GLU
l.os f^iroflées so sôment on mai; il est bon de les rcpi(iuer pour avoir des plantes vigoureuses et tra])uos. Kilos servent à constituer des corbeilles ou à décort'r les plates-bandes.
fwiroflieir. — Le giroilicr aromatique (^Caryophyllus aromaticu s) est un petit arbre de la famille des Myrtacées. On le rencontre aux îlesMoluques, d*oii il a été introduit à Cayenne et à Tile Bourbon. Ce sont les fleurs à Tétât de bouton qui constituent les clous de girofle utilisés comme condiment
fiivre. — Le
givre so produit sur les arbres, les végétaux herbacés et le sol lors(jue la température est quelque peu au-dessous de 0®et qu’une grande quantité de va])eur d’eau so trouve ap|)ortéo par un vent plus chaud. La congélation de cette vapeur (Teau, son dépôt en cristaux à la surface des corps plus haut cités sont les pliénomèhes qui accompagnent la formation du givre.
C«liiee. — La glace n’est autre chose que de Teau solide ; elle so forme à la température do 0®. Ses efl’ets sur la végétation sont le plus souvent désastreux.
Cillttïcul* — Genre de plantes de la
Giroflier (Hameau llcuri).
Glaïeul (Fleurs de).
famille des Iridées. Les glaïeuls sont
vivaces par leurs bulbes qui donnent eu se dévclo]>pant une hampe florale do à 1 m. de hauteur garnie <lo
feuilles longues et étroites (/ny.). Les vari('‘tés en sont excessivement nombreuses avec des nuances très variées.
Le glaïeul se multiplie au moyen do ses bulbes. Ceux-ci sont )>lantés à ou de distance dans le cou-
rant d’avril ; le sol doit être ensuite paillé et, pour ])ien réussir, il faut donner beaucoup d’arrosages copieux.
La floraison arrive en juin-juillet; à ce moment, les glaïeuls doivent être munis do tuteurs, autrement les tiges retomberaient et se briseraient.
Quand les g^elées surviennent, on enlève les bulbes do Tannée, on les laisse so ressuyer à Tair et on les conserve pendant Thiver dans un lieu sain non exjiosé à la gelée.
Les glaïeuls servent à confectionner des corbeilles ; ce sont aussi des plantes d’appartements, do terrasses et d(‘ j)errons.
-- Argile plastique impure (Yoy. Argile).
ciluiifl. — Le gland est le fruit du chêne : c’^ost un achaine dont la base est enveloppée par une cupule écailleuse ou hérissée suivant les espèces (Voy. Chêne). Le gland est employé à la nourriture des porcs; il fait acquérir aux muscles de la fermeté.
Le gland sert à mviltiplier le chêne; on le sème de préférence au printemps.
Mais, comme il est ramassé à Tautomne, il faut songer jusque-là à sa conservation. On y arrive avec succès par la stratificatioyi. Il s’agit simplement alors de disposer dans des tonneaux des couches alternatives de sable sec et do glands parfaitement sains. I^a dernière couche do sable doit avoir à 0"’,25 afin d’éviter
la germination rapide; les tonneaux sont ensuite déposés dans un cellier exposé au nord. Le gland de bonne (|ualité so reconnaît à sa couleur luisante, à sa densité, à sa fermeté ; dans ces conditions, il n’est pas piqué, le germe en est intact.
Un hectolitre de glands pèse do 50 à 60 kg. ; dans un litre, on peut en compter 200 à 260; dans 1 kg., 400.
Pour un semis en plein, on estime qu’il faut 10 hl. de glands par hectare. On ne doit pas les enterrer à plus de 0*",07 de profondeur.
Olii. — La glu est une substance que Ton retire do Técorce du houx, du gui, pour former des gluaux destinés à capturer les petits oiseaux. L’huile de lin, bouillie jusqu’à consistance convenable, peut aussi faire de la glu.
Curliieoji^e. — I-«c glucose est encore appelé sucre d' amidon^ de fécule. 11
GOM
GOM
oxisto h Testât naturel dans les fruits acides : cerises, li^^ues, pruneaux. On le rencontre aussi dans le foie par suite do la transformation des matières amylacées; s’il existe en trop grande (piantité, ou s’il existe une lésion du r<'in, il passe dans les urines et caractérise alors le iliabclf*-
Dans l’industrie, le glucosue s’obtient par la transformation do l'amidon sous l’action do l'acide sulfuri([ue. C’est une substance blanche, so présentant sous forme de masses mamelonnées comme les inllorescences do choux-fleurs ; l’odeur et la saveur sont sucrées.
Le glucose est utilisé pour le sucrage dos boissons; on l’ajoute quelquefois au vin, mais il lui communique un goût désagréable. On s’en sert encore en confiserie comme succédané du sucre et du miel.
€-liiiiie. — Les glumes sont des bractées accompagnant les fleurs des Graminées (Voy. (iuAMiNÉEs).
Oluteii. Le gluten est une
substance albuminoïde ou azotée que l’on rencontre dans les grains des céréales et surtout dans le froment.
Le gluten est logé dans les cellules de 1 amande et il enchâsse les grains d’amidon. Le gluten présente une couleur grisâtre; sa principale propriété consiste dans son élasticité : c’est grâce au gluten que les farines sont paniflables.
Los blés durs (Voy. Froment) sont plus riches en gluten que les blés tendres; ils sont par conséquent plus nutritifs. On peut facilement séparer le gluten do l’amidon par le lavage ; dans l'industrie, on a mis à profit ce procédé pour la fabrication do l’amidon.
fiilyciiic. — Sous CO nom vulgaire, on distingue deux plantes volubilos de la famille des Légumineuses, du genre Wistaria. Elles sont cultivées comme ornement pour décorer les maisons, les murs, les grilles contre lesquels on les palisse. La multiplication se fait par marcottes qui racinent avec la plus grande facilité.
La glycine do Chine (TV. sinensis") est très reclierchéo pour ses fleurs en giTUDpcs bleues â parfum très agréable ; la floraison, commencée au printemps, se renouvelle en été.
La glycine do la Caroline (W. frutescens) a des fleurs bleues rougeâtres, n’apparaissant qu’au printemps.
€«ol>elet. — Forme spéciale que l’on donne aux arbres fruitiers par la taille (Voy. Taille).
Oociiiou. — Voy. Engrais.
Ciioiiiiiic. — La gomme est une substance ternaire, composée do carbone, d'h3"drogènc et d’ox^'^gèno, exsudée du tronc ou des branches d’arbres
de la famille dos Légumineuses et do celle dos Amygdalées.
I^a (/omrne arabique est fournie par des végétaux du genre Acacia^ se rencontrant principalement en Afrique.
La (jomme adragante est produite par des astragales d’Asie Mineure, de Perso et d’Arménie. Elle est utilisée en pharmacie pour la ijréparation des pastilles.
La gomme de France sort des tissus de nos arbres fruitiers à noyau (cerisier, pocher, abricotier, prunier). Elle n’est pas, comme on l’a pensé longtemps, le résultat d’une sécrétion des cellules, elle est produite par une modilication des tissus et occasionnée par un véritable état pathologique. Aussi la gomme affaiblit-elle beaucoup les arbres fruitiers, souvent suffisamment pour amener la mort.
Si la gomme sévit sur do petits rameaux, leur enlèvement complet est tout indiqué ; mais si ce sont de grosses branehos qui so trouvent atteintes on no peut être aussi radical. Des incisions longitudinales pratiquées audessous du point d’écoulement, l’enlèvement de la partie malade jusqu’au bois, son recouvrement avec du mastic â greffer, telles sont les opérations qui amènent souvent la guérison.
c;oiiiiiio$4c. — La gommose bacillaire do la vigne ou mal nero est une maladie de la vigne dont les effets se traduisent par le rabougrissement du cep et la déformation des feuilles. D’après les études de M. Prillieux, la gommose so décèle par des taches noires réparties dans le bois {Fig.).
L’examen m i c roscopique révèle la présence de matières gom meus es dans les cellules et les vaisseaux ; les matières gommeuses contienne n t en outre des bactéries qui
seraient les , ,
agents pro- Gommose de la vigne.
pagateurs de
l’affection. Aussi, quand les vignes sont atteintes do gommose, faut-il so décider à les arracher immédiatement.
M. Prillieux donne, on outre, comme conseil de ne pas employer pour reconstituer les vignes, des greffes ou des boutures provenant do pépinières où la maladie se sera développée.
CvOtiiti* — Cépage cultivé surtout dans la Côte-d’Or, l’Aube, l’Yonne, la
■Ml
GRÂ
GRAINE
Ilaiito-Marno, lo Doubs. Il fournit un vin grossier, niais solide grâce â la Çrauile quantité de tanin (|u*il r(Milerino. C’est un céj)age noir â grains nruinés, â peau (‘paissc, â saveur acide. 1^0 raisin mûrit tard; â certaines expositions, luéinc^ |)ar des anné(*s liunii<l<*s, il reste à l étal d(' verjus. On devrait en ai)amlonner cmi partie la cultuia' (d on lo remplacerait très avantageusement par le gamav (Voy. (îamay).
CwOUfIron* — Lo goinlrou j)rovient do la distillation du bois en vaso clos; dans les I^andes, on en j)roduit aussi do grandes quantités dans des fours spéciaux nar la carbonisation dos pins.
Lo gouaron est une substance somilirpiido, noiro, à odeur forte. L'iiidustno et l’agriculturo rutilisent jiour la conservation des bois que Ton enfonce on terre. Une couche do goudron, appliquée sur toute la partie enterrée et il 0"',‘20 au-dessus, préserve le bois de Tattaquo dos champignons, par conséquent do la décomposition.
— Plantes do la famille dos Cucurbitacées, du genre Lar/c7}a?*ia, ayant fourni un certain nombre de variétés : la gourde-pèlerine^ la gourdebouteille^ la gourde plate. Leur culture est identique à celle des courges (Voy, Courge); elles sont employées pour décorer les tonnelles. Lé fruit, appelé aussi gourde^ était autrefois très employé par les nèlerins ou les voyageurs pour mettre leur boisson.
CwOiiriiiancl. — Kn arboriculture, un bourgeon gozirmand est celui qui prend trop do vigueur et no se met jamais ou fort difficilement à fruits.
Sur les arbres soigneusement taillés et pincés, on no rencontre jamais de gourmands ; si par hasard il en survient dans les coudes des formes, où la sève se trouve arretée, un traitement approprié provoquera sa fructification. Ce traitement différera suivant les diverses essences fruitières ; il est indiqué à la taille de chacune d’elles.
fMOiiriiio* — La gourme est une maladie contagieuse que Ton observe sur le cheval." On a remarqué qu'elle sévit surtout sur les animaux âgés do quatre à six ans. Au début, elle commence comme Tangine, les chevaux toussent, la gorge est sensible, l’appétit disx>araît, la fièvre survient. J^es naseaux sont lo siège d'un jetage grisâtre, épais; puis dans l’auge les ganglions s’empâtent , quelquefois jnéme il y a formation d’abcès.
I.o vétd^rinairo doit être consulté dès le début de la maladie, car si lo plus souvent la gourme guérit par l’application d’un traitement rationnel, elle peut parfaitement devenir mortelle par suite de complications.
Oonriirty, — 1^0 fromage de Gournay est ainsi désigné du nom do la localité ( Gournay, Seine-Inférieure) où il est surtout fabriqué. C’est un fromage â pute molle, <lont la fabrication se rapjiroc'licî de celle indiquée â l’articlo promagi-: pour les bri(‘s et camemb('rts.
— ( Voy. Fruit).
Oriiiiie, — La graine est â la plante ce (pio l'œuf est â l’animal.
L’incubation s’apj)elle ici germination Au point do vue do la composition, il existe une grande analogie entre l’œuf et la graine.
(KUF
CHAINE
Albumine.
M;iliôrcs tarasses.
Sucre de lait.
Soiitre et phosphore.
lUiosphate de chaux.
Kaii, «iTi :i 70 0/0.
Albumine.
Matières jçras.se.s.
/ynidon, dcxtrinc.
Soufre et phosphore.
Idiosptiate de chaux.
Kau. 1-2 ii 20 0/0.
(’elIuJose.
I^a graine provenant do rovnlo fécondé constitue la partie essentielle du fruit.
On distinguo dans une graine deux parties principales : !<> l’une, enveloppante, i)orte lo nom iVépispe?mie ; •2® 1 autre, enveloppée, forme Vamazide Fig. t).
1'^ Episperme. — Il ombrasse la graine et comprend ordinairement doux membranes : une externe, coriace, dure, appelée testa; l’autre, interne, mince, dite ^C7777e;>. (Quelquefois le testa n’existe nas; dans d'autres cas, au lieu d'être. lisse, il est chagriné, comme chez lo Datura, ou poilu, comme dans le Saule et lo Peuplier. Sur l’enveloppe extériouro do la graine , on })erçoit son point d’insertion, qu’on ajipelle lo /nVe, et lo point d’ouverture des enveloppes, lo micropyle {Fig. S).
2® Amande. — L’amande comprend Vembzv/on seul ou bien un embryon et un album €71.
L'albumen constitue une réserve do nourriture pour subvenir aux besoins do la plante jusqu’au moment où elle aura des feuilles et des racines.
L’albumen est formé de cellules remplies de principes divers : il est farineux dans lo blé, le ma'is, le seigle; huileux dans le ricin et le pavot ; corné dans lo café, etc.
L’albumen peut occuper différentes positions par rapport â l’embryon ; dans le ]>lo, l’albumen est à côté do l’embryon il est dit latéral {Fig. 5) ; dans le coquelicot, l’embryon est entouré par lui {Fig. S) ; dans la nielle des blés, l’albumen est central, enveloppé par l’embryon {Fig. 4).
Toutes les graines n’ont pas d’albumen.
GRAINE
GRAINE
I/oinhryon possède toutes les parties du vdpftdal adulte. La racine s’appelle la rdiiicule; au-dessus se rencontre uiu' pt'tile tige dite suianontée
d’un bourgeon avec (juolques ieuilles formant la tjcnirnule. La tigelle supporte 1('S feuilles ]>riniordiales ou cntylrdons ; suivant le cas, les plantes sont dites inonocotyléfldncs (à n)i cot3dédoii)( Fi(j ou (licolylédones (à deux cotylédons) (/wV/. 7).
Les cotylédons sont d’autant plus développés que ralbumen est moins abomlant, ils jouent alors le meme rôle que lui, et sont chargés de nourrir la plante jusqu’au moment où les feuilles et les racines rempliront leurs fonctions.
Germination. — La germination de la graine c’est pour ainsi dire le réveil de Vcudn'ijon^ suivi de sa translormation c'u une plante semblable à celle qui avait fourni la graine. La germination ne ]>eut s’accomplir que si d’abord la graine satisfait à certaines comlitions.
La graine doit être mûre, car c’est seulement à ce moment que l’embryon se trouve complet et que se déposent autour de lui les matières amylacées ou azotées qui constituent son premier aliment. La maturité s’annonce par des caractères extérieurs propres à cluKpie espèce : consistance et couleur surtout.
La graine mûre ne doit j)as être trop vieille, car elle pourrait avoir perdu sa faculté germinative. Quand il s’agit de nos plantes cultivées, des (Graminées et des Légumineuses, par exemple, la faculté germinative se conserve pendant la mauvaise saison, de l’automne au printemps. 11 y a presque toujours avantage à semer les graines de la dernière récolte ; leur pouvoir germinatif est généralement plus considérable. D’ailleurs il est très simple de s’assurer préalablement de la faculté germinative des semences (Voy.
Semence).
Les conditions générales que nous venons d’exposer étant réunies, il faut, pour que la germination s’elfectue, la
Frésence d’agents naturels qui sont :
air, l’eau et la chaleur.
Air. — L’air est indispensable à l’évolution du germe, l’observation le montre directement. Des graines enfouies trop profondément dans le sol, dans un milieu où l’air no peut arriver, ne subissent aucune modiheation. C’est là le secret des prétendues végétations spontanées se manifestant à la surface de terrains non labourés depuis très longtem})S. Quand les graines de nos plantes cultivées sont très enterrées, mais à une profondeur sufhsante
néanmoins pour permettre la germination, celle-ci marche lentement, les provisions de l’embryon sont épuisées avant ((ue la tigelle et la radicule soient en état de suflire aux besoins de la plante : celle-ci reste chétive ou succombe (A’/yy. 8),
Eau. — I.i’eau fait gonfler les tég-uments de la graine, elle les ramollit; elle gonfle ensuite toutes les cellules, détermine la rujjture des téguments en formant des solutions de continuité jiar où s’échappent la// et la radicule.
Knsuite 1 eau sert à dissoudre les substances renfermées dans l’albumen et leur sert de véhicule pour les transporter dans toutes les parties du jeune végétal.
L’excès d’eau est toutefois nuisible, surtout à la fln de l’automne; l’accès de l’air se fait plus difflcilement, le sol est trop refroidi, les semences pourrissent au lieu de germer.
Chaleur. — La chaleur est le complément indis|)ensablc de l’air et de l’eau. Du reste, à 0**, l’eau est congelée, et nécessairement il ne saurait y avoir de germination. De 4® à 5®, elle se fait lentement; à 10®, elle est j>res(jue suflisante, active entre 15^ et "iO®. Ces constatations ont leur application dans l’époque des semailles : les blés semés en fln novembre, alors qu’il gèle fréquemment et que la température atteint au milieu du jour 4®-5®, sont longtemps soutfreteux et ne donnent que rarement les rendements des semis d’octobre.
Jja lumière n’est point nécessaire à la germination, mais elle devient indisj>ensable lorsque les racines de la jilante sont développées et qu’elles absorbent les dissolutions salines du sol. La lumière sert à élaborer la chlorophylle, qui est l’agent de la fixation du carbone.
Le sol ne favorise pas par lui-même la germination ; seulement le cultivateur doit avoir pour objectif de Y aérer convenablement, d’en éliminer les eaux stagnantes qui feraient pourrir les graines et empêcheraient le réchauffement par suite d’une trop forte évaporation. Les façons cqlturales, l’assainissement des terres procurent ce résultat.
Phénomènes corrélatifs de la germination. — Evolution de V embryon. — Sous l’influence de beau, les téguments s’ouvrent, la radicule apparaît la première et se dirige de suite de haut en bas; la tigelle qui vient ensuite prend une direction opposée, pendant que les cotylédons se dégagent eux-mêmes des enveloppes séminales {Eiy. 8).
Phénomènes chimiques. — Une partie du carbone renfermé dans la graine