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AVEU

tiers confondus paraît un jeune cavalier, don Manoël, qui clicrche fortune, et, en attendant, chante sur la place avec une jeune fille nommée Anita, qu'il a protégée contre les bandits. La nièce du vice-roi, dona Fernanda, vient à passer, et offre sa bourse au chanteur, qui ne l'accepte qu'en échange de son rosaire, que la senora veut bien garder en gage. Tout cela est aussi puéril qu'invraisemblable. Dona Fernanda est fiancée à un personnage ridicule, don Annibal, qui veut l'épouser malgré elle, à moins qu'il ne voie à ses pieds un rival préféré. La princesse lui ménage cette suprise, et don Manoël est choisi pour donner ce spectacle à don Annibal, qui se désiste, il est vrai, mais fait condamner aux mines l'audacieux cavalier. Enfermé dans ces souterrains, celui-ci y est visité tour à tour par Anita, dona Fernanda, don Annibal, et par le vice-roi luimême. L'idée de faire descendre toute la cour dans un puits est au moins originale. Un certain Quiiàûo, que don Manoël a arraché à une morf^rctaine, entreprend la délivrance de son bienfaiteur. Il a découvert un gisement aurifère d'une grande valeur; il donne à son ami l'honneur de cette découverte ; le vice-roi lui accorde sa grâce et la main de sa nièce. On reconnaît à peine dans ce livret l'auteur si distingué de la Beùie de Chypre et du Val d'Andorre. La musique du prince Foniatowski est bien faite et bien écrite pour les voix. Les motifs ne sont pas très-neufs, mais ils sont toujours bien présentés et traités avec toute l'intelligence scénique que donne une expérience consommée. On a remarqué, au premier acte, l'air de Quirino, chanté par Ismaël ; la chanson de Manoël et d' Anita; au deuxième, un bon trio, et au troisième, la ballade du Mineur noir, chantée par Ismaël et les chœurs; la romance de Manoël, chantée par Monjauze; le boléro, exécuté brillamment par M'ie Léontine de Maësen ; des couplets dits avec esprit par M™s Faure-Lefebvre, et un finale à l'italienne, très-habilement conduit. Le rôle du vice-roi a été tenu par Petit. Cet ouvrage aurait pu avoir du succès si le livret avait jté plus intéressant.

AVER MOGLIE È FOCO, GUIDARLA È MOIiTO, opéra italien, musique de Bornacini, représenté au théâtre San-Crisostomo en 1833.

AVEUGLE DE PALMYRE (l'), opéra-comique en deux actes, paroles de Desfontaines, musique de Rodolphe , représenté le 5 mars 1767. L'aveugle de Palmyre,aimé de Nadine,

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