‹ Dictionnaire lyriqueChapitre 7 sur 773 · MUU, MITOYENNETÉ, TOUR, ÉCHELLE, HÉBERGE · texte numérisé non relu

MUU, MITOYENNETÉ, TOUR, ÉCHELLE, HÉBERGE

Bronchite, catarrhe, emphysème, etc.

Palmette, éventail, espalier, ébourgeonner, riNCER, etc. Et me voilà le plus savant des hommes :

Je ne me risquerai dans un procès qu'avec connaissance de cause ; Ma caisse ne payera son tribut à la médecine que dans les cas véritablement graves;

Enfin je pourrai parler ex cathedra à Antoine, mon jardinier.

Passons à un autre ordre d'idées; arrivons à notre Dictionnaire lyrique au moyen d'une quatrième hypothèse.

Il a plu toute la journée, le ciel est gris, il y a un parfum de mauvaise humeur dans l'air que l'on respire ; une dame dit à son mari : «Mon ami, nous ne nous sommes pas énormément amusés aujourd'hui; si nous allions passer notre soirée au théâtre? — Soit; diversité, c'est ma devise. — Hein? comment entendez-vous cela. Monsieur? Dans quel sens prenez-vous cette devise, qui est de La Fontaine, je crois? — Oh! dans son sens le plus inoffensif. — A la bonne heure. — Eh bien, ma bonne amie, nous allons à l'Ambigu. — Non, c'est trop triste. — Allons donc au Palais-Royal. — Non, c'est trop gai. — Alors, il ne nous reste que les théâtres lyriques. — Bravo ! j'accepte; vous voyez, Monsieur, quoi que vous en disiez, que je n'ai

AVEUTISSEMENT. xv

pas l'esprit porté à la contradiction, je veux toujours tout ce que vous voulez. Voyons, où allons-nous? — H y a l'Opéra, l'Opéra-Gomique, le Théâtre-Lyrique et les Italiens. Je lis dans mon Figaro- Programme :

A l'Opéra, on joue V Africaine ;

A l'Opéra-Gomique, le Domino noir et V Avocat Patelin;

Au Théâtre-Lyrique, le Maître de Chapelle et YEnlèuement au Sérail;

Aux Italiens, Il Barbiere di Siviglia.

— Dieu ! qu'il est fâcheux que nous ne puissions pas assister en même temps à tous les quatre! — Cela me semble en effet difficile. — Voilà bien l'esprit inventif et la galanterie des hommes ! Pour eux, ils trouvent le vélocipède ; mais quand il s'agit de tirer de leur cerveau quelque chose qui fasse plaisir aux 4ames, ils ne trouvent rien de mieux que la machine à coudre. — Espérons que cela viendra. — Voyons, Monsieur, soyez sérieux. — Ah! je suis beaucoup plus sérieux que toi, qui voudrais assister à quatre pièces qui se jouent, simultanément à quatre théâtres différents. — Mon ami, quel est le plus intéressant, le plus amusant, le plus divertissant, le plus réjouissant, le plus éblouissant deces opéras?... »

Ici, on comprend que le pauvre mari doit éprouver quelque embarras pour répondre ex abrupto à la question de sa curieuse moitié.

Tel est le point de départ, telle est l'idée qui a présidé à la composition du Dictionnaire lyrique. Il donne le titre de l'œuvre, l'année et le lieu de la première représentation, la trame du sujet, et surtout l'énumération des morceaux les plus saillants; il cite le nom des artistes qui ont créé les rôles ; enfin, il donne un compte rendu exact, complet et surtout impartial des principales œuvres lyriques. Il serait donc difficile qu'un livre se présentât sous des auspices plus favorables et avec des garanties de succès plus certaines : c'est le desideratum attendu jusqu'à ce jour par tous les amateurs de musique.

Le Dictionnaire lyrique est un extrait inédit, une sorte d'épreuve avant la lettre du Grand Dictionnaire universel du XIX^ siècle. L'idée en appartient exclusivement à celui qui signe ces lignes, et l'exécution, la partie musicale, en un mot, la rédaction, au savant compositeur et au laborieux auteur de V Histoire générale de la musique religieuse : nous avons notnm: M. FKf.tx CLii:MHXT.

PiEnnE LAROUSSE.

ou

HISTOIEE DES OPERAS

ABARIS OU LES BORÉADES, tragédie lyrique, musique de Rameau, écrite vers l'année 1762. Sur les trente-six ouvrages dramatiques composés par le célèbre musicien dijonnais , quatre seulement ne furent pas reprétentès : Samson , dont Voltaire avait fait le livret; Linus; le Procureur dupé, et Abaris. (Voyez ces noms.)

ABBATE DELL' ÉPÉE (l'), Opéra italien, musique de J. Mosca, représenté à Naples en 1 826 . Ce fut le dernier opéra écrit par le fécond compositeur napolitain dont les ouvrages, fort médiocres pour la plupart , défrayèrent pendant vingt ans les principales scènes do l'Italie. A l'apparition du Barbier de Rossini , Mosca prétendit, et prouva presque , que le jeune maestro s'était approprié le procédé du crescendo appliqué au rhythme dont il avait le premier fait usage dans un de ses opéras joué en 1811, et ayant pour titre : I Pretendenti delusi. Rossini a fait comme Molière; il a pris son bien où il l'a trouvé.

ABBÉ DE saint-GALL(l'), opéra allemand, musique de M. Herther, représenté au théâtre Victoria, à Berlin, en juillet 1864. Herther

est un pseudonyme du docteur Gunther, de Leipzig.

abdalasius, maurordm in HISPANIA

REX, drame. Cette partition a été exécutée

par les étudiants du couvent des Bénédictins de Salzbourg le 2 et le 4 septembre 1754. La musique a été composée par Eberlin (Jean), le savant organiste.

abdalonimo, opéra, musique deBuononcini, représenté à Vienne en 1709.

abderkan, opéra en trois actes, paroles d'Andrieux, musique de Boieldieu, représenté à Saint-Pétersbourg en 1806. On sait qu'après son mariage inconsidéré avec la danseuse Clotilde Mafleuroy, Boieldieu prit le parti de s'expatrier pour quelque temps. Il accepta le titre de maître de chapelle de l'empereur Alexandre. Ce fut à Saint-Pétersbourg qu'il écrivit la musique à' Abderkan, sur un livret d'Andrieux, ancien auteur du théâtre Favart. Cet ouvrage n'eut pas de succès.

ABDUL ET EREUNICH , OU LES DEUX MORTS, opéra allemand, musique de Curschmann, représenté à Cassel vers 1825, avec quelque succès. Curschmann a écrit la musique d'un grand nombre de chansons populaires.

ABELA^OR, opéra anglais, musique de Purcell, représenté à Londres en 1677. C'est un drame en prose pour lequel ce compositeur, aussi original que fécond,écrivit une ouverture et des airs. Sa musique affecte les formes de la

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