DÉA
mique en février 1S70. Tous les genres sont bons, sauf le genre ennuyeux. Une dame sentimentale ne consent à donner sa main à un vieux soupirant qu'à la condition qu'il lui fera voir un exemple d'amour vrai et désintéressé. Un villageois est amoureux d'une charmante fille que courtise un riclie rival ; un vieil oncle avare s'oppose au bonheur des jeunes gens -, une scène d'amour a lieu près de la fontaine où la jeune paysanne vient emplir sa cruche. Mme Dorothée assiste à l'entrevue, et peut se convaincre que l'amour
DEME
sincère existe encore. L'épisode de la cruche cassée sert de prétexte au titre de la pièce. Mme Dorothée dote les paysans, et un double mariage a lieu. Il n'y a pas d'antre rapport avec la toile célèbre du peintre Greuze qu'un titre pris au hasard. Tels sont les livrets qu'on réserve aux anciens pensionnaires de Rome. M. Pessard a écrit sur cette baliverne une musique agréable ; l'ouverture a un caractère archaïque ; on a remarqué un duo et une romance. Chanté par Leroy, Bernard, Lignel, M'io Moisset et Mme Révilly.
DAME KOBOLD, opéra-comique en trois actes, musique de M. Joachim Raff, représenté à Weimar, le 9 avril 1870, pour la fête de S. A. la grande-duchesse ; c'est l'œuvre d'un musicien de mérite.
DANS LA FORÊT, opéra-comique en un acte, livret de M. Ruelle, musique de M. Constantin, représenté au théâtre de l'Athénée en décembre 1872. C'est un lever de rideau sans grande importance. Pour éviter un ma riage qu'on lui propose, un jeune gentilhomme se dérobe à toute société et cherche la solitude dans les bois. Il rencontre dans ses courses une hamadryade qui fait impression sur son cœur; il en devient amoureux et cette nymphe n'est autre que la jeune personne qu'on voulait lui faire épouser. La mu. sique a paru peu en harmonie avec la simplicité du livret. Elle a trop de solennité et de sonorité ; on a remarqué le quatuor et une romance de soprano. Chanté par Lefobvre, Troy et Mlle Marietti.
DARK DIAMOND (the) [le Diamant noir] opéra-comique en trois actes, musique d'Adolphe Adam ; représenté au théâtre de Covent-Garden, à Londres, en 1833.
DAVIDE RIZZIO, Opéra italien, musique de M. Canepa, représenté au théâtre Careano de Milan en novembre 1872.
DÉA, opéra-comique en deux actes, paroles de MM. Cormon et Michel Carré, musique de M. Jules Cohen, représenté à l'Opéra-Comique le 30 avril 1870. La donnée de la pièce rappelle, par son invraisemblance et sa sentimentalité, les sujets qu'affectionnaient nos pères au commencement de ce
siècle. Une pauvre Péruvienne pleure depuis plusieurs années sa fille enlevée par des Indiens. Son fils se rend chaque année dans les tribus indiennes et tente d'y découvrir sa sœur. Il fait la rencontre d'un naturaliste *^rançais, qui a été délivré de grands dangers par une jeune indigène. Le Péruvien croit reconnaître en elle sa sœur et en envoie porter la nouvelle à sa mère par le naturaliste. Mais Femand et Déa s'aperçoivent qu'ils se sont mépris, qu'aucun lieu de parenté n'existe entre eux, et ils conçoivent l'un pour l'autre l'amour le plus tendre. Dans la crainte cependant que la mère ne succombe a une déception cruelle, Déa consent à passer pour sa fille et Fernand va s'éloigner, voyager, oublier son amour, laisser celle qu'il aime épouser le voyageur français. Mais heureusement, la mère surprend leur secret et consent à leur bonheur; la botanique consolera le naturaliste. La partition de M. Jules Cohen a été écrite avec beaucoup de soin et de goût; on y a relevé plusieurs réminiscences de la musique d'Auber et de Félicien David. L'introduction et l'air de ténor : Sur les flots bleus de l'Amazone, ont une couleur poétique ; l'entr'acte est finement orchestré ; on a remarqué dans le deuxième acte un joli trio, une valse et un bon duo dramatique. Cet ouvrage a servi aux débuts de MHe zina Dalti; les autres rôles ont été tenus par Leroy, Barré et Mme Ugalde.
DEMETRIO, opéra italien, livret de Métastase, musique d'Angelo Tarchi, représenté à Milan en 178S. Cet ouvrage est le même que l'Aiitioco (voyez page 43). M. Gevaert a publié dans les Gloires de l'Italie le duetto de
DERN
DERN
Clconice et d'Alceste, écrit pour deux soprani : Mille volte, mio tesoro, se ti dissi che t'adoro. L'adagio en est agréable ; mais l'allégro est sans intérêt. La forme du canon, qui produit des effets de voix charmants et que Tarchi employait avec une grande souplesse, est certainement le seul titre qui recommande ses ouvrages.
DÉMON (le), opéra, musique d'Antoine Rubinstein, représenté à Saint-Pétersbourg.
DERNIÈRE BATAILLE (la), Opérette en un acte, musique de M. Félix Godefroid, jouée dans les salons en 1861.
DERNIER DES SORCIERS (le) , opéra allemand, musique de M'ic Pauline Viardot; représenté sur le théâtre de Weimar, en avril 18G9, à l'occasion de la fête du grandduc; la célèbre cantatrice a reçu des personnes de la cour les éloges qu'elle désirait obtenir comme compositeur de musique.
DERNIER JOUR DE POMPÉI (le), opéra en quatre actes et cinq tableaux, livret de MM. Nuitter et Beaumont, musique de M. Victorin Joncières, représenté au Théâtre- Lyrique le 21 septembre 1869. Ce sujet a été traité plusieurs fois à la scène, et les épisodes du roman de Bulwer Lytton ont servi à plus d'un auteur, non-seulement à propos de Pompéi et d'Herculanum, mais presque chaque fois qu'il a été question d'une ville embi-asce ou d'un palais en flammes. Seulement, dans ce livret-ci, les auteurs ont perdu le filet qui sert à les lier. Il en est résulté une suite de scènes décousues, des personnages peu caractérisés et une action languissante ; une meilleure musique aurait triomphé difficilement d'un aussi mauvais poëme. Au premier acte, après une scène où les gladiateurs jouent un rôle épisodique, Hermès arrache une jeune esclave, nommée Nydia, à la brutalité de son maître, le gladiateur Milon, et la lui achète. Nydia témoigne sa reconnaissance à son nouveau maître et devient immédiatement éprise de lui, ce qui n'est pas invraisemblable, mais blesse les mœurs de l'art dramatique. L'auteur qui commet cette faute ne comprend donc pas que le public ne s'intéresse à une passion qu'autant qu'elle est suffisamment préparée, amenée, fortifiée dans un cœur honnête, c'est-à-dire capable de la ressentir et de la contenir surtout dans de justes réserves. Enfin, en quatre vers de récitatif, et séance tenante, voilà Nydia jalouse d'Ione, amante d'Hermès. On célèbre les fêtes d'Isis, la bonne déesse. Païens et chré-
tiens sont en présence. Le prêtre Pythéas apostrophe Diophas, nouveau converti au christianisme, et excite contre lui la fureur populaire. Diophas renverse l'idole. Le peuple, effrayé d'une telle audace et en proie à une terreur superstitieuse, s'enfuit. Pythéas jure de punir Diophas. Il est distrait do sa vengeance à la vue d'Ione qu'il aime en secret. Hermès arrive au rendez-vous et chante avec lone un duo d'amour. Nydia les voit, tombe accablée de douleur sur les marches du temple. Pythéas comprend qu'il peut trouver en elle un instrument de sa vengeance. Dans le deuxième acte, une sorcière, la Saga, prédit la destinée de Pompéi et se livre à des incantations. lone et Hermès, au milieu de la tempête qui mugit au dehors, viennent lui demander asile et la consulter sur leur sort. La Saga leur annonce les plus grands malheurs; lone s'en effraye et Hermès se raille de la sorcière qui les poursuit de ses imprécations. Pythéas a assisté caché à cette scène; voilà la troisième fois que cela lui arrive ; c'est trop de deux. 11 prend en main la cause de la sorcière méprisée, et obtient de celle-ci un breuvage qui rendra son rival fou et débile; ensuite a lieu une orgie en l'honneur de Vesta. Diomède, bien nommé, parle ainsi aux convives réunis :
Voici venir un mets que je vous recommande. Des murènes! Dans mes viviers
Pour les nourrir trois mois,
Je leur ai fait jeter
Dix esclaves gaulois.
(On apj>ortc solennellement les murène».)
Il me semble que M. Jourdain n'avait pas tort de s'étonner de ce que tout ce qui n'est point prose est vers. Voici un échantillon du poëme du dernier jour de Pompéi qui est l'idéal entrevu par le bourgeois de Molière. Le musicien n'en a pas moins écrit une marche bien contre-pointée pour l'entrée des murènes, et l'a fait suivre d'un chœur agréable, appelé dans l'ouvrage Chœur des gourmets. Mais on a donc perdu toute espèce de goût artistique et littéraire dans notre malheureux pays ? Qui pourrait prêter l'oreille à la plus jolie musique et en même temps habituer son esprit et ses nerfs au repas de ces espèces d'anthropophages? .^près que les dix esclaves gaulois ont été mangés, on danse et on tire une loterie. Pythéas arrête Nydia qui porte à Hermès des tablettes d'Ione. Il lui dit qu'il a deviné son amour pour son maître. Il excite sa jalousie, et finit par lui faire accepter le philtre préparé par les mains de la sorcière, et qui doit la faire triompher de
DERN
DERN
sa rivale. Elle le verse à Hermès dans la scène suivante. Il produit un effet instantané. HermèSj il est vrai, oublie lone et donne des marques de tendresses à Nydia; mais il a perdu la raison. Pendant ce temps, lone attend son amant dans le bosquet de Cybcle ; pourquoi pas Cythère 7 Pythéas donne à deux esclaves noirs l'ordre d'enlever lone et de la transporter dans sa maison des champs. Dioplias se présente ; le prêtre d'Isis cherche à le ramener au culte des idoles par les promesses de l'ambition et les séductions de la volupté. Diophas résiste à tout, et Pythéas dans sa fureur le frappe de deux coups de stylet pendant qu'on voit les esclaves enlever lone. Hermès paraît, toujours sous le charme du philtre. Pythéas l'accuse du meurtre qu'il a lui-même commis ; le malheureux est hors d'état de se justifier. Il succombe sous la vindicte publique et, malgré les efforts de Nydia, il est condamné à mort par le préteur; ainsi finit le quatrième acte. Les auteurs ont eu le tort de faire commencer le quatrième acte par un chœur sur les mots : A mort; une œuvre dramatique ne comporte jamais ces répétitions, séparées par un entr'acte. Nydia s'introduit dans la prison où Hermès a été jeté. En vain elle veut se faire reconnaître ; en vain le peuple au dehors réclame que le coupable soit livré aux lions du cirque : Hermès ne parle que de se couronner de fleurs. lone, qui s'est rendue libre, entre en scène. Nydia, renonçant à ses propres efforts, traîne Hermès devant lone, espérant que sa vue et sa voix lui feront reprendre l'usage de la raison; c'est ce qui arrive en effet. Pythéas à son tour est démasqué et convaincu. Il résiste inutilement ; il est maudit par tous. Un tremblement de terre se déclare ; des flammes envahissent le théâtre. Pythéas est renversé par la chute d'une colonne, une symphonie descriptive succède; elle doit exprimer l'éruption du Vésuve. Lorsque les nuages se dissipent, on voit en pleine mer, sur une barque, Nydia, Hermès et lone ; les deux amants sont endormis. Ici commence une scène fort belle, la meilleure des trois derniers actes. Nydia fait ses adieux à la vie ; elle a sauvé Hermès et lone. Elle ne peut supporter la vue de leur bonheur, qui cependant a été son œuvre, et, après avoir longtemps contemplé celui qui est l'objet de sa passion fatale, l'infortunée se précipite dans les flots. Cette scène a un caractère de simplicité antique qui aurait décidé du succès de l'ouvrage, si le reste du livret y eût répondu. M. Joncières a eu la main
malheureuse ; mais il prendra sa revanche s'il consent à entrer dans la voie qui lui est propre, d'abord , et s'il ne fait pas traîner à sa muse, plus gracieuse que tragique, un si lourd boulet. L'introduction est pleine d'entrain et de verve. Le style et la liaison des idées ne laisseraient rien à désirer, si on n'y remarquait pas de nombreuses réminiscences des opéras d'Hérold, en particulier de Zampa. Les procédés de composition sont identiques. La scène de l'achat de l'esclave, la romance de Nydia : C'est toi dont la clémence, ont un bon sentiment ; mais l'expression n'en est pas assez forte pour un grand opéra. La scène de l'Opéra-Comique et les livrets qui lui conviennent, voilà quel devrait être l'objectif de M. Joncières. Je ne sais s'il brillerait là au premier rang, mais, à coup siir, il occuperait dignement le second. La marche des prêtres d'Isis a de la chaleur, de l'ampleur. Quant à la couleur de l'orchestration, elle se rattache à la manière de Wagner et n'ajoute rien à l'effet. Le morceau d'ensemble : Quelle audace inouïe , qui procède par imitations à l'octave, est ultra-classique et n'en est pas moins un des passages les mieux réussis de l'ouvrage. Le style, cette qualité si rare, semble naturel à M. Joncières. Il donne même à quelques morceaux les apparences du plagiat, comme par exemple à la grande scène dans laquelle Diophas brave les sectateurs d'Isis ; dans d'autres endroits, le musicien cherche, au contraire, des effets étranges, comme dans le chœur : Voici les jours fêtés, sur des quintes à la pédale, et n'ar. rive qu'à offenser l'oreille. Le duo qui termine le premier acte est poétique et mélodieux. Là aussi quelques réminiscences de la musique de M. Gounod; cet acte est bien supérieur aux autres. Le deuxième débute chez la Saga {la sorcière). La scène fantastique est faible; toutes ces septièmes diminuées, employées de diverses manières, ne produisent plus d'effet, tant le procédé est usé. Dans le trio qui suit, au milieu de souvenirs de YHerculanum de M. Félicien David, on distingue une jolie phrase : Nulle autre femme. J'ai parlé plus haut du Chœur des gourmets. Le premier allegretto du ballet est fort gracieux. M. Victorin Joncières écrit avec élégance et facilité la musique de danse. Je signalerai la romance d'Ione qui ouvre le troisième ac'e; la pensée en est soutenue; c'est un cantabile suave et bien écrit pour la voix ; en général, les morceaux du Dernier jour de Pompéi sont courts et ont à peine les proportions des morceaux d'opéra-comique: le motif du
fiO
DEUX
chœur de femmes n'a rien de neuf, mais il est j bien présente et bien accompagné ; le finale a de la véhémence, mais pourquoi se terminet-il par une strettc à l'unLsson^ à la manière de la nouvelle école italienne inaugurée par M. Verdi? Il n'y manque que le cornet à pistons, l'hôte assidu de la Traviata, qui suit le chant comme un barbet suit son maître. I.e commencement du quatrième acte offre une réminiscence dn Pré aux Clercs. Le morceau d'ensemble : Muet d'horreur et de surprise, est pathétique; l'éruption du Vésuve,, dont on s'est beaucoup moqué à la représentation, à cause de l'insuffisance des décors, comme on s'est amusé autrefois de la fameuse mer Rouge du Mosè, a fourni à l'auteur l'occasion qu'il semble rechercher, d'écrire une symphonie. Il y a sans doute plusieurs banalités harmoniques -, mais elle est bien écrite et dans le caractère dramatique du sujet. Quant à la scène de la barque, il me semble qu'il était inutile de chercher à imiter le bruit de la rame, ou de la vague, ou de je ne sais quoi, par des quintes dissonantes. M. Joncières, qui a beaucoup de talent, peut sans se faire tort laisser ces enfantillages aux. musiciens qui se défient de la. fécondité de leur imagination. La dernière scène,, dans laquelle Nydia fait ses adieux à la vie, est touchante et poétique. Le Dernier jour de Pampéi ne pouvait pas réussir; mais le compositeur a donné de son mérite une preuve suffisante pour qu'on lui confie à l'Opéra-Comique un poëme de demi-caractère.
Sur ce terrain, il peut faire honneur à l'école française. Le Dernier jour de Pompéi a eu pour interprètes principaux : Massy, Bacquié, Grignoa, I\I""-s Schrœder,, Wercken, Alice Ducasse, Borghèae.
DEUX BILLETS (les), opéra-coniique en un acte, paroles de Florian, musique de M. F. Poise, représenté au théâtre de l'Athénée le 19 février 1870. L'arlequinade de Florian a été bien comprise par le musicien. On sait que le genre des pièces écrites par le Théocrite de Sceaux est tempéré, et que son arlequin ne ressemble en rien à celui de la Commedia dell'arte; autant ce dernier est vif, insolent, égoïste, sensuel, malicieux et faiseur de mauvais tours, autant l'autre est doux, amoureux pour de bon, sensible, crédule et bon enfant. C'est pourquoi on a eu tort de changer les noms des acteurs de cette comédie des Deux biÏÏcls,&t de substituer aux dénominations d'Arlequin et de Scapin celles de Mezzetin et de Scaramouche. Pauvre Ar-
DEUX
Icquin? il fait tour à tour sourire et pleurer lorsqu'il se laisse enlever le billet d'Argentine, faute qu'il paye chèrement par sa brouille avec sa maîtresse ; puis encot'e son billet de loterie qui lui faisait gagner 30,000 livres; et ce n'est pas ce dernier qu'il regrette le plus. La gentillesse d'Argentine, sa ruse et sa tendresse pour le pauvre .\rlequin donnent lieu à des scènes fort agréables. Monsigny, dont la sensibilité égalait celle de Florian, aurait fait un petit chef-d'œuvre de ce livret, bien simple, bien dénué d'action, mais d'un sentiment vrai à travers l'affabulation et la couleur de convention propre à, la fin du xviue siècle. M. Poise a écrit une assez jolie partition sur ce sujet. On a remarqué la romance d'Argentine : Depuis longtemps, je t'aime ; le trio : Je l'avais dans ma poche; le duo entre Mezzetin et Argentine : Je t'aime, et enfin le trio final. Chanté par Soto, Barnolt et MTie Persini.
DEUX BILLETS (les), opéra-eomique en un acte, paroles de Florian, musique de M. Adolphe Blanc, représenté d:ans la salle Herz et dans la salle Pleyol en avril i»68. Cette pièce, à trois personnages, f^it partie des arlequinades dans lesquelles l'ancien page du duc de Penthièvre a plutôt roucoulé ses propres sentiments qu'il ne s'est inspiré des lazzi vifs et spirituels des personnages de la comédie italienne; c'est tout autre chose, et cela est charmant. Pour mettre en. musique cette jolie pièce, il fallait du goiit, de la finesse et de la sensibilité. L'auteur en a donné des marques dans sa partition dont l'éditeur Escudier a donné une édition. On a remarqué l'air de ténor :■ Aitœ jours de goguette, ma fortune est faite, et le duo entre Argentine et Arlequin. Chanté par Laurent, Lepers et Japie Derasse.
DEUX DISTRAITS (lks),, opéra-comique en trois actes, paroles et musique de M. -■Antoine de Kontski, représenté pour la première fois à Londres, à Saint-Georges-Hall, en 1872. On a remarqué la romance chantée par M^e Conncau : O doux ami, le dao co-. mique : Ah! monsieur du recrutement, et le quatuor scénique : Ah! ma fille! que! malheur ^ pour un. père. Je ne puis parler de auditu que de la marche triomphale pour musique militaire, que l'auteur m'a fait entendre au piano, et qui m'a paru brillante, pleine de mouvement et d'une harmonie riche et variée.
DEUX REINES DE FRANCE (les)', drame
DEUX