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musique de Berton, représenté à la Comédie Italienne en 1787. Cette pièce fait suite à l'Epreuve villageoise; la Dame invisible ou l'Amant à l'épreuve, que ce compositeur fit représenter la même année, fit promptement oublier cet ouvrage assez faible d'ailleurs.

PROMESSI SPOSI (i) [tes Fiancés] , opéra italien, livret tiré du roman si remarquable il tous égards de Manzoni, musique de Bresciani, représenté au théâtre de Padoue en

PROMESSI SPOSI (i) , opéra italien , musique de Gervasi, représenté au théâtre Valle, à Rome, le 19 janvier 1834.

PROMESSI SPOSI (i), opéra italien, musique de Ponchielli, représenté à Crémone en octobre 185G.

PROMESSI SPOSI (i), opéra italien, musique de Andréa Traveati, représenté au théâtre Argentina, à Rome, en janvier 1859.

PROMÉTHÉE ENCHAÎNÉ , Scène imitée d'Eschyle, par M. Léon Halévy, musique de F. Halévy, exécutée par la Société des concerts du Conservatoire le 18 mars 1849. Cette traduction d'une des œuvres du grand poète grec fait partie de l'ouvrage si distingué publié par M. Léon Halévy sous ce titre : la Grèce tragique. La Force, Prométhée,Vulcain et le chœur des Océanides sont les personnages de cette œuvre lyrique. Nous nous bornerons à en citer le passage suivant ;

PROMlirUliE.

Tout martyr d'une foi nouvelle A son vautour et son rocher, Jusqu'au jour où Dieu le rappelle Et fait un trône du bûcher.

De l'équité le jour s'avance; Le géant tombé renaîtra ; Et quand viendra la délivrance.

D'un cri d'amour et d'espérance, Le monde entier le salùra I

C'est dans cet ouvrage que le compositeur a essayé d'introduire dans notre musique les effets supposés du genre enharmonique des Grecs, auquel M. Vincent, par d'estimables travaux, cherchait à convertir les musiciens. La tentative hardie d'IIalévy échoua, non pas précisément qu'il soit impossible d'introduire des quarts de ton dans notre système diatonique , pourvu qu'on les emploie mélodiqucmcnt et comme une altération chromatique , mais parce qu'Halévy avait employé des instruments à cordes pour exécuter ces .intervalcs subtils qui ne peuvent être rendus avec précision qu'au moyen d'instruments à clavier.

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PROMISE (la) , opéra-comique en trois actes, paroles de MM. de Leuven et Bruns- ■wick, musique de Clapisson, représenté au Théâtre-Lyrique le 16 mars 1854. La donnée de la pièce est assez amusante, quoiqu'un peu trop naïve. Un vieux marin, par un sentiment exagéré de reconnaissance envers un capitaine de vaisseau , M. Giromont, qui a atteint la cinquantaine, lui a promis en mourant la main de sa fille. Mais Marie aime un jeune marin, Petit-Pierre, qui l'aime aussi. Au moment de conclure l'hyménée , un navire anglais est signalé au large , et Giromont court à son poste, confiant la garde de sa promise , à qui ? à Petit-Pierre lui-même. Marie profite de cette circonstance pour manœuvrer de telle sorte, qu'à son retour le vieux capitaine n'a plus qu'à filer son nœud. Sit venia verbo, La musique est jolie , mais sans beaucoup de caractère. Il y a dans le premier acte deux phrases chantées successivement, puis un duo, qui sont une vraie trouvaille musicale. Les couplets de la veste de velours, chantés par Théodore, sont aussi fort bien tournés. Le trio : Moi! vous aimer! non pas! est terminé par un joli ensemble syllabique. Mme Cabel a créé le rôle principal avec un grand succès. Elle s'est tirée avec éclat des vocalises les plus difficiles. Les autres rôles ont été créés par Junca , Colson et Mlle Girard.

PROPHÈTE (i.e), opéra-comique anglais, musique de Shield, représenté sur le théâtre de Covent-Garden, à Londres, en 1788.

PROPHÈTE (le), opéra en cinq actes, paroles de Scribe, musique de Meyerbeer, représenté sur le théâtre de la Nation (Opéra) le 16 avril 1849. Cet ouvrage est le troisième que le célèbre compositeur ait fait représenter sur le théâtre de notre Académie de musique. Il doit être considéré aussi comme le troisième dans la série de ses chefs-d'œuvre. Ce n'est pas qu'on y remarque aucune trace d'affaiblissement, aucun symptôme d'épuisement des qualités supérieures qui ont signalé l'homme de génie ; au contraire, il y a dans l'opéra du Prophète des effets entièrements nouveaux, des idées originales, une inspiration élevée et soutenue, une instrumentation dont la sûreté d'effet tient du prodige ; l'application des timbres des instruments et des dessins mélodiques de l'accompagnement à la peinture des sentiments humains , montre que l'auteur était dans toute la plénitude de ses hautes facultés. Cependant Robert le Diable et les Huguenots ont

incontestablement le pas sur le Prophète. Un passage fort judicieux de M. Fétis donnera l'explication de cette différence : « Il est remarquable, dit-il, que Robert, les Huguenots et le Prophète ont pour principe des idées mj'stiques. Dans le premier de ces ouvrages, tout l'intérêt consiste dans la lutte du génie du bien et de. celui du mal, pour la possession d'une âme faible et passionnée. Dans les Huguenots, c'est l'amour le plus exalté aux prises avec le sentiment du devoir et la toi religieuse ; dans le Prophète , c'est l'anéantissement des sentiments humains par le fanatisme. Ce simple rapprochement suffit pour démontrer que les conditions dans lesquelles le compositeur s'est trouvé pour ce dernier opéra étaient infiniment moins favorables que celles des deux autres ; car les oppositions de sentiments et d'effets étaient les conséquences nécessaires de l'antagonisme des deux génies dans le sujet de Robert le Diable; et l'amour, cette source inépuisable, éternelle d'émotions de tout genre , fournissait dans les Huguenots d'admirables éléments de contraste avec les passions de sectes religieuses ; tandis que le fanatisme brutal et cruel qu'enfante un mysticisme sensuel prive d'intérêt quelques uns des personnages du Prophète. Les angoisses maternelles qui viennent, aux derniers actes de l'ouvrage, faire diversion aux violences dont les premiers sont remplis, sont la seule source d'émotion où le compositeur ait pu puiser pour les inspirations de son génie. Pour triompher des difficultés d'un tel sujet, il ne fallait pas moins que la puissance d'un talent de premier ordre. »

On ne saurait donc reprocher au compositeur le caractère sombre et un peu uniforme de sa partition. Si la grâce, la tendresse y font défaut, c'est au sujet du livret qu'il faut s'en prendre. Avant de donner une rapide analyse de la pièce, nous signalerons une fois de plus les licences que Scribe a prises avec l'histoire. Tout le monde sait que Jean de Leyde était un tailleur; de son plein gré, le parolier eu fait un cabaretier.

Au premier acte, Fidès, mère de Jean de Leyde, vient chercher Bertha, jeune fille des environs de Dordrecht, fiancée à son fils. Le seigneur, comte d'Oberthal, dont elle est la vassale , s'oppose à ce mariage et retient prisonnières en son château Fidès et Bertha. Trois anabaptistes profitent de ce rapt pour soulever les populations contre le comte. Au second acte , Jean raconte aux anabaptistes des visions qui lui annoncent

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qu'il sera roi. Ces fanatiques voient en lui l'homme qui convient à leurs desseins, et l'engagent à les suivre. Sur ces entrefaites, Bertha accourt, poursuivie par les soldats du comte ; Jean la dérobe à leurs regards ; mais ceux-cij furieux de se voir enlever leur proie, se saisissent de la mère de Jean et vont la frapper. A cette vue, Jean leur livre sa fiancée pour sauver les jours de sa mère; mais il n'hésite plus et s'éloigne de sa chaumière avec les anabaptistes. L'action se passe au troisième acte dans le camp des anabaptistes, en "Westphalie. Jean a vaincu les troupes envoyées contre lui ; les horreurs de la guerre civile l'invitent à se dérober à la mission qu'il s'est donnée , lorsque le comte d'Oberthal, devenu son prisonnier, lui apprend que Bertha s'est précipitée dans le fleuve pour lui échapper, et qu'elle s'est réfugiée à Munster. Jean décide qu'il en fera le siège. Au quatrième acte, Fidès , qui croit que son fils n'existe plus, a quitté sa chaumière et se trouve à ^lunster, où elle traîne des jours misérables en tendant la main. Elle y retrouve Bertha, déguisée en pèlerin. Informée de la mort de Jean, celle-ci prend la résolution de poignarder le prophète, auteur de tant de maux. Un second tableau montre l'intérieur de la cathédrale. Jean , environné de toute la pompe impériale, est revêtu des insignes (le la puissance suprême et reçoit les hommages que la foule croit rendre à un envoyé de Dieu, lorsque la voix de sa mère se fait entendre ; elle a reconnu son fils. Le faux prophète va être démasqué. Le peuple hésite entre son idole et la pauvre femme. Jean méconnaît sa mère. Celle-ci a le courage de dire qu'elle s'est méprise, que Jean n'est pas son fils.

Le dernier acte est le plus riche en effets dramatiques, mais en même temps le plus faux au point de vue historique, puisque Jean de Leyde fut jugé et condamné à mort. Scribe a préféré le faire périr volontairement, en Sardanapale Fidès a été conduite dans un souterrain du palais par ordre de son fils. Jean vient l'y trouver , se jette à ses pieds , implore son pardon et est sur le point de se sauver avec elle. Bertha paraît une torche à la main. Elle va mettre le feu à une sorte de mine qui doit faire sauter le palais. Mais , à la vue de Fidès et de son fiancé, elle va partager leur fuite , lorsqu'un officier accourt pour annoncer à Jean que ses ennemis ont pénétré dans son palais. Bertha, à ces mots, reconnaît dans celui qu'elle aimait le prophète lui-même ; elle le maudit et se tue de

désespoir. Dans un dernier tableau , on voit le prophète au milieu d'une scène d'orgie. 11 laisse ses ennemis l'entoure?, et, après avoir fait fermer les grilles du palais, il le fait sauter et s'ensevelit avec eux sous les ruines. Il a fallu l'effort titanique du génie de Meyerbeer pour préserver sa partition du sort de Jean de Lej'dc. Ajoutons que, dans cet ouvrage en cinq actes, aucun personnage n'est intéressant , à l'exception d'une pauvre vieille mendiante qui ne peut que gémir et se plaindre. La magnificence du spectacle a compensé la pauvreté de conception du poëme. La scène des patineurs sur un lac glacé, au troisième acte, et l'intérieur de la cathédrale de Munster ont émerveillé les spectateurs. Le rôle du prophète a été le début de Roger sur notre première scène lyrique , et il l'a créé avec une intelligence remarquable. Ce rôle a été, pour cet artiste distingué , une source d'ovations nombreuses, mais aussi une cause de fatigue excessive qui a abrégé la carrière du chanteur. Mme Pauline Viardot a chanté le rôle de Fidès avec un art et un sentiment dramatique excellents. Mn>e Castellan débutait dans celui de Bertha. Les anabaptistes ouf été représentés par Levasseur, Euzet et Gueymard, qui depuis a remplacé, bien imparfaitement Roger dans le rôle de Jean. Les autres rôles ont été tenus par Brémond, Ferdinand Prévôt, Paulin, Guignot, Molinier, Génibrel, et M»aes ponchard et Courtot. La partition du Prophète est la plus longue du répertoire. Elle ne renferme pas moins de vingt-cinq morceaux, dont plusieurs sont très-développés. Nous ne citerons que ceu.x dans lesquels le maître a montré le plus d'originalité, ou qui ont eu le plus de succès : le chœur pastoral qui sert d'introduction : La brise est muette , qui est d'une grande fraîcheur ; la romance à deux voix chantée par Bertha et Fidès : Un jour, dans les flots de la Meuse; la valse en chœur avec la phrase délicieuse de Jean : Le jour baisse et ma mère; l'arioso ou scène dans laquelle Fidès bénit son fils : Ah! mon fils, sois béni! Au troisième acte, le chœur des anabaptistes : Bu sang, du sang; le bel air de basse : Aussi nombreux que les étoiles, qui rappelle l'air de Marcel dans les Huguenots: Piff paff, traquons-les! mais dont la mélodie est plus large et mieux soutenue ; les airs de ballet qui suivent, le quadrille des patineurs, dans lesquels le rhyihme affecte des formes neuves et piquantes ; le trio des anabaptistes : Sous votre bannière, l'un des meilleurs morceaux de la

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partition. Quant au cantique : Roi du ciel et des anges , dont le motif a été le plus populaire, j'avoue que la mélodie m'en a toujours paru peu distinguée , et qu'on s'attendait à trouver là une sorte de chant inspiré dans le genre de celle de la scène de la conjuration des Huguenots : A cette cause sainte.

Le quatrième acte offre, entre autres morceaux de premier ordre, les couplets de la mendiante : Donnez pour une pauvre âme, dont les accents entrecoupés sont d'une tristesse navrante. Le chœur des enfants : Le voilà, le roi prophète, qui suit la telle marche du sacre, est une phrase d'une simplicité presque banale; et c'est sur cette phrase que Meyerbeer a construit l'édifice de son finale ; entendu d'abord en ré, redit en fa, reprise en ré^ répétée par le chœur des femmes, puis par les voix d'hommes, recevant une nouvelle harmonie par le concours de l'orgue, enfin par celui de l'orchestre et de toutes les masses chorales, le crescendo a quelque chose de fulgurant; il éclate et entraine la salle entière. C'est par la plus merveilleuse habileté et par une science profonde que de tels effets musicaux peuvent être obtenus. Avant de quitter le quatrième acte, nous devons rappeler la scène émouvante entre le prophète et sa mère, dans laquelle Mms Viardot avait des déchirements maternels sublimes. La scène et la cavatine ; 0 toi qui m'abandonne, ouvre le cinquième acte, dont les plus remarquables beautés sont dans le récitatif. Le duo entre Fidès et son fils est d'une énergie toujours croissante, et l'allégro : Il en est temps encore, offre un grand intérêt pour les musiciens au point de vue du rhythme.

C'est un| usage admis au théâtre de faire chanter les personnages au moment où il leur faudrait fuir au plus vite pour sauverleurvie. Scribe n'y a point failli, et Meyerbeer, qui a cependant fait de nombreux changements au livret , n'a pas su résister à la tentation d'écrire un délicieux trio, d'un charme ineffable, qui n'a que le tort de faire rêver trop longtemps Fidès, Bertha et le fiancé qui lui est rendu à une félicité sans nuage :

Loin de la ville.

Qu'un humble asile.

Qu'un sort tranquille

Comble nos vœux ! etc.

Les couplets chantés par le prophète au dernier tableau : Versez, que tout respire, ont une allure nerveuse qui est en conformité avecla catastrophe qui se prépare. A partir de ce moment, les spectateurs ne sont plus capables d'entendre la musique. Ils sont tout

yeux et sans oreilles. Aussi a-t-il fallu supprimer la bacchanale dans laquelle Meyerbeer avait sans doute fait preuve des nouvelles ressources de son génie inventif. Trois mois après la première représentation à Paris, l'opéra du Prophète fut exécuté à Londres avec un immense succès, par Mario, Mme Viardot, Miss Hayes et Tagliafîco.

PROSCRIT (le) ou LE TRIBUNAL INVISI- BLE,drame lyrique en trois actes, paroles de Carmouche et Xavier Saintine, musique d'Adam, représenté à l'Opéra- Comique le is septembre 1833. Scribe traitait l'histoire en pays conquis, arrangeait, dérangeait et se souciait d'exactitude chronologique comme de Colin- Tampon. Les auteurs du Proscrit ont dépassé les limites de ces licences. Il s'agit dans leur pièce de la Iconjuration qui a coûté la vie à Marino Faliero , et pas un des personnages qu'ils mettent en scène n'y a figuré. L'histoire nous a néanmoins conservé les noms de tous ceux qui ont participé à ce crime d'Etat. Ce drame est obscur , compliqué , et son caractère convenait peu au genre de talent d'Adolphe Adam. On y trouve cependant d'assez jolis morceaux. Au premier acte , un trio gracieux : L'hymen à Venise nous lie ; au second acte , l'air chanté par Mme Casimir: Non, non, Strozzi; au troisième, le duo de basse et soprano chanté par Boulard et Mme Casimir : Je le hais, je le méprise, et enfin l'air de soprano : Sonnez, heure de la vengeance, qui est véritablement dramatique. 11 y a aussi dans le cours de cet ouvrage des couplets d'une facture élégante chantés par Mlle Massy.

PROSCRIT ET LA FIANCÉE (le), mélodrame en trois actes, de Borie, Merle et Mélesville, musique de Schaffner, représenté à la Porte-Saint-Martin le i" juillet 1818.

PROSCRITTO ( IL ) , OSSIA IL CONTE D'ELMAR, opéra italien, musique de Curci, représenté à Milan en 1836.

PROSCRITTO (il), opéra italien , musique de Mercadante, représenté à Naples vers

PROSCRITTO (il), opéra italien en deux actes, musique de Aspa , représenté à Turin eu 1841.

PROSCRITTO (il), opéra italien , musique de O. Nicolaï, représenté à la Scala de Milan en 1841.

PROSCRITTO (il), opéra en quatre actes, musique de Verdi, représenté à Venise en

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mars 1S44, et sur le Théâtre-Italien, à Paris, le 6 janvier 1846. Cette pièce n'était à l'origine autre chose qu' ffemani , le drame de Victor Hugo. Le poëte s'étant opposé à ce qu'on jouât sa pièce en une autre langue que celle de sa muse romantique, et surtout qu'on la chantât, les personnages du drame espagnol ont été travestis en personnages italiens; Hernani, Charles-Quint, Don Rigomez, da Silva, dona Sol, sont devenus Oldrado, le proscrit, le corsaire vénitien ; Andréa Ritti, sénateur et (loge ; Zeno et Elvira sa fille. Victor Hugo s'est ravisé plus tard, et a compris qu'on ne l'avait pas traité plus mal en cette circonstance que ^<ophocle, Kuripide , dont les plus belles tragédies ont été mises en musique, et que, parmi les modernes. Corneille, Racine, Beaumarchais et d'autres ont fourni aux compositeurs des sujets d'opéras qui n'ont en rien diminué l'admiration professée pour leurs œuvres. Dans l'article Ernani , nous avons donné notre opinion sur le mérite de cette partition, qui n'occupe que le second rang parmi les ouvrages du fécond musicien lombard. Nous rappellerons seulement le finale du premier acte , qui est une belle imitation du sextuor de Lucie; le chœur nuptial au quatrième et le trio final.

PROSCRITTO D'ALTENBOURG (il), opéra,

musique de C. Grassi, représenté à Barcelone en 1843.

PROSERPINA , opéra en deux actes, de da Ponte, musique de Winter, représenté au théâtre d u roi , à Londres, en 1 804, et à Paris, le 7 décembre 1816.

PROSERPINA RAPITA, opéra italien, livret de Giulio Strozzi, musique de Claudio Monteverde, représenté à Venise en 1630, à l'occasion du mariage de Lorenzo Guistiniano avec Giustiniana Mocenigo, patriciens de Venise. La représentation eut lieu dans le palais Mocenigo.

PROSERPINA RAPITA , intermède musical, paroles et musique de Ferrari, représenté au théâtre San-Mosè , à Venise , en

PROSERPINA RAPITA, Opéra italien, livret de Giulio Strozzi, musique de Sacrati, représenté sur le théâtre du San-Mosè, .\ Venise, en 1446, et à Bologne en 1696.

PROSERPINE, tragédie lyrique en cinq actes, précédée d'un prologue, paroles de Quinault , musique de Lulli , représentée à Saint-Germain le 3 février, et à l'Académie

royale de musique le 16 novembre 1680. Malgré les boutades de Castil-Blaze , qui n'a vu dans les airs de Lulli que du plain- chant, tout musicien de bonne foi est frappé de la variété des rhythmes employés par le compo- .siteur, et de la facilité avec laquelle il a traité les vers de toute espèce fournis par le poëte. Dans le prologue, le poëte célèbre les bienfaits de la paix. Le théâtre représente l'antre de la Discorde ; on y voit la Paix enchaînée : la Félicité, l'Abondance, les Jeux et les Plaisirs y accompagnent la Paix et sont enchaînés comme elle. La Victoire descend avec une suite nombreuse de héros; elle déchaîne la Paix et les divinités qui l'accompagnent et enchaîne la Discorde et sa suite. Dans la partition du prologue, on ne trouve de saillant que le chœur : On a quitté les armes.

La tragédie lyrique de Proserpine est une des mieux conçues et des plus élégamment versifiées de Quinault. Le sujet est l'enlèvement de Proserpine par Pluton. Jupiter paraît au dénoûment ; il est entouré des divinités de l'Olympe, et, pour satisfaire à la fois Cérès et Pluton, il ordonne que Proserpine passera six mois aux enfers et six mois sur la terre. La scène se passe successivement dans le palais et les jardins de Cérès , dans la campagne au pied du mont Etna, dans les champs Elysées où sont célébrées les noces de Proserpine et de Pluton. Il y a dans la pièce plusieurs épisodes intéressants : d'abord la scène en duo d'Alphée et d'Aréthuse : Me suivrez-vous satis cesse? — Me fuirez-vous toujours ? le chœur magnifique : Célébrons la victoire du plus puissant des dieux ; la scène charmante dans laquelle Proserpine cueille des fleurs avec ses compagnes, dont le chœur alterne avec ses chants harmonieux :

Que notre vie

Doit faire envie

Le vrai bonheur Est de garder son cœur.

Le jour n'éclaire

Que pour nous plaire.

Ces arbres verts Ont leur plus beau feuillage.

Et mille oiseaux divers

Dans ce bocage Imitent nos concerts

Par leur ramage.

Que notre vie, etc.

Nous signalerons encore l'air de Cérès : Ah!

quelle injustice cruelle! le chœur des ombres

heureuses dans le quatrième acte, et l'air de

Pluton : Je suis roi des enfers, Neptune est

roi de l'onde, et dans le cinquième, le beau

monologue de Cérès :

Déserts écartés, sombres lieux.

Cachez mes soupirs et mes larmes ;

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Mon désespoir a trop de charmes Pour les impitoyables dieux.

Déserts écartés, sombres lieux, Cachez mes soupirs et mes larmes.

L'opéra de Quinault et de Lulli a été repris sept fois de icso à 1741. On peut reprocher à la société d'alors d'avoir été assez stationnaire dans ses goûts. Cependant on doit reconnaître que le mérite de l'œuvre explique, s'il ne justifie pas complètement, cette constance qui dura soixante ans et à laquelle Rameau seul put mettre un terme. Le rôle de Cérès fut successivement chanté par Mlles s. Christophle, Maupin, Antier et Lemaure; celui d'Aréthuse. par Mlles Ferdinand, Rochois, Desmatins, Journet, Pellissier, Eremans. En 1727, la jolie musette de la partition a été dansée par Mlle Prévost , et Mlle Sophie Caraargo a obtenu un grand succès dans les caractères de la danse.

PROSERPINE , tragédie lyrique de 'Quinault, réduite en trois actes par Guillard, musique de Paisiello , représentée à l'Opéra le 30 mars I8O3. Paisiello pouvait faire oublier Lulli dans cet ouvrage, s'il ne l'avait pas été déjà. Les situations de cette pièce convenaient parfaitement à son génie , mais non aux idées de l'époque. Cette mythologie avait trop longtemps défrayé le théâtre. Après avoir revêtu des formes majestueuses et solennelles sous Louis XIV, elle s'était rapetissée ; elle était devenue mignarde et familière au xviiie siècle. Elle ne pouvait reprendre une existence qu'en subissant une transformation conforme aux idées ou aux prétentions qui ont ouvert le xixe siècle. Paisiello a écrit un bel ouvrage qui, malgré la haute protection de Napoléon, n'a eu que treize représentations, et n'a jamais été repris. Toutefois, on chanta alors l'air de Cérès : Déserts écartés , sombres lieux, et le duo : Rendez-moi donc le bien qui m'était destiné.

PROSERPINE , opéra-ballet , musique de Batistin (Struck), représenté à Versailles vers 1713.

PROSPERITÀ D ELIO SEJANO (l.\), opéra

italien, livret de Niccolô Minato, musique de Draghi (Antoine), représenté à la cour de Vienne, à l'occasion du jour de naissance de Léopold 1er, en 1670.

PROSPERITÀ DI ELIO SEJANO (la), opéra italien, livret de Niccolô Minato, musique do Sartorio, représenté sur le théâtre de San- Salvatore, à Venise, en 1667.

PROSPERITÀ DI ELIO SEJANO (la), Opéra

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italien, livret de Niccolô Minato, musique de D. Bartolommco Cordaus et de Santo Lapis, représenté sur le théâtre San~Cassiano, à

PROSPERITÀ INFELICE DI GIULIO CE- SARE DITTATORE (la), opéra italien, livret de Gian-Francesco Businello, musique de Cavalli, représenté à Venise sur le théâtre délia Cavallarizza en 1646.

PROTESILAO , opéra italien , musique de Reichardt, représenté à Berlin en 1779.

PROTESILAO , opéra italien, musique de Naumann, représenté à Berlin en 1793.

PROTOTIPO (il), opéra italien, musique de Pescetti, représenté à Venise en 1726.

PROVA D'UN OPERA SERIA (la) , opéra italien, musique de Gnecco, représenté sur les théâtres d'Italie vers 1796, et à Paris, le 4 septembre 1806.

PROVA GENERALE (la), opéra italien, musique de Liverati, représenté au théâtre de la Cour, à, Vienne vers 1799.

PROVA IN AMORE (la) , opéra italien , musique de Miari , représenté à Venise vers

PROVA INDISCRETTA (la) , opéra-buffa, musique de Mellara , représenté à Vérone vers 1805.

PROVA RECIPROCA (la), opéra italien , musique de Tritto , représenté aux Fiorentini, à Naples, en 1787. •

PROVARE PER NON RECITARE , divertissement musical, livret de Niccolô Minato, musique de Draghi ( Antoine ) , exécuté à Vienne, à l'occasion d'une fête donnée aux dames le jour du mariage de l'empereur Léopold avec l'impératrice Claudia, en 1673.

PROVENÇALE (la). Opéra en un acte, paroles de Lafont , musique de Candeille , représenté par l'Académie royale de musique le ler juin 1778. Mouret avait écrit la musique de cet acte dans ses Fêtes de Tkalie. Candeille refit les parties de chant et ne conserva de l'ancienne partition que les airs de danse. C'était un compositeur estimable.

PSICHE (la), intermède musical à cinq voix, livret de Vincenzo Cassani, musique de Benedetto Marcello, exécuté à Venise vers

PSYCHÉ, tragi-comédie -ballet en cinq

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