le Guillaume Tell de Rossini de celui de Grétry. En entendant le chœur, d'une suavité exquise : Dormi, o cara! le quatuor superbe : Corne! partir! le duo de Nina et de Lindoro, on sent qu'on est en présence de beautés d'un ordre supérieur ; mais c'est surtout dans la romance de Nina que Paisiello a fait passer toute la saveur du sujet et la force d'expression dont il était susceptible. Cette mélopée, tendre, mélancolique, est développée avec un style large et soutenu , et accompagnée d'un bout à l'autre en triolets sans pour cela que la monotonie se fasse sentir.

Il mio boi quando vcrrii A vcdcr la mcsta arnica.

Di hcl ftor s'ammantcra La spiaijgia aprica.

Ma nol vcdo

Ma sospira E il mio bcn, ahi mé! non vien.

Cet ouvrage fut chanté par le ténor Lazzarini, Tasca, Trabalza, par Mmes Celestina Coltellini, Annetta Coltellini, sa sœur, Bollini. Il fut représenté à Paris le i septembre 17.91. Il aurait fallu une Dugazon italienne. Rappelons en passant que le nom de Dugazon appliqué à un rôle spécial et secondaire est une erreur qui s'est répandue au théâtre, je ne sais comment. Mme Dugazon était une actrice fort pathétique et d'une grande sensibilité.

NINA O LA PAZZA PER AMORE , opéra semi-séria en deux actes, musique de Coppola, représenté à Rome en 1835, et au Théâtre-Italien le 6 mai 1854. Coppola écrivit cet ouvrage, malgré les souvenirs de la Nina de PaisiellOjpour une cantatrice nommée Adelina Spech, qui obtint le plus éclatant succès. La partition de Coppola, dont le succès a été exagéré en Italie, n'est cependant pas sans mérite. Elle renferme de beaux chœurs, des mélodies gracieuses. Mme Alboni a chanté le rôle de Nina avec son talent habituel ; mais l'épanouissement de sa parfaite santé exprimait assez peu les souffrances de la pauvre folle par amour. Les autres rôles ont été chantés par Gardoni , Rossi , Florcnza et Mlle Judith Elena. On fit entendre cet ouvrage à rOpéra-Comique en décembre 1839, sous le titre d'Eva , avec des paroles de MM. de Leuven et Brunswick. Il fut moins bien accueilli. Mme Eugénie Garcia chanta le rôle de Nina.

NINA ET LINDOR OU LES CAPRICES DU CŒUR, intermède en doux actes, paroles de Riclielet , musique de Duni , représenté à la foire Saint-Laurent le 9 septembre 1758.

NINETTA , opéra anglais , musique do Bishop, représenté à Londres au théâtre de Covent-Garden en 1830.

NINETTE À LA COUR, opéra-comiquc, musique de Duni, représenté à Parme en 1755. Cet ouvrage charmant obtint un long succès.

NINETTE À LA COUR OU LE CAPRICE AMOUREUX, opéra-comique en trois actes paroles de Favart, m.usique de Saint-Amans, représenté à la Comédie-Italienne le 12 février 1755.

NINETTE À LA COUR, opéra-comique en deux actes, paroles de Favart et Crcuzé

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