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naissance de Léopold 1er; repris, au théâtre Obizzi de Padoue, en juin i"2i.
TEMISTOCLE , opéra italien , livret de Zeno, musique de Chelleri, représenté à Padoue en 1720.
TEMISTOCLE , Opéra italien , livret de Zeno , musique de Caldara , représenté à Vienne le 4 novembre 173G.
- TEMISTOCLE, opéra italien, livret de Métastase, traité déjà par plusieurs compositeurs sous le titre d'Arlaxerxês Longuemain, musique de Parapino, représenté à Vienne cl sur le théâtre de Sant'-Angiolo, à Venise, en
173", et repris en 1744 avec la musique refaite par Bernasconi.
TEMISTOCLE, Opéra italien, livret de Métastase, musique de Porpora , représenté à Londres en 1742. Cet ouvrage, qui a obtenu un grand succès, renferme les airs suivants : Ch' io speri? Ah padre amato; Al furor d'avversa sorte; CM mai d'iniqua Stella; Basia dir, ch' io sono amante; Fra mille furori; In fiartitô, ma tanto ; Contrasto assai più degno ; Son m'abbaglia quel lampo fugace; E' spezie di tormento ; Sceglier fra mille une core ; Fu troppo audace, è vero ; Tal per altrui diletto; Ah d'ascottar già parmi ; Quandoparto, e non rispondo ; Ammiro quel volto ; Oh Dei, che dolce incanto ; A dispetlo d'un tenero affetto ; Serberô fra ceppi ancora ; Di', che a sua voglia eleggere; L'ire tue sopporto in pace ; Ora a danni d'un ingraio ; Ah frenate il pianto imbelle ; Di quella fronte un raggio: Ah si resti... Onor mi syrida; JE" dolce vendetta; yon tremar, vassallo indegno; Aspri rimorsi alroci, et le chœur final : Quando un' émula d'invita, suivi d'un air de circonstance : Mai non sarà felice.
TEMISTOCLE , Opéra italien , livret de Métastase, musique de Bernasconi, représenté k Vienne en 1744.
TEMISTOCLE , Opéra italien , livret de Métastase, musique de Manna, représenté à Plaisance en 1761.
TEMISTOCLE, opéra italien en trois actes, livret de Métastase, musique de Monza, rerésenté à Milan en 1766.
TEMISTOCLE , opéra italien , livret de Métastase, musique de J. Pacini, représenté à Padoue en 1838.
TEMISTOCLE IN BANDO (Thémistocle en l'xit), opéra italien, livret de Morselli, musique de Zanetti, représenté à Venise en 1683.
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TEMISTOCLE IN PERSIA, Opéra italion, livret de Niccolô Minato, musique de Draghi (Antoine), représenté à Vienne en 168I.
TEMPEL DER DANKBARKEIT (der) [le Temple de la l'econnaissance], opéra allemar.d, musique de Martelli, maître de chapelle à IMunster vers 1790; représenté en Allemagne.
TEMPEL DES FRIEDENS (der) [le Temple lie la paix], opéra allemand, musique de Holly, représenté en Allemagne vers 1777. Cet ouvrage fut aussi donné sous le titre de Tempel des schiksals (der) [le Temple du destin],
TEMPEST (the) [la Tempête], opéra anglais en trois actes , musique de Smith , représenté à Londres en 1756.
TEMPESTA (la), opéra italien, musique de Caruso, représenté à Naples en 1799.
TEMPESTA (la) , opéra italien en deux actes, paroles de Scribe, musique d'Halévy, représenté à Londres, sur le théâtre de la Reine, le vendredi 14 juin 1850. Le canevas du livret reproduit en partie la pièce de Shakspeare , The Tempest, qui renferme des éléments lyriques dont l'habile auteur a su tirer un parti ingénieux. L'introduction musicale est savante et originale. Le premier acte débute par un chœur des esprits aériens qui obéissent aux ordres d'.\riel. Les svlphidcs endormies se réveillent et forment un ensemble chorégraphique d'un effet poétique que l'on retrouve plus tard dans le premier tableau de la Magicienne. La célèbre danseuse Carlotta Grisi a mimé avec u.t grand succès un rôle de génie dans cet ouvrage. Les deux rôles principaux de Miranda et de Caliban , ont été interprétés par M'oe Sontag et par Lablache. Nous citerons parmi les morceaux les plus remarquables de la partition, la cavatine : Parmi una voce il murmure, le duo : S'odio, orror di me non hai, et le finale du second acte, qui est plein de mouvement et d'originalité. M. Balfe, le compositeur anglais , conduisait alors l'orchestre du théâtre de la Reine. La Tempesta fit fureur à Londres, et nos voisins ont amplement dédommagé les auteurs de l'émigration à laquelle l'état des beaux-arts en France les avait sans doute contraints. Mme Sontag' , devenue depuis quelques années la comtesse Rossi, venait de reparaître sur la scène dar-s cet opéra, Scribe adressa à son mari le quatrain suivant :
A monsieur le comte Rossi.
C'est toi seul qui pouvais enchaîner dans son vol Ce rossignol divin qui nous charme à l'entendre, Car de tout temps Rossi, chacun doit le comprendi'i-. Fut la moitié de rossignol.
On remarquera que ce jeu de mots est bien lourdement exprimé ; mais nous savions depuis longtemps qu'il ne faut exiger de la plume de Scribe que la chute et le trait. Lablache distança l'académicien dans les quatre vers italiens qu'il adressa au compositeur à l'occasion de son succès :
Quanto dalle allre varia D'Halcvy la Tempesta 1 Quelle fan piover grandine, Oro fa pioccr quesla.
La Tempête d'Halévy Diffère des autres tempêtes :
Celles-ci font pleuvoir la grêle.
Celle-là fait pleuvoir de l'or.
Nous citerons encore ce toast en l'honneur du cher et illustre maître qui a laissé parmi nous tant de regrets ; si les vers sont médiocres, l'intention au moins est bonne :
Salut à toi, prince de l'harmonie.
Qu'ont consacré tant de succès nouveaux. Cher Halévy, dont le noble génie.
Hier encore excitait les bravos.
Jusqu'à Paris, que l'écho les répète.
Que ces bravos retentissant dans l'air.
Portent au loin le bruit de la Tcmin'te, Chez nous, jadis annoncé par VEclair.
La Tempesta fut représentée au Théâtre- Italien à Paris le 25 février 1851. Lablache était extraordinaire dans le rôle affreux de Caliban , comme acteur à la fois terrible et grotesque, tour à tour méchant et tendre. Mme Sontag chantait le gracieux rôle de Miranda ; Gardoni et Coliui ceux de Fernand et de Prospère.
TEMPESTA, OSSIA DA UN DISORDINE NE NASCB UN ORDINE (la). Opéra italien, musique de Fabrizi (Vincent), i-eprésenté à Rome en 1788.
TEMPÊTE (la) , opéra , livret tiré de la pièce de Shakspeare, musique de Lock, représenté à Londres en 1G73.
TEMPÊTE (la), opéra anglais, paroles do Dryden , musique de Purcell, représenté à Londres en 1690.
TEMPÊTE (la) [Der sturm], grand opéra allemand, livret tiré de la pièce de Shakspeare , musique de Winter , représenté à Munich en 1793.
TEMPÊTE (la) ou L'ÎLE ENCHANTÉE, drame lyrique, musique de Rolle (Henri), représenté à Berlin en 1802.
TEMPIO D'AMORE (il), opéra italien, musique de Jcan-Frédérii; Agricola, représienic à Berlin en 1755.
TEMPIO DELL' ETERNITÀ (il), opcra ita-
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lien allégorique, livret de Métastase, représenté à Vienne en 1772. L'auteur de la parti- , tiou ne nous est pas connu, et il est possible j que plusieurs compositeurs y aient concouru. ' En voici les airs principaux : Per costume, o miobelNume; Tu vedrai fra quelle sponde ; 1 Non mérita rigor ; le chœur : Mai sut Gange al sol nascente ; Nasce in un giorno solo ; Tutlo cangia, e' l di, che viene; Chi nel cammin d'onore; Tu vedrai, che virtù non paventa;le chœur : Quai astro, quai lume; Léon di stragi altero; A regnar dal cielo eletto; Che belV amar, se un volto ; Dali' arte arnica; Non sien de' pregi loro; Tal credo, che in cielo; le chœur : Dir, che ne' lumi tuoi; Mille cose in un momento; Non t'arrossir nel volto; Oh corne spesso il mondo ; le duetto : Quaudo la serpe annosa, et un chœur final de circonstance : Nasca Elisa, e una schiera immortale.
TEMPIO DELL A GLORIA (il). Opéra italien, musique de Cocchi (Joachim), représenté à Londres en 1759.
TEMPIO DI DIANA IN TAURICA (il), opéra italien, livret de Niccolô Minato, musique de Draghi (Antoine), représenté à Vienne en 1678, dans les jardins de Schœnbrunn.
TEMPLARIO (il) \le Templier'], opéra italien, livret tiré du roman A'Ivanohé, de W'aller Scott, musique de Nicolaï, représenté à Milan en 1839, à Turin en 1840, à Nice en février 1854 et aux Italiens de Paris le 28 janvier iscs. L'ouverture a été écrite dans la forme rossinienne. Le morceau le plus remarquable de cet ouvrage est le sextuor du premier acte. Les rôles principaux ont été chantés par Niccolini et Mme Krauss. Une traduction française a été faite de cet ouvrage qu'on a joué en province, notamment à Bordeaux en 1S64.
TEMPLE DE GNIDE (le), pastorale en un acte, paroles de Bellis et Roy, musique de Mouret, représentée par l'Académie royale de musique le mardi 31 octobre I74i. Cet ouvrage tut réuni à d'autres ballets, tels que la Fêle de Diane, les Amours de Ragonde, etc.
TEMPLE DE LA GLOIRE (le), opéra-ballet en trois actes, avec un prologue, paroles de Voltaire, musique de Rameau, composé pour l'arrivée du dauphin, représenté à Versailles le samedi 27 novembre 174."., et à l'Académie royale de musique le mardi 7 décembre suivant. Cette pièce prouve que Voltaire n'avait pas tous les talents; car on ne peut rien imaginer de moins lyrique que
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cette rapsodie, dont Apollon, Bélus, Lydie, l'Envie, la Fureur, Bacchus, Erigono, Trajan, Plautine font les frais. On demandait ;i l'abbé de Voisenon s'il avait vu le Temple de la gloire? «J'y ai été, répondit l'abbé; elle n'y était pas ; je me suis fait écrire. » On lit dans la pièce :
Ne condamnez point mes exploits :
Quand on veut se rendre le maître, On est malgré soi, quelquefois.
Plus cruel qu'on ne voudrait être.
On parodia ainsi ces vers :
Quand du Quinault moderne on usurpe les droits, Et qu'on veut se rendre le maître, On est malgré soi. quelquefois, Plus mauvais qu'on ne voudrait être.
Voltaire reconnaît lui-même son infériorité dans le genre lyrique eu, peut-être, si on sait bien lire, l'infériorité de ce genre par rapport à son génie. «Jai fait, dit-il, une grande sottise de composer un opéra; mais l'envie de travailler pour un homme comme Rameau m'avait emporté. Je ne songeais qu'à son génie, et je ne m'apercevais pas que le mien, si tant est que j'en aie un', n'est point fait du tout pour le genre lyrique. Aussi, je lui mandais, il y a quelque temps, que j'aurais pliiiôt fait un poëme épique que je n'aurais rempli des canevas. Ce n'est pas assurément que je méprise ce genre d'ouvrage , il n'y en a aucun de méprisable; mais c'est un talent qui, je crois, me manque entièrement." Jélyotte chanta le rôle d'Apollon. Cet opéraballet fut repris l'année suivante, en 1746, sans aucun succès.
TEMPLE DE LA PAIX (le), opéra-ballet en six entrées, paroles de Quinault, musique de LuUi, i-eprésenté à Fontainebleau devant le roi le 12 septembre 1685, et ensuite à Paris, par l'Académie roj'ale de musique, au mois d'octobre de la même année. Voici la distribution des rôles lors de la représentation donnée à la cour ; on .y trouvera des noms de grands seigneurs et de grandes dames accolés à ceux de danseurs et de ballerines de l'Opéra. On s'amusait beaucoup alors. C'est ce que le po'éte appelle par la bouche d'Amyntas et de Ménalque : « Charmant repos d'une vie innocente. «
Première entrée. Nymphes : M^" la princesse de Conti et M'ie de Pienne.
Bergères. •M^^'^s Lafontaine et Desmâtins.
Bergers : M. le comte de Brione, les sieurs Pécourt, Lestang et Favier.
Deuxième entrée. A^ymphes : Mme la duchesse de Bourbon, M"'' de Blois, M'ic d'.irm.ignac. > *
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Bergères : Mlle d'Usez, M^e de Lewestein, Mlle d'Estries, la demoiselle Bréard.
Bergers : M. le prince d'Enrichemont, M. le chevalier de Sully, M. le comte de Guiche, M. le chevalier de Soyecourt.
Trois jeunes bergers : M. le chevalier de Chasteauneuf , les petits Lallemand et Magny.
Troisième entrée. Filles basques : M™e la duchesse de Bourbon, les demoiselles Laurent et Lepeintre.
Deux petits Basques : M le marquis de Chasteauneuf et le petit Magny.
Six grands Basques : M le comte de Brione, les sieurs Pécourt, Lestang, Favre, Dumirail et Magny.
Quatrième entrée. Filles de Bretagne :
Mme la princesse de Conti, MUe de Pienne, Mlle Roland^ les demoiselles Lafontaine et Bréard.
Bretons : M. le comte de Brione, les sieurs Pécourt, Lestang, Favier et Dumirail.
Cinquième entrée. Sauvages américains :
M. le marquis de Moy, le sieur Beauchamp, les sieurs Pécourt, Dumiraii, Joubert, Magny, Favre, le petit Lallemand et le petit Magny.
Sixième entrée. Africaines : Mme la duchesse de Bourbon, Mme la princesse de Conti, Mlle de Blois et MUe d'Armagnac.
Africains : M. le comte de Brionj,, les sieurs Pécourt, Lestang et Favier.
La majeure partie de cette œuvre lyrique est un dithyrambe en l'honneur de Louis XIV, et la répétition de ces louanges hyperboliques est fastidieuse ; mais il y a des intermèdes charmants, notamment la scène suivante, admirablement traitée par LuUi.
Qu'êtes- vous devenu, doux calme de mes sens?
Jlille troubles secrets, sans cesse renaissants, S agitent dans ce lieu paisible.
Trop heureux un cœur insensible, A qui l'amour est inconnu!
Doux calme dp mes sens, qu'ètes-vous devenu?
Je te suivrai toujours, trop aimable Sylvie ;
[pouvoir ; Tes beaux yeux sur mon cœur n'ont que trop de Quand il m'en coûterait le repos de ma vie, Je ne puis trop payer le plaisir de te voir.
Dans ces lieux fortunés tout doit être tranquille ;
Que ne m'y laisses-tu rêver ?
Je cherche en vain la paix, mon soin est inutile-
Tu m'empêches de la trouver.
DAPnNIS.
Tu veux me fuir, belle inhumaine!
Puis-je sans toi goûter les doux plaisirs Qu'une charmante paix ramène ?
Crains-tu d'entendre les soupirs
D'un tendre amour dont tu causes la peine? Bergère insensible, as-tu peur Que mon mal ne touche ton cœur?
Tu me dis qu'un amour extrême Est un tourment fatal :
Pourquoi veux-tu que j'aime?
Pourquoi me veux-tu tant de mal?
L'amour de lui-même est aimable; C'est toi, bergère impitoyable, [ment:
C'est toi qui dans mon cœur en veut faire un tour- Tu peux d'un rnot favorable En faire un plaisir charmant.
Ne te rendras-tu point à ma persévérance ? Tu ne me réponds pas ! que me dit ton silence?
Pourquoi frémir en m'écoutant?
Et qui peut de i.a voix t'interdire l'usage?
Si je parlais davantage, Je ne t'en dirais pas tant.
Ciell le cœur de Sylvie avec le mien s'engage! O ciell fut-il jamais un berger plus content?
Ne m'offre point ton cœur, si tu ne me promets Qu ii portera toujours une chaine si belle.
Il vaudrait mieux n'aimer jamais Que de ne pas aimer d'une amour éternelle.
La frileuse hirondelle Cherchera les frimats et craindra le retour
De la saison nouvelle.
Plutôt que je sois Infidèle Et que j'éteigne mon amour.
L'astre qui nous donne le jour Perdra sa lumière immortelle.
Plutôt que je sois infidèle Et que j'éteigne mon amour.