Mangeoire en fonte (Coupe
ÉCURIE (suite)
ÉCURIE —268— EFF
ot dans co cas il occupe moins do place.
Sépa7^atio7is e7itre les aixi77iaux. — On iloiino au cheval une largeur do crèche variable avec la taille, mais en général de l'”,bO à
Les séparations sont fixes ou mobiles.
Les premières sont constituées par des cloisons en planches, établies cpielquefois sur des petits murs en brique qui portent la mangeoire. Les cloisons do 0‘",01 à 0’”,05 d’épaisseur sont maintenues par dos poteaux M, N île 0'",15 d’équarrissage /5, page 266).
Les séparations mobiles, appelées bat-fl(i7ics ou barres, sont formées soit de planches (/'Ve/. /4), soit d’une barre do 2 m . à 2^30 , de l o n g ( Fig . / 5 , p âge 26V ) . Le bat-flanc est accroché à la mangeoire ot soutenu, à son autre extrémité, par une chaîne fixée ù. Tune des solives du
fdafond. On interpose souvent, entre a chaîne ot le bat-flanc, une sauterelle qui permet de décrocher ce dernier lorsque les animaux viennent à l’enfourcher (/'’iV/. 18). Le mécanisme do la sauterelle est très simple.
Mode d*attache des anixaaax. — Les chevaux sont attachés soit à. la mangeoire {Fig. fô), soit ùl l’un des poteaux do support {Fig. i7)^ soit enfln à. une tringle inclinée (/'V^. 19). Tous ces dispositifs ont pour but do laisser la longe légèrement tendue, afin que les animaux no puissent s’y prendre les membres anterieurs.
Portes et fenêtres. — Les portes sont à un ou deux vantaux, s’ouvrant en dehors; chaciuo vantail peut être coupé en doux ])arties {Fig. 20), mais cctio disposition n’est pas à conseiller.
double avec imposte.
La hauteur des portos est de 2 m. à
Les portes à, un seul vantail ont 1*",20 do largeur ; au-dessus do cette
dimension on leur donne deux vantaux
La partie supérieure des portes est à claire-voie ou garnie d’une imposte vitrée.
Les fenêtres sont «lostinées à donner de l’air et de la lumière ; leur siirfa< <^ doit être de un demi-mètre carré [»ar cheval. La meilleure disposition consiste à mettre l’appui à 2 m. au moins au - dessus du sol ; la fenêtre est articulée en bas {Fig.), do manière (jue l’air ne vienne pas frapper directement les animaux, mais passe au dessus d’eux.
On peut munir les nôtres de paillassons do stores; seulement ce dispositifs s’usent vite et la né '* ouvriers
enco des es fait ensuite mettre do côté pour toujours.
A l’écurio, on annexe souvent la «eZ/erie. — r Chahvet.
lÈciisHon. — On appelle ainsi chez les vaches, une partie de la peau située dans la région du iiérinée, au-dessus des mamelles et où les poils sont remontants ; la forme de l’écusson et son étendue sont, d'après Guénon, des indices do l’aptitude laitière do l’animal (Voy. Laitière).
. — Opération qui a
pour but d’enlever les feuilles de vigne en vue de hâter la maturité des raisms.
L’etTeuillago s’applique aussi aux betteraves quand, â l’arrière-saison, les cultivateurs manquent de fourrage.
C’est une pratique à déconseiller (Voy. Vigne, Betterave).
— G est l’analoguo do retfeuillago de la vigne pratiqué sur les arbres fruitiers en espaliers : pêcher, poirier, pommier. Le soleil peut alors frapper les fruits et leur donner le coloris qui, chez certaines espèces, les fait particulièrement rechercher.
Kffort. — Mot qui sert à désigner le tiraillement et l’allongement violents des tendons, des ligaments ou des muscles.
Le jplus généralement, on constate des eltorts do boulet, do tendo7i, de rehx.
L’otfort do boulet se traduit par lo gonflement do l’articulation et sa projection en avant. Au début, il faut donner des bains ot des douches (Voy, Bouleture).
Fenêtre à bascule <Cüupe).
ÉGR
L’effort de tendon se caractérise par l’engorgement de la région. Môme traitement.
L’effort de rein ou tour de bateau est surtout fréquent chez les chevaux do limons appelés à déplacer de lourds fardeaux. On s’aperçoit do l’affection par le peu de solidité des membres et l’oscillation du train postérieur; le reculer est très difficile.
L’application do vésicants peut seule donner do bons résultats. Dans tous les cas d’efforts, les premiers soins que nous avons mentionnés étant donnés, il faut consulter le vétérinaire
Kglantier* — Nom vulgaire des
Eglantier (Rameau fleuri).
différentes espèces de rosier sauvage en pépinière il sert do sujet pour écussonner les roses cultivées.
— Petite scie à §
main employée par les jardiniers pour sectionner les branches trop grosses qui no
f)euvent être enlevées par e sécateur. Toute coupe produite par l’égoïne doit être rafraîchie à la serpette.
(K»iix €l’). — On désigne ainsi, dans les grandes villes, les eaux pluviales qui sont mélangées aux immondices de la voie publique, voire meme aux matières fécales, et qui circulent dans les canaux souterrains appelés égouts. Ces eaux sont ensuite dirigées sur les prairies ou les champs des localités voisines et servent à les fertiliser.
Les prairies des environs de Milan [marcites) possèdent une remarquable fertilité par suite de l’irrigation par les eaux d’égout de Milan. Dans les
environs de Paris, la plaine de Gennevilliers a été littéralement transformée par les eaux d’épandage.
On se rend facilement compte du reste de l’effet utile que peuvent produire ces li(]uides, en réfléchissant qu’ils renferment l’azote, l’acide phosphorique et la potasse nécessaires aux plantes. Les eaux d’égout agissent un peu à la façon des matières de vidanges (Voy. Vidanges).
K^oiitteinent. — Expression synonyme de dessèchement et de drainage (Voy. Dessèchement, Drainage).
K^ruppoii*. — L’égrappage est une opération qui a pour but, lors de la mise en cuve, d’enlever les rafles, c’est-à-dire les pédoncules et les pédicclles du raisin.
L’égrappage peut être * exécuté de trois manières différentes :
1® Égrappage au trident, — Le raisin est brassé énergiquement avec une fourche en bois à trois dents à laquelle l’ouvrier imprime un mouvement alternatif de rotation. Les rafles se rassemblent à la surface et sont enlevées à la main {Fig ,),
Egrappage à la claie, — I^es grappes sont jetées sur une claie en bois et remuées à la main jusqu’à ce que les grains soient passés au travers du treillage ; les rafles sont enlevées et remplacées j^ar de nouvelles grappes. ,
3® Egrappage mécanique , — L’égrappoir le plus répandu est formé d’un demi-cylindre en cuivre perforé dans l’axe duquel tourne un arbre portant des palettes en hélice {Fig,), L^égrappoir est généralement associé au fou-
Égrappage au trident.
loir et il porte alors le nom de fouloirégrappoir.
Les raisins foulés qui tombent dans l’égrappoir sont agités par les palettes : le moût et les grains passent par les trous du tambour et la rafle
ÉGR
ÉLAGAGE
sort à l’tino dos extrémités au bout do la vis.
I/éprrappoir mécanicjuo retient aussi les l’euilles, les herbes, les grains verts, les grain.s pourris et dél)arra.sse ain.si la vendange do matériaux inutiles, même nuisibles.
IjO fouloir-égrappoir vaut 400 à 550 fr. suivant le modèle et, mû par deux liommes, il peut traiter ‘20 k 40 hectol. do vendange par lieure ; l’égrappoir seul vaut 170 à 190 fr. — Chahvet.
Egrappoir mécanique.
Kicronaee. — Égrenage des cérdülcs (\oy.^ I^attagk): ô^rcnaxro du maïs (Voy. Kgueneusk).
É^renetise. — L’egreneuso ou
Égreneuse à maïs.
é^^renoir à, maïs se compose en principe d’un plateau armé (raspérites et d une çouiotte inclinée pourvue à sa partie inférieure d’un ressort plat qui conduit les épis et les applique contre le plateau ig.) I^’épi de maïs attaqué
par les dents du plateau, tourne sur lui-môme, so débarrasse de ses grains et sort complètement dépouillé par l’un des côtés de Tappareil.
I/égreneuse à bras traite 3 à 5 hectol. de maïs à Theurc ; il existe également des machines plus puissantes, mues par des machines à vapeur, qui égrènent jusqu à 500 hectol. par joirf-, — C’est une opération qui par la suppression do certaines branches sur le tronc et dans la tôtô des arbres, donne à ces derniers une forme plus régulière.
C’élagage peut s’appliquer à la plupart de nos arbres forestiers, voire mètne aux arbres fruitiers mais avec précaution; il convient aussi d’en être très sobre pour les arbres à moelle abondante, comme le marronnier et le noyer. Kn massif serré, en futaie, on n’élague pas, sauf ajirès les coupes d’éclaircontente surtout d’en- lever les branches pourries et do diriger la flèche jjour favoriser -- ^ allongement du lut. I^es vieux „ arbres isolés, a^ant acquis tout leur accroissement en hauteur, no seront pas élagués; on serait obligé de former des plaies ayant trop de surface, qui se recouvriraient mal, occasionneraient le développement des insectes et des champignons, ce qui amènerait à bref delai la. pourriture du tronc. Pour les jeunes arbres, le travail est utile ; on neut diriger les flèches, supprimer les branches inutiles, allonger la bille, par conséquent accroître la proportion de bois d œuvre. Les cicatrices ne sont jamais très considérables, la vigueur des sujets en favorise le recouvrement rapide.
Règles de l’élagage. — On commence d abord par dénuder la tige principale sur une certaine hauteur, clans le but de l’allonger et de faire filer la flèche. Les jeunes arbres sont moins dépouillés que les vieux, un tiers de leur hauteur pour les premiers, moitié pour les seconds. I^e peuplier pyramidal peut être élagué sur les deux tiers de sa hauteur.
I oute amputation de brandie se fera rez de tronc avec un instrument bien tianchant. I^a plaie doit être nette, circulaire, plane pour faciliter le recouvrement, éviter la pourriture et empêcher le développement de nombreux rejets. Quand ccux-c*i viennent malgré tout à se produire il est indispensable de les supprimer l’année suivante Les plaies faites rez do tronc doivent etro ensuite coaltarées pour éviter 1 infection.
Il faut absolument repousser l’élagago
ÈL AG AGE
Double raccourcie d’une branche charpente Position verticale
(A. branche j^ourmande. — B. branche secondaire). d’un baliveau de 10 à 15 ans.
£lagage
(A, Branche moyenne mal coupée. — B. Maîtresse branche bien coupée).
Branche coupée à chicot (oe année).
Branche coupée à chicot cariée jusqu'au cœur.
Redressement d’un baliveau incliné.
Aspect de la coupe rez-tronc d’une maîtresse brandie.
Branche coupée à chicot.
ÉLAGAGE
ÉLAGAGE
à chicot coliii-ci , en effet,
rorninence d’abortl par so dénuder do son écorce, puis il meurt; la pluie le décomj)Osc, il so brise et laisse à sa place un trou y>ar où s’intiltrent les eaux pluviales en formant à l’intérieur du tronc des (fouttièves (Voy. Gout- TiÈHKs) qui rendent les bois inutilisables pour rindustrie {Fig.).
I^es branches qui <loivcnt être enlevées dans la tête do l’arbre ne seront pas coupcîes rez-tronc, pour éviter do faire des vides considérables.
On so borne alors à couper au-dessus d’une bifurcation ; il reste do la sorte une branche d’appel qui suffit pour maintenir la circulation de la sève et empêcher la mort do la Ijrancho mutilée (Fig.). Si plusieurs branches se trouvent insérées au même point, produisant.un verticille, il faut les enlever successivement chaaue année pour éviter la formation d une plaie circulaire qui pourrait amener la mort de l’arbre.
La flèche doit être choisie parmi les branches les plus vigoureuses, elle sera droite et on diminuera de longueur colles qui tondraient à la dépasser. Si l’arbre n’a pas de tête, ce qui so présente quelquefois chez les jeunes baliveaux^ on redresse une branche vigoureuse contre l’onglet en rattachant avec une petite brindille ou un brin do paille {tig-)-
I^es baliveaux couchés par les vents doivent aussi être relevés et maintenus avec une fourche {Fig.).
Enfin, lorsqu’un jeune baliveau so trouve près d'un vieil arbre, il so courbe faute de lumière ; on peut alors le redresser en supprimant une partie de la tête du vieux; c’est ce qu'on appelle faire une cheminée.
Époque de l’élagage. — On élague depuis la chute des feuilles jusqu’au printemps , en cessant pendant les grands froids, car le bois se fend et éclate.
Les ouvriers chargés de ce travail doivent être Flèche d’un bailpayésà la journée veau de 12 à 15 ans. et non à la tâche ;
il faut leur abandonner le bois mort.
Outils de l’élagueur. — On emploie une serpe ordinaire oir la serpe fla-
mande (ê7//.). Cet outil est porté dans une gaine de cuir [)assant sous le bras gauclie en bandouillèrç ou maintenu dans un crocliet. Pour tailler les flèches, on se sert <le l’échenilloir (Voy. Kchknilloir).
Les soins d’entretien de l’élagagc consistent dans l’enlèvoment des rejets : cette pratique
Haie trapéziforme.
Crochet pour serpe. Serpe flamande
est désignée sous le nom d’émondage.
Élagage des haies. — L’élagage s’applique aux haies vives entourant les jardins et les
''Viw
parcs ; on obtient alors les haies en paliss a des .
On se sert â cet effet des cisaittes(Voy.
Cisailles).
On peut donner aux Il a i e s différentes formes : c’est ainsi qu’elles peuvent être munformes ,
trapéziformes, rectangulaires ou ovoïdes. Les deux dernières sont les plus usitées; seulement la première est défectueuse en ce sens que les branches du haut s’ emportent.poussent vigoureuseinentet le bas so dé-
fçarnit( /'’«</.)•
La f O r m O
ovoïde est ' donc beaucoup plus rationnelle
haies doivent être taillées deux fois par an, à l'automne et dans le courant do juin :
c’est le moyen de leur conserver une régularité complète. — J. Tribondeal.
Haie ovoïde.
Élopliantfasis. — Maladie qui se manifeste par un engorgement des membres à leur partie inférieure et réi)aississcment de la peau transformée en tissu lardacé. L'éléphantiasis est incurable.
ICleva^e. — I^’élevage doit comprendre toutes les opérations qui ont pour but Toxploitation des femelles domestiques en vue do la production dos jeunes animaux. On élève des Poulains, dos Veaux, dos Agneaux, des Porcs, des Oiseaux de basse-cour (Voy. ces mots).
Élévateur. — I^cs élévateurs de paille sont composés en principe d’un tablier incliné formé do deux chaînes sans lin armées do fourches ; ils reçoivent la paille au sortir des secoueurs des machines à battre et Télèvent à la hauteur voulue pour la confection des moules. Les élévateurs sont montés sur un chariot à quatre roues et peuvent servir également })our le fourrage ; leur hauteur peut aller jusqu’à 6 à 8 m.
Élyiue. — Plante do la famille des Graminées {Elymus arenaria^ élyme des sables), employée pour fixer les sables (Voy. Dune).
Kml^uiiche. — I/embaucho ou embouche est un terme usité pour désigner les prairies fertiles du Nivernais et du Charolais.
Peur étude rentre donc dans celle des prairies (Voy. Prairie).
Emiilaver. — Emblaver signifie ensemencer une terre en blé. Mais on a étendu ce mot dans certaines régions pour désigner les semailles ou la plantation des différentes plantes cultivées.
Eiiifjryoo. — embryon est la partie de la graine qui par son évolution donnera naissance à une plante semblable à celle qui l’a produite. C’est un végétal en miniature, comprenant une gemmule, une tigelle^ une radicule et une ou deux feuilles nourricières dites cotylédons (Voy. Graine).
Émoitdstge. — Certains arbres forestiers croissant en bordure des champs, dans les haies vives ou en avenues, comme l’orme, le chêne, le frêne, le peuplier sont souvent exploités suivant un mode^ particulier qui consiste à couper périodiquement, de la base au sommet, les ramifications qui se développent sur le tronc : tel est Vémondage,
Un arbre ne peut être mis à l’état éi émonde que vers l’âge de vingt ans; toutes les branches sont alors coupées rez do tronc, sauf un petit bouquet tout à fait à l’extrémité supérieure. Des produits que l’on retire consistent surtout en fagots, en bois de corde et - en échalas.
DICTIONNAIRE d’aGRIGULTUUE.
U’émondage sô renouvelle tous les six ou neuf ans; les branches ne sont plus alors coupées rez-tronc ; il faut sectionner dans le jeune bois pour faciliter le développement des rejets.
C'est ce qui fait qu’un arbre ayant subi ce traitement pendant un grand nombre de périodes, finit par avoir la tige irrégulière, noueuse, ne pouvant donner à l’exploitation finale que du bois do feu.
Des rejets sont quelquefois émondés pour former des ramilles fourragères.
Quand, au lieu do conserver un bouquet à l’extrémité de la tigo;on tranche celle-ci à d ou 5 m. au-dessus du sol, on forme des têtards : tel est le cas pour quelques chênes dans les haies vives, pour les saules plantés le long des fossés ou autour dos prairies humides.
L’émondage, comme l'élagage, se pratique depuis la chute des feuilles jusqu’au printemps, sauf lorsqu'il s’agit de récolter des ramilles fourragères, auquel cas il faudrait couper fin août et septembre, alors que les feuilles possèdent leurs jiropriétés nutritives.
— Action de briser les mottes ; les instruments qui sont destinés à effectuer ce travail sont les herses et les rouleaux, et, lorsque les mottes sont très dures, les rouleaux Croskills (Vcy. Herse, Rouleau).
Énioiiclict. — Voy. Kpervier.
Kiiipliysèiiie. — U’empliysème est une afiéction causée par l’infiltration de l’air à travers les tissus. Nous ne nous occuperons que de Yemphysème pulmonaire, que l’on rencontre surtout chez le cheval et qui consiste alors dans la dilatation des vésicules pulmonaires sous l’action de l’air.
IjCs animaux soumis à des efforts violents y sont particulièrement prédisposés, mais on a remarqué aussi que l’hérédité et les foins vaseux et poussiéreux pouvaient en favoriser le développement.
D’emphysème pulmonaire se traduit extérieurement par l’irrégularité dans la respiration, le flanc se soulevant et s’abaissant par soubresauts et déterminant la pousse (Voy. Pousse). On observe une toux sèche, plus ou moins quinteuse, quelquefois du jetage par les naseaux. On perçoit des* bruits respiratoires à l’auscultation.
D’emphysème pulmonaire est incurable ; le vétérinaire peut néanmoins apporter quelque soulagement par une médication spéciale.
D’emphysème pulmonaire a été classé par la loi du 2 août 1884 parmi les viees rédhibitoires (Voy. Vices rédhibitoires). 11 a remplace la pousse,
ENGRAIS
ENC — 274 —
qui n’est qu’un symptôme do plusieurs maladies.
KiiipoiMonneiiient. — Lempoisonnement se produit à la suite de riugcstion de substances toxiques.
l^es aiumaux j)euvent être empoisonnés par des substances véyêlales ou des substances minérales.
Los plantes vénéneuses susceptibles d’étre uroutées par le bétail sont nombreuses ; les principales sont : l’anco/Zc, la renoncule scélérate^ la renoncule ficaire^ V anémone des bois, V hellébore, toutes do la famille des Renonculacées ; le coquelicot, la chélidoine qrande éclaire (l^apavéracées) ; le colchique d*automne (Colchicacécs). Parmi les Cucurbitacées, il faut citer la bryone dioïque, la coloquinte.
Tous ces cas d’empoisonnements doivent être combattus, en attendant l’arrivée du vétérinaire, jiar Tadministration do breuvages émollients et mucilagineux (lait, graine de lin, guimauve), puis par l’emploi do toniques commo le café.
Les empoisonnements par les minéraux ont surtout lieu avec les acides sulfurique et nitrique, le plomb ou le cuivre. Le contre-poison consiste à donner de la magnésie calcinée délayée dans l'eau.
Kiictti^telure. — L’encastelurc est produite par le rétrécissement de la partie infér ieu rc du pieddu cheval, surtout vers les régions postérieures que I on désigne sous le nom do talons. Certain s animaux paraissent prédisposés il contracter cette alfection , mais elle est surtout commune chez encastelé,
les cil c vaux mal ferrés,
chez ceux dont les talons sont bas ou le deviennent par le défaut d’habileté du maréchal (rig.).
On peut y remédier dans une certaine mesure par l’application de fers ayant beaucoup de garniture (Voy.
Feuhure) non brochés en talons, et en tenant toujours élastique la corne au moyen d’onguents de jiied. Lorsque rencastelure est très prononcée, il faut
déferrer les chevaux, les mettre au pré, de façon que rexercico provoque l’écartement des talons.
l^iiclOiiiii*o* — Blessure faite au ))ied du cheval ou du bœuf par un clou de ferrure ayant pénétré dans les tissus sous-cornés.
L’enclouure se traduit i)ar une boiterie plus ou moins l’orte qiieh|ues heures ou quelques jours après la ferrure. Le pied devient chaud et sensible à la percussion.
11 faut déferrer le pied dès que l’on s’aperçoit du mal; si renclouuro est peu intense, on retire simplement le clou mal enfoncé oui se trouve généralement rivé plus liautque les autres.
Par percussion, on le trouve du reste facilement à la douleur qu’éprouve ranimai.
Lorsque l’enclouure a déterminé la formation du pus, il faut faire un pansement à l’essence de térébenthine, mettre un fer à planche, et tenir le pied très propre jusqu’à guérison.
— Action d'établir des digues (Voy. Ligue).
Kntlive. — Voy. Chicorée.
Kncloeurpe. — Voy. Fruit.
Ko^ruM. — On peut poser commo principe que toute récolte appauvrit le sol en substances minérales et azotées qu’il est indispensable de lui restituer.
La composition chimique du sol, celle des produits à récolter, sont des causes déterminantes de la nature et de la quantité d’engrais à employer.
Kn se basant sur cette observation, on peut dire, avec M. Déhérain, que reyigrais est la matière utile à la plante et qui manque au soi.
I^a fertilisation des terres repose d’autre part sur la connaissance que nous possédons des éléments constitutifs des plantes. Nous les avons passés en revue à l’article Alimentation, et nous y renvoyons le lecteur.
11 convient ici simplement de rappeler que, jusque vers 1830, on pensait que les végétaux se nourrissaient de matières organiques, d’humus, ce qui faisait alors reposer complètement la fertilisation des sols sur le fumier do ferme.
Vint ensuite la théorie minérale de Liebig qui démontra le rôle prépondérant des matières minérales dans le développement et le rendement des récoltes. On fut même tenté, pendant un certain temps, avec G. Ville, de ne considérer le fumier que pour les cendres qu’il renfermait. Mais cette exagération no fut pas do longue durée et nous savons maintenant que l’association de l’humus et des matières minérales est indispensable pour produire
ENGRAIS
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économiquoment (Voy. Fumier, Terre arable).
Il nous reste à examiner les substances susceptibles de fournir aux plantes la matière utile : azote, acide phos])liorique, potasse et chaux. Pour cela nous classerons les engrais en quatre groupes .
1® Engrais minéraux.
2® Engrais végétaux.
3® Engrais animaux.
4® Engrais mixtes.
I^es diverses matières fertilisantes se rattachant à chacun do ces groupes sont indiquées par le tableau suivant :