TRER
pour chanter un duo avec Alfredo, qui est revenu assister à l'agonie de sa maîtresse, pendant qu'on entend au dehors la bacchanale du mardi-gras , et elle meurt dans ses bras. On peut dire que la musique du maestro a fait accepter le sujet. Elle est assurément bien propre à captiver l'auditeur le plus prévenu. L'introduction, le chœur dans lequel se trouve le brindisi : Libiamo ne' lieti calici , le duo sur un temps de valse sont des morceaux tout à fait saillants, dont la mélodie est ferme, vive, accentuée et bien caractérisée. Au second acte, la scène entre le père et le (ils est assez pathétique. Celle dans laquelle Alfredo, indigné, jette à la tête de Violetta les billets de banque et l'or, a de l'énergie et du mouvement. Le troisième acte, comme nous l'avons dit plus haut, est douloureux à voir, mais la musique est délicieuse à entendre. La romance chantée par Violetta mourante , son duo passionné avec Alfredo, méritent d'être placés au rang des meilleures inspirations de JL Verdi. Il est à regretter que le compositeur ait un peu négligé son instrumentation. Certains instruments de cuivre, comme le cornet à pistons, accompagnent trop obstinément les voix pendant de longues phrases entières. Le rôle principal a été joué avec succès par Ml'e Piccolomini en 1856; les autres ont été remplis par Mario et Graziani. La Traviata a été l'occasion d'un nouveau triomphe pour M' le patti . Cet opéra a été donné au Théâtre-Lyrique, le 27 octobre 1864, sous le titre de Violetta. Mlle Nillson y a trouvé l'un de ses plus beaux succès.
TRE AL SOGLIO (l) [Trois pour un trône], opéra italien, livret de Stampiglia, musique d'Aldovrandini , représenté sur le théâtre Marsigli Rossi, à Bologne, en 1711 et 1716.
TRE AMANTI RIDICOLI (i), opéra italien, musique de Galuppi, représenté à Venise en
TRE CIGISBEI RIDICOLI (gli) [les Sigisbés ridicules], opéra italien , musique de Ciampi (Legrenzio-Vincenzo), représenté à Londres en 1748.
TRE DIFENSORI DELLA PATRIA (l), opéra italien, musique de Pescetti, représenté sur le théâtre de Sant'-Angiolo, à Venise en 1729.
TRE DIFENSORI DELLA PATRIA (l), opéra italien, musique de Galleazzi , représenté au théâtre Obizzi, à Padoue, en 1730.
TRE GOBBl (i) [les Trois bossus], opéra italien, musique de Roriiani (Etienne), représenté à Livourne vers 1799.
TRE GOBBI (i) [les Trois bossus], opéra de salon, musique de Garcia (Manuel-del- Popolo-Vicente).
TRE MARITI (i) [les Trois maris], opéra italien, musique de J. Mosca, représenté à Rome vers 181 1.
TRE MARITI (i) , opéra , musique de Gustave Carulli, représenté en Italie vers 1S35.
TRE MARITI (i), opéra italien, musique de Bazzoni, représenté à Milan en 1836.
TRE NOZZE (i,k), opéra-bouffe en trois actes, paroles de Bereitoni, musique de M. Alary, représenté au Théâtre-Italien le 23 mars 1851. Le livret reproduit la pièce de Pourceaugnac de Molière. Le vieux baron d'Acctosa doit épouser la fille de la marquise de Forli ; mais Luisa lui préfère le chevalier de Villa-Franca. Le valet Cricca, aidé d'une rusée soubrette, conduit l'intrigue. Tour à tour on berne le baron, on lui fait danser la polka, on l'accuse d'avoir été un séducteur; il est provoqué en duel, on le fait aller à un rendezvous d'amour, on l'y surprend aux pieds de la marquise qui ne peut que lui accorder sa main. Luisa épouse le chevalier au nez du baron et Cricca la soubrette. Il y a donc trois mariages conclus au dénoûment, ce qui explique le titre de l'opéra. La musique en est agréable, essentiellement mélodique et dans le goiit des anciens opéras italiens. Parmi les morceaux d'ensemble, on a remarqué le chœur de moquerie au premier acte , le quatuor : Ah! mio bcne nel petto, qui a de la vivacité, et un bon sextuor sans accompagnement au troisième acte, m™^» Sontag, Ida Bertrand et Mlle Giuliani ont fait valoir les rôles de femmes, l'air de contralto : Perché ognun non è al suo posto, les variations : Già délia mente involasi. Lablache et Gardoni ont aussi puissamment aidé au succès de cet ouvrage.
TRE ORFEI (i"i, opéra italien, musique de Bernardini, représenté à Rome en 1784.
TRE PRETENDENTI (i) [les Trois prétendants], opéra italien, musique de Anselmi, représenté à Lodi en 1786,
TRE RIVALI (le), OSSIA IL MATRIMONIO INASPETTATO (les Trois ritaux ou le mariage inattendu), opéra italien, musique de Marinelli, représenté à Rome en 17S4.