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SCHAHAEAHAM II, opéra-boulTe en un acte, paroles de MM. de Leuven et Michel Carré, musique de M. Eugène Gautier, représenté au Théâtre-Lyrique le 31 octobre 1854. Cette petite pièce est amusante. M'ie Olivette, la Colombine du théâtre de la foirs Saint-Laurent, à la suite de je ne sais quelle aventure, est devenue captive du grand Schahabaham et habite le harem de Sa ITautesse. L'amoureux

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Valentin a suivi les traces d'Olivette; il franchit les murailles du harem : il .est pris. Après une longue délibération avec son ministre sur le châtiment à infliger aux coupables, le grand Schahabahani décide que l'un sera étranglé, l'autre noyée. Mais un autre personnage de la troupe du théâtre Saint- Laurent arrive; c'est le père noble, qui se dit astrologue. Il voit le péril des deux jeunes gens et s'adresse en ces termes à Schahabaham : « Glorieux pacha, la planète Vénus, qui a présidé à votre naissance, a présidé, quarante ans plus tard, à celle d'un autre homme, dont la destinée se trouve en conséquence liée à la vôtre. S'il est heureux, vous serez heureux; s'il n'a pas de quoi manger , vous aurez faim ; s'il digère mal , vous aurez la colique; s'il meurt... — N'achève pas, s'écrie le pacha tout tremblant. Mais où est-il celui dont je dois partager le sort! — Je le cherche, » reprend l'astrologue. Celui-ci l'a bientôt trouvé dans la personne de Valentin qui, à partir de ce moment, est choyé, régalé, traité en grand seigneur et complètement heureux, sans comprendre la cause de ce caprice de la fortune. La musique est remplie de drôleries ingénieuses. Néanmoins il y a plusieurs morceaux sérieusement traités et toujours instrumentés avec goiit ; ce sont d'abord la romance de l'astrologue :

Les favoris, comme les roses,

Vivent l'espace d'un matin.

Le quatuor; le trio: A Paris! à Paris! et un joli quintette. Cet opéra a été chanté par Junca, Leroy, Ribes, Allais et M'ie Girard.

SCHADENFREUDE (die) [l'Envie], opéra allemand, musique de André, représenté à Berlin vers 1780.

SCHADENFREUDE (die) [l'Envie], petit opéra allemand écrit pour des enfants, musique de Weimar, représenté à Erfurt vers

SCH^PEB ALS PILGRIME (die) [les Bergers pèlerins], opéra allemand, musique de J.-A. Hiller, représenté à Weimar vers 1780.

SCHAH VON SCHIRAS (der) [le Sultan de Schiras], oçéra. allemand, musique de Ditters, représenté à Oels en 1795.

SCHATZGRABER (der) [l'Ingénieur], opéra allemand, musique de Berlin, représenté à Amsterdam en 1841.

SCHATZKAMMER DES INKA (die) [le Trésor de l'Inca], opéra allemand sérieux, livret

de Robert Blum, musique de Lortzing, nou représenté.

SCHAUSPIEL DIRECTOR (der) [le Directeur de spectacle], opéra-comique allemand en un acte, musique de "W. Mozart, représenté à Schœnbrunn le 3 février 1786.

Ce petit ouvrage a été écrit pour être chanté par Mme Lange (Aloysia Weber), la belle-sœur de Mozart, Mlle Cavaglieri et le ténor Adamberger.

L'ouverture est composée avec cette facilité et cette pureté de style qui étaient devenues en quelque sorte la dernière manière du maître. Le sujet ne comportait pas de longs développements ; deux mesures de huit croches données par les violoncelles, les altos et les bassons sur une tenue de la flûte servent de cadre à quelques phrases mélodieuses. C'est un morceau oii règne l'unité sans monotonie. Le livret allemand a été immédiatement traduit en italien. Les personnages, Mme Herz, Mlle Silberklang, MM. Vogelsang et Puf sont devenus Dulcinea, Argentina, Ruosignuolo et Buffo. L'andante du premier air, celui de Dulcinea : Suonar già l'ora 10 sento, est délicieux. L'allégro offre des vocalises très-élevées. L'air suivant d'Argentina : Caro amante il cor mi dice n'est pas moins joli, ni écrit moins haut. Le terzetto ; lo son prima cantatrice, dans lequel les deux virtuoses font assaut de vanité et de prouesses vocales, sous la direction de Rossignuolo, est un petit chef-d'œuvre. Comme dans le rôle de la Beine de la Nuit, dans la Flûte enc/iantée, écrit aussi pour Mme Lange, on y remarque des traits qui montent au contre-fa à l'aigu et encore dans un mouvement adagio. Les principaux mouvements de la musique se succèdent : l'andantino, l'andante, l'adagio, l'allégretto, l'allégro, l'allegrissimo ; et le trio se termine piano, pianissimo, mancando, diminuendo, decrescendo et ritardando. Ce terzetto soutenu par un accompagnement délicieux est d'un grand intérêt musical; mais il exige des moyens vocaux assez rares, beaucoup de goiit, enfin une interprétation excellente pour produire son effet. Le finale est assez développé. .

L'empereur Joseph avait commandé cet ouvrage au compositeur pour le théâtre de la cour. Mozart écrivit une ouverture, deux airs, un trio et le finale. Quoique la partition renferme des idées charmantes, développées avec la grâce et la facilité qui lui étaient familières, on sent qu'il n'a pas attaché luimême un grand intérêt à cette pièce de circonstance.

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