‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 609 sur 773 · THEODOSIOS, OR THE FORCE OF LOVE · texte numérisé non relu

THEODOSIOS, OR THE FORCE OF LOVE

(Théodose ou la Force de l'amour), opéra anglais, musique de Purcell, représenté à Londres en 1680.

THÉONIS ou LE TOUCHER, acte d'opéra, paroles de Poinsinet, musique de Berton, Grenier et Trial, représenté à l'Académie royale de musique le ii octobre 1767. Il faisait partie des Fragments nouveaux.

THÉONOÉ, tragédie lyrique en cinq actes, avec un prologue, paroles de l'abbé Pellegrin (Laroque), musique de Salomon, représentée par l'Académie royale de musique le mardi 3 décembre 1715. Cet ouvrage n'a jamais été repris.

THÉRÈSE, opéra-comique en deux actes, paroles de Planard et de Leuven, musique de Carafa, représenté le 26 septembre 1838. Le livret a de l'analogie avec celui de la Dame Blanche, et la partition n'a pas semblé tenir les promesses que l'auteur du Solitaire et de Masaniello avait fait concevoir.

THES£US, opéra, musique de Hœndel, représenté à Londres en I7ll.

THÉSÉE, tragédie lyrique en cinq actes, précédée d'un prologue, paroles de Quinault, musique de Lulli, représentée par l'Académie royale de musique, à Saint-Germain-en- Laye, devant le roi, le 3 février 1675, et ensuite à Paris au mois d'avril. Cet opéra est un des meilleurs de cette époque au double point de vue de l'intérêt dramatique et de la musique. Il fut repris au moins dix fois, la dernière représentation eut lieu le ler avril 1779, c'est-à-dire cent quatre ans après la première. Ce ne sont pas des ouvrages médiocres, ceux qui firent ainsi pendant plus d'un siècle l'admiration des esprits cultivés. Cependant, la pièce est loin d'être la meilleure de Quinault. Les év^énements y sont trop pressés et les enchantements de Médée sont puérils. La scène du prologue se passe dans les jardins de la façade du palais de Versailles. Le fond du sujet de la tragédie est l'amour éprouvé de Thésée et d'Eglé , princesse placée sous la tutelle du roi d'Athènes Egée, et que ce roi veut épouser. Xhéséej exposé par son père dans son enfance à Trézène, a promis sa foi à Médée, la magicienne. Il revient à Athènes, combat une sédition qui menaçait le trône de son père, devient l'idole du peuple, mais porte ombrage à Egée. Celui-ci, poussé par la fureur jalouse de Médée, accepte de ses mains un breuvage empoisonné, qu'il donne à boire à Thésée. Mais il reconnaît tout à coup dans l'épée qu'il porte le signe de reconnaissance qu'il avait attaché au corps de son fils lorsqu'il fut exposé par ses ordres. Médée prend la fuite, le fils et le père s'embrassent , Eglé est au comble de ses vœux, et le peuple d'Athènes chante un chœur d'allégresse.

La partition n'est pas inférieure aux autres ouvrages de Lulli. Les chœurs ont de la puissance ; celui des prêtresses de Minerve, qui termine le premier acte, a de l'ampleur et de la grâce. Nous signalerons le rôle de Médée, et particulièrement les airs : Doux repos, innocente paix ; Revenez, amour ; la. mélodie des vers suivants :

Un peu d'amoureuse tendresse

Sied bien aux plus fameux vainqueurs.

Si l'amour est une faiblesse.

C'est la faiblesse des grands cœurs.

Et aussi le monologue de Médée : Dépit mortel, transport jaloux, dont la déclamation est superbe. Il y règne comme un souffle de Corneille et de Gluck. Les chansons dansées, dans le quatrième acte, par les bergers, ont du caractère et de la grâce. L'invocation ma- I gique de Médée faisait une grande impres-

THÉT

sion. Ce personnage fut successivement interprété par Mlle» Saint-Christophe, le Rochois, Desmâtins, Antier, Chevalier; celui d'Églé par Mil«s Aubry, Morcau , Journet, Tulou, Pélissier, Le Maure, Fel; celui de Thésée, par Cledière , Dumesny, Cochercau, Murayre, Tribou et Jélyotte. Enfin , dans lo ballet, on remarque les noms de Noblet, Bouteville, Pécourt, Prévost, Balon, Dumoulin, Javillier, Salle, Camargo.

THÉSÉE , opéra allemand , musique de Strungk , représenté à Hambourg vers 1G83.

THÉSÉE, tragédie lyrique en cinq actes, paroles de Quinault, musique de Mondonville, représentée par l'Académie royale de musique le 13 janvier 1767. Refaire un des plus beaux ouvrages de LuUi était une idée qui ne pouvait éclore que dans un cerveau gonflé par la vanité. L'ancienne musique française était si attaquée, qu'on crut à l'opportunité de la tentative de Mondonvilie ; mais te public s'irrita et il criait plaisamment: « Taisez-vous, Mondonvilie. » L'opéra eut quatre représentations. Ce fut le dernier ouvrage de ce musicien actif.

THÉSÉE, tragédie lyrique de Quinault, réduite en trois actes par Morel , remise eu musique par Gossec, représentée par l'Académie royale de musique le 26 février 1782. Malgré le talent déployé par le compositeur, la sonorité nouvelle de son orchestration , le public applaudit un air de LuUi, conservé de l'ancien opéra, plus que tout le reste. Larrivée, chargé du rôle d'Egée, chantait d'ailleurs très-bien cet air : Faites grâce à mon âge. M™e Saint-Huberti, dont le talent a laissé tant de souvenirs, chantait le rôle d'Eglé, ■ princesse d'Athènes. Legros et M^e Duplan chantèrent aussi ces rôles.

Il y a dans l'opéra de Thésée un chœur de démons d'un bel effet. Gossec excellait dans les compositions chorales. Il n'employait que les bonnes notes des différentes espèces de voix, et rejetait de l'harmonie toutes les notes parasites, de telle sorte que ses ensembles ont je ne sais quoi de mâle et de fier que n'offrent pas les compositions modernes, cependant si prodigues d'effets combinés et compliquées de tant de modulations.

THÉSÉE ET ARIANE , pantomime-opéra, musique de Fischer (Antoine), représentée à Vienne vers 1806.

THÉTis ET PELÉE , tragédie lyrique en cinq actes, avec un prologue, paroles de Fon-

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