‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 504 sur 773 · PIRA · texte numérisé non relu

PIRA

(loManfroco, représenté au théâtre Saint- Charles, il Naples, en 18U.

PIRAMO E TISBE, Opéra, Hiusiquo de Blanchi, représenté à Venise en 1786.

PIRATA (il) , opéra italien en deux actes, livret de Romani, musique de Bellini, représenté pour la première fois à Milan en 1827. Cet ouvrage, la troisième œuvre dramatique du compositeur, fixa définitivement sur lui l'attention du public. On y remarqua une véritable originalité, et il ne tarda pas à être représenté sur les principales scènes de l'Europe. Cependant ce ne fut que le i" février 1832 qu'il fut joué au Théâtre-Italien à Paris. La note fournie par le livret est lugubre. Gualtiero , de la famille des Montalti, ayant perdu sa fortune et son rang, rôde au désespoir et quitte sa patrie , oii il laisse Imogène, sa fiancée, dont il est tendrement aimé. Il devient chef de pirates. Pendant son absence, Imogène, pour sauver les jours de son père , a été contrainte d'épouser Ernest , duc de Calabre , ennemi de Gualtiero. Ce dernier est jeté par la tempête sur des écueils contre lesquels son vaisseau se brise-, il parvient à gagner le rivage avec quelques amis , et reconnaît son propre pays qu'il a quitté. Il apprend qu'Imogène est l'épouse d'Ernest. Dans sa fureur, il veut tuer le fils qu'elle a eu de ce mariage ; mais il cède aux angoisses maternelles et ne songe plus qu'à arracher la vie à son rival. Un combat s'engage ; Ernest succombe ; mais les chevaliers condamnent Gualtiero au supplice. Imogène devient folle. Tel est ce mélodrame assez mal conçu au point de vue littéraire, mais riche en belles situations et en beaux vers. L'ouverture du Pirate est assez médiocre, comme la plupart des compositions instrumentales de Bellini. Lacavatine de Rubini : Nelfuror délie tempeste est d'un beau j et mélodique et a fou rni au célèbre chanteur une occasion de triomphe. Le chœur des pirates est bien rhythmé et a do la couleur. Quant au duo d'Imogène et de Gualtiero : E desso lu sciagurato, il brille au premier rang des duos dramatiques; l'expression en est juste, et c'est un morceau bien conduit. Le finale du premier acte, le trio : Vjeni, vieni, et l'air : Tu vedrai la svenîurata, doivent encore être signalés parmi les bonnes inspirations du maître sicilien. Rubini, Santini et Mn"? Schrœdcr-Devrient ont été les interprètes de cet opéra au Théâtre-Italien. Cet ouvrage fut écrit à l'âge de vingt ans parle compositeur. Il a été chanté au Théâtre- Italien, à Paris, en 1846, par Mario, Coletti et

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