RAOU
RAMAH-DROOG, Opéra anglais, musique de Mazzinghi et Reeve, représenté à Covent- Garden de Londres, vers 1798.
RANCUNE TROMPÉE (la), Opéra en un acte , paroles de Marmontel , musique de Louis Piccinni , représenté à Feydeau le
RANDRUSIA JUSTIjE URSS INSIGNIS EXIMIA VIRTUTE PII HEROIS NICOLAI EBBONI^ LIBERATA (d'après M. Fétis, ce titre renferme un chronogramme latin).
Eberlin (Jean), le célèbre organiste, écrivit la musique de- ce drame, qui fut exécuté par les étudiants du couvent des bénédictins de Salzbourg, le 3 septembre 1751.
RAOUL BARBE-BLEUE, opéra-comique en trois actes, paroles de Sedaine , musique de Grétry , représenté aux Italiens le 2 mars 1789. Cet ouvrage est un des plus faibles de ce compositeur , qui d'ailleurs n'insiste pas trop sur son éloge dans ses Essais. Il recommande le trio : Ma sœur , ne vois-tu rien venir? et l'air de Raoul : Venez régner en souveraine, dans lequel le basson soutient des notes qui forment avec le chant des quintes consécutives. Voici dans quels termes Grétry les justifie : « Cet effet est dur à l'oreille, sans doute ; mais si l'on fait attention que lorsque Raoul dit à Isaure : Venez régner en souveraine, <^est comme s'il lui disait : « Venez » chez moi pour y être égorgée, si vous êtes » curieuse, » (et le public sait qu'elle a ce défaut) ; les quintes alors font frémir l'auditeur, et c'est précisément ce que j'ai voulu. » Naïve illusion! La musique de Grétry n'a jamais fait fi-émir personne , même celle qu'il a écrite dans la Fausse magie. Il s'abusait d'ailleurs sur la propriété et l'action morale des intervalles. En ce qui concerne les quintes de suite, si Halévy en a tiré un effet pathétique dans l'air de la Juive : Il va venir, si M. Verdi en a. obtenu un effet mélodique puissant dans le Miserere du Trovatore; Rossini a fait produire à ces mêmes quintes consécutives, dans Guillaume Tell, des effets tout différents; elles ont donné un caractère pastoral à la tyrolienne et un charme mystérieux et doux au chœur : Voici la 7iuH.
RAOUL, SIRE DE CRÉQUI, comédie lyrique en trois actes, paroles de Monvel , musique de Dalayrac , représentée aux Italiens le 31 octobre 1789. Cette pièce offre du mouvement et de l'intérêt, à l'exception d'une scène inconvenante dans laquelle les fils d'un geôlier enivrent leur père pour délivrer un prison-