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musique de Tritto, représenté au théâtre Nuovo de Naples en 1785.
ASTUZIE PER ASTUZZIE , opéra -bu£fa»
musique de Corbellini, représenté vers 1765.
j ASTUZIE VILLANE (le), opéra italien, ! musique de P. Guglielmi, représenté en Italie en 1787.
ÀSTYANAX, opéra en trois actes, paroles de Dejaure, musique de Kreutzer, représenté à l'Opéra le 12 avril 1801. Le sujet du poëme a été puisé dans les Troyennes d'Euripide et dans la Troade de Sénèque. La musique du second acte a obtenu beaucoup de succès. Il y a plus de science dans cette partition, mais moins d'inspiration, que dans celles de Paul et Virginie et de Lodoïska, qui ont fait la réputation de ce compositeur. Les accompagnements présentent des dessins peu variés et affectent les formes de la musique de violon. Rodolphe Kreutzer était en effet un virtuose sur cet instrument.
ATALA, opéra italien , musique de Pacini, représenté en Italie vers 1820.
ATALA, opéra italien, musique de Butera, représenté à Palerme en 1851.
ATALANTA, Opéra italien, musique de Draghi (Antoine) , représenté à Vienne en 1669.
, ATALANTA, Opéra italien, paroles de Zeno, musique de Chelleri, représenté à Ferrare en 1713.
ATALANTA, opéra italien, paroles de Zeno, musique de J.-A.-P. Hasse, représenté à Dresde en 1737.
ATALANTA , opéra italien , paroles de Zeno, musique de J. Giordani, représenté à Turin en 1792.
ATALANTE , opéra allemand , musique de Stefifani, représenté à Hambonrg en 1698.
ATALANTE, Opéra anglais, musique de Haendel, représenté à Londres en 1736.
ATALANTE E MELEAGRO, fête théâtrale, musique de Righini , représenté à BerliH
ATAR, opéra séria, musique de J.-S.
Mayer, représenté à la Scala de Milan, en
ATAR , opéra, musique de Coccia, représenté à Lisbonne en 1820.
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ATAR, opéra sérieux, musique de Miro.
représenté à Lisbonne en 1837.
ATENAIDE , opéra italien , musique de Caldara, représenté à Rome en I7ii. Cet ouvrage a été composé pour le célèbre chanteur Amadori.
ATENAIDE, OWERO GLI AFFETTI GE- NEROSI, opéra italien en deux actes, paroles de P. Métastase, musique de Ziani (pour le premier acte), représenté à Venise en 1714. Métastase pouvait avoir seize ans lorsqu'il écrivit cette pièce,
ATENE EDIFICATA (l'), opéra italien, musique de Cimarosa, représenté au théâtre de la cour, à Saint-Pétersbourg en 1792.
ATHALIE, avec les chœurs mis en musique, 1690-1785-1791-1836-1840-1858-1859-1867.
Ce ne fut pas à Saint-Cyr qn'Athaîie fut représentée pour la première fois. M™e de Maintenon , cédant aux scrupules qui lui furent suggérés par les ennemis de Racine, prit le parti de supprimer tous les spectacles qui devaient servir au délassement des jeunes pensionnaires de Saint-Cyr.
Cependant, comme tout était prêt pour I'b représentation A'Athalie , elle ne voulut pas perdre le plaisir de la voir exécutée avec tous ses chœurs. C'était vers la fin de l'année 1690 : elle fit venir à Versailles les jeunes demoiselles qui en remplissaient les rôles, et elles la déclamèrent en présence du roi, dans une chambre sans théâtre, vêtues seulement, dit la relation que nous suivons, de ces habits modestes et uniformes qu'elles portaient dans leur maison. La musique des chœurs avait été écrite par Moreau , le même musicien qui avait composé celle des chœurs à'Esther. Racine avait eu la naïve bonté d'exprimer alors son jugement en ces termes : « Je ne puis me résoudre à finir cette préface sans rendre à celui qui a fait la musique la justice qui lui est due, et sans confesser franchement que ses chants ont fait un des plus grands agréments de la pièce. Tous les connaisseurs demeurent d'accord que depuis longtemps on n'a point entendu d'airs plus touchants ni plus convenables aux paroles. » Il est à présumer que la musique que Moreau fit pour la tragédie à'Athalie n'eut pas le même succès, car Racine n'en dit mot. Cette musique a été publiée, et feu Denne-Baron possédait un exemplaire de cette édition devenue rarissime. Le style en est simple et garde encore l'empreinte de la tonalité du plain- chant.
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Cependant l'expression y est juste et bien appropriée au sens des vers.
Athalie fut représentée de nouveau à la cour, et avec les chœurs, en i702 , trois ans après la mort de Racine. La duchesse de Bourgogne prit le rôle de Josabeth. Ceux d'Abner , d' Athalie , de Joas, de Zacharie furent remplis par le duc d'Orléans, la présidente de Chailly , le comte de L'Esparre et M. de Champeron. Baron père fut chargé du rôle de Joad. Le comte d'Ayen et la comtesse, sa femme , figurèrent aussi dans cette représentation, qui aurait rendu sans doute Racine bien heureux. Malgré la défense qu'il avait faite aux comédiens du roi de la jouer sur leur théâtre , en 1716, le duc d'Orléans, alors régent, leur ordonna de faire connaître cette pièce au public. Elle obtint d'emblée le plus éclatant succès. Depuis 1716, A<Aa/te figure souvent sur le répertoire de la Comédie- Française ; mais , parmi les nombreuses reprises dont elle a été l'objet, il en est plusieurs qu'il faut citer à cause de la solennité toute particulière dont on les a entourées.
La première eut lieu en 1791. Gossec composa la musique des chœurs , restitués momentanémeni à cette tragédie biblique, et ces chœurs furent exécutés par les artistes du Théâtre-Italien. L'œuvre de Gossec se ressent naturellement des grands progrès accomplis pendant le xviiie siècle dans l'art musical, et elle a, en outre, le caractère propre à la manière de ce maître, c'est-à-dire qu'elle est forte d'harmonie et bien rhythmée. En composant un grand nombre de cantates pour les fêtes patriotiques qui avaient lieu à cette époque, Gossec avait acquis l'habitude de bien traiter les masses chorales. La musique de ses chœurs fut beaucoup admirée.
La seconde reprise se fit, en 1836, au Théâtre -Français. La représentation était donnée au bénéfice de MUe Georges. On y exécuta les chœurs mis en musique par Boieldieu ; Habeneck conduisait l'orchestre. Boieldieu avait écrit cette partition vers isio; mais il ne voulut pas la faire connaître au public, dans la crainte d'entrer en rivalité avec Gossec, pour lequel il professait une estime'particulière. Ainsi que son prédécesseur, il avait introduit des voix d'hommes dans ces chœurs de jeunes filles Israélites. Le manuscrit de cette partition, qui n'a pas été gravée, est resté entre les mains de M. Adrien Boieldieu, fils du célèbre compositeur. Le motif du premier chœur : Tout l'univers est plein de sa magnificence est très beau. Une autre représentation eut lieu, dans la même année.
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au théâtre de l'Odéon, pour les débuts de Mlle Hcléna Gaussin. Beauvallet s'y distingua particulièrement dans le rôle d'Abner. Les chœurs de Boieldieu y furent aussi exécutés.
Mendelssohn fit exécuter en Allemagne une ouverture et des chœurs à'Athalie; c'était vers l'année 1840. La société des concerts du Conservatoire eut la pensée de faire entendre cette œuvre à ses abonnés. Les répétitions commencèrent; mais on ne tarda pas à abandonner ce projet. Mendelssohn avait composé les chœurs sur une traduction allemande des vers de notre poète ; il aurait donc fallu traduire sa musique pour l'approprier aux vers français; d'ailleurs, l'intérêt de ces chœurs ne consiste que dans le concours de l'harmonie musicale avec l'harmonie des vers et des strophes, comme aussi dans la peinture des images et des mots eux-mêmes, au moyen de la langue des sons. La partie essentielle de la tâche avait été laissée do côté par Mendelssohn, qui, dans ses symphonies vocales n'a suivi que de très-loin les indications du poëme. Le public les a entendus en partie, d'abord, à l'Athénée, le 25 décembre 1866 avec l'orchestre et les chœurs dirigés par M. Pasdeloup.
Le 28 juin 1867, on a représenté Athalie sur le théâtre de l'Odéon, avec cette même musique de Mendelssohn, exécutée par le même personnel, et en entier cette fois, sous la direction de MM. Pasdeloup et Huraud, sauf quelques coupures insignifiantes. Beauvallet, Taillade et Mmes Agar et Periga ont rempli les principaux rôles. L'ouverture et la marche qui précède le dernier acte, traitées ave^ cette science de l'instrumentation et cette entente magistrale des effets qui caractérisent le talent de Mendelssohn, sont les meilleurs morceaux de la partition. Les premiers chœurs n'offrent rien de saillant ; c'est terne et froid. Il faut attendre j usqu'aux vers :
O bienheureux mille fois L'enfant que le Seigneur aime.
Il y a là un solo do soprano en si bémol, suivi d'un petit duo avec rentrée du chœur d'un effet délicieux. La phrase : Sion, chère Sion, n'est que baroque, et le long récitatif qui suit est vulgaire et ennuyeux. Une mélodie pleine de sentiment rend bien le caractère de ces vers : De toits ces vains plaisirs où, leur âme se plonge, etc. Que du Seigneur la voix se fasse entendre, est une belle phrase dite par le chœur. La symphonie qui accompagne la prédiction de Joad offre quelques phrases expressive- sur les mots : Pleure, Jérusalem;
pleure, cité perfide. Les vers : Quelle Jérusalem nouvelle, etc., sont ingénieusement soutenus par les instruments à vent et par quelques arpèges de harpe. Mais le compositeur a imaginé, pour finir, une phrase mesurée dite par le cornet à pistons, et qui ne peut être rigoureusement suivie par le déclamateur qui termine inévitablement la tirade .trop tôt ou trop tard. Le parti qu'a pris Mendelssohn de mêler constamment des voix d'hommes aux voix de femmes, malgré les indications du poëtc, a plus d'un inconvénient. Ainsi, lorsque Joad a emmené les lévites pour leur distribuer des armes, et qu'il ne doit plus rester aucun homme sur la scène, on entend des voix de ténor et de basse qui semblent sortir des gosiers féminins. La phrase : 0 promesse, 6 menace, est d'ailleurs fort belle ; mais le fragment qui a obtenu un succès marqué, et qui le mérite bien, est le trio de soprani : D'un cœur gui t'aime. Quant au chœur magnifique : Partez, enfants d'Aaron, il a été complètement manqué par le compositeur. C'est un chœur d'opéra-comique dépourvu de grandeur et de caractère. En somme, nous n'avons là qu'une suite de morceaux dont la pièce de Racine a fourni le prétexte, et une œuvre hybride dépourvue de ses rhythmes originaux. Nonseulement il a fallu convertir à chaque instant les noires en croches, et les croches en noires, pour adapter la musique aux vers français ; mais ce travail a été fait non sur la traduction allemande, mais sur une traduction anglaise {Athalias choruses), publiée chez Ever, à Londres.
Une nouvelle reprise à'Athalie eut lieu le 8 avril 1859, et elle fait époque dans les annales de notre première scène. Cette fois, les chœurs, mis en musique par M. Jules Cohen, l'un des meilleurs élèves du regrettable Halévy, furent chantés par les élèves du Conservatoire de musique. Le succès le plus complet récompensa l'administration de la Comédie-Française du soin intelligent qu'elle avait apporté à nous rendre dans son ensemble l'œuvre d'un maître. Le poëte, en mettant des chœurs à sa tragédie, voulait sans doute, comme le disait alors avec raison M. Théophile Gautier, donner du lointain à son affabulation et la séparer d'une réalité trop voisine par l'introduction de ce personnage abstrait, .spectateur de l'action. « Cette foule meublait le fond du tableau, remplissait les vides entre les figures principales, étoffait l'ordonnance de la composition , et, aux moments de repos du drame, exprimait le ly-
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risme oriental et biblique que ne pouvait rendre entièrement l'alexandrin de la tragédie, tel que le concevait le xviie siècle. Oter les chœurs d'Athalie, c'est en effacer la couleur. » Nous pensons comme l'écrivain que nous venons de citer, et nous ne saurions trop nous élever, d'ailleurs, contre cette habitude regrettable des comédiens, qui consiste à retrancher les fôles d'une pièce, à couper des tirades, à changer les mots et les phrases d'un ouvrage quelconque; c'est faire preuve de respect et de bon goût que de donner une œuvre sans la mutiler et telle que l'auteur l'a conçue. La musique de M. Jules Cohen affecte uu peu trop les allures des chœurs d'opéra ; elle ne se souvient pas assez qu'elle doit rester une mélopée tragique et permettre à l'oreille d'entendre des vers qui sont eux-mêmes une harmonie, qu'on regrettera: ' de ne pas ouïr. Le chœur des lévites armés se fait remarquer par son rhythme entraînant et un beau motif bien plus heureusement conçu que celui de Mendelssohn.— Cette reprise avait pour interprètes : Mme Emilie Guyon, admirable dans la fameuse scène du songe, et qui continuait ses débuts par ce formidable rôle d'Athalie ; Mlle Devoyod (Josabeth), M'ie Stella Collas (Zacharie), Beauvallet (Joad), Maubant (Abner), MUe Maihilde Debreuil (le petit Joas). Comme pendant à la reprise d'Athalie, il ne faut pas oublier celle d'Esther qui l'a suivie de quelques années.
Les chœurs d'AïAaZfe ont été également mis en musique par M. Félix Clément, et exécutés pour la première fois par les artistes de l'Académie impériale de musique, dans la salle Sainte-Cécile, le samedi 20 mars 1858. Cette partition a été écrite pour des voix égales, avec accompagnement d'instruments à cordes. Ce genre de distribution est conforme aux intentions du poëte, qui a écrit sa tragédie expressément pour qu'elle fût représentée à Saint-Cyr. Les chœurs n'y pouvaient . être chantés que par des voix de même nature. Indépendamment de cette difficulté, que les compositeurs apprécieront, l'auteur s'est efforcé de reproduire le rhythme si varié de chaque strophe et d'observer dans la mélodie l'accent du vers. Les chœurs d'Athalie ont été traités par le musicien avec l'intention de rendre, au moyen de la mélodie et de l'harmonie, le vers de Racine plus pénétrant, de colorer plus vivement les pensées du poëte, et non pas de leur substituer une œuvre indépendante et personnelle. Il ne faut pas oublier que le chœur est composé de