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que l'on surnomma avec raisoa l'Orphée des champs, cette musique joint à une expression vraie, toujours locale, le mérite d'une mélodie douce et gracieuse, souvent naïve. Biaise et Babet est celui de tous ses ouvrages qui obtint le plus de vogue. Il peut être considéré comme son chef-d'œuvre. L'ouverture est encore intéressante à entendre, et n'est pas inférieure à la plupart de celle des opéras de Grétry. Tous les motifs de Biaise et Babet ont été arrangés pour clavecin et remplissent les recueils de musique du temps, notamment les Feuilles de Terpsychore et le Journal de clavecin publié par un de nos homonymes, Clément, de 1762 à 1773 et dédié à Laborde. — M™e Dugazon, très-belle femme, et Michu, fort bel homme, jouaient Biaise et Babet.

BLAISE LE SAVETIER, opéra-comique en un acte, pai'oles de Sedaine, musique de Philidor, représenté pour la première fois à Paris, au théâtre de l'Opéra-Comique de la foire Saint-Germain, le 9 mars 1759. Biaise va se rendre au cabaret, malgré les remontrances de sa femme Blaisine, quand des recors, soutenus de la femme d'un huissier, propriétaire de la maison oii il demeure, viennent saisir ses meubles. Biaise confie à sa femme l'amour de l'épouse de l'huissier pour lui, et Blaisine lui confie à son tour l'amour de l'huissier pour elle. Tous deux s'accordent pour duper l'huissier. Une armoire, sur le théâtre, se prête merveilleusement au stratagème qu'ils imaginent, et dont la réussite est complète. L'huissier en est pour sa courte honte, et madame, de son côté, se voit démasquée. Biaise le savetier est le premier ouvrage dramatique que donna Philidor, après avoir vainement sollicité la place de surintendant de la musique du roi. On y trouve de la franchise, du rhythme surtout, et une tenue de style qui contraste avec le laisser-aller des musiciens d'instinct qui alimentaient alors l'Opéra-Comique.

Mais la reprise de Biaise le savetier , fort intéressante comme étude rétrospective , n'aurait pas plus de chance d'être favorablement accueillie par le public que les autres partitions de l'auteur à'Ernelitide, dont plusieurs ont joui autrefois d'une si grande vogue. On remarque surtout dans cette pièce un quinque écrit avec une verve et un talent hors ligne.

BLANCHE DE NEVERS, opéra anglais en trois actes, livret de J. Brougham, musique de Balfe, représenté à Londres, au théâtre de Covcnt-Gardon dans le mois de décembre

1863. Le sujet a été tiré du drame français le Bossu; la musique se distinguo par la mélodie facile et la touche légère et gracieuse de l'instrumentation. Les interprètes de cet opéra ont été Harrison et Weiss, Mlles Pyne et Hexwood.

BLANCHE DE PROVENCE OU la COUR

DES FÉES, opéra en trois actes, paroles de Théaulon et Rancé, musique do Berton, Boieldieu, Cherubini, Kreutzer et Paër, représenté pour la première fois à Paris, sur le théâtre de l'Opéra (salle Favart), le 3 mai 1821. De cette pièce de circonstance, composée à l'occasion de la naissance et du baptême du duc de Bordeaux, fils posthume du duc de Berry, il n'est resté que le magnifique chœur final de Cherubini :

Dors, cher enfant, tendre fleur d'espérance !

Ce morceau, qui est encore exécuté dans les concerts du Conservatoire , méritait d'être distingué des nombreux hommages en vers et en chansons qui répétaient à l'héritier des Bourbons les belles promesses déjà faites, sur un ton non moins chaleureux, à l'héritier impérial. Pour le duc de Bordeaux comme pour le roi de Rome, les prédictions dos faiseurs d'opéras ne désarmèrent point le destin. Ce qu'il y a de plus piquant, c'est que l'Italien Paër, un des compositeurs qui prirent part à la confection de cet ouvrage, avait été ramené de Vienne en France par Napoléon, qui l'avait comblé de faveurs et qui l'avait fait son maître de chapelle. Louis XVIII, il est vrai, se montra également bon prince à son endroit, et, de la chapelle impériale à la chapelle royale, notre compositeur n'eut qu'un saut à faire. Cette collaboration à une pièce de circonstance appela sur Boieldieu les faveurs du gouvernement : il reçut la croix de la Légion d'honneur, et fut attaché il la maison de la duchesse de Berry en qualité de compositeur.

BLANCHE ET OLIVIER, opéra, musique de Catrufo,reçu à l'Opéra-Comique. (Inédit.)

BLANCHE ET VERMEILLE, opéra-COmique en ti-ois actes , paroles de Florian, musique de Rigel, représenté sur le Théâtre- Italien le 5 mars 1781, et réduite en un acte, le 26 mai suivant. On trouve dans cette pièce l'esprit et la grâce de l'auteur des IVouvelles et de Jeannot et Colin. La musique est agréable et bien écrite ; le style et l'harmonie sont dignes d'un élève do Richter et de Jomelli. Les compositions de Rigel rcus-

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siront mieux dans les concerts spirituels qu'au théâtre.

BLANCHE HAQUENÉB (la), opôra-comiquc en trois actes, paroles de Sedaine, musique de Porta (Bernardo), représentée à la Comédie-Italienne, le 24 mai 1793.

BLAUBART (Barbe-Bleue), opéra allemand, musique de Rietz, représenté à Dusseldorf, au théâtre d'Immermann vers 1840.

BLAUE BARETT (das) [le Bonnet bleu], opéra-comique allemand, musique de Telle, représenté à Vienne en 1835.

BLAU SCHMETTERLING (dek) \le Papillon bleu], opéra allemand, musique de Ulbrich, représenté au théâtre de la cour vers

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