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brùlé , comme il le fut en effet , sur la place de la Bastille. Mais au moins si, dans ces quelques scènes, la victoire populaire fut chantée, ce fut sans invectives brutales, comme on a le regret d'en trouver dans le répertoire de Juillet. » Dans cette pièce de circonstance, Joseph Kelm jouait avec beaucoup de naturel le rôle du vieux vainqueur de la Bastille.

BARTOLOMEO DEL PIOMBO, opéra italien en deux actes, musique de Aspa, représenté au théâtre Xuovo à Kaples en 1837.

BASILE, ou À TROMPEUR TROMPEUR

ET DEMI, opéra en un acte, musique de Grétry, représenté à la Comédie-Italienne, le 17 octobre 1702.

BASILIO RE D'ORIENTE, Opéra italien, musique de Navara, représenté à Venise en

BASILIO RE D ORIENTE, opéra italien, musique de Porpora, représenté à Naples vers 1700.

BASILIUS, opéra séria allemand, musique de Keiser, représenté à Wolfcnbiittel en

"B ASKETMAKER{rnE)[le Faiseur deCorbeilles], intermède anglais, musique de Samuel Arnold, représenté à Hay-Market à Londres

BASSA VON TUNIS (der), opéra allemand, musique de Halbe représenté en Allemagne, vers 1760.

BASSA VON TUNIS (der) [le Pacha de Tunis], opéra allemand, musique de Holly, représenté en Allemagne vers 1770.

BASSIANO, OSSIA IL MAGGIORE IMPOS- SIBILE, opéra italien, musique de C. Pallavicino, représenté à Venise en 1682.

BASSONISTE, OU LA GUITARE ENCHAN- TÉE (le), opérette en trois actes, musique de Wenceslas Miiller, représentée à Vienne au théâtre de Léopoldstadt en 1793.

BASTIEN UND BASTIENNE , Opéra allemand, musique de Mozart, composé en 17G8. Mozart avait alors douze ans.

BASTILLE (la prise de la), hiérodramc, livret et musique de Marc- Antoine Désaugiers, exécuté dans l'église de Xotre-Dame de Paris, par les acteurs de l'Opéra, suivi d'un Te Deum, le 13 juillet 1790. L'Assemblée nationale était représentée à Notre-Dame par

une députation, et c'était sur son ordro que l'ouvrage de Désaugiers, destiné à être exécuté chaque année à la même époque, avait été composé. Le lendemain 14, on célébrait la fête de la fédération, et on chaniait au Champ-de-Mars l'hymmedc J. Chénier dont Gossec a composé la musique à trois voix égales sans accompagnement. En voici la première strophe :

Dieu du Peuple et des Rois, des cit#s, des campagnes,

De Luther, de Calvin, des enfants d'Israfl ;

Dieu que le Guèbre adore au pied de ses montagnes.

En invoquant l'astre du ciel :

Ici sont rassemblas sous ton regard immense. De l'empire français les fils et les soutiens. Célébrant devant toi leur bonheur qui commence.

Égaux à leurs yeux comme aux tieus.

BA-TA-CLAN, chinoiserie musicale en un acte, paroles de M. Ludovic Halévy, musique M. J. Offcnbaeh, représentée pour la première fois, à Paris, sur le théâtre des Bouffes- Parisiens, le 29 décembre 1855. Nous ne saurions donner l'analyse de cette chinoiserie par trop chinoise , où les cymbales ont tant desprit que les acteurs n'en ont plus; on ne sait s'il faut rire ou avoir pitié de ceux qui ont perpétré cette pièce bizarre, s'il faut rire ou avoir pitié de ceux qui l'exécutent et de ceux qui vont l'entendre. Les personnages de la pièce ont les noms les plus spirituels qu'il soit possible d'imaginer : Fé-ni~ han, souverain de Ché-i-no-or ; Ké-ki-ka-ko ; Ko-ko-ri-ko; Fé-an-nich-ton ; les acteurs ont le diable au corps ; on les pourrait croire enragés ; la musique bondit, voltige, casse les vitres, fait tapage ; mais tout cela ne constitue pas une œuvre lyrique ; c'est justementqu'elle est appelée Da-ta-clan, si le mot Ba-la-clan veut dire cohue, tapage, assemblage de choses sans nom. On a prétendu, et le Moniteur écrit en toutes lettres, dans ses colonnes officielles, que Da-ta-clan est « le chef-d'œuvre du genre bouffe; » qu'il a été accueilli d'un bout à l'autre « par un immense éclat de rire; ■> que, parmi les divers morceaux de « cette délicieuse partition, » trois surtout ont enlevé toute la salle : Je suis Français, Il demande une chaise et Ba-ta-clan. Nous constatons ce fait, qui pourra, dans l'avenir, donner une légère idée de l'extravagance contemporaine. La muse de M. Offenbach est proche parente de celle de Gavarni; elle en a tout l'entrain factice , le mauvais ton, les raffinements', les caprices et les trivialités.

Le succès de Ba-ta-clan méritait d'être complet : un café-concert s'ouvrit aux alentours du Cirque National et prit pour enseigne ce titre à jamais fameux. Qu'on dise,

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après cela, que Paris n'est pas le cerveau de la France, et que la France n'est pas le pays le plus civilisé du monde.

BATAILLE D'AMOUR, opéra- comique en trois actes, musique de M. Vaucorbeil, paroles de MM. Victorien Sardou et Karl Daclin, représenté à rOpéra-Comique le 13 avril 1863. Habitué aux triomphes, M. Sardou a dû trouver assez extraordinaire que le public de l'Opéra-Comique lui fasse subir un échec, et le plus complet des échecs, car la musique était parfaitement réussie; elle a été jugée par tous les connaisseurs comme une œuvre distinguée et faisant beaucoup d'honneur à son auteur. Malheureusement elle n'a pu sauver le livret de M. Sardou. Ce n'est pas qu'il n'ait son mérite. Le dialogue est piquant, la donnée amusante ; mais quelques propos trop lestes ont d'abord indisposé le public, et une scène de mauvais goiit a tout gâté. L'action se passe, en 1630, sur la terrasse de Saint- Germain et dans un pavillon appartenant au baron de Hocquincourt. Sa nièce et sa pupille, la charmante Diane de Hocquincourt, est demandée en mariage par le jeune comte Tancrède. Les jeunes gens s'aiment, mais le baron a promis la main de Diane au chevalier .\jaxde Hautefeuille, ridicule personnage, et il refuse. Tancrède persiste, Hocquincourt s'entête. Sentant qu'il a pour lui le cœur de la jeune fille, le comte parie qu'il triomphera de tous les obstacles au point de faire sortir la nièce du baron de son appartement avant minuit. Une gageure assez singulière a lieu à ce sujet entre les deux personnages. C'est ici que M. Sardou s'est mis en frais d'invention. Il est sans doute parvenu à faire enlever Diane par son amant, mais non pas à enlev e les suffrages. La pièce n'a eu que quatre représehtations. En écrivant sa musique, M. Vaucorbeil a fait l'application d'une théorie qui est sienne et que la direction de ses études lui permettait d'aborder avec succès; ayant à mettre en musique une pièce dans le caractère des comédies du xvme siècle, il a pensé qu'il devait adopter les formes de la musique de cette époque. Est-il dans le vrai au point de vue esthétique ? a-t-il été partout conséquent avec sa doctrine? Ce. sont des questions que nous ne voulons pas traiter ici. Nous nous contenterons de dire que sa partition, non-seulement se recommande par de fortes qualités de style, mais encore par des motifs charmants et une instrumentation distinguée. L'ouverture, qui affecte la forme de la sonate , offre une phrase fort élégante

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on fa dièze répétée en mi bémol. L'action s'engage dans un joli trio à.'un sol passa ; on distingue dans le quat?uor qui suit les dessins de l'orchestre imitant ingénieusement le gazouillement des oiseaux. Le rondeau du baron module un peu trop, mais le motif est heureux. Le duo entre le baron et Tancrède a eu du succès : on y remiarque une phrase dans le style de Hsndel d'un effet original et comique. L'invocation à la nuit de Tancrède montre ce que l'on peut attendre de M. Vaucorbeil lorsqu'il traitera un sujet sérieux. Il y a là des phrases d'un sentiment tout moderne d'ailleui-s, pleines de chaleur et de passion. L'archaïsme revient dans la pavane qui sert d'entr'acte. Le duettino a bien la tournure gauloise des chansons à boire du bon temps des Philidor et des Jlonsigny. Le commencement du finale du second acte qui est d'une belle forme scénique, le joli motif andante en ré bémol de l'air de Tancrède au troisième acte, le chant large et mélodieux du quatuor et enfin la sérénade d'action qui amène le dénoùment sont encore des morceaux saillants. Cette partition est trop intéressante pour ne pas être de nouveau soumise au public en sacrifiant toutefois ce duo malencontreux des Cotillons qui en a motivé le séquestre. L'ouvrage a eu pour interprètes Montaubry , Crosti , Sainte-Foy , Nathan, Mlles Baretti, Bélia et Révilly,

BATAILLE DE DENAIN (la) , opéra-comique en trois actes, paroles de Théaulon, Dai-tois et Fulgence, musique de Catrufo, représenté à Feydeau le 2G août 1816. C'est une pièce de circonstance faite à l'occasion de la fête du roi ; aussi est-elle remplie des allusions les plus transparentes. Comme dans toutes les compositions de ce genre, le livret offre peu d'intérêt. En voici le sujet: Un vieux gentilhomme, qui vit retiré dans son château , a une nièce recherchée à la fois par trois prétendants; l'un d'eux, qui est préféré, a malheureusement été fait prisonnier, mais il trouve moyen de s'échapper le matin même de la bataille de Denain; il s'y couvre de gloire , et il finit par obtenir la main de celle qu'il aime. D'après les journaus du temps , les auteurs ayant eu l'adresse de prodiguer des noms qui commandaient le respect, aucun signe de défaveur n'osa se manifester malgré l'ennui général. La musique de Catrufo n'est pas sans mérite. Son style téraoigrie des bonnes études qu'il avait faites à Naples, où les traditions des Scarlatti, des Jomelli, des Durante étaient encore dans

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