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PERS

positeur ait fait représenter. Il eut un assez grand nombre de représentations. Le poëme ne valait pas celui de la Double échelle, ce qui n'empêcha pas M. Ambroise Thomas de le traiter avec une élégance et une pureté de style qui ne se démentent jamais. Le duo, le trio et l'ensemble du second acte surtout ont été remarqués. Chollet et M^e Jenny Colon y ont rempli les principaux rôles.

PERSÉE, tragédie lyrique en cinq actes, avec un prologue, paroles de Quinault, musique de Lulli , représentée à l'Académie royale de musique le 17 avril 1682, et ensuite à Versailles, dans le mois de juin. Ce sujet avait déjà été traité, par Thomas Corneille, sous le nom à' Andromède, tragédie dans laquelle la mise en scène et les machines tenaient lieu de beautés littéraires. On ne trouve pas dans le prologue de la pièce de Quinault les adulations banales dont le grand roi était presque invariablement l'objet. Le poète célèbre la Vertu, l'Innocence, et aussi la Fortune. Le motif du chœur suivant est

gracieux.

O Vertu charmante 1

Votre empire est doux.

Avec vous, tout nous contente, On n'est point heureux sans vous.

O Vertu charmante!

Votre empire est doux.

L'opéra de Persée offrait un des plus beaux spectacles qu'on puisse imaginer. On célébrait d'abord des jeux en l'honneur de Junon, puis au second acte, on voyait les jardins du palais de Céphée, roi d'Ethiopie, père d'Andromède; ensuite, l'arrivée des cyclopes, des nymphes guerrières apportant à Persée, de la part de Pallas, un bouclier de diamant; des Divinités infernales lui offrant le casque de Pluton. Au troisième acte, le théâtre représentait l'antre des Gorgones, Méduse y déclamait son récitatif célèbre :

J'ai perdu la beauté qui me rendait si vaine.

Si je perds !a douceur d'être l'amour du monde, J'ai le plaisir nouveau d'en devenir l'effroi.

On voyait Persée trancher la tête de Méduse, des monstres se former du sang de cette Gorgone, et Persée vainqueur s'envoler dans les airs.

L'acte IV se passait au bord de la mer. Andromède, attachée à un rocher par des Tritons et des Néréides, excitait la compassion des Ethiopiens placés sur des rochers, et le désespoir de ses parents, impuissants à la secourir. On voyait la mer en fureur, le monstre s'approcher de l'infortunée jeune fille , et Persée dans les airs accourant la délivrer.

Au dernier acte, les noces de Persée et d'Andromède étaient célébrées. On voyait descendre le palais de Vénus, et le spectacle était terminé par l'apothéose de Céphée, Cassiope, Persée et Andromède, entourés d'étoiles étincelantes.

C'est une des meilleures partitions de

Lulli. Nous citerons particulièrement l'air dé

Mérope :

Ah I je garderai bien mon cœur, Si je puis le reprendre.

L'air de ténor, chanté par Mercure :

Je ne puis dans votre malheur.

Celui de Phinée :

L'amour meurt dans mon cœur, la rage lui succède;

J'aime mieux voir un monstre affreux

Dévorer l'ingrate Andromède, Que la voir dans les bras de mon rival heureux.

L'air de l'Ethiopien, suivi d'un chœur d'un effet charmant :

Que n'aimez-vous.

Cœurs insensibles?

Que n'aimez-vous?

Bien n'est si doux,

Et enfin, au cinquième acte, le récitatif du grand prêtre, suivi du chœur :

O doux hymen, sois propice à nos vœux. Le rôle de Phinée , dans l'opéra de Lulli, a été écrit pour baryton , alors appelé bassetaille, et le chanteur Thévenard donna à ce genre de voix une importance jusque-là inconnue. Il fut suppléé dans ce rôle par Chassé. L'opéra de Persée a été repris sept fois de 1682 à 1746. Le rôle de Mérope a été chanté successivement par M'ie» Le Rochois, Desmatins, Pestel, Antier, Chevalier; celui de Persée par Dumesnil, Cochereau, Murayre, Tribou et Jélyotte. Nous avons mentionné plus haut le célèbre chanteur Thévenard.

PERSÉE, tragédie lyrique de Quinault, réduite en trois actes par Marmontel , remise en musique par Philidor, représentée par l'Académie royale de musique le 24 octobre 1780. Le compositeur se montra à la hauteur de cette tâche ambitieuse. Les chœurs sont très-beaux, et le rôle de Méduse, interprété par Mile Durancy, fut surtout très-admiré. Cependant cet ouvrage ne resta point au répertoire. Un décor incrusté de diamants , représentant le palais de Vénus , dont le rôi avait fait don à l'Opéra , ne produisit qu'un , effet médiocre , faute d'être éclairé convenablement. Le réalisme matériel ne convient pas mieux au théâtre que le réalisme moral. Nous signalerons l'air de Méduse : J'ai perdu la beauté gui me rendait si vaine, dont la facture et l'expression sont des plus remarquables.

PERV

PETI

PERSÉE ET ANDROMÈDE , Opéra all»'-

niand, imisiquodc Baumgœrtner, représenté en Allemagne on 17S0.

PERSÉE ET ANDROMÈDE, Opéra-ballct,

musique de Druzccliy, composé en Hongrie vers 1787.

PERSEO , opéra italien, musique du P.

Maaioli, représenté à Venise en 1665.

PERSEO, opéra italien, musique de Saccliini, représenté à Londres en 1774.

PERSIAN HUNTERS {les Chasseurs persans), opéra anglais, musique de C.-E. Ilorn, représenté à Londres vers 1810.

PERSUASIONS CORRETTA (La) , opéra italien , musique de V.-C. Guglielmi, représenté à Naples vers 18U.

PERTARIDO , RE DE' LONGOBARDI, musique de Boniventi, représenté à Venise en

PERTHARITE , Opéra en trois actes , musique de lloszisky, représenté au théâtre de Rlieinsberg vers 1783.

PERTINACE , opéra italien, musique do Hiego, représenté à Venise en 16S9.

PERUGINA, opéra-comique en un acte, paroles de Mélesville , musique d'Hippolyte .Monpou, représente au théâtre de la Renaissance au mois de décembre 1S38. Cette pièce avait déjà été jouée au Gymnase, le 26 mai 1821 , sous le titre de la Meunière, paroles (lo Scribe et Mélesville. Trois artistes, depuis célèbres, ont attaché leur nom à ce modeste vaudeville. Il a servi aux débuts de la cantatrice M^e Méric Lalande, qui a été l'inicrprète des principaux chefs-d'œuvre sur les scènes de l'Europe. La musique du vaudeville de la.AIeunière a été composée par Garcia, le ténor renommé, père de la Malibran et de Mme Pauline Viardot; enfin le rôle de Pierre fut joué par Pitrot, qui fut un des niais les plus amusants du Vaudeville. La partition de Perugiiia n'a pas d'importance au point de vue musical. On y a distingue à peine une ou deux romances.

• PÉRtJVIENS (les), opéra en trois actes, musique de Hoszisky , représenté au théâtre de Rheinsberg vers 1782.

PÉRUVIENS (i.Ks), opéra, musique de Arquier, représenté à Tours en 1708.

PERVONTE OU LES SOUHAITS , opéra allemand, musique de Lindpaintner, représenté à Stuttgard vers 1830.

PESCATOR FORTUNATO (il.) , PRINCIPE

D'ISCHIA, opéra italien, paroles et musique de .\ntonio Novi, représenté sur le théâtre Kormagliari, à Bologne, en 1716.

PESCATORE DISINGANNATO (il) [le f ^-

cheur désensorcelé], éY>M\a.\a.me musical italien à cinq voix, musique de Pollaroli, exécuté à Venise en I72i, en l'honneur des noces de Louis de CoUoredo et d'Eléonore, marquise do Gonzagne.

PESCATRICE (l.\), opéra italien, m.usique de Piccinni, représenté à Naples en 1765.

PESCATRICE (la), opéra italien, musique de Gassninnn, l'cprésenté à Vienne en 1771.

PESCATRICE (la), opéra italien, musique de F.-J. Haydn, représenté à Vienne en 1780.

PESCATRICE FEDELE (la), Opéra italien, musique d'Anfossi, représenté à Rome en 1776.

PESCATRICI (le), opéra italien , musique de Bertoni, représenté à Venise en 1752.

PESCATRICI (le), opéra italien , musique do Paisiello, i-eprésenté à Venise vers 1766.

PETER SCHMOLL UND SEINE NACH- BARN {Pierre Schmoll et ses voisins) , opéraoomique allemand, musique de Weber, représenté à Salzbourg en 1801. Ce fut un des premiers ouvrages du célèbre compositeur. Il fut joué daps la môme année à Augsbourg. Malgré le suffrage de Michel Haydn, qui avait découvert dans cet essai la trace du génie, Peler Sc/tmoll ne réussit pas. La partition restée dans les archives de la famille de Weber n'a pas été gravée ; mais l'ouverture a clé publiée et exécutée souvent.

PETER UND HANNCHEN {Pierre et Jeannette), opéra allemand, musique d'André, représenté à Berlin vers 1770.

PETER VON SZAPARY, Opéra hongrois en trois actes, musique de Schindelmeisscr, représenté au théâtre de Pesth le 8 aoiit 1839.

PETERMANNCHEN (Pierre lepetit homme), opéra-comique en deux actes, musique de Lappc , représenté à Schwerin en février

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