ROSE BLANCHE ET LA ROSE ROUGE
(i.a), opéra-scrieux en trois actes, paroles de Guilbert-Pixérécourt, musique de Gaveaux, représenté à Feydeau le 20 mars I8O9. Ce mélodrame ne tient pas ce qu'annonce son titre. Les personnages historiques de la guerre des Deux Roses n'y figurent même pas. L'intérêt de la pièce roule sur des incidents étrangers à la politique.
ROSE D AMOUR ET CARLOMAN, opéracomique en trois actes, paroles de Du Breuil,^ musique de Cambini, représenté à la Comédie-Italienne le 24 avril 1779.
ROSE D'ÉRIN (la), opéra anglais, musique de Bcnedict, représenté à Londres en I86O avec succès, puis à Brunswick en février
ROSE DE CASTILLE (la), opéra anglais, livret traduit du Muletier de Tolède, musique de Balfe, représenté à Londres le 2 novembre 1857. Miss Pyne a chanté avec succès le rôle principal. Cet opéra a été repris en septembre 1862.
ROSE DE FLORENCE (la), opéra en doux actes, paroles de M. de Saint-Georges, musique de M. Biletta (Emannuele), représenté à l'Opéra le 10 novembre 1856. La donnée de la pièce n'est pas neuve. Elle convient peu d'ailleurs au grand opéra. Aminta, fiUe d'un riche orfèvre de Florence, doit épouser sou cousin Theobaldo, qui l'aime passionnément; la cérémonie des fiançailles a lieu sans qu'aucun incident puisse faire présager une catastrophe ; mais, lorsque Aminta est retirée dans son appartement, le duc de Palma paraît à ses yeux et s'efforce de séduire la pauvre fille. Il offre de l'épouser ; il fait briller à ses yeux l'éclat du rang, de la richesse. Il feint un désespoir profond et fait mine de se tuer. Aminta, éperdue, effrayée, arrête son bras et avoue, pour le duc, des sentiments dont elle ne comprend pas sans doute toute
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la portée, mais dont il se prévaut pour préparer un enlèvement. Pendant qu'il s'est éloigné, Aminta se met en prières et finit par s'endormir. Le second acte est consacré au rêve d' Aminta ; elle se voit grande duchesse et entourée d'hommages. Un personnage masqué s'introduit au milieu de la fête. C'est Theobaldo. Il propose au duc de jouer ! contre lui cent miUe écus, qu'il gagne, puis I sa fortune entière, puis enfin la rose qu'il ; .tient d' Aminta et qu'il porte sur son cœur ; j il gagne tout. Le duc, furieux, tire son épée ; i après un combat quelque temps douteux, j Theobaldo reçoit le coup mortel. Aminta se i précipite dans un abîme pour mettre fin à ses jours. Ici le rêve cesse ; le théâtre représente la chambre virginale d' Aminta. Elle est entourée de son père et de Theobaldo, et on se rend à l'autel. Quant au duc séducteur, il n'en est plus question. La partition de la Rose de Florence est écrite avec une facilité tout italienne, agréablement agencée pour les voix, instrumentée avec soin, mais dépourvue d'invention. On a entendu avec plaisir la sérénade chantée par le duc de Valence, le chœur des fiançailles, la canzonetta de la jeune fille, le grand duo de Theobaldo et d'Aminta : Au loin gémit un pauvre père, enfin l'air syllabique du majordome : Pages, demoiselles. Les rôles ont été chantés par Roger, Bonnehée, Dérivis, Mlle Moreau-Sainti.
ROSE DE PÉRONNE (la), opéra-comique en trois actes , paroles de MM. de Leuven et Dennery, musique d'Adolphe Adam, représenté à rOpéra-Comique le 12 décembre 1840. Le livret de cet ouvrage a paru d'assez mauvais goiit au public. La musique d'Adam a été applaudie, et Mme Damoreau a eu un beau succès. Mais il n'en a pas été de même du nom des librettistes annoncé à la fin de la première représentation. Le public de l'Opéra-Comique a voulu montrer en cette circonstance qu'il ne suffisait pas pour lui plaire d'avoir imaginé un imbroglio par trop invraisemblable et des situations équivoques. Nous citerons, parmi les morceaux saillants de la partition , les couplets chantés par M"e Damoreau et par Couderc; un joli trio bouffe et un quatuor bien traité. L'instrumentation porte l'empreinte de cette manière légère et de cette ingéniosité qui tenaient lieu de style chez ce compositeur.
ROSE DE SAINT-FLOUR (la), opérette en un acte, paroles de M. Michel Carré, musique de M. Offenbach. La soupe aux choux, qui est le mets de résistance de l'action, n'a pas été
assaisonnée de sel attique. Marcachu, le chaudronnier, y a jeté un des souliers apportés en cadeau à Pierrette par son rival Chapaillon, en y ajoutant un paquet de chandelles en guise de lard. On sent assez le parfum de ce potage, rehaussé par une chanson auvergnate avec ce refrain connu :
Nous étions ni hommes ni femmes, Nous étions tous des Auvergnats'.
Chapaillon est le préféré de Pierrette. La colère de Marcachu, l'Achille de Saint-Flour, se manifeste par la destruction des meubles et de la vaisselle. Au milieu d'un tel vacarme, on a distingué avec quelque peine une romance et un duo final assez agréables. Cette opérette a été jouée par Pradeau, Petit et Mlle Schneider.
ROSE ÉPINE, opéra allemand, musique de M. Raff, représenté à Weimar le 24 mai
ROSE ET AURÈLE, opéra-comique en un acte, paroles de Picard, musique de Devienne, représenté au théâtre Feydeau le s aoiit 1794.
ROSE ET COLAS, comédie en un acte, en prose, mêlée d'ariettes, paroles de Sedaine, musique de Monsigny, représentée aux Italiens le 8 mars' 1764. Cet ouvrage appartient àla première période du genre opéra-comique, que nous diviserions volontiers en trois époques distinctes , à cause du caractère des ouvrages qui ont exercé une influence sur l'ensemble des productions des compositeurs.
Ainsi de 1757 à 1770, Duni, Philidor et Monsigny occupent la scène ; de 1770 à 1791, Grétry,DezèdeetDalayrac déploient leur génie, leur grâce ou leur sentiment dans des situations plus variées et plus émouvantes que celles traitées par leurs prédécesseurs. Enfin de 1791 à 1812, Kreutzer, Chérubini, Méhul [ élargissent encore le cadre de l'œuvre lyri- ! que et lui donnent des développements magnifiques, mais excessifs. C'est à eux que ' s'arrête le mouvement progressif de l'ancien j répertoire. Nicole et Boieldieu, de I812 à 1 1825, rentrent dans le genre de l'opéra-coniique, mais en même temps inaugurent le I répertoire moderne. Celui-ci ne tarde pas à s'enrichir des œuvres d'Hérold , d'Auber, d'Halévy et d'autres maîtres qui ont pratiquù largement l'éclectisme. On peut dire qu'il notre époque les genres sont absolument confondus. La liberté des théâtres aura pour conséquence de les rétablir au bout d'un certain temps, parce que l'esprit humain a bc-
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